Miscellanea

Hier on a fait de la pub aérienne pour l'admission de Taïwan à l'ONU au-dessus de Manhattan
Il est difficile pour tout le monde d’être une maman « parfaite » - ce billet assez drôle, d’une Américaine bien francophile, décrit la différence entre les mamans qui sont ou « slummy » ou « yummy » ou tout simplement « dummy » (la phrase drôlement familière « yummy mummy » est d’origine anglaise – et de Londres sans doute, et veut dire une belle jeune mère à la fois soignée et sexy.) C’est un phénomène qu’on reconnaîtra à Manhattan et à Paris, aussi bien qu’à South Kensington.

Il n'y avait pas que la fumée publicitaire, il y avait aussi ce panneau tiré par un petit avion
L’expulsion imminente de l’Irak des hommes de sécurité (aussi connus sous le terme de « mercenaires ») de la société Blackwater n’est pas à me déplaire, mais je pense qu’on va en toute probabilité s’arranger pour leur permettre de rester dans le pays, à tuer n’importe qui à n’importe quel moment sans peine aucune. Ah, c’est bien ça, l’impérialisme, n’est-ce pas ? On n’a pas à s’excuser de rien.

La porte d'entrée de l'université Rockefeller dans l'avenue York
L’amie marchande de tableaux va de mieux en mieux – elle va probablement rentrer chez elle demain ou après-demain. Je suis allé la voir à l’hôpital hier après-midi – c’est un drôle de quartier, cet arrondissement un peu particulier entre le fleuve de l’Est et la 1ere avenue, la 59e rue au sud et la 70e rue au nord, où l’on trouve les immeubles silencieux de l’université Rockefeller (institut voué exclusivement à la recherche médicale, en collaboration avec la faculté de médecine de l’université Cornell) et l’hôpital de New-York qui est devenu l’hôpital New York Presbyterian, l’immense hôpital enseignant, à deux grands campus, des universités Columbia et Cornell. L’amie marchande de tableaux se trouve au 5e étage dans la section Nord. Je suis resté dans sa chambre quelques minutes seulement, à bavarder devant ses parents, qui sont gentils mais péniblement ennuyeux et qui sont certainement deux des raisons les plus importantes pour lesquelles elle s’était réfugiée à New-York il y a des années.

La piste de danse à Dixon Place
Rentré chez moi, j’ai regardé la TV avec le copain, qui n’a pas voulu nous accompagner, l’ami galeriste et moi, à une soirée de danse à l’espace d’avant-garde Dixon Place qui se trouve au 1er étage d’un marchand de matériel de cuisine dans le Bowery.

Les spectateurs à Dixon Place
On nous a présenté quatre pièces de quatre chorégraphes dont le premier, un Coréen qui habite et travaille à New-York, a dansé un solo le long de cette bande d’étoffe blanche décorée de pierres arrondies et de chaussures. Il y avait une femme qui a découpé en hurlant un petit mannequin fait de morceaux de baguette, après quoi elle nous a distribué les morceaux en disant « the bread of life » – c’était pas mauvais, le pain ! mais j’étais le seul à le manger – cela m’a bien sûr rappelé les mystères éleusiniens de ma jeunesse, ainsi que la messe catholique, mais bon… Après le spectacle, on est allé manger dans le restaurant très branché Gemma, dans l’hôtel Bowery. Pas moyen d’avoir une table avant une heure, on a trouvé des tabourets au bar et finalement on a mangé là. C’était bon. Le barman, qui s'appelait Case et dont l'avant-bras droit était tout tatoué, était agréable.

Vers la salle à manger centrale

Vue du bar en fin de soirée
Vers 11 heures on est allé, l’ami galeriste, un ami à lui qui est sympa et moi, au Bowery Bar, qui se trouve à deux pas du restaurant, pour la soirée gay Beige. C’était la première fois pour moi (je suis toujours très, très en retard) de visiter ce haut lieu de la vie homo new-yorkaise, que j’ai boudé exprès pendant des années, sans raison particulière à part mon horreur pour les endroits trop à la mode. Mais il s’agit en fait d’une sorte de Biergarten bondé de homos dont la plupart ont entre 25 et 35 ans.

Du monde à Beige à faire du S/M, c'est-à-dire, Standing et Modelling
L’ami de l’ami galeriste, ancien play-boy à présent (quasi) réformé, connaissait pas mal de monde, dont un dealer accompagné d’une grande fille blonde, sûrement mannequin, avec qui ils sont tous les trois entrés aux toilettes femmes pour partager un peu de coke (moi, j’ai été sage et j’ai refusé l’invitation, m’en tenant à mon verre de rouge à peine buvable). Il y avait aussi un type qui s’appelait Patrick qui s’est attaché à nous comme un petit chien perdu (pourtant musclé et assez beau, mais aussi agaçant) – il cherchait apparemment à se faire payer des boissons par nous. Il y avait du monde, quelques connaissances, de beaux visiteurs de Berlin et de Los-Angeles.

En sortant je prends une photo de l'entrée
J’ai dit bonsoir à l’ami galeriste vers 1 heure et comme il faisait très doux, je suis rentré chez moi à pied.

Les phares de taxi dans la 6e avenue