Hibernus

Paysage d'hiver aux alentours de Pierreville
On mène une vie très tranquille en ce moment – du travail, un peu d’écriture (pour laquelle on remet quelques sous, youpi !), on passe à la salle de sport. On ne voit pas beaucoup de monde, sauf les week-ends. Samedi dernier nous sommes allés, le copain et moi, à une soirée « hétéro » où il y avait plusieurs couples d’environ notre âge, tous mariés, presque tous avec des enfants. Des journalistes, des graphistes, même un prof de maths marathonien. On s’est quitté très tôt dans la soirée puisqu’il fallait que tout le monde s’occupe de ses enfants.

Le repos du poète – la pierre tombale de James Merrill et de son copain au cimetière de « Pierreville », par où je suis passé en faisant la randonnée hebdomadaire
La course à la Maison Blanche commence à me taper sur les nerfs – il est maintenant beaucoup moins question de politiques différentes que de coups bas réussis. C’est assez démoralisant.
Vu la Bourse et l’état plutôt déplorable des finances américaines (merci encore à Bush et Cie d’avoir dépensé trois trillions de dollars empruntés pour la plupart de la Chine populaire pour payer leur folie), l’économiste quasi amateur Andy Tobias nous conseille de « vivre en dessous de nos moyens » – ce serait le moment de ne pas trop dépenser. Ce qui fait peur bien sûr aux grands magasins, et ainsi de suite...
On attend, donc, à savoir qui des trois derniers candidats sera finalement choisi à diriger cet empire boiteux et troublé. Si c’est McCain, on peut craindre la folie militaire et dépensière à toute allure (l’économie s’effondra, nos libertés disparaîtront encore plus vite, on punira « les coupables » et tous ceux qui ne seront pas assez « patriotiques ») ; si c’est Clinton, ce sera plutôt comme maintenant (elle aime le style dictateur autant que Bush) mais avec beaucoup plus de vocifération de la droite et l’on sortira sans doute toutes sortes d’histoires désagréables sur Mme Clinton, dont certaines seront sûrement vraies et donc nuisibles à sa présidence ; si c’est Obama, cela offrira au moins un soupçon de différence, où l’on pourra revoir la position des États-Unis dans le monde. Si Obama gagne, je parie ce sera la fête à New-York – tous nos amis européens reviendront en masse (et pour eux c’est si peu cher !) pour observer et pour se joindre aux festivités dédiées au premier président américain d’origine afro-américaine. Les problèmes fondamentaux ne changeront pas, hélas, et n’importe quel président américain va avoir plein d’ennuis. Je me demande comment une nation américaine anxieuse et mécontente va réagir devant ces nouvelles réalités problématiques.

Après l'orage
J’ai regardé à la télé ce soir un représentant de l’état de Washington qui bêlait tout bêtement sur le choix d’EADS par l’armée de l’air pour construire de nouveaux aéronefs spécialisés. Il ressemblait tout à fait aux ouvriers mécontents à South Park qui hurlaient « They took our jobs ! » quand les ouvriers de l’avenir « retournent » pour trouver du travail à des salaires infimes. C’est déprimant aussi les attentats à Bagdad et à Jérusalem. Quel monde...
Comments
mais quelle beauté ces photos...
Posted by: Dodinette | mars 8, 2008 05:23 PM
Oh! grand défenseur du français, j'ai trouvé ce lien http://franceterme.culture.fr/FranceTerme/
en lisant un article du Monde et j'ai tout de suite pensé à vous.
Posted by: wk | mars 8, 2008 10:01 PM
heureusement que les photos sont belles car dehors, tu as bien raison c'est la tristesse économique!
Posted by: Anne | mars 10, 2008 03:33 PM