Puella

Une drôle d'affiche vue dans le Village de l'est
Cela m’a fait du bien de passer quelques journées en compagnie d’une jeune fille de dix-sept ans qui n’a pour le moment que des accointances fictives dans le monde des morts. Elle était belle, charmante, riante, tout à fait ravie de se trouver pour la première fois à New-York avec son oncle homo qui l’a comblée de cadeaux de luxe. Dimanche on est allé voir Xanadu, marrant et satirique, et on l’a fait dîner à Gemma après une longue promenade à travers les Villages de l’ouest et de l’est et une partie du « Côté oriental inférieur » avec ses nouvelles boutiques et galeries jeunes et branchées.

Des chaises un peu « spéciales »

L'inauguration d'un petit parc restauré devant l'église ND de Pompéi, centre de la communauté italienne du Village-Sud
Lundi on avait rendez-vous devant la succursale de Soho du grand magasin Bloomingdales. Là on a découvert que la nièce, qui est toute mince, désirait beaucoup plus avoir de nouveaux jeans qu’une nouvelle robe BCBG (quelle surprise !) – la marque de choix étant True Religion. Mais Bloomingdales n’avait pas sa taille et la vendeuse nous a gentiment conseillé de passer à la boutique qui se trouvait « à deux pas du magasin Apple dans la rue Prince » – conseil qu’on a suivi avec gratitude parce qu’on a réussi à trouver les jeans corrects.

Un mannequin et les glaces dans la boutique True Religion à Soho

Il faut choisir correctement !
Après un bon déjeuner au Mercer Hotel, on a pris le métro pour la 59e rue et la 5e avenue, où le copain lui a acheté un petit iPod Nano dans le magasin Apple bondé de monde.

On descend l'escalier au magasin Apple dans la 5e avenue, la tour GM à l'arrière-fond

Vue de la tour de l'hôtel Sherry-Netherland à travers l'escalier du magasin Apple
Comme il est maintenant une tradition d’acheter des sacs à ses nièces en visite à New-York, on lui a demandé quelle marque l’intéressait. « Longchamp » nous a-t-elle répondu . On s’est dirigé donc vers la boutique Longchamp dans l’avenue Madison où elle a choisi une version très chic du Tote bag X Light en aubergine.

Le fond de la boutique Longchamp dans l'avenue Madison
Ensuite c’était les chaussures, où dans une boutique Unisa recommandée par la belle-mère du copain qui était avec nous, on a trouvé de beaux hauts talons en suède noir « pour un tiers du prix dans les autres magasins par ici » selon la belle-mère avisée. On a ensuite fait le tour de la boutique Armani et celle d’Ungaro, en dépit des vendeuses habillées en noir à l’air méchant et ennuyé qui, assises d’un énorme pouf au milieu du magasin, guettaient les passants dehors sur le trottoir à la fin de leur journée. Avant de rentrer à l’appartement, on a fait une brève escale chez Barneys (où j’ai revu « ma » veste en velours bleu Armani – celle que je me suis promise si je vendais un scénario à Paramount, par exemple, ou que l’on me monte une pièce à Broadway – dont le prix a augmenté de 200 $ depuis l’année dernière, à un montant actuel de 2 950 $ ! – ah, ces sacrés Italiens, va !).

On prépare déjà la décoration macabre pour la fête de Halloween
Selon l’ami galeriste, le rayon parfums au sous-sol de Barneys est le meilleur de New-York. On y est descendu donc pour sentir les nouveautés de Paris et la vendeuse, une vieille dame à la fois adorable et discrètement cinglée, nous a fait sentir les derniers http://www.salons-shiseido.com/francais/html/parfums.htm parfums de Serge Lutens ainsi que pleins d’autres, d’Annick Goutal, par exemple, et de parfums « éditions » de Frédéric Malle. On en a trouvé un beau pour la nièce, floral et léger.

Une jeune fille contente !
Mardi j’avais promis à un ami en visite de Los-Angeles de l’accompagner à l’île aux Conils. Il faisait gris et humide, un vrai temps d’octobre, en fin de compte, et le côté un peu lugubre du temps a souligné le côté négligé de cette ancienne station balnéaire populaire, depuis deux semaines fermée pour l’hiver.

Le terminus de trois lignes de métro

Le bel immeuble Childs qu'on espère restaurer bientôt se trouve sur la promenade des planches

La promenade des planches est presque déserte – il n'y a que nous et quelques touristes européens

J'ai des moments quand j'aimerais bien pouvoir jouer à ce jeu !
On y tournait un film devant le Wonder Wheel – la Grande Roue à Merveille. Il y avait quelques clients chez Nathan’s (où l’on vend des cuisses de grenouille !).

