Dona invenire
Les voitures stationnées dans la 4e rue ouest disparaissent avant l'arrivée de la balayeuse et du camion des éboueurs
Oh la la, j’ai du mal à marcher tellement les fesses me font mal — non, ceci n’est pas dû à aucune activité particulièrement vicieuse. Mon moniteur de sport James s’est amusé à me faire faire des exercices pour les jambes tout à fait désagréables, parce que difficiles (oui, je suis pleurnicheur professionnel, c’est pourquoi je pense que j’ai raison de ne pas avoir d’enfants, question de ne pas permettre aucune concurrence chez nous dans les comportements égoïstes). Il s’agissait des squats assez lourds (un peu plus de 110 kg de charge) suivis sans repos (en super séries, c’est le pire) par des fentes pratiquées la longueur de la salle avec deux haltères assez légers — maintenir son équilibre tout en se déplaçant, déjà essoufflé à cause des squats, d’une façon plutôt inélégante le long de la salle au milieu des machines et des autres personnes, c’est ça le truc. Après une séance de jambes un peu draconienne j’ai toujours du mal à me promener le lendemain, et c’est précisément ce qu’il m’arrive aujourd’hui, quand j’ai dû aller déposer des photos numériques chez les Indiens pour qu’ils les impriment correctement sur du papier pour que je puisse, dans des cadres, les offrir aux gens à la campagne comme cadeaux de Noël. Il y a aussi un couple invité par l’amie écrivain à dîner avec nous — la femme est graphiste et le mari est imprimeur à l’ancienne — il une presse d’imprimerie dans un atelier où il fait de beaux livres à tirages réduits et des invitations élégantes pour des institutions chics et friquées comme la ce petit livre qui parles de l’histoire des couvertures des livres de poche Penguin de 1935 à nos jours. Il faut en plus que je trouve une petite quelque chose pour la mère de l’imprimeur, qui sera elle aussi à notre table de Noël.
L’amie marchande de tableaux nous accompagne aussi. C’est compliqué. Au début elle comptait aller passer les fêtes chez son frère à Sydney mais elle a attrapé la semaine dernière une grippe assez grave qui l’avait obligée à rester au lit avec une forte fièvre pendant cinq jours — ne se croyant pas prête à passer vingt heures à bord un avion, elle a donc annulé le voyage et le copain, qui est énormément plus sympa que moi, l’a invitée à passer les fêtes à la campagne. Heureusement il lui a expliqué qu’elle ne voudrait pas rester chez nous, où c’est trop petit, et elle a donc réservé une chambre à l’auberge du village. J’ai vite fait des coups de téléphones aux amis chez qui on allait pendant le week-end pour leur demander la permission de venir avec une autre personne — les gens là-bas sont simples et généreux, il y a toujours de la place pour une personne de plus, sauf bien sûr chez l’amie écrivain, qui refuse d’avoir jamais plus de huit invités assis à sa table ovale. J’ai dû trouver une place libre pour l’amie marchande de tableaux à la table d’autres amis qui la connaissent.
On y va demain soir, après avoir distribué nos primes aux types du garage (20 $ chacun).