Dies mala

Traces d'hiver dans la rue Perry
Je découvre, en faisant les valises pour Londres, que des mites ont mangé tous mes pulls en cachemire noirs (cachemire, je signale, assez bas de gamme, ces pulls ayant été achetés aux Frères Brooks) – c’est quand même embêtant, et la livre est trop chère pour me permettre de m’en payer de nouveau chez Hackett, par exemple. Ensuite le propriétaire de l’appartement à Pierreville m’a enfin, après plusieurs demandes écrites, envoyé un nouveau contrat de location – dans lequel plusieurs paragraphes sont ou tout à fait nouveaux ou fort modifiés (il faudrait par exemple payer les fenêtres cassées ??).

Luxe, calme et volupté dans une bibliothèque parfaitement rangée – c'est déprimant, non ?
Et la cerise sur le gâteau était la demande par la femme de ménage d’être payée pour son jour (trois heures, en réalité) même quand je lui avais demandé en avance de reporter sa visite à la semaine prochaine – avec nos valises et nos affaires un peu partout sur la moquette, il allait être presque impossible à aspirer, par exemple, je lui ai alors dit « Venez donc, madame, et faites tout ce que vous pouvez pour mettre un peu d’ordre dans ce bordel » – en l’occurrence, pas grand chose – et je lui ai expliqué comment elle m’avait fait lever à six heures ce matin afin d’avoir le temps nécessaire pour essayer de ranger un peu les choses pour qu’elle eût pu faire semblant de faire le ménage, que la faute était à moi, certainement, d’habiter un taudis trop bourré de choses inutiles ou tout simplement encombrantes qui l’empêchaient de faire le travail qu’elle aurait voulu, et comme j’avais marre d’être toujours obligé à ranger avant son arrivée (le copain ne lève guère le doigt, ou à peine, naturellement), je préférais dès aujourd’hui passer à l’étape de la réorganisation entière de l’appartement (peinture à neuf, moquette nouvelle, bibliothèques nouvelles, vidage absolu de tout ce qui serait de trop, etc.), et que cela ne valait donc, de toute évidence, le coup qu’elle passe ici avant que je ne lui demande de repasser. Et je lui ai vite filé un chèque pour une somme assez élevée (prime de fin d’année) en lui souhaitant une excellente fête. Voilà.

La manif anti-avarice dans l'avenue du Parc
J’avais aussi une course à faire dans l’avenue du Parc, où j’ai croisé par hasard une petite http://warongreed.org/ manifestation assez bon enfant organisée par War on Greed contre l’avarice exemplifiée selon les manifestants par le financier Henry Kravis, qui habite avec sa deuxième femme, la belle Québécoise super-intelligente Marie-Josée, originaire de Montréal, au numéro 635 (les deux étages en haut de l'immeuble) de cette avenue célèbre.

Qu’on n’oublie jamais le fléau de « backfat » – la graisse dorsale – qui nous est heureusement signalé par ce tag bien espacé sur un escalier dans la 11e rue ouest
Comments
GROS CON
Posted by: NAME | décembre 14, 2007 10:56 PM
Cher Name,
peux tu préciser ta pensée ou testais tu simplement ton clavier???
Posted by: Valérie ARON | décembre 17, 2007 04:30 PM