
La partie nord de la baie de San-Francisco
Ouf, qu’il fait bon d’être de nouveau chez soi, dans le (relativement petit) lit qu’on connaît ! On est rentré chez nous vers une heure hier soir (ou ce matin, pour les puristes de la chronologie) — c’est-à-dire vers dix heures du soir, heure de San-Francisco. On avait essayé, avec un succès disons mitigé, de rester dans le fuseau horaire de l’heure d’été de l’Est — je comprenais tout de suite pourquoi j’avais sommeil quand ma montre m’indiquait qu’il était minuit et non pas les 21 heures de l’horloge suspendue du plafond dans le hall d’entrée de l’hôtel Saint-Francis.
On n’a pas eu, heureusement, de trous d’air pendant le vol d’hier et notre atterrissage était beaucoup moins agité que celui qu’a eu l’avion d’Air France à Toronto (histoire d’un coup de foudre destructif, je crois).

Dans la voiture de train vers l'aéroport

Dans la salle d'attente de JetBlue à l'aéroport

Vue de San-Francisco
On est arrivé à San-Francisco vendredi soir — à la réception de l’hôtel Saint Francis, on nous a expliqué qu’on nous avait « surclassés » en nous installant dans une chambre « beaucoup plus grande » avec une « vue supérieure » qui se trouvait à un étage plus haut. On avait omis de nous dire que ladite chambre se trouvait dans la tour exécrable qui date de je ne sais pas trop bien quand, mais dans laquelle les chambres ont l’air d’être sorties d’un Marriott de la banlieue de Wichita, au Kansas — c’est-à-dire sans aucune spécificité ni à l’hôtel originel (construit en 1904) ni à la ville. On est vite descendu à la réception pour leur dire « Merci, mais nous préférerions la chambre qu’on avait réservée ». Celle-là n’étant bien sûr pas disponible, on s’est convenu de rester dans la tour pour une nuit. On est ensuite sorti à la recherche de jus d’orange et d’une bouteille d’eau minérale (pour ne pas payer les tarifs vraiment exorbitants des boissons dans le frigo de la chambre) — le copain, originaire de San-Francisco, a insisté qu’on allait en trouver en se promenant dans le quartier chinois tout proche au lieu d’explorer dans la rue Geary. On a donc fait tout un tour du quartier sans rien trouver et puis, juste en rentrant à l’hôtel, on en a trouvé plusieurs, à côté de l’hôtel, mais dans l’autre sens — c’est bien typique.

La ville de San-Francisco est énormément francophile

L'hôtel Adante dans la rue Geary où l'ami ex-Marine est descendu

Dans le couloir de l'hôtel Adante, au 6e étage
Samedi on s’est levé de bonne heure et on est allé avec l’ami ex-Marine voir sa chambre à l’hôtel nettement « meilleur marché » que le nôtre dans la rue Geary. À 40 $ la nuit, on n’a pas le droit de se plaindre trop ! Vers 9h30 on est allé chercher l’amie partenaire en course et son mari chez eux au Ritz-Carlton (c’est un banquier, lui !) et nous sommes tous allés à l’expo coureur sous des tentes montées à l’Embarcadère où les trois coureurs ont ramassé leurs dossards, leurs chemises et leurs casquettes, suivi d’une courte folie d’achat de chaussettes, de sachets de« gu » (cela me rappelle de la morve parfumée, miam ! mais il paraît que ça marche), une veste de sport, un maillot jaune néon pour plus de visibilité dans une foule de coureurs BCBG en short bleu et ticheurte blanc.

L'inscription au marathon

On remet les dossards aux coureurs


Le nouveau maillot jaune néon

La rue du Marché
À midi on a rencontré les nièces du copain à notre hôtel, ainsi que son frère aîné, leur père, pour un déjeuner de famille, après lequel on est allé au grand magasin Macy’s dans la place de l’Union où le copain leur a payé quelques fringues à la mode ado. La famille partie, on a pris le métro jusqu’à la rue Castro pour faire le pèlerinage obligatoire de tout homo — il y a en effet rien de très fascinant dans cette rue, qu’on appelle aussi la rue Christopher de l’ouest, mais c’était agréable de passer chez la librairie gaie A Different Light dont la succursale new-yorkaise a fermé il y a quelques années. On a pris un café au lait au Café Flore avant d’aller rencontrer un ex du copain accompagné de son mec actuel et d’un ex à lui, tous les deux d’origine asiatique — l’un Coréen né au Japon et l’autre un petit Viêtnamien tout à fait marrant et, comme le copain, coureur de marathons.

