Quietus
C’est le long week-end de Pâques qui a déjà, de toute apparence, commencé aujourd’hui. La salle de sport était vide, le restaurant espagnol hier soir était comble (notre garçon, un vieil Espagnol assez marrant, nous a dit, tout en haussant les épaules, « Ça doit être à cause des fêtes »), le téléphone s’est tu au bureau du copain, qui s’occupe à envoyer des factures (une bonne chose, il faut l’admettre). Moi j’ai eu un déjeuner agréable avec un ami carnetier new-yorkais, infiniment plus cultivé que moi (grand connaisseur, par exemple, en littérature contemporaine et en musique classique) dans un café du Village.

La façade du Café de la rue Cornélia au Village
Hier soir on a dîné avec un ami galeriste et sa femme qui habitent l’île Longue à un restaurant espagnol tout près de chez nous. Le copain nous a aidés à résoudre un problème débile concernant le site web de sa galerie pendant qu’on s’est plaint du manque d’intérêt montré par le public américain pour des expositions en galerie, qu’on néglige en faveur des grandes foires mercantiles à Miami Beach et à New-York – « l’instruction et la découverte ont été abandonnées pour le shopping ». Il est en train de préparer une exposition sur des peintres européens pour l’été où il espère avoir plusieurs peintres français.

Le restaurant Séville à l'angle de la 4e rue ouest et de la rue Charles
Au restaurant on a pris une énorme paella à la valencienne. Derrière nous il y avait une tablée de jeunes femmes qui s’amusaient avec pas mal de bruit en anglais, espagnol et français.
Les carnets de droite accusent les marins anglais de lâcheté mais tous, de gauche et de droite, semblent être d’accord que le président iranien a réussi un grand coup de pub pour lui et pour son régime. On suppose qu’il y ait eu quelque machination de la part des Britanniques ou des Américains ou des deux qui reste pour le moment voilée.