« Opera artis et artifices | Main | Mercatus »

Cogitationes æstivæ

duboisbeachrocks.jpg
À la plage DuBois à Pierreville – les gosses cherchaient un corps de rat mort dans les roches

C’est vrai qu’on a un peu le cerveau mou ces derniers jours d’été – plus de voyages, les esprits tournés vers l’automne et la rentrée. On accueille la nouvelle de la démission du diabolique Rove avec un mélange de soulagement, d’indifférence (« c’est trop tard »), ou de soupçon. On a aussi l’impression que les soubresauts dans les marchés financiers n’ont pas fini, ce qui inquiète beaucoup plus de monde que la carrière future de Rove – et ceux-là ne veulent pas voir que ces deux choses sont liées.

Il m’est arrivé la semaine dernière de tomber sur un carnet très intéressant chez Salon qui s’appelle « Ask the Pilot » – voyager en avion est pour moi l’équivalent d’aller voir des films d’horreur pour les ados (et Matoo), donc je ne résiste pas aux infos dites « privilégiées » de pilotes et d’autres professionnels de l’air. Le carnetier Patrick Smith note que deux lignes aériennes, Air New Zealand et Air Canada, offrent à ses clients la possibilité d’aller d’Auckland à Londres ou de Sydney à Vancouver sans escale aux USA (à Los-Angeles pour le vol Auckland-Londres et à Honolulu pour le vol Sydney-Vancouver). Pourquoi ? Parce qu’on n’a pas envie de se retrouver dans la position « douteuse » (pour parler bien indirectement) de Maher Arar, saisi par erreur (et aussi sans doute par manque de souci du détail) par les autorités américaines à l’aéroport J F K à New-York en septembre 2002 lorsqu’il s’y trouvait en transit entre la Tunisie, où il avait passé des vacances de famille, et sa maison à Ottawa, et ensuite rendu (illégalement) en Syrie, où il est resté un an et où il a été torturé pendant ce temps. Naturellement, les touristes chercheraient à éviter de telles « mésaventures » en évitant de transiter tout aéroport américain. Le pilote se demande : « What have we come to ? » (Faut demander à M. Rove, peut-être ?)

Cécilia Sarkozy a-t-elle manqué au respect dû à la présidence des États-Unis en déclinant une invitation à déjeuner chez les Bush pour cause de « maladie » fictive (à savoir, une « angine blanche ») ? À vrai dire, il n’y a que très peu de gens qui s’en inquiéteraient – je n’ose pas imaginer le pourcentage d’Américains qui pourraient nommer le président français actuel, et en ce qui concerne sa femme….

Autour de nous les gens s’en vont : la mère de l’amie partenaire en course est morte dimanche après-midi, à l’âge de quatre-vingt-treize. C’était une femme très gaie, très digne, qui ne s’est jamais plainte de rien. La messe funéraire aura lieu ce jeudi matin au Connecticut.

L’amie marchande de tableaux est hospitalisée depuis quelques jours, on ne sait pas trop à cause de quoi. C’est le corps qui se rend morceau après morceau devant la maladie. La famille s’assemble.

Comments

Je suis désolé d'apprendre de l'hospitalisation de votre amie marchande de tableaux.

Post a comment