Urbi
De vieux immeubles dans la 6e avenue, dans le Village
On a voulu profiter du beau temps pour se promener un peu lundi soir — le copain et moi, nous avons pris rendez-vous à la librairie Barnes & Noble dans la place de l’Union au rayon Sci-fi au 4e étage. Là on a finalement acheté un bouquin sur la finition des abdos — on est des pédés, quoi ! et c’est plus fort que nous — avant de nous promener un peu dans l’East-Village où le copain a voulu dîner au restaurant végétarien Angelica Kitchen dans la 12e rue est. En principe je ne suis pas contre la cuisine végétarienne, mais en fait je la trouve plutôt fade, et la clientèle est pire que ça — c’était plein de jeunes femmes maigres aux mines pâles qui mangeaient tout lentement des bols de potages au maïs et aux courgettes. Moi j’ai pris un chile aux trois sortes d’haricots qu’une poignée de viande hachée aurait nettement amélioré, mais bon, « à Rome, faites… »
Dans la place de l'Union — désolé pour le contraste diffus de la photo — mon appareil photo n'arrive pas à régler le contraste quand il y a trop de soleil
Graffiti qui m'a fait sourire
On construit dans l'East-Village
Et le nouvel immeuble résidentiel dans la place Astor
Mardi on est sorti avec l’ami parisien et l’ami galeriste pour voir la revue Kiki and Herb : Alive on Broadway (dont voici une critique éclairante et une autre, plus élogieuse, du critique du Times) au théâtre Helen Hayes, une toute petite salle cosy comme on en trouve à Londres, dans la 44e rue ouest. Nos places étaient au balcon (appelé « mezzanine » dans le langage abscons des salles de spectacle new-yorkaises, sans qu’il y ait pourtant un balcon au-dessus de cet étage « moyen »).
De la francophobie gratuite dans une publicité pour l'eau minérale Fiji, mise en bouteille, on dit, au Fidji — moi je ne vois pourquoi on devrait préférer l'eau venant du Pacifique à celle qui nous vient de l'Europe
En route vers la place du Temps
Dans la place du Temps
Au numéro 1, place du Temps
Dans la 44e rue — on voit l'ex Pan Am Building au fond
C’est difficile à décrire, le spectacle, mais voici deux citations qui fourniront, j’espère, une idée du ton d’ironie distanciée qui souligne tout le spectacle : « I always said if you weren’t molested as a child, you must have been an ugly kid » et « Somebody’s house always burns up on Christmas » (titre de chanson et refrain). C’était assez anarchique — la chanteuse de cabaret Kiki parle toujours en monologue souvent assez décousu (et drôle) et ça leur est égal d’étendre une scène en la forçant un peu, ce qui a beaucoup énervé l’ami galeriste. L’ami parisien l’a trouvé plutôt marrant mais difficile à suivre (et pourtant il parle anglais très bien et il est en plus très au courant de l’actualité et de la mode américaines.) Le copain, qui n’est pas très branché, n’a compris que la moitié des plaisanteries. Pour moi, il faut surtout avoir un goût pour un style très « downtown » et moqueur.
Devant le théâtre
Le rideau rouge
Après le théâtre on est allé dîner dans un restaurant super américain au nom du Strip House, dans la 12e rue est, où l’on a pris de la viande — un filet mignon pour l’ami galeriste et moi, des New York strip sirloins pour l’ami parisien et le copain. En plus d’être très américain, le restaurant était aussi super macho — il y avait beaucoup de tables où il n’y avait pas de femmes — on aurait presque pu s’imaginer dans un restaurant gai, sauf pour les coiffures démodées d’agents immobiliers et de courtiers hétéros.
On a bu un bordeaux pas trop cher
L'ami galeriste a aussi commandé un morceau énorme de gâteau au chocolat
Aujourd’hui j’ai déjeuné à côté de Jake Gyllenhaal — barbu, il était souvent au téléphone, expliquant à ses interlocuteurs qu’il se trouvait à New-York et qu’il serait plus tard à Los-Angeles. Mon client assis devant moi n’avait aucune idée de qui était assis à côté de lui — c’est pour ça que certains acteurs préfèrent habiter New-York (mais pas tous !)
Je ne sais toujours pas si j’ai l’appartement à la campagne. Aucune réponse à ma proposition. (On vient de me téléphoner pour me dire que le propriétaire ne s’intéresse pas du tout à ma proposition de paiement à l’avance, puisque cela ne l’arrange pas pour ses propres impôts. Bon, la recherche recommence.)
Comments
je crains que ce vin ne soit un corbières.
mais assurément, c'est un bon vin. quel prix à nyc ?
Posted by: wam | août 24, 2006 02:54 AM
Union Square... Le Barnes & Nobles est tres sympa avec le cafe Starbucks qui donne sur la place... Je crois que j'y passerais des heures
Posted by: Dolce | août 24, 2006 11:05 AM
Mais ça ne te déforme pas trop les poches d'avoir toujours le numérique sur toi ?
Posted by: Sakakini Pacha | août 24, 2006 12:20 PM
j'adore la traduction des noms de rues newyorkaises...
Posted by: hub | août 24, 2006 01:35 PM
Quant a la francophobie de ta pub', la Fiji est l'une des rares eaux que je boive qui ne soit francaise. Heureusement, elle est faite sur des machines francaises, oui monsieur.
Posted by: KiKi | août 26, 2006 07:02 AM
effectivement pas tres sympa la pub fiji,sinon je vois que vous rencontrez des gens interessant au restaurant!( dont le gateau au chocolat avait l'air aussi tres interessant), le probleme c'est que personnellement je suis si peu physionomiste que même si j'avais david bowie sur les genoux je ne le reconnaitrai pas(bon peut-être que si quand même)!
Posted by: alex | août 27, 2006 04:12 PM
wam, t'as raison — mais cela se trouvait sur la page des « bordeaux » et c'était buvable.
Sakakini Pacha, oui, ça déforme, mais on ne m'apprécie pas pour mon style vestimentaire ; )
Posted by: Édouard | août 30, 2006 09:45 AM