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octobre 30, 2005

Eventus angelici

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Ah, les palmiers !

Hier on a commencé notre journée en faisant une randonnée à pied avec le chien, un adorable labrador doré, dans le parc du Canyon de Runyon au-dessus de Hollywood. Agréable moment, et intéressant de voir toutes ces habitations posées ça et là sur les sommets des collines.

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Vue de la Ville du Siècle — et je souligne que c'est un nom de ville aussi bizarre en anglais qu'en français

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Vers le sud

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Sur les crêtes des collines

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Des maisons un peu partout

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On y voit des petits paradis cachés

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Les célèbres lettres qui font « HOLLYWOOD » au fond sur la montagne

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Une classe de yoga gratuite dans le parc

De retour chez nous, le copain a téléphoné à un des ses anciens camarades de classe de l’école jésuite à San-Francisco — un avocat qui habite à quelques pas de la ville de Hollywood-Ouest dans une jolie maison « style Mission » comme la plupart des autres dans ce quartier agréable.

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Une maison typique dans le quartier du Bois-de-Houx Ouest

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Dans le quartier

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On n'a pas de ces plantes-là au Connecticut !

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La fête de la veille de la Toussaint est très importante ici

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On semble dépenser un effort fou à la décoration macabre

On est même allé à pied — chose inouïe dans la cité des Anges — à un restaurant populaire de « Boystown », le Basix Café, où l’on a pu s’asseoir à la terrasse d’où la jeunesse dorée pédé du quartier passait sans cesse.

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Le Basix Café dans le boulevard Sainte-Monique en plein Bois-de-Houx Ouest

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Le gouverneur Arnold n'est pas du tout populaire dans ce quartier. comme le témoigne ce grand panneau

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Un bel oiseau du paradis dans le jardin de l'ami du copain

Vers 18 heures on s’est rendu à la galerie Billy Shire dans la ville de Culver, pas trop loin en fait de chez nous. Stationné devant la galerie, on ne voit personne — est-ce qu’on s’est trompé de date ?

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La galerie dans l'avenue Washington

Non, mais on s’est effectivement trompé d’heure, ayant présumé que les galeries angelènes tiennent les mêmes heures de vernissage que les galeries à New-York. Mais non ! Le vernissage allait commencer à 19 heures et durerait jusqu’à 22 heures. Dites donc. L’amie marchande de tableaux est arrivée vers 18 heures 30, elle était toute surprise de nous voir là.

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Quelques tableaux dans l'exposition

On est resté au vernissage une bonne demi-heure avant de nous rendre au restaurant favori de la sœur et du beau-frère du copain, Campanile, dans l’avenue de La Bréa. La cuisine y est très bien, très correcte.

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Entrée du restaurant Campanile

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La sœur du copain est folle d'animaux de compagnie — et on le voit dans le décor du WC du rez-de-chaussée

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Deux petits chiens qu'elle a sauvés, tous contents dans la cuisine

On rentre ensuite chez nous et l’amie marchande de tableaux nous appelle et on la rejoint à son logement, plus précisément l’hôtel « à moteur » Beverly Laurel dans le boulevard Beverly.

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La piscine dans la cour de l'hôtel Beverly Laurel

Elle nous a suggéré un endroit très branché qui s’appelle The Little Door, joli petit restaurant tenu par des Français dans la 3e rue. L’amie marchande de tableaux a commandé un repas et le copain a pris une assiette de mets « méditerranéens » et moi j’ai choisi un sancerre un peu trop fruité — tant pis. Il y avait des groupes de francophones qui se pressaient autour du bar. C’est curieux, cette ville.

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Dans le restaurant « La Petite Porte »

On profite du changement d’heure pour rester dans notre chambre à regarder des films sci-fi sur HBO tandis que le reste de la famille (à part le neveu) est sorti pour faire du golf, de l’équitation et les courses. Le neveu, qui est resté à bavarder (et quoi d’autre, on n’en sait rien) avec des amis autour de la piscine jusqu’à 3 heures du matin, est toujours couché. Une famille bien typique, donc.

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La piscine chez la sœur du copain

On va déjeuner bientôt et puis on se rendra à l’aéroport de Burbank pour reprendre l’avion pour New-York.

octobre 29, 2005

Luxuria

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Le bar-restaurant de l'hôtel Argyle

On a fait la débauche hier soir à Bois-de-Houx, où le beau-frère du copain nous a emmenés au restaurant Asia de Cuba dans l’hôtel Mondrian. On a pu dîner sur la terrasse et le copain et moi étions les seuls à porter des cravates (cela va sans dire qu'on est particulièrement démodé, le copain et moi) mais il y avait plusieurs chapeaux de vacher (si, si) qui avaient l’air doucement absurde dans le décor super cool créé par Philippe Starck. Ici il n’y a pas d’adultes, rien que des jeunes qui font ce qu’ils veulent. On porte des maillots soigneusement délavés (et épouvantablement chers) dans des ambiances élégantes des années 20 et 30.

