Pluviæ I
Aujourd’hui la radio nous rappelle que c’est le 95e anniversaire du naufrage du RMS Titanic.

Notre quartier, l'angle de la 6e avenue et de la 8e rue ouest, par un temps de plus en plus rare d'ensoleillement
Voici quelques photos prises pendant ces derniers jours dans de divers lieux – je vais les publier en deux billets, question de longueur.

J'avais besoin d'une margarita et l'on est donc descendu dans ce restaurant mexicain dans l'avenue Greenwich

Toujours de la pluie au quartier des grossistes en viande, où je suis allé donner une copie d'une pièce à une amie actrice patronne de restaurant

Une affiche saisissante dans la rue Gansevoort

La rue Hudson sous la pluie

Notre ancien restaurant chinois se transforme en café/boulangerie Le Pain Quotidien – c'est le sale embourgeoisement européen du quartier !

Une blague publicitaire qui compte sur une certaine connaissance de la prononciation française de « haute couture » pour nous donner, en anglais francisé, « not torture », c'est-à-dire moins pénible à porter en dépit des talons hauts

De nouvelles tours résidentielles dans le quartier de la 42e rue ouest
Jeudi soir on est allé voir un ami acteur dans une pièce Off-Off-Broadway qui a eu lieu dans un tout petit théâtre au Producers’ Club dans la 44e rue ouest.

Entrée aux théâtres du Producers' Club
À vrai dire on ne s’y attendait pas à grand-chose mais la pièce était intéressante (un peu « Les Enfants terribles » à Williamsbourg) et les jeunes acteurs de qualité. La pièce n’a duré que 50 minutes et l’on est allé dîner dans le restaurant le plus gai de New-York (à ma connaissance, qui est, je l’avoue, bien limitée) http://www.yelp.com/biz/y5F0ymNCQ8fwNbpWfkW_bQ 44X, avec des serveurs tout mignons et sympas et une atmosphère décontractée. Deux des acteurs nous ont rejoints, ainsi que la régisseuse – une soirée très amusante.

Le décor de théâtre – un appartement de jeunes à Williamsbourg

Dans la place du Héraut, en route vers le bureau du copain

De l'activité policière devant l'entrée principale du Bâtiment de l'État-Empire dans la 5e avenue
Vendredi je suis allé au bureau du copain pour lui aider à rédiger une longue proposition commerciale pour un client japonais. Vers 15 heures on a fermé l’entrée de la 33e rue au Bâtiment de l’État-Empire à cause d’un « sauteur », un jeune avocat qui s’était jeté du 69e étage. Vers 17 heures, tandis qu’on contemplait notre départ pour la campagne, l’amie marchande de tableaux nous a téléphoné – elle voulait nous montrer un appartement dans son immeuble où elle songe à déménager et puis sortir pour dîner – envie qu’elle n’a pas eue depuis plusieurs semaines. Mais elle a finalement accepté de prendre un médicament « qui rend heureux et énergique » et qui l’ont rendue heureuse ! (Et non, je ne peux pas préciser le nom de cette pilule magique parce que je ne lui l’ai pas demandé !) On est allé boire des margaritas comme au bon vieux temps (tandis qu’il faisait toujours un peu froid pour les margaritas gelées, mais il faut conserver les traditions devant tous les maux).

Dans le restaurant mexicain dans la 7e avenue où l'on a dîné avec l'amie marchande de tableaux
Pour la suite de ce billet, veuillez passer au billet prochain, Pluviæ II.
Comments
En effet la pluie est partout dans la ville aujourd'hui. Y compris dans ma chambre, à cause de cette damnée fuite!!! C'est tellement déprimant. Je veux une chambre de remplacement. ugh.
Posted by: Vincent | avril 15, 2007 01:58 PM
Edouard : si je puis me permettre, "contempler" est un faux-ami, en français on ne peut pas l'utiliser pour dire "envisager", mais seulement pour dire "regarder d'une façon soutenue, admirative".
Posted by: Otir | avril 16, 2007 10:19 AM
Merci, Otir – dans le temps, c'était sans doute le sens unique en anglais, aussi, mais comme nous sommes un groupe linguistique lâche et paresseux, ça a glissé vers d'autres significations, comme « envisager ».
Posted by: Édouard | avril 16, 2007 01:44 PM