Un début de printemps
Une belle journée de printemps à la campagne, qui contraste vivement avec ce qui se passe ailleurs. N’ayant pas vu les photos des prisonniers irakiens maltraités à la télé, j’ai finalement pu les voir sur Internet. Je me demande surtout comment on va trouver, dans le monde arabe et ailleurs, les photos de la fille, riante et habillée, qui fait des gestes drôles en direction du bas-ventre d’un Irakien nu. On se demande toujours pourquoi cette nouvelle n’est pas parue à la une du Times (à présent on y présente, dans la version Internet, le « dégoût » de Bush, qui avait été au courant pourtant, et depuis au moins deux semaines, de ce qui s’était passé dans cette prison infâme.) On discute aussi la présence importante de mercenaires dans cette même prison, des employés voyous de sociétés abominables telles Caci.
J’avais un rendez-vous hier avec le charpentier qui va s’occuper de la restauration de notre maison pourrissante. Les travaux vont commencer lundi matin, à 7h30. J’ai dîné hier soir avec l’amie écrivain, qui vient de découvrir la radio « libérale » d’Air America, qui pour elle commence à prendre un peu le rôle qu'ont pour moi les carnets politiques. On était tous les deux horrifiés par les révélations en Irak. « Mais, il semble qu'on n’est finalement que des brutes » elle s’est écriée avec une vraie angoisse.
Le forsythia en fleur
Betty se met dans la mer...
Aujourd’hui j’ai accompagné Betty à la plage, où elle était heureuse d’aller se baigner pour la première fois cette année. C’était un plaisir pour moi de la voir aussi heureuse et contente de jouer dans l’eau quasi glaciale. Les branches de forsythia sont couvertes de petites fleurs jaunes, l’herbe a retrouvé sa verdeur.
...où elle adore aller à la chasse aux pierres submergées
La proie trouvée !
Notre chasseuse (ou chasseresse, comme Diane) se sèche dans la pelouse du phare à côté de la plage
On parle beaucoup aussi de l’OPA de Google (évalué à 30 milliards $), qui embête fort, il paraît, les banquiers de Wall Street par les demandes peu habituelles des propriétaires de cette société jusqu’ici privée. On va vendre les actions aux enchères sur Internet, ce qui effectivement éliminera l’avantage financier des banques d’investissement et de leurs clients favoris.
La retraite — car c’est de cela qu’il s’agit, évidemment — de troupes américaines de Fallouja agite les milieux de droite de la carnetosphère américaine. Le carnetier Tacitus se déclare « trop en colère pour publier ». Tant pis pour lui. Pour nous autres, cette tactique semble une reconnaissance d’un problème énorme qui n’a toujours pas de résolution. Ah, qu’elles sont compliquées, les guerres culturelles !