Mercatus

Tous comme les démocrates au Congrès, ces trois bonhommes ne savent pas quoi faire précisement avec le bateau qu'ils cherchent à remettre à flot – voici un métaphore !
Il y a déjà la question de préjugé linguistique, du moins en anglais : on l’appelle le « free market », tout le monde (à part les gros méchants comme Staline ou Castro ou, euh, Chavez) aime ce qui est « free » et l’expression implique naturellement que son contraire serait un marché « blocked, bound, restricted, imprisoned » ou tout simplement « unfree » pour des causes diverses – et personne pourvu d’un soupçon de sens commun ne serait heureux de participer à une économie si « douteuse » ? Mais ce « free market » ne serait-il qu’un mythe utile, qui sert à séduire la masse d’investisseurs à verser leurs sous dans des plans d’investissements qui ont été finalement organisés en faveur des grandes banques, des grandes sociétés financières ? L’action de la Fed vendredi matin laisse à se demander si les marchés sont vraiment « libres » ou s’ils sont finalement truqués en faveur d’une classe privilégiée. (Et notons la hausse extraordinaire des valeurs à la bourse de New-York en fin d’après-midi juste avant seize heures et la divulgation ce matin de la nouvelle d’une baisse du taux d’intérêt – coïncidence ou affaire d’initiés ?)

Devant le pavillon Milstein de l'hôpital Presbyterian Columbia
Une semaine mouvementée – on est allé voir l’amie marchande de tableaux à l’hôpital, mais on lui donne des piqûres contre la douleur qui l’endorment – je l’ai vue donc au lit, où elle dormait très profondément. Elle nous a téléphoné plus tard pour s’excuser d’avoir été « mal élevée ».

Vue sur le Hudson depuis la salle d'attente du 6e étage, où l'on a bavardé avec les parents et le frère de l'amie marchande de tableaux
Mercredi soir, lourd et incroyablement humide, on a dîné dans le quartier avec les parents du copain et l’ami galeriste – le petit carrefour entouré sur deux côtés de restaurants ouverts sur les trottoirs semble être devenu un campo vénitien en plein Manhattan – des gens en t-shirts et shorts flânaient au milieu des rues presque vides de voitures, à part une belle Bentley d’où sont sortis un vieux et une jeune femme qui espéraient dîner (il leur a fallu attendre). On fumait des cigarettes, on s’embrassait, on bavardait en attendant une table, les garçons en chemises roses se faufilaient entre les clients assis et debout, les passants, les chiens.

L'extérieur de l'église Ste-Rita à Hamden, juste au nord de New-Haven
Jeudi matin on est allé assister à la messe funéraire pour la mère de l’amie partenaire en course dans un petit village juste au nord de New-Haven – il nous a fallu quitter Manhattan vers 7 h 15 pour être sûr d’y arriver à dix heures.

L'intérieur de l'église – avis au public, Sainte Rita est la sainte des "cas « difficiles (voire « désespérés »)" – utile à savoir, non ?
Il y avait plus de monde que je n’avais attendu – toute sa « promotion » de la maison de retraite où elle vivait était là. Ensuite on est allé déjeuner dans une salle privée au restaurant de New-Haven, l’Union League Café.

L'entrée de l'Union League Café dans la rue de la Chapelle

Le déjeuner en l'honneur de la défunte
Jeudi soir, l’ami péruvien est venu nous voir – il avait parlé avec sa mère à Lima qui allait bien en dépit du tremblement de terre là-bas. On a mangé espagnol – avec, bien sûr, force sangrias.

Il est toujours agréable de quitter Manhattan un vendredi soir de tempête en été
Vendredi soir on est allé à la campagne. Non, je n’ai pas assisté aux funérailles de Mme Astor à l’église anglicane et délicieusement homophile de St-Thomas. La liste des invités était pleine de pédés plus ou moins publics – la plupart sont des gens qui l’amusaient, qui la faisaient sortir ou à qui elle donnait de l’argent.

Nos monolithes – une tour Trump (encore une !) et l'ONU
Voici un carnet politique américain que je viens de découvrir : No Comment. Intelligent, bien écrit, et offensé par les crimes du régime Bush. Et l'auteur cite Mme de Sévigné !
Il est drôle les choses qu’on trouve sur Internet : voici la carte des cibles nucléaires de l’état de New-York établie par l’Agence de gestion d’urgence fédérale (FEMA) en 1990. Heureusement qu’à Manhattan, on n’a que très peu de chance de survivre.

La nouvelle tour résidentielle Avalon à la Nouvelle-Rochelle, dans le comté de Westchester au nord de New-York
En rentrant dimanche dernier on a fait une escale à la Nouvelle-Rochelle à la demande de l’ami ex-Marine qui vient de louer un appartement dans un gratte-ciel résidentiel dans cette ville de banlieue au bord du détroit de l’île Longue.

La piscine Avalon avec, au fond, une nouvelle tour Trump (copropriété)

La salle de sport au rez-de-chaussée

La cuisine « ouverte »

Une partie du salon
Ça lui coûte 1.800 $ le mois, y compris les frais de salle de sport, et il n’est qu’à 30 minutes de trajet en train de la gare Grande Centrale, à deux pas de son boulot.

On fait la queue pour les légumes au marché de samedi de Pierreville