La Grande Roue à Merveille à l'île aux Conils

De la haute cuisine au bord de la mer

La célèbre montagne russe Le Cyclone
On est reparti déjeuner à Bar Tabac, un bistro français que j’aime bien et qui se trouve dans la rue Smith, dans le quartier de la Colline de Boerum.

Plein de marques françaises dans cette photo
Notre jeune serveur français portait un t-shirt moulant rose et flatteur d’Abercrombie – il avait grand mal à prononcer le mot « spinach », ingrédient dans la soupe du jour, c’était charmant. Ensuite j’ai fait voir à mon ami angélène le quartier chic des Hauts de Brooklyn et le nouveau quartier branché de Dumbo, qui est un sigle transformé en terme géographique qui veut dire « Down Under [the] Manhattan Bridge Overpass ». C’est un quartier curieux, on y trouve deux librairies intéressantes, dont PowerHouse Books et P.S. Bookshop (livres d’occasion, où j’ai trouvé par exemple le délicieux « Savoir-Vivre international » publié en 1950 avec la participation de Pierre Daninos).

Une partie du pont de Brooklyn avec l'ancien poste de bateau pompier du ferry de Fulton, maintenant aménagé en glacier

La ligne des toits à Manhattan

Dans la belle librairie PowerHouse à Dumbo – c'est trop luxueux pour durer
Rentré à Manhattan, on a pris un verre chez nous avant d’aller dîner à El Faro, vieux restaurant espagnol qui date de 1927 et qui ne va certainement pas durer longtemps, vu l’apparition récente de voisins nantis tels Christian Louboutin qui eux peuvent se payer des loyers sûrement plus élevés que ces vieux restaurateurs espagnols.

Une rue sombre à Dumbo, avec le pont de Brooklyn au fond
On est en train de préparer le service commémoratif pour l’amie marchande de tableaux qui aura lieu ce samedi dans l’après-midi. (On le dépêche parce que le frère doit rentrer à Sydney la semaine prochaine.) On m’a demandé de dire quelques mots sur elle – je ne sais pas si j’ai le courage.

L'excellent librairie d'occasion P S à Dumbo
Ce soir il y a une répétition au Connecticut – on a quelques ennuis avec l’un des lecteurs. Je me demande exactement comment la metteuse en scène va les résoudre.
Comments
C est une sacree belle ville New York !
Et il y a tout pour satisaire une jeune fille en plus !
Merci pour la promenade, Christophe.
Posted by: christophespb | octobre 10, 2007 02:25 PM
Une jeune fille et une nièce gâtée ! Je lui trouve un air de ressemblance avec Julie Mayer, la fille de Susan de "Desperate Housewives"... Je sais, mes références sont futiles, mais bon...
C'est toujours aussi intéressant de vous lire, tour à tour grave et léger, comme les circonstances, mais toujours élégant.
Posted by: Fred | octobre 10, 2007 04:35 PM
Je ne sais pas si tu as le courage, mais je suis sûr que tu le feras très bien.
Posted by: Laurent | octobre 10, 2007 04:41 PM
Elle est super mimi avec un joli sourire la charmante nièce. Perso à Paris, je me contente pour le "tous les jours" le Tote Bag du Met en version noir. Et Serge Lutens ! Mon dieu oui ! se damner pour un flacon ! Je dois me réapprovisionner en Ambre Sultan, il est presque terminé celui-là.
Tu t'en sortiras très bien, avec sobriété, pur comme le carré blanc sur fond blanc.
Posted by: Grey Mondain | octobre 11, 2007 06:27 AM
Merci pour toutes ces photos, en particulier celles de ces vastes librairies. Il existe manifestement un marché du livre d'occasion aux E.U. - est-ce que ces libraires offrent aussi ces "bargain books" que l'on peut avoir auprès de vendeurs américains ou canadiens pour une fraction du prix public via Amazon.fr Marketplace (je dois dire que je suis tenté de me plonger dans "les Disparus" de Daniel Mendelsohn en VO, mais ça fait tout de même plus de 600 pages en petits caractères) et qui échappent apparemment au pilon lorsqu'ils sont retournés à l'éditeur pour remboursement? En tout cas chez moi, à Toulouse, par exemple, il y a juste une petite librairie d'occasion, et quelques rayons chez Gibert Jeunes. Seules exceptions : les villages du livre comme celui-ci à une soixantaine de kilomètres http://www.montolieu.net/
Tant que j'y suis, il y a un article sur les cours de français dans la bonne société américaine dans le "Washington Post" (signalé par la "newsletter" du "Monde" d'aujourd'hui). Il y a même un "business" rentable... (enfin, si j'ai bien tout compris...)
Posted by: Jerome | octobre 12, 2007 05:03 AM