Belli fatigatio
Il est des choses qu’on n’arrive pas à comprendre, même en les étudiant de près, mais de temps en temps on a le plaisir de se retrouver devant une explication qui résume ce qu’on a ressenti sans toutefois pouvoir le mettre en paroles.
Il y a des embouteillages politiques autant que physiques, comme celui-ci sur l'autoroute F D Roosevelt juste au sud de l'ONU
Je me suis longtemps posé la question de comprendre pourquoi la majorité du peuple américain s’est comportée si servilement lorsque Bush avait déclenché son intrigue militaire contre le régime de Saddam Hussein. Pourquoi n’ont-ils pas pu saisir qu’il s’agissait d’une intervention illégale qui n’avait en plus rien à voir avec ce qu’avaient fait des partisans d’Al-Qaïda ?
Le lever du soleil à Pierreville
D'abord, il faut noter que, à l’opposé de la plupart de mes concitoyens, je n’ai pas trouvé que l’attaque sur le World Trade Center avait indiqué le début d’un conflit mondial provoqué par le choc des civilisations. Non, pour moi, les attaques terroristes sur New-York ont surtout signalé qu’on n’avait pas fait assez d’attention aux activités illégales d’un groupe anti-américain qui avait eu la chance de se permettre un acte terroriste tout à fait remarquable et donc pleinement réussi. Mais pour moi c’était comme l’instant où j’avais été agressé dans le Parc central par un groupe de jeunes voyous noirs qui m’ont enlevé mon baladeur et la somme de 70 $ en tendant un couteau de cuisine dans mon ventre. Oui, j’ai été énervé d’avoir été agressé, et oui, j’ai voulu (assez vainement, je le savais) prendre ma revanche en informant l’agent de police dans sa voiture de ce qui venait de m’arriver — il m’a immédiatement ordonné de monter dans la voiture pour essayer de retrouver mes agresseurs — il a conduit comme un fou, mais je n’ai reconnu personne parmi les milliers de gens qui, comme moi, rentraient à pied chez eux dans l’Upper West Side.
La place aux Canons, avec la bannière étoilée dans le vent
Je raconte cette histoire à la con pour essayer d’expliquer un peu ma réaction aux événements du 11 septembre. Comme tout Américain, j’étais choqué, surpris, frappé. J’avoue avec gêne que j’avais moi aussi ressenti, pour quelques minutes au moins, le facile et l’indigne désir de frapper n’importe qui pour les faire payer cet affront. Mais c’était la même chose avec mes propres voyous d’il y a des années. Le choc apaisé, la mesure est retournée.
La nouvelle voiture de l'amie écrivain — elle ne peut plus conduire mais elle est ravie de cette bagnole
On nous a répétés et on continue à nous répéter mille et mille fois qu’après le 11 septembre, tout est différent. Et c’est justement ça, le problème, parce qu’en réalité, rien n’avait changé — un groupe de voyous fanatiques a réussi à nous flanquer une grande, une impressionnante claque dans la figure. Oui, c’est atroce, oui, on va les faire payer en les arrêtant et en les mettant en justice, oui, on va surveiller de plus près nos aéroports et nos ports et tout ce qu’il faut pour essayer d’empêcher ce genre d’attentat. Mais c’était une action proprement policière (comme mon bref trajet en voiture de police) qu’il a fallu, et non pas un renversement total des bases de l’État, pour combattre ces criminels, qui n’ont au fond rien d’original. Ils n’aiment pas la politique des États-Unis — là, ils ne sont pas les seuls — et ils cherchent à faire du mal au pays, tout comme l’IRA en Angleterre, la Rote Armee Faktion en Allemagne, l’ETA en Espagne, et ainsi de suite. C’est dur, une guérilla dogmatique, mais on les poursuit, les malfaiteurs, les terroristes. On les traite comme n’importe quelle personne soupçonnée d’un crime.