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Le service de garage devant l'entrée de l'hôtel Argyle

Leurs jouets préférés sont des voitures d’un prix inimaginable au commun des hommes — on est allé prendre un verre dans le bar très amusant d’un nouvel hôtel qui s’appelle l’Argyle qui se trouve dans un immeuble merveilleux Art Déco — et je regardais venir comme le plouc que je suis la flottille de Hummers, de Mercedes, de Lamborghinis, tous conduits par des jeunes aux airs finement blasés, les portables aux oreilles, les jeans déchirés. C’est l’argent, l’ignorance, les apparences. Je m’émerveille devant tout cet éclat un soupçon inutile.

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Curieux restaurant « country & western » juste devant l'hôtel Argyle — on mélange tout ici

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Il y a toujours du monde dans le boulevard du Coucher de soleil

On a regardé la conférence de presse du procureur Fitzpatrick dans l’avion — c’est dommage qu’on n’ait pas attrapé Rove, mais il paraît que son avocat lui a épargné une mise en cause immédiate, pour des raisons qui restent toujours inconnues. Mais, au moins, avec « Scooter » Libby, c’est un début.

octobre 28, 2005

Adventus in urbe Angelorum

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Un exemple d'élégance domestique angelène — hé oui, ce sont des répliques du David de Michel-Ange, et une partie seulement de la troupe sur le gazon de cette maison — et il y a des palmiers ! Chic alors !

Bon, on est arrivé sain et sauf à Burbank (ou Beurrebancque, ça fait un peu flamand, non ?) Notre voiture de location est énorme (à nos yeux de Manhattanais) et complètement vulgaire — un vrai véhicule utilitaire de sport qu’on espère disparaîtra comme les dinosaures, écrasé par le prix du pétrole — et hop, on va à la recherche de la très-romantique autoroute de Hollywood (ou du Bois de Houx pour les puristes) qui passe à travers la chaîne de montagnes de Ste-Monique vers le centre de la cité des Anges. Par miracle, on l’a trouvée, cette autoroute assez mal marquée, et par un hasard fortuit on a réussi à trouver la maison de la sœur du copain, au Parc d’Hancock, un beau quartier résidentiel qui date des années 20.

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Les banlieusards arrivent par train à la gare des chemins de fer de l'île Longue, d'où nous partons pour l'aérogare de Jamaïque

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Les wagons sont vides dans notre sens

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Une vue des quais de la gare de Jamaïque

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On peut voir le haut du Bâtiment de l'État-Empire au centre — et l'on en est bien loin

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On quitte la porte devant l'aérogare ancienne de la TWA créée par M. Saarinen

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Nous survolons New-York

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Que c'est plat, le Mid-west !

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Après les Rocheuses ennuagées, le désert de l'Arizona et de la Californie

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On récupère nos bagages à l'aéroport Bob Hope

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Une chaîne de montagnes vue depuis l'agence Hertz à l'aéroport

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L'agréable maison de la sœur du copain au Parc Hancock

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Le centre commercial du quartier qui s'appelle le village de Larchmont — ou le Mont-aux-Mélèzes

On sort ce soir avec toute la famille. On explorera les Anges demain.

Exspectamus

De nouveau nous nous trouvons dans l’aérogare de JetBlue à l’aéroport de J F Kennedy (et c’est grâce au sans-fil gratuit que je peux publier ce court billet depuis le café au centre du hall). On part en principe à 11 h 22 et l’on arrive à Burbank (ou Beurbanque, si vous préférez) — « la capitale médiatique du monde » selon la mairie — un peu après 14 heures heure locale. Là on retrouvera la voiture de location — mais bien typiquement on n’a aucune carte de la région angelène et j’imagine trop facilement les dangers qu’on va poser aux autochtones en voiture.

Au bar du New York Sports Grill on se saoule déjà — il est quand même un peu tôt, même pour une éponge comme moi. Plus sage, j’ai demandé au copain de me chercher un bon petit café au lait.