L'ambiance civilisée du Café Flore

Les graffiti intellectuels à San-Francisco — le copain m'a dit que cela vient de « South Park », une plaisanterie sur la phrase populaire chez certains « What Would Jesus Do ? »

Une autre vue de la rue du Marché

Un drôle d'immeuble, avec les meubles qui sortent par les fenêtres
On a mangé bien sûr plein de pâtes et après un dîner beaucoup plus amusant qu’attendu, on est rentré à l’hôtel très tôt afin de pouvoir nous réveiller à quatre heures.

Le couloir dans la partie ancienne de l'hôtel
À quatre heures, donc, on nous apporte une grande cafetière de café à la chambre et on se réveille lentement. Le copain met le maillot jaune néon qu’il avait acheté la veille et le short orange (une combinaison vestimentaire remarquable — dans les deux sens — c’est vrai). L’ami ex-Marine nous attend dans le hall et on va chercher l’amie partenaire en course — notre bande descend la colline de Nob vers l’Embarcadère et le départ du marathon.

Dans le salon du rez-de-chaussée du Ritz-Carlton, en attendant l'amie partenaire du copain et son mari

Il fait toujours nuit à 5 heures !
Ils sont partis vers 5h30, en pleine nuit et en plein brouillard. Le mari de la partenaire et moi, nous sommes allés les voir passer au Préside — ancienne base militaire au nord-ouest de la ville qui est maintenant parc national — où tout était toujours perdu dans un brouillard épais.

Dans le brouillard au Préside

Ça court !
Après les avoir vus passer, on est allé les retrouver dans le parc de la Porte-Dorée, où il faisait toujours froid et couvert.

Dans le parc de la Porte-Dorée
On est allé les voir une troisième fois en plein marathon dans le sud de la ville, où il faisait chaud à cause du soleil. On est parti pour la fin de la course, toujours à l’Embarcadère, où l’on a rejoint le copain (4h30 comme prévu) et la partenaire (4h45). (L’ami ex-Marine a pris une heure de plus.)

Entrée au Domaine Chandon dans la vallée de Napa
Le mari de la partenaire en course avait réservé une table pour le déjeuner au restaurant du Domaine Chandon dans la vallée de Napa — on est monté dans sa voiture louée pour aller à Yountville.

Vue du restaurant du Domaine Chandon
Là on a fêté la course en commençant avec une bouteille d’un rosé mousseux, ce qui était suivi d’un repas excellent avec d’excellents vins, un blanc et unrouge, (et moi je ne suis pas trop fou de vins de Californie).

Francophilie dans les vignes à Napa — domaine Saint-Supéry

Les vignes à Saint-Supéry

L'entrée à la propriété avec un énorme chêne

Le « château » de Saint-Supéry, une belle ferme californienne de la fin du 19e siècle

On montre les différentes variétés de raisins

Une grappe de raisins
Pour rentrer à San-Francisco, le copain a proposé à notre hôte-chauffeur de prendre l’autoroute vers le comté de Marin — malheureusement pour nous, il y avait par là un embouteillage monstre à cause d’une compétition de l’Association nationale de « voitures gonflées ». On est rentré à notre hôtel vers 19 heures et on téléphone à l’ami ex-Marine qui se trouve dans un bar infect dans la rue Polk. On décide de le rejoindre et il est tout à fait bourré. On fait une petite tournée de bars du quartier — bars gais, punks, irlandais. L’ami ex-Marine s’est finalement décidé d’aller dans un « théâtre » de striptease et le copain a insisté qu’on retourne au quartier du Castro pour aller danser — on a commencé au http://www.midnightsunsf.com/ Midnight Sun, bar preppy favori du copain, d’où on est allé danser avec les « gamins » asiatiques et hispaniques au http://www.sfbadlands.com/ Badlands. Là on nous recommande un club rappisant où l’on a pas mal dansé et dont j’oublie le nom (http://www.yelp.com/biz_details?biz_id=UVHwldexsMEYyUY8lJ9rQv1rK3B8kvAN the Bar on Castro, peut-être ?). Après un moment, on décide de rentrer vers le centre-ville et le copain, après une drôle de conversation avec le chauffeur de taxi, veut passer au bar http://www.theendup.com/ The Endup où l’on retrouve un mélange curieux mais agréable de genres — beaucoup d’asiatiques, des noirs, des hispaniques, des hétéros, quelques pépères (comme moi), des filles (lesbiennes ou pas). La musique flottait entre des transes/technos dansables à des mélanges disco assez niais mais tout le monde, y compris nous, avait l’air de s’amuser.