La golden de famille Maggie, qui porte un t-shirt Lamont pour la fête
Mais l’Amérique a peur. S’il y a une chose qui a vraiment changé depuis le 11 septembre 2001, c’est que l’Amérique se permet le plaisir d’avoir peur — c’est comme au cinéma d’horreur où l’on paie volontiers 10,50 $ pour voir dépecer horriblement les corps de beaux jeunes gens — et la peur excuse tout. Je ne m’étais jamais rendu compte de combien les gens ont eu peur à la suite des attaques à New-York et à Washington. Et cette peur a submergé tout ce qu’il y avait de raisonnable dans la réponse officielle aux événements.
M. Lamont dit bonjour à des amis
Les républicains, dirigés par le maître propagandiste lui-même Karl Rove, ont vite saisi la balle au bond. Karl et les autres ont vite compris que la plupart des citoyens des États-Unis ne cherchaient pas une réponse intelligente, efficace ou proportionnée devant une telle injure à l’amour-propre patriotique. Non, ils voulaient voir des bombes lancées par des avions, des explosions magnifiques retransmises par CNN — une revanche rendue dûment visible et aussi sans grandes difficultés. Karl savait aussi qu’une nation en guerre hésiterait à congédier un « président en temps de guerre » — donc, une brave petite guerre de revanche lui allait parfaitement bien. Comme pour Bush aussi, mais pour de raisons un peu différentes.
M. Lamont répond aux questions posées par l'assistance
C’est pourquoi j’ai été impressionné par ce billet de Steve Gilliard sur les raisons psychologiques pour lesquelles Bush a prôné cette guerre. Ce n’est pas un chef-d’œuvre de clarté ou de style, mais je trouve que M. Gilliard a très bien détaillé les forces psychiques qui ont poussé Bush à entreprendre cette guerre futile. Voici une longue citation (je me suis amusé à la traduire, mais le texte anglais fait foi.)
« George Bush has never explained Iraq in terms which a logical person could understand. Iraq has been an emotional appeal from the first day going after Saddam was raised. It was never about any actual threat, but an emotional desire to prove we could dominate anyone who opposed us. »
George Bush n’a jamais expliqué l’Irak dans des termes qu’une personne logique pourrait comprendre. Avec l’Irak, il s’est agi d’une invocation émotionnelle du premier jour qu’on ait suggéré la poursuite de Saddam. Il n’y avait jamais aucune menace réelle, mais un désir émotionnel de prouver que nous pouvions dominer qui nous opposait.
« For Bush, who has failed at every task ever put before him, from work, to the military to school, this was going to be his vindication. He so desperately wanted to be a hero and Iraq was going to solve all of his issues. He would defeat an enemy, prove himself worthy and gain the respect from his family he so desperately wanted. »
Pour Bush, qui a raté toute tâche qu’on lui a confiée, dans son travail, dans le militaire, à l’université, ceci allait être justification. Il a, si désespérément, cherché à être un héros et l’Irak allait résoudre toutes ces questions. Il vaincrait un ennemi, faire preuve d’être valable et gagner le respect de sa famille qu’il cherche si désespérément.
« Which is why he chose men his father kept at arms length. Bush never wanted advice, he wanted confirmation of his beliefs. His narrow world view, shaped by the dust dry plains of Midland as much as any movie, this idea that a man didn't need or want questions, he just did. »
C’est pourquoi il a choisi des hommes que son père avait maintenus à distance. Bush n’a jamais voulu de conseil, il a voulu la confirmation de ses croyances. Son approche globale étroite, façonnée par les plaines arides et poussiéreuses de Midland autant que par aucun film, [est] qu’un homme n’a pas besoin, ne veut pas de questions, tout simplement il agit.
« Which is how he approached the American people, not with facts, but an emotional appeal. He's out there, he's guilty, let's get him first. That was the goal, get them first, show them who is boss, Those who don't get that are weak, even if they are in uniform. We will show the world they better not fuck with us again. Iraq will be first, and the rest will bend to our will. We will show them what a superpower does. »
Ce qui est comment il a fait ses démarches auprès du peuple américain, non pas avec des faits, mais avec un appel émotionnel. Il est là, il est coupable, on va l’avoir le premier. C’était ça, le but, montrez-leur qui est chef. Ceux qui ne le comprennent pas sont faibles, même s’ils sont en uniforme. Nous allons montrer au monde qu’ils ne vont plus encore nous faire chier. L’Irak sera le premier et les autres se plieront à notre volonté. On va leur montrer comment fait une superpuissance.
