Domi

On en voit de la bougainvillée à la Côte d'Azur – cette maison se trouve à quelques pas de la chapelle conçue par Matisse
Cette fois il fait plutôt bon d’être de retour chez nous – notre séjour sur la Côte d’Azur, quoique trop court pour nous avoir permis de vraiment nous reposer, a été formidable – on a eu la chance de découvrir de nouveaux coins (par exemple Biot et St-Paul-de-Vence) et d’en revoir d’autres avec plaisir et intérêt, tels Villefranche et Beaulieu-sur-Mer. Qu’est-ce qu’on a bien mangé (l'accueil et la cuisine chez Josyjo à Cagnes-sur-mer étaient inoubliables (pigeon grillé, miam) et Mme Bandecchi est une femme formidable) ! Les prunes jaunes et les abricots, du loup de mer merveilleux grillé à deux pas, vraiment, de la mer à L’Esquinade dans un crépuscule aussi doux et soyeux que du velours rose pâle. Une fraîcheur délicieuse chaque matin, quand le soleil venait réveiller les vignes devant nos fenêtres. Ce vin rosé couleur pêche de chez le château des Marres à quelques kilomètres seulement de la maison, et celui, encore plus pâle, qu’on achetait en boîtes chez les caves coopératives des Celliers de Ramatuelle. Ces incroyables chants d’oiseaux (rossignol ?) le matin que le copain a cru au début venir d’un réveille-matin élégant mais invisible.

Une statue Mirò parmi les pins de la Fondation MaeghtM à St-Paul-de-Vence

Une vieille fontaine dans une place à St-Paul-de-Vence, où j'ai bu ma première mauresque !

Du pittoresque, il y en a presque trop ! Voici une ruelle de St-Paul
Mystères divers de là-bas : Pourquoi personne ne sait-il comment jouer correctement au kadima (jeu de tennis de plage, non pas le parti politique israélien) ? Les joueurs sur la plage de Pampelonne sont pour la plupart péniblement maladroits – à côté d’eux, les tennismen de plage de l’Île du Feu auraient droit à se présenter à Wimbledon (et en Speedo, ça serait super, non ?)

Je sais bien que je fais preuve ici d'un affligeant manque de goût architectural mais j'avoue adorer ce genre de bâtiments super français de la Belle Époque, même « gâteau de mariage » , comme celui-ci face au port à Beaulieu-sur-mer

La marina de Beaulieu, avec au fond la Villa Kérylos, maison « néo-grecque » construite par Théodore Reinach

Le péristyle sobre de la Villa Kérylos, avec un bel oléandre rose
L’un de mes amis m’a donné une petite nouvelle d’été rédigée sans doute en deux secondes par une fille très très maligne et drôle qui s’appelle Alix Girod de l’Ain – ce petit tract – une Bildungsroman à la Legally Blond – était joint à un numéro d’Elle et il s’appelle Une Blonde au Cap Ferret (on en trouvera un commentaire intéressant ici, chez une carnetière qui connaît la région). Dans cette histoire, la belle Tropézienne Lucie, junior manager des relations publiques pour D&G et qui vit à Paris avec son homme Pierre, va passer quelques jours chez les parents de celui-là, qui ont une grande maison dans les Landes, au bord de la mer et des dunes. Elle s’y prépare :
« Elle y venait pour la première fois, mais ses amis l’avaient mise en garde : c’était l’Atlantique, les familles de quatorze enfants, le vent glacial, le crachin, les cabans, les jupes au genou, gare au fashion faux pas. » Mlle Girod de l’Ain a du talent et elle m’a fait beaucoup rire, allongé sur le sable de Pampelonne à lire son œuvre, comme je l’étais, sur ma serviette de plage élimée de chez Hermès et habillé en Vilebrequin rayé bleu « vintage » comme les maudits Bordelais.

