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Salus (pars secunda)

L’amie marchande de tableaux est sortie hier des soins intensifs et a été placée dans une chambre « normale » qui se trouve dans le même étage (le cinquième) mais un peu plus au nord, et sans vue sur le fleuve de l’Est et l’île de Roosevelt. On est en période de pause convalescente où l’on ne prévoit pas d’interventions médicales. La pression sanguine remonte, mais lentement. Les leucocytes baissent. Elle n’est attachée qu’à une seule perfusion, celle de l’antibiotique, ce qui veut dire qu’elle peut quitter son lit et marcher un peu dans les couloirs de l’hôpital. Ses parents sont venus du Colorado.

Le discours hier soir de Bush n’a rien changé, comme prévu. Le public américain est contre la guerre, mais d’une façon assez molle, c’est vrai, et je pense qu’il va falloir un désastre important (ou, pour faire plus moderne, télégénique) genre Têt 1968 ou Beyrouth 1983 avant qu’il n’insiste sur une résolution définitive de cette intervention insensée. Donc, encore des morts inutiles.

La crise bancaire se manifeste en Angleterre maintenant – et j’avoue que j’adore le nom de cette banque en crise : Northern Rock.

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Bonne courage a vous et a votre amie.

CL

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