Exercitationes - pars prima

Une nouvelle petite tour qu'on vient de construire dans la rue Charles, vers le fleuve
Continuant mon programme d’exercices quotidien, je me suis fait imprimer hier le menu, comme je fais tous les matins pour voir à quelles tortures nouvelles je vais me soumettre ce jour-là, et hier, comme la semaine dernière, c’était encore une randonnée d’environ quarante-cinq minutes, de préférence à la campagne, mais en ville si nécessaire.

Un commentaire spirituel collé sur le mur d'un immeuble abandonné dans la rue Ouest
Comme il avait neigé et comme le copain comptait passer la plupart de sa journée chez un client (histoire de serveur HP qui ne marche pas comme prévu), je me suis décidé donc à faire une longue promenade tout seul en ville. Il ne faisait pas très beau samedi – il y avait de la neige fondante un peu partout sous un ciel sans couleur aucune – mais au moins il ne pleuvait pas. J’ai mis mes vieilles bottes noires Doc Martens que je ne porte presque plus (ma période skinhead étant passée il y a bien longtemps, hélas) et enfilant mon manteau de faux loden, mon foulard anglais rayé rouge, noir et blanc, mes jeans Levis et mon bonnet A & F, rayé aussi et acheté il y a des années à la première et seule boutique A & F à Manhattan alors, qui se trouvait parmi les boutiques touristiques du port de la rue du Sud, j’ai entrepris à faire la promenade obligée, en passant de la rue Perry à l’ouest, vers la rue Ouest et les bords du fleuve Hudson.

L'autoroute du côté Ouest – non, ce n'est pas très joli
Là, j’ai « descendu » l’autoroute du côté Ouest, passant devant les vieux repaires gais assez louches datant d’avant le réaménagement de l’autoroute et qui sont maintenant ou fermés en attendant à être changés en propriétés de luxe résidentielles (le bar Keller dans l’ancien hôtel du même nom pour matelots en transit, l’un des premiers bars gais « cuir » de Manhattan), par exemple ou transformés temporairement en boutiques pour « aides maritales ».

Vers la Statue de la Liberté, à l'autre côté de la baie de New-York

Le Pré du nord enneigé, dans la ville du Parc de la Batterie
Il y a aussi de nouveaux « clubs pour gentlemen » pour les hétéros à la recherche de compagnie féminine. J’ai suivi la promenade qui longe le fleuve, en passant par le Centre mondial financier et la ville du parc de la Batterie, qui ressemble à un quartier de la Défense en immeubles résidentiels, un peu à l’écart de la ville qui le borde.

De curieuses constructions maritimes dans le fleuve

Un nouvel immeuble qui s'érige dans la ville du Parc de la Batterie – l'immeuble nº 7 du Centre mondial du commerce est au fond

L'Esplanade de la Batterie
Je suis passé devant le musée de l’Héritage juif, sa forme de ziggourat accentuée par la neige. Arrivé au bout de l’île de Manhattan, je me suis proposé une courte mais nécessaire escale-pipi dans la gare maritime du ferry de l’île des États – il y avait trop de jeunes flics ennuyés et un grand panneau qui indiquait le niveau d’alerte (en l’occurrence, orange, niveau 2), je n’ai donc pas pris de photo – et je suis reparti, d’abord à côté du sanctuaire de Ste Elizabeth Ann Seton, la première sainte née citoyenne américaine, au numéro 7 de la rue de l’État.

Le musée de l'Héritage juif sur la Batterie

La marina vide

Le quai A, bâti en 1886 et ancien siège du Département des Quais qu'on est en train de rénover – mais pour faire quoi, aucune idée !

La maison de Ste Elizabeth Ann Eaton
(Pour la suite de ce billet, veuillez voir sur la Seconde Partie plus haut.)
Comments
Les constructions maritimes s'appellent des "Duc-d'Albe".
http://fr.wikipedia.org/wiki/Duc-d'Albe
Posted by: Laurent | février 25, 2008 06:07 AM
Merci, Laurent, ils sont relativement nouveaux, ces ducs-d'albe – ils servent à guider les ferries, peut-être ?
Posted by: Édouard | février 25, 2008 08:10 AM
Merci pour la balade, Édouard. Il fait aussi gris que chez nous, dans le nord, je vois.
Posted by: Olivier de Montréal | février 26, 2008 04:30 PM