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De vectigalibus

Étant nul dans la gestion de mes finances et dans le paiement de mes impôts, j’entends toujours la voix, flûtée et nasillarde, de mon comptable expert fiscal avec un mélange d’irritation, d'angoisse et de soulagement. Je lui paie ses honoraires pour qu’il m’évite des histoires désagréables avec le fisc. De toute façon, il ne m’était pas possible de ne pas ressentir un frisson d’anxiété quand il m’a téléphoné ce matin mais j’ai vite appris qu’il fallait seulement poster mes déclarations officielles (heureusement que j’avais déjà payé tout ce qu’il fallait en avril). J’ai eu peur qu’on ne me demande encore des sous !

Et puis cet après-midi il y avait en plus le rendez-vous avec l’avocat qui va mettre à jour mon testament — je laisse tout au copain mais ce n’est pas aussi simple que cela, évidemment. Si nous mourrons ensemble (accident de route sur l’autoroute I-95, très envisageable, hélas), à qui voudrais-je léguer mes « biens matériaux » ? Je ne savais vraiment pas quoi répondre. Il y a aussi la question d’une procuration générale. Et une procuration médicale. C’est pas gai, mais il faut le faire, je pense.

J’ai acheté deux livres que j’ai hâte de lire : le premier est The Beautiful Fall, une chronique de la mode à Paris dans les années 70 qui vient de sortir. Et puis la libraire de chez Oscar Wilde, dans la rue Christopher, m’appelle ce soir pour me dire que le livre Gay L.A. est arrivé — j’y suis allé l’acheter aussitôt.

Il n’est pas bon pour la carrière de déplaire au roi.

Comments

Oui, mais évidement le courage américain n'est pas tout à fait éteint.

Francais, ton comptable ? Parce que je partage mes bureaux avec un cabinet d'expertise francais, alors je demande, par curiosite...

Mais où êtes vous ?

hello Edouard, on s'inquiète pour vous.... que devenez vous ?

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