Moveamus
Avenue du Parc en fin de journée, en route vers l'appartement de l'amie partenaire en course qui nous a accompagnés au gala
On s’est bien marré à l’Apollo et au gala de la compagnie de ballet Alvin Ailey — les danseurs étaient beaux et pleins de talent. Après le court spectacle, on est allé dîner sous une énorme tente décorée un peu en discothèque des années 70. Les artistes nous ont rejoints — ils sont si jeunes, ce n’est pas possible ! — et ils étaient tous et toutes adorables. Je suis, je l’avoue, très fier que New-York puisse soutenir tant de compagnies de ballet et d’autres institutions culturelles exceptionnelles, car ici ce n’est pas l’état, c’est le public qui paie et qui finance les arts.
À la descente du taxi dans la 125e rue ouest
L'enseigne en néon du théâtre célèbre
L'intérieur du théâtre a été rénové tout récemment
C'est impressionnant combien on peut transformer un parking, non ?
La piste de danse — hé oui, j'adore ce décor excessif
La foule
Aujourd’hui on est allé voir l’exposition de sculptures de David Smith au musée Guggenheim — en principe il n’est pas conseillé d’aller dans les musées le week-end, quand ils sont bourrés de touristes, mais comme l’expo prenait fin demain, il fallait faire vite. Une expo intéressante qui va passer à Paris, je crois.
Une scène typiquement newyorkaise — on ne bouge pas dans un embouteillage de taxis devant la gare de Pennsylvanie dans la 8e avenue
La verrière centrale du musée Guggenheim
Une sculpture de David Smith installée au rez-de-chaussée du musée (il est interdit de prendre des photos aux étages supérieurs
On est ensuite descendu la 5e avenue jusqu'à la 79e rue est.
Exemple typique de l'immeuble résidentiel de luxe dit « d'avant-guerre » de la 5e avenue — celui-ci est au numéro 1020 et se trouve juste devant le musée Métropolitain
Parmi les tours se trouve l'hôtel particulier qui appartient à la Société irlandaise historique
Après une courte escale au bureau du copain on essaie de trouver un taxi devant son immeuble — pas moyen ! On a continué donc à pied
On traverse la place du Héraut
On traverse la 7e avenue juste à côté de l'arène du Jardin du Place Madison — oh, ça va faire gémir certains, je sais
Bel exemple d'un certain style d'architecture new-yorkais — le grand hôtel, aujourd'hui un peu délabré, de l'hôtel New Yorker dans la 8e avenue
Un petit marché-foire dans la 23e rue ouest entre les 7e et 8e avenues
Le copain a voulu ensuite passer chez un client ami pour installer et arranger un serveur je-ne-sais-plus-quoi. Il habite un petit trois-pièces à Chelsea, au quatrième étage (pas d’ascenseur), et il y avait chez lui deux petits chiens dont l’un appartenait à une amie qui habite au deuxième étage pour qui il faisait le « dogsitting » pour l'après-midi et l’autre était un chien qu’il avait été remis en tant que « propriétaire temporaire d’accueil » pour une femme abusée qui était logée avec sa famille dans un foyer où l’on n’accepte pas les animaux de compagnie. (Tout cela est organisé par l’Alliance de la Mairie pour les animaux de la ville de New-York et c’est quand même super gentil comme bonne action, non ? ) Les deux bêtes étaient adorables — quel plaisir de jouer avec eux pendant une bonne heure. En voici quelques photos.
Couloir typique d'immeuble résidentiel à New-York
La baignoire se trouve toujours à côté de la cuisine à cause de la canalisation ancienne et en vue du salon
Vue d'un salon qui appartient à un jeune graphiste homo qui bosse dur sans gagner beaucoup d'argent
Les enfants
Confortablement installé sur l'oreiller dans la chambre à coucher
Le jouet préféré
Après toutes ces mondanités, j’hésite à évoquer tout ce qui se passe ici autour des questions sérieuses soulevées par le dévoilement récent des écoutes enregistrées sans autorisation aucune par l’agence nationale de la sécurité (NSA). Reste à voir comment tout cela va http://www.alternet.org/story/30387 se dérouler la semaine prochaine. J’ai lu un long commentaire assez inquiétant sur le site de Moon of Alabama (qui sert un peu d’hébergeur de commentaires aux billets du carnet Whisky Bar de Billmon) qui s’appelle « Rocket Summer » ou l'Été des fusées.
Leçon de vocabulaire : « iceback » — immigré canadien illégal, entendu pour la première fois lors de l’émission The Daily Show, calque ironique du terme « wetback » — celui dont le dos est mouillé en traversant (illégalement) le Rio Grande à la frontière mexicaine. Cela va sans dire qu’on ne voit aucune horde canadienne avide d’envahir le doux paysage du Vermont.
Comments
A chaque fois que je rencontre un danseur, je ne peux pas m'empecher de penser a une lettre de Paul Tchelitchew a Allen Tanner mentionnant Lincoln Kirstein et les danceurs du New York City ballet, et ou il est dit que ceux si sont bien plaisant a regarder mais que leur legendaire betise est un "complete turn off" (surtout ne pas les laisser parler quand on les rammene a la maison). J'en rigole encore rien que d'y penser
Posted by: T. | mai 14, 2006 11:51 AM
Ah, T, hélas, c'est trop vrai — j'ai quand même rencontré des exceptions à la règle — l'ex-danseur chorégraphe Clark Tippett d'American Ballet Theatre, par exemple, qui était très beau gars (c'est le moins qu'on puisse dire, hélas, je n'ai pas réussi à trouver de photos de lui) et énormément sage.
Posted by: Édouard | mai 14, 2006 09:22 PM