Voici un article intéressant dans le Guardian d'aujourd'hui sur la presse et les carnets web aux États-Unis.
Il paraît qu'il faudrait à tout journaliste cherchant à obtenir une carte de presse agréée à la Maison blanche de remplir ce questionnaire (plus ou moins satirique). On serait en plus obligé de poser des questions difficiles et pénétrantes comme celle-ci : Mr. President, your popularity is amazing and in person, you are much better-looking than on TV. How do you explain how wonderful you really are?
Le journal Boston Herald perd un procès de diffamation et doit payer (en principe) une amende de 2,1 millions de dollars. Le public, représenté par les jurés, ne veut plus supporter les excès journalistiques commis en prétextant la liberté de la presse. Cela ne veut pas dire la liberté de mentir ou de fabriquer des citations — dans le cas du Herald le journaliste avait trouvé que le juge en question était « laxiste » et ce journaliste a donc inventé une phrase diffamatoire (« Get over it » en l’occurrence, une phrase profondément dédaigneuse — c’est ce qu’ont dit les Républicains aux Démocrates après la décision de la Cour suprême en faveur de Bush en 2000) à propos d’une jeune fille violée que le juge n’avait pas dit mais qui montrerait combien celui-là était indifférent aux peines de la jeune fille. Les éditeurs responsables du journal n’ont pas fait, eux, aucun effort de vérification de la citation blâmable, et ils ont même choisi de la faire répéter dans un grand nombre d’articles qui ont suivi. Le journal va faire appel.

L'angle de la rue Charles et la 4e rue ouest — désert à 10 heures du matin
Le comptable du copain, bangladeshi sans papiers qu’on appelle — pas tout à fait pour blaguer — la maharani à cause de ses airs hautains, et son mec, jeune docteur adorable, ont appelés ce matin pour nous inviter à prendre le brunch avec eux — mais le copain était toujours en train de superviser un grand transfert de serveur assez compliqué chez son client le plus important (de 10 h à 1 h du matin hier, et à partir de 8 h 30 ce matin), mais il a pu finalement les quitter pour une petite heure. Je me suis dépêché à faire un peu d’exercice au gymnase — à dix heures, ça dort toujours au Village.

En route ver le gymnase, la 7e avenue vide de voitures

Le restaurant un peu trop branché Cafétéria dans la 7e avenue à la 17e rue
Au début on avait décidé d’aller à Cafétéria, mais là il y avait déjà trop de monde et nous nous sommes alors dirigés vers la 8e avenue (ou « Castro Street East »), où l’on a trouvé de la place au Bright Food Shop.

Le Bright Food Shop dans la 8e avenue à la (je crois) 21e rue
Beaucoup mieux, en plus, que Cafétéria. Moi j’ai pris un burrito aux œufs brouillés avec de la saucisse de dinde. Après le brunch, nous nous sommes tous séparés — le copain est retourné au bureau de son client, les deux amis sont rentrés chez eux à Brooklyn, et moi j’ai pris le métro pour profiter du beau temps pour aller voir Les Portes dans le Parc Central.
Je suis descendu à la station de la 95e rue et le Central Park West, où je suis entré dans le Parc. Il y avait beaucoup de monde et d’après ce que j’ai pu constater en écoutant ce qu’on disait autour de moi, les gens étaient plutôt contents de l’expérience de ces « portes » aux rideaux safran — il y a sans doute un côté asiatique à ces structures simples. Et puis le safran, cela offre un fort contraste avec le fond gris et brun de la terre et de la végétation dans le parc à présent.

La photo obligatoire

Ça ressemblait un peu à des panneaux publicitaires sans pub — déroutant

Vue de midtown du réservoir — l'immeuble du Citicorp au milieu

Vue des grands immeubles résidentiels du Central Park West

L'école du couvent du Sacre Cœur accueille les Portes avec du tissu safran à toutes les fenêtres

Une construction curieuse sur le toit du Musée Guggenheim

Un des « gardiens » des Portes avec le bâton officiel couronné d'une balle de tennis — ils étaient tous entourés de gens qui leur demandaient des questions, des explications

Il y avait du monde, surtout vers le côté est

Des Portes derrière le Musée métropolitain
Les portes ont apprivoisé la « nature » dans le Parc, ce qui a permis aux gens de se sentir plus à l’aise. On se sentait comme à fête foraine, mais curieusement sans attractions à part les multiples morceaux d’étoffe orange qui flottaient doucement dans le vent.

C'est ici, dans la station météorologique du « Château du Belvedere » où l'on note officiellement le temps qu'il fait à New-York — c'est pourquoi on entend à la radio et à la télé « In Central Park the current temperature is ... ».

Vue de l'immeuble résidentiel célèbre le Dakota, où ont vécu John Lennon et Léonard Bernstein, parmi d'autres, et où Lauren Bacall et Yoko Ono vivent toujours.

L'immeuble Beresford au fond

La fontaine Bethesda

Un musicien au travail sur le Mall
Quittant le parc, je suis allé voir l’immeuble Time-Warner dans le cercle de Christophe Colomb et aussi la nouvelle tour qui complète (finalement) l’immeuble Hearst faite par l’architecte anglais Norman Foster.

Les nouvelles tours jumelles du centre Time-Warner — pas très intéressant, au fond

Un peu de parisianisme dans cette vue d'un des nus musclés du monument aux morts du bâtiment de guerre USS Maine, qui a explosé à La Havane le 15 février 1898 et dont la cause exacte du désastre reste inconnue (mais suspecte) — c’était une des raisons principales de déclarer la guerre contre l’Espagne.

Un aperçu étroit de la nouvelle tour Hearst dans la 8e avenue à la 57e rue ouest

C'est sans doute pour des voitures pareilles qu'on se trouve en Irak

La tour Hearst en construction

Au point nord du cercle de Christophe Colomb, l'ancien immeuble Gulf+Western, maintenant un Trump je-ne-sais-plus-lequel
De retour chez nous au Village, j’ai sorti Betty, qui a aussi besoin de faire de l’exercice et l’on a fait un tour du Village, nous promenant jusqu’à la rue de l’Université à l’est de la 5e avenue, avant de nous tourner vers le sud et le parc de la Place Washington.

Je vivrais bien volontiers dans cette mignonne maison (avec garage !) dans la 10e rue ouest, tout près de la 5e avenue
On est passé à côté de la jolie Maison française de l’Université de New-York, juste en face de la Deutsches Haus, tous les deux dans la ruelle sympa de Washington Mews.

L'entrée de la Maison française

Le Washington Mews, ça fait un Londres, n'est-ce pas ?

La bibliothèque Bobst de l'université de New-York vue du parc — c'est un endroit favori pour les suicides, il y a un atrium ouvert de six étages au milieu, à l'époque c'était chic, cette architecture, mais maintenant les responsables universitaires ne savent plus quoi en faire
Dans le parc on a pu apprécier l’arc de Washington nettoyé — avec l’Empire State Building, nouveau siège social de l’affaire du copain, au fond. On a passé une demi-heure dans le petit parc à chien où Betty a vite trouvé un ballon de football américain tout sale et délicieux avec lequel elle a voulu jouer. Et puis on est rentré chez nous, tout doucement, à côté de l’église St-Joseph néo-classique, qui date de 1833, où l’oncle du copain (il est prêtre) a vécu avant de rentrer en Californie.

L'arc de Washington avec l'Empire State Building au fond

Dans le parc à chiens du parc de la place Washington — (une photo de Betty viendra tout de suite, promis !)

La voici — Betty contemple le ballon de football

L'église Saint-Joseph, une des plus belles églises catholiques de New-York