Parva indicia Galliæ Nove Eboraci

Pas de fumée dans la 43e rue ouest – et plus de spectacles, non plus, depuis qu'on est en grève à partir de midi aujourd'hui
C’était marrant, j'ai découvert hier sur la une du Monde qu’il y avait eu un incendie assez important à West New York (endroit connu de personne ici) et que « des nuages de fumée noire et des flammes étaient visibles de New York, sur la rive opposée du fleuve Hudson » tandis qu’ici on n’en parlait même pas, ni au site du Times ni sur NYI. Ah, la mondialisation des infos !

Des musiciens euro-américains à Birdland dans la 44e rue ouest
Agréable de lire dans le Monde cet article sur les carnets politiques en France depuis l’élection de M. Sarkozy, avec une jolie photo de Nicolas Vanbremeersch (Versac) qu’on a ensuite retirée du site (ou que je ne trouve plus, en tout cas).

Le guitariste mignon de Philadelphie

On applaudit à la fin du spectacle
Ce billet chez Embruns m’a dégoûté sans pourtant trop me surprendre – ici aux États-Unis on vit depuis des années dans une ambiance d’incertitude à propos de nos « droits » vis-à-vis des « responsables de la sécurité » qui, depuis 2001, pullulent dans les lieux publics. C’est dans l’air du temps, comme on voit dans le cas du projet de loi proposé par Bush et Cie pour protéger les sociétés de télécommunications qui ont illégalement donné des infos personnelles aux agences fédérales sans autorisation légale – parce que Bush leur avait demandé de les lui donner, et quand le « président » le demande, c’est automatiquement légal – ce qui n’est, évidemment, pas vrai du tout, mais qu’importe ! puisque « 9/11 » a tout changé, y compris nos droits en tant que citoyens de ne pas être embêté par n’importe quel sous-fifre qui chercherait à se faire voir en « protégeant la patrie ». C’est le même phénomène qui nous interdit de critiquer nos « héros » militaires, sapeurs-pompiers, flics et tout le reste (en dépit de ce qui s’est passé à Haditha en Irak, ou au World Trade Center après les attaques, quand « on » a pillé les boutiques de luxe du passage souterrain). Il y a des vérités qui ne se disent pas.

Cette femme asiatique ramasse des fruits de ginkgo dans le parc Sheridan, à côté de la rue Christopher
On s’est bien amusé à Birdland jeudi soir – c’est toujours un plaisir d’écouter et de voir en direct de bons musiciens – et le festival Django Reinhardt a fait salle comble. On a commencé le spectacle en français, un petit mot de bienvenue de la part d’un des guitaristes, suivi d’un petit discours plus détaillé en anglais à l’accent français par l’accordéoniste, qui habite Paris. On a accueilli un jeune guitariste de Philadelphie, ainsi que le petit-fils de M. Reinhardt lui-même. De l’amitié franco-américaine partout.

La façade un rien « repoussant » d'une maison particulière dans le Village, tout près du Quartier des bouchers en gros
Vendredi j’ai finalement réussi à m’asseoir devant l’ordinateur afin de resserrer le texte de la pièce qu’on va réciter – j’ai converti le tout en PDF et l’ai envoyé à la metteuse en scène, qui m’a dit qu’elle était très contente des révisions.

Les pavés du début de la 9e avenue
Ce matin, le copain a voulu mettre à niveau mon ordinateur – on a donc procédé à l’installation de Leopard, qui s’est bien passé (on avait pourtant déposé toutes mes données et mes applications sur un disque dur extérieur, au cas où…). On a ensuite fait une petite promenade vers Chelsea, où j’avais à ramasser un dessin que j’avais acheté – un crayon sur papier – une scène de New-York frappé de verglas, avec de grosses taches de crayon grises mêlées aux bâtiments finement dessinés.

Le grand trou de la 19e rue ouest dans lequel on prépare la fondation du nouvel immeuble résidentiel créé par Jean Nouvel

Le panneau pour l'immeuble bloque la vue d'une peinture murale de Knox Martin, ce qui irrite un peu quelques artistes

La « peau » de l'immeuble de Gehry dans la 19e rue ouest, juste en face du nouveau bâtiment de Nouvel
Ce soir on va à la Nouvelle-Rochelle, où l’on va dîner avec l’ami péruvien et l’ami ex-Marine, qui habitent là tous les deux, mais qui ne se connaissent qu’à peine. On va prendre le train de banlieue.

Sic transit gloria mundi – voici l'emplacement de l'ancien bar pédé « cuir » The Spike, transformé pour un certain temps en galerie du même nom, et maintenant devenue une nouvelle galerie pas du tout classe
Côté lecture – je viens de terminer les excellentes Lettres choisies d’Oscar Wilde et j’ai commencé, à partir d’hier soir, les Mémoires de Casanova, qui aurait été, à l’époque actuelle, carnetier de histoiredemavie.blogspot.com, je crois.

Une façade un peu amusante dans la 23e rue ouest
Ce soir c'est la grève sur Broadway (sauf pour quelques spectacles qui ont signé des contrats particuliers) — et je note avec un certain plaisir que Young Frankenstein n'a pas reçu une critiques des plus lounageuses de la part des médias new-yorkais, sauf dans le Post.
Comments
Jolies photos, Edouard. Sont-elles "légales"? :)
A Toronto aussi, j'ai eu droit à des rappels à l'ordre de gardiens qui ne voulaient pas que je prenne des photos de gratte-ciels. J'étais pourtant dans la rue!
Si on nous prive de la moindre de nos libertés, finalement c'est Oussama qui aura gagné.
Triste époque.
Posted by: Olivier de Montréal | novembre 10, 2007 06:59 PM
edouard si tu aimes le jazz et django reinarth il y a thomas dutronc quiest le fils de françoise hardy qui vient de sortir un album qui je sui sure te plairait plein d humour et avec un charme français intemporel et incontestable
Posted by: Anonymous | novembre 11, 2007 03:07 AM