J’ai surtout envie de voir des palmiers. Pour moi, c’est un arbre presque extraterrestre, le palmier et je les aime beaucoup. J’ai du mal pourtant à imaginer comment on se fait pour vivre au milieu de ce genre de végétation qui mène directement, d’après tout ce qu’on voit à la télé, à l’indolence et à la luxure.

octobre 27, 2005

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Dans la cuisine du restaurant iranien — oups, persique

Désolé pour mon absence carnetière de ces derniers jours — d’abord, à partir de jeudi après-midi, je suis devenu chauffeur de famille. Je suis allé chez ma sœur à Philadelphie (dans la banlieue nord-ouest) où l’on a dîné à un nouveau restaurant persique (si, si, ici on le préfère à « iranien », qui pose des, euh, problèmes) qui s’appelle Shundeez.

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Vue du restaurant en partant — désolé pour le flash

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La vieille chienne de ma sœur — elle a seize ans, et elle est presque aveugle et sourde — et puis Amtrak ne permet pas le transport des animaux dans leurs trains

Le lendemain on a conduit le beau-frère à la vieille gare de banlieue de Glenside d’où il a pris le train pour l’aéroport et pour la Nouvelle-Zélande (via Los-Angeles), où il allait embarquer à Christchurch pour l’Antarctique.

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La gare de Glenside dans la banlieue de Philadelphie

Ma sœur et moi (et Maggie, la chienne), nous nous sommes ensuite mis en route sur les autoroutes à péage de la Pennsylvanie et du Nouveau-Jersey à destination de l’Île de Rhode. On a fait une escale au Collège du Connecticut pour chercher mon neveu qui voulait lui aussi assister aux « obsèques » officielles de Barney.

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Le dortoir de mon neveu à la Nouvelle-Londres

Le copain est arrivé par train vers 19 heures, et ma sœur et moi, on a préparé un dîner plutôt mauvais qu’on a mangé en regardant la télévision, habitude déplorable et maintenant sacro-sainte chez ma mère.

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Vue de notre chambre au 3e étage — c'est cette grisaille qui a marqué tout le week-end, d'une façon aussi réelle que métaphorique

Samedi il a fait gris et froid — le copain a couru quelques miles le long de la plage déserte tandis que moi j’ai dû rédiger l’éloge funéraire qu’allait prononcer ma mère. Ensuite on est allé voir notre espace d’entreposage d’où on a retiré quelques cartons de livres et de trucs de cuisine. On a dû aussi faire les courses pour un dîner qu’on donnait chez une amie dans l’ex-village — du saumon sauvage (délicieux), des couscous, une salade, rien de trop difficile à faire — avant de rentrer chez ma mère, où la table était dressée pour la petite réception qui suivrait la « cérémonie ».

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La table chez ma mère

Ma mère, assise avec difficulté dans un fauteuil, a dûment récité l’éloge de son animal de compagnie — il y a eu des rires et même des larmes chez quelques-unes des assistantes qui l’écoutaient. On est resté avec les invités pour une heure avant de quitter la maison et de se rendre chez notre amie où l’on allait faire notre propre « dîner » à nous.

Cela s’est bien passé et l’on est rentré chez ma mère assez tôt. Dimanche matin on a chargés ce qu’il fallait dans la voiture et on a recommencé le trajet en sens inverse — déposage de neveu au collège, déposage du copain chez nous à Manhattan (oh la la, la Miers vient de retirer sa candidature à la Cour suprême !) et puis le retour à Philadelphie, où ma sœur m’a préparé une grande tasse de thé avant que je ne reparte pour New-York.

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Je rentre à Manhattan par l'autoroute à péage du Nouveau-Jersey — il y avait du monde, bien plus qu'on voit dans cette photo

Mardi soir on est allé à une réception offerte par un groupe d’entrepreneurs gais et lesbiens (des petits Loïc pédés ?) dans une grande salle d’exposition pour un fabricant de mobilier de bureau haut de gamme Haworth. La salle se trouvait au 4e étage dans un immeuble dans la 6e avenue à la 18e rue ouest.

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Un des modèles d'unités de bureau offerts par la société Haworth

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J'étais impressionné par cette attention au câblage de bureau

Ensuite on a pris un taxi pour aller à la boîte de nuit Glo dans la 16e rue ouest où la carnetière new-yorkaise Guillemette fêtait la parution de son livre France : Made in USA tout en signant des exemplaires et en offrant à une foule d’amis et d’admirateurs des verres de champagnes.

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Glo vu du balcon réservé aux PTI (je vous laisse deviner la signification, hi hi)

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De la pub projetée au fond de la boîte

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La charmante Guillemette qui signe et signe toujours en souriant...

La soirée est organisée tous les mardis par une association qui s’appelle, tout naturellement, Frenchtuesdays et qui organise des soirées « francophiles » à New-York et à Miami. Donc un bon endroit pour vendre des exemplaires d’un livre rédigé en français. Guillemette était tout élégante et elle a signé des vrais tas de France : Made in USA sans se plaindre une seule fois (de ma connaissance).

