« Video | Main | Cras gratias agimus »

Tarditas

faussepluie.jpg
La fausse pluie cinématique – en vérité, c'était pas mal !

L’Internet ici est très lent aujourd’hui, ce qui serait la faute, d’après le copain qui s’y connaît, de notre « fournisseur », la société Time-Warner, par sa succursale Roadrunner. Je sais quand on va au ralenti parce que, au Connecticut, où notre fournisseur d’accès Internet est la société Comcast, elle aussi de taille énorme (la Time-Warner vaut presque 98 milliards de dollars, et la Comcast vaut 89,22 milliards), c’est par contre toujours très rapide, très « peppy » comme on dit – « vif » et « plein d’entrain ». Il faut surtout pouvoir expliquer le problème d'une façon claire – notre segment est trop plein, par exemple.

fausseneige.jpg
Une heure plus tard, c'était Noël (notez les sapins de Noël dans les fenêtres

Puisqu’on tournait vendredi le film Sex and the City : The Movie dans la rue Perry jusqu’au soir, il nous a fallu porter les sacs et le linge sale (des chemises qui en principe ne se repassent pas que le copain voulait laver à la campagne) comme des SDF pathétiques (on nous regardait quitter notre position privilégiée devant le tournage comme si nous étions des arriérés) jusqu’à la rue Hudson, où l’on a pris un taxi pour nous rendre au garage avec tous nos impedimenta.

anniversaire.jpg
On s'assemble au yacht-club pour l'anniversaire

Samedi midi on est allé chercher l’amie du copain avec qui on allait fêter son 90e anniversaire à un déjeuner au yacht-club. Là on a rejoint huit autres convives, dont un Hollandais assez rasoir et une vieille princesse napolitaine mariée depuis des décennies à un Néo-Anglais dont la famille est venue au Massachusetts de l’Angleterre en 1629 avant de s’installer au Connecticut en 1649. Elle était assise à ma droite et je l’ai taquinée sur Berlusconi, qu’elle aime bien, lui disant qu’il sera bientôt « nella prigione » – elle a répondu avec un petit geste de main et un sourire – et puis on a parlé de l’éducation des enfants – elle a deux petits-fils « naturels » qui habitent son fils et sa copine à Beverly-Hills, et c’est moins la bâtardise qui l’exaspère que la manière dans laquelle on les élève – « Mais, ce n’est pas possible, on leur demande ce qu’ils voudraient manger pour le petit déjeuner – chez nous on mettait une assiette devant chaque enfant et c’était ça qu’on avait à manger ! »

90th.jpg
La « birthday girl »

Le soir on est allé dîner avec des amis dont le mari s’amuse beaucoup à spéculer en bourse, ce à quoi il réussit très bien, en plus.

Le dimanche, j’ai d’abord bavardé avec l’amie écrivain, rentrée chez elle de l’hôpital où elle est allée passer quelques jours à cause d’une irrégularité cardiaque. « Je mange trop de sel » elle m’explique, et je ris car c’est vrai. Mais à part cela, elle va plutôt bien. Vers midi on a la visite de l’ancienne aide-soignante de ma mère, morte il y a deux ans – elle est charmante. Elle nous raconte son dernier divorce, le retour chez elle de sa fille avec son fils,ce qu’elle compte faire pour gagner plus d’argent, puisqu’il faut s’occuper toute seule du prêt hypothécaire de sa maison.

On est rentré à Manhattan l’après-midi – tout est gris et terne. On a ramené avec nous deux caisses de vin, dont l’une de bordeaux et l’autre de pouilly-fuissé, qu’on va offrir aux parents du copain qui nous ont invités pour le repas de l’Action de grâce, chez eux au Connecticut, à Sharon, village tout pittoresque dans lequel habite le peintre Jasper Johns. Le frère du copain, sa femme et leur fille arrivent de Boston pour y passer tout le week-end, ce qui embête la belle-mère du copain, qui apprécie peu les séjours prolongés. Nous, nous irons à Pierreville samedi matin.

Comments

J'adore ta première photo. Oui, quel spectacle dans notre quartier! et en plus, je n'ai même pas vu Carrie!

Comment? Il y a encore des feuilles aux arbres de la Nouvelle York à Noël !!
Le cinéma américain a prestement intégré la notion de réchauffement climatique.

Post a comment