Felix
Bon, pour ne pas donner libre cours à nos obsessions électorales, on est allé à Birdland hier soir avec une amie férue de jazz pour assister au premier spectacle du soir du festival Django Reinhardt. Il y avait un groupe de guitaristes et de musiciens pour la plupart français ou belge dont un tout jeune trompettiste en costard aussi beau que talentueux, Dominique Farinacci. Il y avait aussi un accordéon extraordinaire, ainsi que deux guitaristes, un bassiste (le seul Américain, originaire de Chicago) et un jeune violoniste (21 ans) tout à fait guique et ardent musicien. La salle est très bien — pas trop grande et les tables sont bien placées autour du plateau. On y mange assez bien, il y a un grand bar et le public, dont ce soir-là beaucoup d’amis francophones des musiciens, tout à fait enthousiaste. Vraiment une excellente soirée. On a mis l’amie dans un taxi pour l’amener chez elle et le copain et moi, nous avons pris un taxi au restaurant Florent, où il y avait du monde à suivre les dernières infos sur les élections, dont l’ami galeriste et le restaurateur lui-même, qui juste après nous avoir embrassés nous informe qu’il a trouvé un nouveau copain, un écrivain tout ce qu’il y a de plus convenable qui s’appelle Peter Cameron (j’espère que M. Cameron se rend bien compte du tourbillon social et personnel qu’est Florent, que je connais depuis l’époque de Noé (on avait tous les deux des places à prix réduit dans l’entrepont de l’Arche où il a fait très moite.)
Quel plaisir de nous réveiller ce matin à la victoire des démocrates dans la Chambre et avec la grande possibilité d’une extraordinaire victoire au Sénat ! C’est dommage pour Lamont au Connecticut, bien sûr, mais M. Courtney dans le 2e district représentatif devance son rival républicain de quelques centaines de voix. Notre ami maire du village, qui est ouvertement gai, a été élu sénateur d’état pour le 18e district.
Chez nous, ici à New-York, Spitzer a gagné avec 69,1 % des voix pour devenir gouverneur — je pense qu’il est bien placé pour devenir, dans le monde de la politique américaine, une sorte de Jerry Seinfeld —très juif, très new-yorkais, et tout à fait sympathique et apprécié par une majorité du public américain. Il va falloir que la Hillary et ses partisans lui fassent très attention.
Bush fait une conférence de presse à 13 heures aujourd’hui et l’on nous dit qu’il a invité Mme Pelosi (« la libérale de San-Francisco », le pire des épithètes dans les bouches républicaines) à déjeuner à la Maison blanche. Espérons que les démocrates ne se dégonflent pas devant l’apparat de pouvoir.
Hier j’ai reçu mon exemplaire de Les Bienveillantes expédié de Montréal par la Librairie Gallimard de la rue Ste-Catherine et mon agenda Quo Vadis Ministre 2007. C’est fou combien ils sont efficaces, puisque ça n’a pris que trois jours après avoir passé ma commande par Internet.
Comments
On imagine que ca va etre un peu dur pour la petite Mme Pelosi de resister au troupeau d'elephants...
Posted by: Dolce | novembre 8, 2006 01:14 PM
Oh, je ne vais pas m'inquiéter pour la Pelosi — je pense qu'elle est plutôt féroce, et tant mieux !
Posted by: Édouard | novembre 8, 2006 01:42 PM