Le salon super néo-grec de la Villa Kérylos – serait-elle acceptable, je me demande, dans les Landes, cette décoration un peu, euh, dure ? Il va falloir y aller pour savoir.
On est rentré à temps pour entendre parler (voir ? participer ? fêter ? déplorer ?) du mini-krach boursier d’hier. Jérôme le banquier a publié un article détaillé là-dessus chez European Tribune. Notre tiers-mondisation procède de jour en jour – mes excuses à Patrick, qui vit dans un Buenos-Aires de rêve, il me semble, on en viendra bientôt à notre propre niveau « argentin » – c’est-à-dire, devise sans valeur réelle, taux d’intérêt élevés, de riches profiteurs qui garderont leur argent à l’étranger, dans des paradis fiscaux amis (quoi !!! vous dites qu’on le fait déjà!!?? Comment cela ??), et tout le reste. Cela me rend malade de souffrir la pagaille inutile qu’on nous fait tous endurer à l’immigration à JFK et des autoroutes toutes bouchées pour aller à Manhattan (on devrait ajouter un tunnel ou un pont) tout en me rendant compte du gaspillage d’argent, à peine calculable, mais approuvé et dépensé par une grande majorité de nos représentants pour « payer » (euh, emprunter de l’argent aux Chinois) cette fantaisie illégale et autodestructrice qu’est la « guerre » en Irak. Les empires peuvent tomber de la fatigue structurale de leurs sujets, poussés par les faits à un égoïsme préventif qui dénoue finalement la société.

La mer Méditerranée et les toits de quelques propriétés de luxe au Cap Ferrat – est-ce là où, comme les ex-dictateurs africains, les milliardaires américains vont se réfugier contre les foules enragées ?
Dans la politique des accusations ici, on pose la question aujourd’hui sur qui a finalement téléphoné à l’épouse du ministre de la Justice lors de l’hospitalisation de celui-ci pour lui demander permission d’aller à l’hôpital pour discuter d’un sujet d’écoutes (plus ou moins) légales (et qui sait, en fait, puisque c'est toujours « top secret » surtout quand il s'agit de crimes, n'est-ce pas) ?

Le petit port de Villefranche-sur-mer, un peu perdu dans l'explosion immobilière des environs

Vue d'une partie du Welcome Hotel à Villefranche, où Cocteau et compagnie sont descendus avant de rester chez Mme Weisweiler à Santo Sospir – on peut voir la petite chapelle St-Pierre, entièrement décorée à l'intérieur par Cocteau, sur la page d'acceuil du site de l'hôtel

Buste de Cocteau qui se trouve au port – la légende est ceci: « Quand je regarde Villefranche, je vois ma jeunesse – fassent les hommes qu'elle ne change jamais. » Dommage qu'on n'ait pas vraiment écouté ses conseils (sur sa jeunesse ainsi que sur la ville).
On ment mais, pour l’apparatchik républicain comme Gonzalez et la plupart des autres, mentir pour le bien du Leader n’a rien de problématique – c’est toujours okay. (Sinon les sales démocrates, traîtres et homos et athées et on ne sait plus trop, tellement ils sont contaminés d’idées dégoûtantes, gagneront et ce sera l’Apocalypse, mais non pas celle qu’on recherche et qu’on attend – mais le règne apocalyptique de la Bête de Babylone, c’est-à-dire, de Hillary !)

On ne faisait pas seulement des visites super culturelles et tout et tout, mais il y avait aussi des escales chez le Casino Géant de Vence, où l'on était très gentil mais où il a fallu nous battre avec des Néerlandais intransigeants qui ne voulaient pas faire la queue comme tout le monde (ou presque) – et il y avait aussi cette femme qui, tout d'un coup, voit qu'elle avait oublié son porte-feuille – du culot, non?
Comments
Edouard, le nouveau monde c'est ici maintenant ! Nous allons bientôt avoir droit au changement dans la continuité, un thème bien connu des société avancées, c'est vous dire…
Posted by: Patrick | juillet 27, 2007 11:55 AM
Vous n'avez pas essayé à Théoule le restaurant du "père Pascal" ? un délice des yeux et des papilles. Pour nous ce périple sera en septembre.
Posted by: mab | juillet 28, 2007 01:57 AM