« This was never a logical argument, it was never a reasoned one, it was pure emotion, which the anti-war movement never got. Iraq was a challenge to us, our manhood, our power and anyone in the way just didn't care. »
Ceci n’a jamais été un argument logique, il n’était jamais raisonné, c’était de l’émotion pure, ce que le mouvement anti-guerre n’a jamais compris. L’Irak, c’était un défi contre nous, contre notre masculinité, notre puissance et qui nous gênait ne s’en souciait pas.
« It wasn't anything to do with concrete facts. It wasn't just fear, but emasculation which Bush sold and that worked on women like a charm. People wanted to believe that the US could run down Iraq and then all manner of miracle would follow, not because of what people wanted but because people feared the US. It wasn't democracy, but control, to finally make Iraq like Israel, a Westernish country loyal to the US. It wasn't anything about what the Iraqis wanted, although the exiles fed into that delusions, which fell into their own delusions, that Iraq was just waiting for their leadership. »
Cela n’avait rien à faire avec des faits concrets. Ce n’était pas seulement la peur, mais l’émasculation que Bush a vendues, ce qui a réussi chez des femmes à merveille. [Le témoignage par le dr Dave de la transformation de sa coloc américaine après le 11 septembre en conservatrice revancharde xénophobe, que j’ai lu par hasard ce matin, confirme l’efficacité de cette démarche]. Les gens voulaient croire que les USA pouvaient forcer l’Irak et ensuite toutes sortes de miracle s’ensuivraient, non pas à cause de ce que les gens voulaient, mais parce qu’ils craignaient les USA. Il ne s’agissait pas de la démocratie, mais de la maîtrise, finalement à transformer l’Irak en Israël, un pays occidentalisant fidèle aux USA. Cela n’avait rien à voir avec ce que voulaient les Irakiens, quoique les exilés ont alimenté cette illusion, qui accordait avec leurs propres illusions, que l’Irak n’attendait que leur direction.
« Which is why so many people believed in Bush for so long. That Iraq was to be beaten as psychological payback for 9/11. Osama lived in caves, Saddam in palaces. He was a villain worthy of our attention, not some cave dwelling nutjob. He was an enemy, despite the fact that he had pretty much left us alone. »
Ce qui est pourquoi tant de gens ont cru en Bush pour autant de temps . Qu’on allait battre l’Irak en tant que vengeance psychologique pour le 9 septembre . Oussama vivait dans des cavernes, Saddam dans des palais. Il était un méchant qui valait nos attentions, non pas un barjot qui perche sous la terre. Il était un ennemi, en dépit du fait qu’il nous avait laissés plus ou moins tranquille.
« Bush is a bully and a coward at heart. Iraq was chosen because Iraq would be easy, and then the rest of the Middle East would follow. It was the easy way to solve our problems, not our real problems, but our emotional pain, the unresolved conflict over being attacked. And Bush would resolve his lifelong lack of success. »
Bush est au fond un petit caïd et un lâche. On a choisi l’Irak parce que l’Irak serait facile, et puis le reste du Moyen-Orient suivrait. C’était la façon facile de résoudre nos problèmes, non pas nos problèmes réels, mais notre douleur émotionnelle, le conflit irrésolu d’avoir été attaqués. Et Bush résoudrait son manque de succès de toute une vie.
La décoration patriotique de rigueur chez la sœur de Ned Lamont
Avec Bush, on sent l’inutilité de manifestations contre le projet qu’il a en tête — des centaines de milliers de manifestants dans les rues de New-York ou de Londres, rien ne le touche. On a beau brandir des drapeaux « Pace » dans les rues du monde, il ne contemplera pas pour un instant à revoir ses plans.
