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Hospes II ( et III)

Pour continuer mon rapport:

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L'avenue du Parc

Vendredi dernier on est allé dîner avec la nièce du copain et l’ami galeriste au restaurant Sant’ Ambrœus, bourré de monde – l’ami galeriste a dragué tous les serveurs et eux, ils n’ont eu aucune hésitation à nous taquiner à leur tour. « Is this soup hot ? » le copain a demandé au jeune et beau serveur portugais (il s’agissait d’une crème d’asperges), ce à quoi le serveur, tout souriant, a vite répondu « Everything I serve is hot ». Au même serveur, pendant que celui-là versait du vin (un excellent valpolicella de la Vénétie) dans le verre devant l’ami galeriste, il lui humait le poignet, son nez effleurant presque la peau du jeune homme. Le serveur a vite terminé sa tâche et a retiré sa main de l’inspection de l’ami galeriste, qui s’est relevé tout souriant en déclarant « Ça marche à tous les coups – on vous verse plus rapidement et on a toujours plus que d’habitude dans son verre. » La nièce n’avait jamais vu de chose pareille (moi non plus, d’ailleurs) et elle en était étonnée et divertie à la fois, tout comme nous – et le serveur.

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Dans la rue du Prince, à Soho

Samedi on est allé chez Bloomingdales à Soho à la recherche d’une robe d’été pour la nièce qui fait un voyage au Belize en fin août mais il n’y avait rien qui lui a plu.

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Devant le Mercer Restaurant de l'hôtel Mercer

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La décoration toute minimaliste de la table à côté de la nôtre

On a déjeuné dans le restaurant (trop) branché The Mercer Kitchen de l'hôtel Mercer et ensuite on est allé trouver le magasin revendeur de porcelaine Astier de Vallatte qui s’appelle John Derian et qui se trouve dans la 2e rue est.

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Mon hambourgeois au fromage avec des frites

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Des sculptures murales insolites dans la rue Bond

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Il y a plein de tentations chez John Derian dans le Village-Est

Trop de belles choses (y compris des couverts Astier, que je n’avais pas vus à Paris), mais il a fallu passer à Bergdorf’s (rien) et à Barneys (toujours rien – tout est en noir) avant de terminer notre course de magasinage de nouveau chez Bloomingdales, mais cette fois dans le magasin original, où la nièce a été immédiatement captivée par un sac à main Coach que le copain lui a offert à la place de la robe introuvable.

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Devant le théâtre Palace

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Le rideau

On s’est retrouvé, le copain et moi, la nièce et les parents (ou grands-parents) devant le théâtre Palace dans la 7e avenue à 19 h 45 où nous avons vu Legally Blonde. C’est une production ironique, pleine d’humour assez gras, qui nous présente même deux chiots vivants sur scène et qui nous offre, à la fin, le « happy end » tant souhaité et attendu (cette phrase « française » me fait sourire, car en anglais on dirait plus naturellement « happy ending » pour signifier la fin heureuse d’une histoire, mais c’est comme un « shampooing » (surtout prononcé à la française) ou un « lifting » qui chacun laisserait perplexe la ménagère moyenne d’Iowa).

Quittant le théâtre on est allé « souper » au café Un Deux Trois où il n’y avait que très peu de monde, à notre surprise (faute du week-end estival, selon notre serveur), à part une tablée d’acteurs, dont certains étaient super canons !, y compris l’une des vedettes de Legally Blonde.

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Les amis et les acteurs dînent en même temps que nous dans un restaurant presque vide

Ayant fait monter les parents et la nièce dans un taxi, le copain et moi, nous nous sommes dirigés vers le métro.

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Les néons de la place du Temps

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Des Juifs dansants, ce qui amusait beaucoup les foules diverses de samedi soir

Arrivés au Village, le copain a voulu prendre un dernier verre à Marie's Crisis, où l'on a donc salué la Fierté gaie avec plein de pédés et d'ami(e)s aux gai(e)s en chantant par exemple morceaux célèbres de l'œuvre de Stephen Sondheim (Being Alive, The Ladies Who Lunch, etc.) avec, parmi d'autres, une paire de jeunes avocats venus de Washington DC.

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Les pédés (et leurs ami(e)s) fêtant la Fierté gaie (l'émeute a eu lieu à seulement quelques pas de ce bar, ce que le pianiste nous a rappelé) à la Crise à Marie

Dimanche on est allé à la messe (et non, je n’ai pas pris feu, en dépit des menaces répétées du copain à côté quand j’ai refusé de m’agenouiller) pour voir l’oncle prêtre, après quoi on est passé au restaurant La Goulue, où l’on a pris le brunch avant d’accompagner la nièce à l’aéroport pour son vol de retour à San-Francisco.

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Ma salade niçoise chez La Goulue

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Un pied-à-terre de 25 pièces à New-York, sur l'avenue du Parc, pour le prix modique de 29 500 000 $ – ça a été même soldé !

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À la gare de Jamaïque, où l'on fait la correspondance pour l'aérotrain pour l'aéroport J F Kennedy

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Le hall de l'aérogare

De retour chez nous, des amis nous ont demandé de prendre un verre avec eux pour fêter la Fierté gaie, ce qu’on a fait dans un restaurant du coin avec des margaritas. On n’avait en effet rien vu de la Marche et ce n’était qu’en rentrant du métro de la 14e rue qu’on a remarqué des gens qui brandissaient des petits drapeaux arc-en-ciel – il y avait pourtant une véritable foule en dehors du bar lesbien The Cubbyhole dans la 12e rue ouest et ensuite on en a vu une autre devant le restaurant lesbien Rubyfruit dans la rue Hudson – l’un de nos amis nous a dit que la marche avait été marquée par une très forte participation de lesbiennes. (Mon coiffeur s’en est plaint en me coupant les cheveux : « Mais où sont-ils partis, tous les hommes ? »)

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Les filles s'amusent devant le Rubyfruit dans la rue Hudson

Depuis c’est la chaleur et l'humidité – et l’arrivée inattendue de mon neveu de Philadelphie, qui cherche un travail et un appartement (colocation temporaire) à Manhattan pour les deux mois d’été qui restent. Il nous a téléphoné hier soir vers 22 heures et l’on a dû vite préparer le futon. C’est quand même un garçon très désorganisé, presque paumé, et d’une lenteur… Je suis heureux que je ne sois pas parent – ça m’énerve trop, la progéniture. Mais ne vous inquiétez pas – je lui ai donné à manger, on est allé prendre le petit déjeuner dans un café du quartier, donc il ne va pas mourir de faim avant son retour à Philadelphie (ben, à la banlieue de cette ville).

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