Peregrini grati
Bon, hier on a payé les impôts (ben, moi, j’avais déjà envoyé mes chèques la semaine précédente – l’un à l’État de New-York et l’autre au fisc fédéral.) Le copain a travaillé tout le week-end – une « urgence » informatique chez un trader à la bourse mercantile de New-York. Lundi l’ami galeriste et moi, nous avons pris rendez-vous au théâtre Walter Kerr dans la 48e rue où nous avons acheté des billets d’avant-première pour la nouvelle comédie musicale A Catered Affair, avec l’incontournable Harvey Fierstein, qui écrit un carnet lui aussi avec des photos d'amateur comme les miennes, et l’excellente Faith Prince (Paris-Broadway l’a sans doute déjà vu !).
Les étrangers vont nous sauver – c’est le New York Times qui le dit ! Mais tout le monde le sait depuis longtemps. Hier, quittant l’appartement, j’ai entendu de l’allemand, du français, de l’espagnol et de l’italien avant de noter une syllabe d’anglais – et tout cela dans une distance de deux petits blocs. Et c’est important pour les élections présidentielles aussi – ici tout le monde sait qu’une victoire de McCain (autrement nommé McInsane ou McBush) crèvera l’économie américaine une fois pour toutes. S’il s’agit de Hillary, ce sera toujours la même chose que maintenant, le glissement grinçant vers la récession avec en plus toute la haine viscérale que suscite le couple Clinton. Si Obama gagne, par contre, ce sera la fête, au moins à New-York – je parie qu’on deviendra un peu le Paris des années 20. La ville sera très abordable pour ceux qui ont des euros ou des livres, nous avons déjà une importante infrastructure du « divertissement », et l’avènement d’Obama à la présidence signalerait la fin définitive de l’ère de Bush, moment très attendu à Manhattan. Et il ne faut pas oublier que l’économie va mieux sous les démocrates.
J’ai peur de suivre de trop près les sondages qui viennent de Pennsylvanie, d’Indiana et de Caroline du Nord mais ces derniers me donnent un peu d’espoir. Ma sœur qui habite la banlieue de Philadelphie s’est fait inscrire au parti démocrate (elle était indépendante auparavant) pour pouvoir voter pour Obama. Son mari professeur pourtant trouve que le sénateur de l’Illinois n’a pas assez d’expérience – lui, il va voter pour Clinton.
Comments
Ah, si je votais, ce serait Obama,sans hésitations!
Posted by: Anne | avril 16, 2008 01:23 PM
Pas encore, non… et il est vraisemblable que je ne repasse pas par New York avant août. Je croise les doigts pour qu’ils tiennent le coup quelques mois.
(Au fait, j’adore Faith Prince. Comme tout le monde, semble-t-il.)
Posted by: Laurent | avril 16, 2008 06:39 PM