Le plus désespérant, c’est qu’il y a au moins trente pour cent de la population qui pense tout à fait comme lui.
Que faire ? Je me méfie un peu de ces pronostics un peu trop encourageants pour les résultats des prochaines élections, qui auront lieu le 7 novembre. On sent, même à New-York où l’on ne s’attend à aucunes surprises électorales (Hillary sera de nouveau sénatrice ; Spitzer sera gouverneur), une certaine tension pré-électorale — à cause des publicités télé « d’attaque » — pour et contre les candidats au Sénat de l’état du Nouveau-Jersey, par exemple. Au Connecticut, Ned Lamont a, d’après certains sondages récents, baissé. C’est dommage, parce que Liebermann, le pire des « petits copains » des initiés de tendance centriste, ne mérite pas cette victoire éventuelle. À Pierreville, on dit que la course à l’élection aux Chambres des représentants pour le 2e district entre le républicain Simmons et le démocrate Courtney est à égalité — le copain a consenti d’aller faire du porte-à-porte les deux fins de semaines qui restent avant le suffrage avec l’amie partenaire en course à pied (elle a fait le marathon de Chicago dimanche dernier).
Dans la 42e rue ouest, une nuit de pluie, devant le théâtre
On est allé après le spectacle au Film Center Café dans la 9e avenue
On a fait un peu de théâtre — d’abord une pièce exécrable qui s’appelle Ascension, que l’ami galeriste a voulu voir à cause d’une critique louangeuse (et imméritée) dans le Times et aussi parce qu’il y avait un beau jeune homme qui se déshabillait sur scène (ah la la, c’est toujours le sexe qui attire au théâtre). Le lendemain on est allé voir la reprise d’une comédie de l’Anglais George Bernard Shaw Heartbreak House (qu’on peut lire en entier ici).
Devant le théâtre, dont le nom — the American Airlines Theatre — me donne des frissons de dégoût
Vers la fin de la pièce, tandis que les bombardements allemands approchent, les personnages discutent sur la terrasse de la possibilité d’un but dans la vie devant l’insatisfaction qu’ils ressentent tous et leur impuissance devant un homme politique capitaliste « moderne » (dans ce cas, Mangan) :
HECTOR. [...] We sit here talking, and leave everything to Mangan and to chance and to the devil. Think of the powers of destruction that Mangan and his mutual admiration gang wield! It's madness: it's like giving a torpedo to a badly brought up child to play at earthquakes with.
MAZZINI. I know. I used often to think about that when I was young.
HECTOR. Think! What's the good of thinking about it? Why didn't you do something?
MAZZINI. But I did. I joined societies and made speeches and wrote pamphlets. That was all I could do. But, you know, though the people in the societies thought they knew more than Mangan, most of them wouldn't have joined if they had known as much. You see they had never had any money to handle or any men to manage. Every year I expected a revolution, or some frightful smash-up: it seemed impossible that we could blunder and muddle on any longer. But nothing happened, except, of course, the usual poverty and crime and drink that we are used to. Nothing ever does happen. It's amazing how well we get along, all things considered. »
Façade du Caffè Reggio, l'un des premiers cafés de bohème du Village, dans un quartier maintenant envahi par l'Université de New-York
Mazzini, c’est le parfait petit libéral frustré du Nord-Est. La salle a gémi en entendant ces paroles. Tout est politique.
C'est comme cela qu'on fait de l'urbanisme utilitaire dans le Lower East Side
C’est la même réaction à la signature récente de la loi sur la torture (en guise de réponse à ce billet chez Embruns) — connue officiellement par son nom The Military Commissions Act of 2006. On n’est pas sûr de ce qui arrivera au moment où Bush et Cie essayera d’appliquer cette loi — sera-t-elle considérée constitutionnelle ? J’ai l’impression qu’on attend, peut-être à tort, une décision sur l’applicabilité réelle de la loi, ce qu’on n’a pas encore eu.
US Torture Corps — du boulot pour tous !
