De fabulis
Traversant la 7e avenue dans le Village
Ce sera bientôt, selon certains, le début de l’acte trois du drame irakien, le dénouement de cette aventure illégale, mal entamée et mal gérée, en tout cas en ce qui concerne l’armée américaine (le peuple irakien en aura sûrement pour beaucoup plus longtemps, il est désolant à constater). L’effondrement inévitable de la Zone verte et sa prise par des partisans en toute probabilité loyaux à Mouqtada al-Sadr marqueront la fin de la présence américaine à Bagdad, mais aussi le début de la parcellisation de culpabilité parmi les hommes politiques à Washington. Pour les bushistes purs et durs, ce sera bien sûr les démocrates défaitistes et leurs complices au département d’État et dans les médias dits « grand public ». Pour les démocrates bientôt au pouvoir, on va pointer le doigt à ceux qui comme Lieberman et Clinton ont approuvé la décision de poursuivre une invasion préemptive. Mais il n’y a rien à faire — l’échec est connu d’avance, par nous, par nos hommes politiques, par les Iraniens, par les Saoudiens, par tout le monde. Reste à voir seulement exactement comment tout cela va se défaire.
Devant la librairie Three Lives où j'ai acheté mes cadeaux de Noël
Au rez-de-chaussée de BLTFish dans la 17e rue ouest
On est allé dîner hier soir avec de bons amis qu’on ne va voir qu’après le Nouvel An (ils restent à la campagne, nous rentrons mardi après-midi). Le restaurant était BLT Fish, ce qui veut dire Bistro Laurent Tourondel Fish, dans la 17e rue ouest. Au rez-de-chaussée se trouve un restaurant bon marché, au 1er il y une salle privée, et au deuxième il y a le restaurant classique.
Au 2e étage
Le plateau de fruits de mer, bon mais hélas pas aussi bon que celui qu'on mange à la Brasserie La Lorraine dans la place des Ternes
Derrière nous, à une table longue, il y avait une douzaine de jeunes hommes et femmes d’affaires, dont certains, j’avoue, étaient bien plaisants aux yeux, qui fêtaient sans doute leurs énormes primes de fin d’année avec beaucoup de bruit, accompagné de beaucoup de cocktails. C’est fréquent dans tous les restaurants dans cette saison et on l’endure comme on peut. Mais cette fois, la table bruyante nous a offert une bouteille du vin blanc qu’on buvait — notre hôte l’a refusé en leur remerciant. On a bien mangé et au dessert le copain et moi nous leur avons offert les cadeaux (livres) qu’on leur avait achetés.
L'un des desserts offerts par le chef — de la barbe à papa au parfum de pommes
Pendant que j’achetais les livres à offrir à nos amis, j’ai retrouvé le livre de nouvelles dont j’avais rencontré dimanche un des auteurs — je l’ai acheté aussi et le feuilletant ce matin j’ai découvert que je connais, à ma surprise, un autre des auteurs en plus de celui que j’avais rencontré dimanche après-midi.
À l'angle de la 6e avenue et la 14e rue ouest, « P E A C E » illumine les cinq fenêtres de cet appartement
Comments
la lorraine ... j'y avais mangé un boudin aux pommes succulent à l'époque, forcément lointaine, où je n'aimais pas les fruits de mer et le vin encore moins. autant dire que c'était il y a 25 ans au moins ! merci pour cette évocation, édouard.
Posted by: wam | décembre 21, 2006 04:48 AM