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Miscellanea

Voici pourquoi j’hésite toujours à donner quoi que ce soit aux « organisations d’aide » qui jaillissent inévitablement juste après les désastres, « naturels » ou pas.

L’hypocrisie pratiquée par les Républicains au sujet de l’immigration illégale aux États-Unis est connue de toute personne qui prétend suivre l’actualité. Les Républicains exigent la construction d’un grand mur entre nous et le Mexique pour nous protéger contre les « dos mouillés » tandis qu’ils refusent de punir les chefs d’entreprise (trop souvent de bons Républicains eux aussi) qui engagent ces mêmes illégaux à de bas salaires pour faire un travail que la plupart des Américains ne voudraient pas faire à cette paie. C’est une forme de délocalisation qui se pratique au sein du pays et qui est soutenue surtout par les grandes entreprises de l’alimentation (cultivateurs, abattage, etc.) De toute façon, il faut se rappeler qu’au moins 40 % des immigrés « illégaux » sont arrivés aux États-Unis munis de visas de séjour corrects qu’on a ensuite ignorés — comme l’ont fait d’ailleurs beaucoup de mes amis européens qui voulaient s’installer à New-York.

La politique de l’art — il existe, je suppose, des naïfs qui croient toujours que l’art se situe au-delà des considérations de marché, de carriérisme, de mauvaise foi et de tous ces jolis traits qu’on dit « humains » pour ne pas les caractériser plus correctement de « pitoyables ». Mais bon, pour nous autres, modern art notes, un carnet Web rédigé par le Washingtonien Tyler Green, propose des illuminations intéressantes sur la réalité souvent cachée des communiqués de presse de musées et de galeries ainsi que sur les rapports occultes qui existent souvent entre le critique et l’œuvre critiquée, comme il est arrivé dans le cas de la critique du Times Grace Glueck qui a dû démissionner de son siège de directeur au Musée Clark au Massachusetts suite à une « révélation » d’un rapport « inacceptable » selon la réglementation du Times entre la critique et l’institution — rapport qui a pourtant duré des années avec la pleine connaissance du journal.

Pour une perspective plus typiquement « manhattanaise » , il y a aussi modern art obsession, carnet Web tenu par un « ouvrier financier » et collectionneur épris de l’art moderne, qui nous offre des critiques un soupçon sournoises (et donc revitalisantes) sur l’actualité de l’art contemporain à New-York.

Je viens d’acheter la nouvelle biographie de Robespierre écrite par une jeune Anglaise intitulée Fatal Purity. En même temps je me suis offert le dernier roman, très court, d’Andrew Holleran, écrivain que j’apprécie depuis la parution de son premier roman, Dancer from the Dance en 1978, un livre que j’ai lu d’un seul trait, allongé sur mon lit un soir dans mon studio dans la 75e rue ouest. J’ai fait de même avec son dernier, Grief, ou Le chagrin. Très court, presque une nouvelle, bien écrit, il s’agit d’une sorte de méditation littéraire et personnelle sur le chagrin qu’éprouve celle ou celui qui reste après la mort d’un être aimé. Une fois dans la librairie j’ai aussi cherché un exemplaire des Cantos du poète Ezra Pound, mais on n’en avait pas.

l’on me qualifie de « sédentaire » — et ce qui pire est, c’est vrai !

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