En plus, on attend les résultats des élections pour voir si les démocrates trouveront assez de voix au Sénat et à la Chambre pour pouvoir renverser les lois les pires. Si cette majorité ne se fait pas, et si Bush pousse le Ministère de la Justice à « profiter » de cette loi, même si c’est seulement pour prouver qu’il peut s’il veut, on aura peut-être la vraie crise constitutionnelle que tous les hommes politiques à Washington cherchent à éviter.
Le commentateur Keith Olbermann nous reproche d'être une nation de « pommes de terre de canapé » dans ce sobre commentaire sur la signature de l'acte. « I'm wondering how we got to this point ? » le professeur Turley qu'il interviewe se demande vers la fin du clip.
Dans la rue Delancy vers le pont de Williamsbourg
C’est pourquoi, à la question posée chez Parallèles, je dirai que, pour le moment, non, il n’y aura personne à se dresser trop bruyamment contre cette loi. Dans le jeu de cache-cache juridique incessant qu’on poursuit ici, il vaut mieux ne pas jouer sa main trop tôt.
Un monument inattendu dans la rue Houston
C'est émouvant, je trouve
J’ai attrapé une sorte de rhume qui s’est installé dans ma gorge et qui m’a donné une voix de Mercedes McCambridge dans L’Exorciste. Je m’enveloppe dans des robes de chambre et des pyjamas. Ce soir, de la soupe au poulet et dodo.
Un couple chinois attendent traverser la Bowery
Je sais que ceci ne cloche vraiment pas avec le ton de ce billet plutôt maussade, mais ce convertisseur de nom en chinois m'a donné quelques minutes de divertissement.
Si seulement on pouvait apporter son âme à la laverie chinoise pour la rendre toute neuve et propre — et pour une somme modique !
Comments
Bravo: vous l'avez vu clair: c'est une action policière.
Bon rétablissement!
Posted by: R J Keefe | octobre 23, 2006 11:02 PM
Passer son amour a la machine etc... tu n'es pas le premier a y penser pour changer un peu les choses.
Posted by: Dolce | octobre 24, 2006 11:46 AM
Mettons bush dedans...cela lui lavera le cervelet... A moins que ce soit déjà fait.
Posted by: stefbac | octobre 25, 2006 08:14 AM
Je vous découvre via le blog de SakakiniPacha.
Bravo.
Posted by: Henri-Pierre | octobre 25, 2006 06:22 PM
En effet, Edouard, en effet...
Posted by: Le Piou | octobre 26, 2006 01:13 PM
Très belle et juste note. Je me souviens encore d'interviews de soldats en 2003 à Baghdad qui disaient explicitement qu'ils venaient pour venger le WTC.
Je ne suis pas entièrement d'accord sur le fait qu'il n'y avait qu'une intervention de police. La guerre contre l'Afghanistan me paraissait quand même justifiée dès lors que le gouvernement taleban refusait de livrer les responsables. Mais cette guerre aurait pu être mieux faite s'il n'y avait pas ajouté cette revanche inutile et désastreuse contre l'Irak.
Posted by: Phersu | octobre 27, 2006 05:40 AM
Bonsoir,
Super votre Blog, je regrette juste que vous ne passiez pas plus de temps à faire de billets..
Ici sur la planète France, 2 bloggeurs que vous connaissez peut être sortent du lot : Ron l'infimier et Vinvin.
Ce dernier présente des vidéos sur le net époustoufflantes à vous de voir !
http://ron.infirmier.free.fr/modules/news
Posted by: Papillon | octobre 27, 2006 11:39 AM
Très beau texte sur la peur et le désir de vengeance! Mon amie quaker, Liberata, me fait découvrir le climat intellectuel terrible qui s'installe dans un pays qui se voit en guerre et décide de construire un front intérieur en mobilisant tous les esprits et séparant les "tiédes", traîtres à la solde des ennemis et les "bons patriotes". Hélas ces "bons" ne sont mus que par l'ignorance et la peur.
Posted by: Daniel | octobre 28, 2006 12:44 AM