Peregrinatores
Oui, oui, oui, il fait bien chaud et hier soir on a même eu une courte panne d’électricité. Je poursuis mes efforts d’organiser le voyage aux Maritimes — j’ai réservé une chambre dans une auberge au centre de Newburyport pour la première étape de notre pérégrination chez les hyperboréens. On n’a pas encore choisi d’hébergement pour la suivante — doit-on descendre au grand hôtel Algonquin à St-André-sur-Mer ou dans un nouvel hôtel ou motel sans caractère dans la ville de Saint-Jean (n'y a que ça, il paraît) ? On a un petit problème pour se rendre aux Îles-de-la-Madeleine : le traversier CTM qui relie l’Île-du-Prince-Édouard aux Îles-de-la-Madeleine n’a plus de place pour notre voiture et j’avais donc pensé continuer vers la Nouvelle-Écosse. Mais le copain a voulu maintenir nos plans originaux et il a donc téléphoné à un hôtel à Cap-aux-Meules pour savoir s’il y avait un moyen de visiter les îles sans voiture (en louant, par exemple, des vélos) — il a donc téléphoné et, en visiteur expérimenté en France, il a tout de suite demandé « Parlez-vous anglais ? », auquel son interlocuteur a répondu « Non, on se débrouillera en français. » C’est alors qu’il m’a tendu l’appareil et j’ai parlé avec une certaine Claudette qui m’a gentiment promis une chambre pour deux nuits. On espère laisser la voiture stationnée quelque part sur l’Île-du-Prince-Édouard.
Ici dans l’Empire il y a de nouvelles nouvelles qui désespère : les Bushistes chercheraient à nous établir des tribunaux secrets auxquels tout citoyen américain pourrait être sujet. Charmant, non ?
Mais la vie réelle résiste toujours à l’autorité gouvernementale, comme on le remarque dans cet article extraordinaire dans le dernier Vanity Fair. Il ne faut pas manquer les enregistrements.
Et quelques bonnes nouvelles : les frites sont redevenues françaises à la cafétéria du Capitole. Les républicains refusent pourtant de fournir aucune explication pour le retour de la nomenclature d’avant-guerre.
Comments
Les frites ont gagnéééééééé !!!! Yippeeeee ! :-)
Posted by: Matoo | août 3, 2006 06:09 AM
les french fries... voilà de la vraie politique :)
Posted by: garfieldd | août 3, 2006 10:09 AM
Vu aussi pour les frites, ce matin sur yahoo news !
Posted by: Dolce | août 3, 2006 03:20 PM
Peut-être qu'ils se sont enfin aperçu que "french fries" ne voulais pas dire frites françaises (puisqu'elles sont belges, de t'façon), mais venait du vieux verbe anglais "to french", "découper en petits morceaux".
Posted by: Bruno | août 3, 2006 04:50 PM
Vraiment pour l'étymologie de french ??? Dingue dis donc... je l'ignorais !
Posted by: Matoo | août 3, 2006 06:47 PM
Après une recherche approfondie, "to french" signifie "couper dans le sens de la longueur" (une fois). (http://www.m-w.com/dictionary/frenched)
Posted by: Bruno | août 4, 2006 07:19 AM
ca me rappelle les algeriens qui avaient débaptisé les rue anatole france en rue anatole algerie... sinon bien joué les quebecois de refuser de parler la langue imperialiste :)
Posted by: gvgvsse | août 7, 2006 11:45 AM