La librairie célèbre City Lights dans le quartier de la Plage du nord

Encore de l'influence francophone à San-Francisco

L'église de SS Pierre et Paul
Le lendemain matin on était plutôt crevé (on comprend pourquoi, non ?) et on a quitté l’hôtel assez tard pour nous rendre à pied au charmant quartier italien de la Plage du nord où on avait rendez-vous, encore une fois, avec le frère du copain et, en principe, sa femme, au http://wsbg.citysearch.com/?cslink=profile_info_website_cust Washington Square Bar & Grill, un joli restaurant américain traditionnel. La femme du frère a décommandé, cela fait des années qu’on ne la voit plus à cause, on croit, de sa corpulence. Le frère ne le nie pas. C’est curieux, les familles.

La vue de l'île d'Alcatraz et le brouillard du Pacifique

De la francophilie à la colline de Nob
L’après-midi, le copain se fait masser au gymnase de l’hôtel par un masseur bulgare au nom d’Anthony — j’aurais bien dû faire un peu de sport moi-même, mais j’ai préféré piquer un somme dans la chambre. Le soir on est allé au quartier de SoMa, qui se trouve au sud de la rue du Marché, où l’on a dîné au restaurant mexicain « authentique » Maya — de la bonne cuisine, en effet, avec d’excellents margaritas gelés. Cela nous a lancés dans une recherche prolongée de cette boisson rafraîchissante, mais on n’en trouve pas facilement à San-Francisco — puisqu’il fait tellement froid qu’on boit moins de boissons gelées ! On nous a conseillé d’aller au bar-restaurant http://www.lime-sf.com/ Lime, tout chic, tout branché où l’on n’avait pourtant pas de margaritas gelés mais on les a bus « nature » dans une ambiance années 60 avec de drôles de vidéos.
Mardi matin on a fait nos valises avant de les déposer chez le concierge et de payer la note. Le copain, qui a fait ses études à l’Université de Californie à Berkeley, aime beaucoup revoir la ville et le campus de son alma mater.

Un restau lao-thai (si, si) dans l'avenue Shattuck à Berkeley
On a donc pris le BART pour y aller et en marchant le long d’une des rues principales (l’avenue Shattuck, je crois) on a passé le restaurant Chez Panisse. « Mais il faut qu’on y aille » le copain s’écrie.

Entrée au restaurant Chez Panisse à Berkeley
Il est tôt, seulement 11h20 — on décide d’aller passer quelques minutes dans la librairie d’occasion d’à côté, la librairie Black Oaks. En repassant devant l’entrée du restaurant, le copain insiste. Je m’incline — je le suis en montant l’escalier au premier étage, où l’on demande au maître d’hôtel s’il y aurait de la place pour deux pour déjeuner. « Mais, bien sûr, messieurs. Suivez-moi. » Et c’est comme ça que j’ai eu le plaisir de dîner dans un des restaurants les meilleurs de toute ma vie — service excellent, cuisine raffinée, mais pas trop, décor « californien » style « Mission » pas du tout Disney, Mlle Waters elle-même qui surveille. Vraiment exceptionnel.

Une résidence berkeléenne
Une autre, dans le style hispano-berkeléenne

Un des bâtiments classiques à Berkeley

Une vue d'une partie du campus, le clocher au fond

L'entrée au campus

Berkeley, centre-ville
Avant de reprendre le BART, on a fait un tour abrégé du campus — j’aime bien le style bungalow à l’espagnole qu’on a perfectionné en Californie pendant les années 20 et 30. On a repris nos valises à l’hôtel pour les mettre tout de suite dans le coffre d’un taxi qui nous a conduits à l’aéroport. Une heure plus tard, on était assis dans nos sièges dans l’Airbus à destination de New-York.

Le brouillard vu de l'avion

Survolant le centre-ville de San-Francisco

Un petit bout du Pont de la Porte-Dorée qui sort du brouillard

Vue des ports de Tiburon et de Sausalito

Un lac inconnu (à moi)

Un paysage de nuages

Où ça pousse, le maïs et ... les Républicains !