De amicis familiaque

La façade de l'hôtel Surrey dans la 76e rue est
J’ai rejoint donc ma sœur et mon beau-frère de Philadelphie à l’hôtel Surrey dans la 76e rue est vers 18 heures – logement pas luxueux mais très comme il faut, genre WASP correct, pas trop cher surtout vu l’adresse – on est en février, la période la moins chère de toute l’année pour les chambres d’hôtel à Manhattan.

Dans le hall de l'hôtel Surrey
On avait dit à l’amie architecte qu’on serait à l’ambassade vers 18 h 30, le copain a donc proposé qu’on prenne un apéritif au célèbre bar Bemelman’s dans l’élégant hôtel Carlyle – je n’ai pas osé prendre de photo. Ma sœur a commandé un manhattan, pour des raisons évidentes, le copain a choisi un « Gin-Gin Mule » qui mélange du gin, du jus de citron vert, de la bière à gingembre brassée maison et de la menthe, le beau-frère un « Vieux Cubain » dans lequel on trouve du rhum et de l’amer avec un peu de champagne, et moi, qui ai pris un verre de champagne. À côté de moi deux hommes distingués, aux cheveux gris bien coupés et en costumes élégants, buvaient des martinis avec une belle femme blonde et racée qui leur expliquait pourquoi elle allait voter pour Barack Obama. C’était tout de même un peu drôle d’entendre une pareille conversation dans un tel décor de luxe et de privilège. Les deux hommes semblaient d’accord avec elle – une autre femme élégante est venue s’asseoir à la petite table, on s’embrassait et puis on a recommencé à parler politique.
Nous, nous sommes allés à pied vers le bel hôtel particulier dans lequel se trouvent les services culturels de l’ambassade de France, dans la Cinquième avenue, au numéro 972. Il a fallu d’abord trouver nos noms sur une liste et puis passer au vestiaire déposer les manteaux avant de monter le grand escalier pour accéder aux salons du premier étage, où l’on nous a mis des flûtes de champagne aux mains. Un vrai cocktail de personnes – des jeunes, des vieux, des survêtus, des trop relaxes, des branchés, des égarés, des beaux et des monstres de tous les sexes.

M. Viguier remercie l'ambassade pour l'exposition et ses clients pour l'avoir choisi
Toutes les présentations étaient en anglais. M. Jean-Paul Viguier, ancien élève de Harvard, parle un anglais impeccable, avec un léger accent français très agréable.

Une sélection des invités à l'ambassade

Un drapeau tricolore illuminé flotte devant l'ambassade dans la Cinquième avenue
On a quitté l’ambassade vers 20 heures pour nous rendre au restaurant mexicain Arriba Arriba dans la 3e avenue – ma sœur, qui portait des talons hauts peu confortables, m’a engueulé de l’avoir fait marcher ! Une margarita bien frappée l’a pourtant calmée (Dieu merci) et on a passé une bonne soirée avec des amis new-yorkais de l’architecte parisienne.

Dans le restaurant mexicain – peu de monde un lundi soir

La tour de l'hôtel Carlyle par un soir de brouillard
Aujourd’hui on a fixé rendez-vous devant l’entrée de la Collection Frick dans la 70e rue est – j’étais allé voter au Centre gai et lesbien dans la 13e rue ouest, où il y avait du monde – où il est toujours agréable de traîner parmi des Fragonard, des Vermeer, des Rembrandt, des Hals et un Parmigiano éblouissant en exposition particulière.

Le centre gai, lesbien et transsexuel où j'ai voté dans la primaire démocrate ce matin

La Collection Frick, côté jardin
Ensuite on a fait du lèche-vitrine dans l’avenue Madison, en descendant le trottoir jusqu’au magasin Barney’s où l’on est entré pour essayer quelques parfums (j’ai dû me réapprovisionner en Chergui de Serge Lutens) et pour voir des chaussures – ma sœur est pédilonomane (fana de chaussures) grave ! On a continué notre promenade en passant d’abord chez Apple, bourré de monde, et ensuite chez Bergdorf, où le rayon Chaussures Couture était bondé (en dépit de la chute de la bourse !).

L'église St-James dans l'avenue Madison – l'église la plus mondaine de New-York

L'intérieur de l'église St-James
Chez Tiffany, par contre, il n’y avait personne, les vendeurs bavardaient entre eux (les clients de Tiffany suivent-ils le cours de la Bourse, tandis que les femmes qui s’achètent des chaussures super chères chez Bergdorf l’ignorent ou s’en foutent ?) On est allé manger des sandwichs club dans un petit restaurant dans la 57e rue est avant de nous séparer devant l’entrée de métro de l’avenue Lexington et de la 64e rue est, où j’ai pris le F pour rentrer au Village.

L'avenue du Parc vers le nord

Et la 57e rue est

Le quai solitaire de la station de métro de l'avenue Lexington et la 64e rue
Et maintenant on commence l’attente télévisuelle avec le journal de la BBC, suivi de celui de l'ABC et ensuite le JT du PBS.
Comments
La Fricks Collection, toujours un petit bonheur2 les apres midis apres un brunch.
Posted by: Dolce | février 6, 2008 03:02 PM