Cena in ecclesia
Façade de l'église St-Grégoire-le-Grand dans la 90e rue ouest
Étant un peu en retard on a pris un taxi du village jusqu’au Côté occidental supérieur, plus précisément à la 90e rue ouest, où se trouve la paroisse de l’oncle du copain, St-Grégroire-le-Grand. Ce n’est pas un bâtiment trop accueillant — destiné à être seulement une école, il s’est en partie transformé en église (le rez-de-chaussée). Les 1er et 2ème étages restent des salles de cours et les 4e et 5e sont pour les curés.
Les HLM du quartier
La pietà dans le hall d'entrée — notez la décoloration de la main droite et de la cuisse droite de Jésus causée par les fidèles, ainsi que les noms d'origine exclusivement irlandaise dans la liste des recteurs derrière la statue
L’oncle du copain est venu nous chercher en bas (il fallait ouvrir la porte à clef) et ensuite on est monté en ascenseur construit en 1917 jusqu’au 4e étage. Là on a découvert des salons, une salle à manger, une grande vieille cuisine, des chambres à coucher, le tout dans un état plutôt lamentable, faute d’argent évidemment. (Les responsables de l’église vendent quelques tableaux aux enchères le printemps prochain.)
On y sert des communautés francophones, surtout les Haïtiens
Le salon des prêtres aux chaises en cuir vert
Dans la salle à manger, la table est dressée
Une cheminée impressionnante — qui ne marche pas, bien sûr
Le repas était un mélange assez curieux. On a pris un apéritif dans le salon privé de l’oncle, muni d’un énorme poste de télévision haute définition, avant de nous asseoir dans la salle à manger pour dîner.
Les plats étalés sur une longue table de cuisine — notez les contenants de plats chinois en moyen plan à droite, des épinards à l'ail et des nouilles mai fun
Le bar devant une armoire de reliquaires et de verres
Autocollant mis dans une glace dans la salle des collections
Une belle lucarne
La nièce du copain, hypnotisée par la Playstation apportée par le copain pour la divertir (oups ! ses parents n'approuvent pas les jeux ordinateur)
On est rentré chez nous vers 20 heures 30 (c’est ça, l’avantage de manger à 17 heures) — le copain est tout content, il vient d’apprendre comment monter à loup dans le Monde de l’art de la guerre. Moi j’ai regardé la fin du second épisode du Grand Charles, qu’on avait enregistré hier soir.
« Les hommes sont de sales bêtes » le général de Gaulle dit à Olivier Guichard. Ah !, je me suis écrié, c’est trop vrai ! J’ai beaucoup aimé Julien Boisselier, l’acteur qui a joué Jacques Chaban-Delmas.
Deux phrases qui m’ont frappé : « sa fille, simple d’esprit comme on disait à l’époque » à côté de qui le général a été enterré, et puis, les paroles finales du narrateur, en réfléchissant à la mort du général : « Je me souviens, oui, je me souviens. » Ce qui m’a rappelé la devise sur les plaques québécoises.
Comments
Quelle étrange ambiance ! je ne sais si ce sont les photos ou le récit qui la dégage le mieux, ou encore, certainement, la combinaison des deux.
Posted by: Otir | novembre 23, 2006 11:56 PM
je rêve ou il manque du cointreau sur le bar ? impossible de faire des cosmopolitains ?
ouch ! ;)
Posted by: wam | novembre 24, 2006 03:08 AM
J'ai ressenti la même chose qu'Otir, cette fois difficile de s'imaginer de partager votre table, je suis restée sur mon canapé.
Posted by: Bamalega | novembre 25, 2006 05:49 PM