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Lutetia emptio est

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Ah, souvenir de terroir !

Ayant fait le matin mes courses germanopratines, on est venu nous chercher vers midi et demi pour hausser un peu le niveau de notre journée de shopping parisien. Un ami parisien est venu nous conduire à la rive droite où il nous mis très à l’aise en laissant la petite voiture au New-York Garage de la rue du Mont-Thabor (à noter : le nom de la ville a toujours son trait d’union d’origine).

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La façade du restaurant Le Soufflé dans la rue du Mont-Thabor

À mon insistance nous sommes allé déjeuner, après une courte escale à la boutique Maria Louisa hommes, où j’ai vu une très belle chemise noire pour seulement 420 € – sans compter pourtant le rabais de 40 % toujours en vigueur, au restaurant traditionnel Le Soufflé. Notre ami s’est plaint qu’il n’y aurait que des Américains, les vrais Parisiens l’ayant depuis longtemps abandonné pour des mets plus exotiques tels les tapas ou les sushis mais il avait tort. Mes amis ont pris des soufflés en plat principal, tandis que moi j’ai attendu jusqu’au dessert pour m’offrir un soufflé aux framboises délicieux. Le déjeuner terminé on a continué notre exploration de boutiques de luxe, à commencer avec JAR Parfums, où un grand jeune homme nous a fait sentir des parfums un peu moisis et lourds dans des contenants de verre avec des bagues en forme de champignons, etc, et tout ceci dans une petite salle Louis XVI couverte tout à fait (y compris les meubles) en velours mauve très fin.

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La boutique parfums du joaillier JAR

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À la place Vendôme

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Copie de l'atelier de la créatrice joaillière de chez Dior, au 1er étage de la boutique de la place Vendôme

Curieux effet, qui est sans doute très chic. Un tour chez Dior, où notre ami est grand ami de la créatrice de la joaillerie et il a insisté qu’on aille voir la reproduction de son atelier de design qui se trouve au 1er étage dans la boutique de la place Vendôme. Ensuite, un tour chez Charvet pour acheter des cadeaux pour le copain (qui porte toujours des cravates, à l’horreur de l’ami galeriste) et c’est là où l’on a rencontré par hasard le commissaire-priseur vedette de la maison Sothebys à New-York, Tobias Meyer, que l’un de nous avait cru vendeur (à ma surprise, cela lui a fait plutôt plaisir).

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Élégante façade du malletier de luxe Goyard

Notre tournée de luxe a continué chez Goyard, où l’on (je veux dire l'ami parisien, qui se foutait de ma gueule, en réalité) a voulu me faire acheter une sorte de panier très chic pour la somme modique de 675 € – non, merci, quand même. On y vend des laisses élégantes pour seulement 225 €.

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Entrée de Colette, où l'on fait des travaux de voirie

On a ensuite fait Colette, l’ami galeriste s’y est acheté des CD branchés, et un peu plus loin, l’ami parisien nous a présentés au propriétaire d’un magasin de céramique extraordinaire, Astier de Villatte, où l’on a vu de vraiment très belles choses, dont des verres que je veux et plein d’assiettes qui seraient parfaites si j’avais une vie entièrement autre à celle que j’ai à présent.

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La belle façade de la boutique de céramique Astier de Villatte

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Un coin poétique dans le magasin d'Astier de Villatte

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Et les verres à vin dont j'ai grande envie

C’est ça qui est le pire dans le shopping – on se rend vite compte de combien sa vie n’est tout simplement pas à la hauteur des objets qu’on a envie d'acheter. On n'y peut rien, c'est comme ça !

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Mes verres à vin iraient parfaitement avec cette petite maison de gardien à Bagatelle

L’ami parisien a voulu ensuite nous montrer les roseraies du parc de Bagatelle, dans le bois de Boulogne et on y est donc allé, sous un ciel plutôt gris et menaçant, et c’était magnifique.

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Vue de l'Orangerie

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Une folie architecturale dans le jardin

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Il s'agissait en fait du 100e concours international des roses (et c'est beaucoup plus sage et utile qu'une petite guerre en Irak, par exemple)

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Il y a plein de paons qui crient comme des enfants

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Un faune pensif dans le jardin potager et anglais, à côté des écuries

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En rentrant vers la voiture, on passe ce paon et cette belle pagode

Mais nous, après des heures et des heures de marche, on était crevé. L'ami parisien nous a déposés à la porte de la Muette d’où on a pris un taxi pour rentrer à l’hôtel — voyage infernal, embouteillages un peu partout, chauffeur irrité — mais bon, on a finalement été déposés pas loin de chez nous. Hop, une douche éclair et changement de chaussettes et je suis reparti pour rejoindre des amis chez eux à côté du Louvre. On a dîné ensemble au Café Marly, à l’extérieur, où il a fait un peu plus frais après une brève averse. Je suis rentré à pied par le pont du Carrousel.

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La pyramide illuminée

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Une façade de cour illuminée (je ne me souviens plus du nom de l'aile)

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Vue nocturne de la Seine et de l'Institut à partir du pont du Carrousel

Comments

édouard, je me suis régalé plus encore qu'à l'accoutumée. merci mille fois.

Edouard, vous me rendez nostalgique :-(

Merci pour le lien vers le site d'Astier de Villatte, le design est parfait, beau, fonctionnel, original, met en valeur les produits presentes... C'est rare !

L'a pas l'air d'etre tout neuf le garage mais c'est assez amusant !

Que de souvenirs avec le parc de Bagatelle...

Connaissez vous l'auberge du bonheur à Boulogne Edouard ? Pas aussi chic que les restaurants que vous avez faits aujourd'hui mais quand il fait beau c'est l'endroit rêvé pour y dîner en amoureux...

meme poésie à Paris qu'à NYC...... Merci

C'est marrant, ma soeur a travaillé pour Astier quelques années (maintenant ils vendent ses créations). Leurs verres sont effectivement un récipient idéal pour le vin, cependant l'irrégularité et la finesse des assiettes les rend délicates à utiliser.

C'est la première fois que je lis une comparaison entre le cri d'un enfant et la cri d'un paon, bien vu.

Si Proust a sa madeleine, moi j'ai Sale Bête...

(voulez-vous que je me renseigne pour une expédition de verres à N-Y ?)

louis : inutile de vous renseigner ... c'est mon métier (entre autres) et j'ai déjà travaillé avec astier vers montreal ;)

@Wam: Oui, mais auriez-vous de meilleurs tarifs que les miens sur les verres ?

n’oubliez pas la passerelle Simone de Beauvoir, je l’ai découverte et la trouve trés réussie malheureusement pas comme la nouvelle rive gauche qu’elle relie...

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