Isolæ cataractæque

Devant le théâtre, l'ex-disco Studio 54
Hier soir on est allé voir Sunday in the Park with George, qui fermera demain après-midi. Cette production de la comédie musicale, qui a débuté en 1983 et qui a été produite à Broadway en 1984, nous vient de Londres, où on l’a montée au Menier Chocolate Factory en 2005.
Cette production m’a semblé moins musicale que celle interprétée par Bernadette Peters et Mandy Patinkin – et c’est bizarre, peut-être, mais les accents anglais, et même cockney chez Dot, m’ont un peu gênés, tellement c’était peu nécessaire (et absent de l’original). L’Anglaise Jenna Russell n’a pas la belle et drôle voix de Bernadette Peters – elle est plus belle physiquement, elle ressemble même à la princesse de Galles, et elle est une bonne comédienne, mais, comme dans la pièce qu’on a vue la veille, il n’y avait tout simplement aucun rapprochement sensible entre les deux protagonistes. Les micros étaient bien trop en évidence – mais la mise en scène était extraordinaire, vraiment ravissante. Je trouve que la pièce a toujours beaucoup de problèmes essentiels – et puis la musique de la pièce m’a toujours laissé un peu froid.
Je suis allé dîner ensuite avec des amis, dont deux Anglais qui ont discuté longuement et drôlement de l’usage (plus ou moins) normal du mot « beastly » – mot tout à fait comique en américain. Le copain est rentré chez nous parce qu’il voulait courir dans une course à pied pour la fierté gaie dans le Parc central assez tôt ce matin.

La tour du « nouvel » immeuble de la Deutsche Bank au numéro 60 de la rue du Mur – le copain y a travaillé pendant quelques mois
Moi je suis resté très confortablement au lit, embrassé par de frais courants d’air du climatiseur, jusqu’à dix heures. Le copain est rentré vers 10 h 30 et il a annoncé son désir d’aller acheter deux nouveaux bureaux chez le nouvel Ikea (censé être le plus grand du monde) qu’on vient d’ouvrir à Crochet Rouge dans le Sud-Brooklyn.

Quelques gratte-ciel
On a donc pris le métro jusqu’à la station de la rue du Mur, d’où l’on a marché au Quai nº 11 où l’on prend le bateau-navette jusqu’au magasin.

On attend le bateau-navette au quai 11

Le pont de Brooklyn où l'on a installé l'une des chutes d'eau dans l'installation d'art de M. Eliasson

Encore une des chutes

Et la chute d'eau de l'île du Gouverneur

On embarque des passagers – et c'est gratuit !

Nous quittons Manhattan

On s'approche du port Ikea

Ikea-sur-mer
A Ikea, le copain a trouvé son bureau sans trop de difficulté et puis on est allé prendre un repas « suédois » – des boulettes de viande aux groseilles – avant d’errer un peu plus par les différents étages du magasin en retournant finalement au bateau-navette pour rentrer à Manhattan.

Il y avait du monde, et plein de jeunes pédés adorables

Le quartier du Crochet Rouge a tout de même quelques problèmes à résoudre – voici un magasin en réaménagement

D'anciens magasins en brique longe les bords maritimes de Brooklyn

On rentre à Manhattan – c'est la verdure de l'île du Gouverneur qui se voit devant les immeubles

Le pont de Brooklyn

La chute d'eau installée à Brooklyn – le copain et moi, nous les avons aimées, ces chutes
On n’assiste à aucun des grands événements prévus pour ce soir en plein milieu du week-end de la Fierté gaie. Il fait trop chaud et trop humide chez nous (à part la chambre où l’on a la clime, merci à Dieu – ou à M. Friedrich).
Comments
votre post vérifie bien que tous les Ikea - même avec pieds dans l'eau - sont les mêmes: de parfaits lieux de drague....
Posted by: Jérôme | juin 29, 2008 08:22 AM
Vous avez raison, Jérôme, mais il faut avouer que les plus beaux garçons que j'ai vus étaient avec des filles ; )
Les couples homos avaient l'air d'être des architectes – c'est à peine supportable, ça !
Posted by: Édouard | juin 29, 2008 09:42 PM
des couples d'architectes chez Ikea !?! Alors, là vous me désolez. A combien vont-ils facturer leur prestation et leurs idées révolutionnaires ??!
Posted by: Jérôme | juin 30, 2008 12:23 PM