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Reconnaissez-vous les diplômé(e)s de HEC ou d'ESSEC

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Et font-ils des stages à la BNP ou à JPMorgan ?

N’ayant pas l’habitude de ce genre de réceptions publiques et hétéros (des banquiers et des courtiers en costume à la recherche de banquières et de courtières), le copain et moi nous sommes partis assez tôt pour aller manger à un restaurant du quartier The Park. Nullement exceptionnel, mais heureusement pas trop cher. Un décor plutôt agréable tout de même, avec des feux dans les deux cheminées aux bars.

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Vue d'une des salles du restaurant The Park

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Il y a même des cerfs qui se cachent parmi les buissons

Demain on va à Los-Angeles pour le week-end — l’aller-retour chez JetBlue nous le permet — pour faire une visite surprise au vernissage de l’exposition organisée par l’amie marchande de tableaux. On descend chez la sœur du copain qui habite Hancock Park (non, je ne sais pas où cela se trouve, la ville de Los-Angeles m’étant, en général, terre inconnue — à part le ghetto gai de Hollywood-Ouest, Westwood, Bel-Air, Collines de Beverly, Ste-Monique et Malibou — oh la, je vais faire de la peine à certains !). On rentre à New-York le dimanche après-midi — il ne faut pas rester trop longtemps chez de tels indigènes.

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Non, ce ne sont pas des Angelènes profondément irrités par les airs de supériorité snob de certains New-Yorkais mais des mannequins dans la vitrine de Marc Jacobs dans la rue Bleecker

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Remarquez, ces horreurs sont toutes habillées en Marc Jacobs et comme les Angelènes adorent les étiquettes à la mode, c'est possible que ...

Mardi on est arrivé au chiffre terrible de 2000 morts américains militaires en Irak. Dans le Times papier, on a publié plusieurs pages de petites photos. Billmon, lui, a visualisé ce chiffre de cette façon impressionnante. Tous morts pour des mensonges. Espérons qu’on ait bientôt (demain !?!) un peu plus de lumière sur les vrais motifs pour la guerre en Irak jusqu’ici cachés par les efforts de la cabale de Cheney.

octobre 20, 2005

C'est bien la cabale Cheney qui a détourné la politique du pays.

« Besides Rove and Libby, the group included senior White House aides Karen Hughes, Mary Matalin, James Wilkinson, Nicholas Calio, Condoleezza Rice and Stephen Hadley. WHIG also was doing more than just public relations, said a second former intel officer.

"They were funneling information to [New York Times reporter] Judy Miller. Judy was a charter member," the source said. »

Tout s’explique donc, avec de plus en plus de clarté. Et notre bien-aimée Judy en fut « membre fondatrice ».

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L'entrée de la galerie d'art White Columns dans la rue Horatio

Je pars pour Philadelphie en quelques heures — je vais chercher ma sœur et sa chienne (aveugle et sourde, elle a plus de seize ans) et les ramener demain vers le Rhode-Island. Non, non, je ne peux pas l’expliquer, c’est trop bête, mais comme je le lui avais promis (son mari part demain soir pour l’Amérique du Sud — le Chili, je crois — d’où il rejoindra un bateau scientifique pour un voyage de recherche de six semaines dans l’océan Antarctique), il faut que je le fasse. Au moins je suis assuré ! Le copain viendra demain soir par train.

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Du monde en début de soirée au vernissage

On s’est bien amusé hier soir, d’abord au vernissage et ensuite au restaurant indien http://www.devinyc.com/ Devi où nous avons tous pris le menu de dégustation « normal » (c’est-à-dire, pas végétarien). C’était délicieux, très épicé, mais subtil. J’avais voulu commander un vin libanais mais il n’y en avait plus. On a donc choisi un rouge d’Australie qui n’était pas mauvais — le copain l’a apprécié mieux que moi. Le service était plutôt erratique — tantôt soigné, tantôt décousu. La salle principale dans laquelle on nous avait assis était remplie d’Indiens élégants — c’est un bon signe, non ?

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La profession de foi politique du restaurant Florent

octobre 19, 2005

Mora

Le grand débat télévisé entre Superfrenchie et Bill O’Reilly sur Faux News à propos de la francophobie aux États-Unis et ses justifications possibles a été reporté au 26 octobre, où on leur donnera en principe au moins six minutes de discussion. Franchement, je crois qu’on ne verra pas cette émission — l’actualité ici tourne comme un cyclone bien plus fort que Wilma autour de l’affaire Plame (le procès de Saddam et les élections en Irak, on s'en moque, et même l'affaire Miers perd de l'intérêt dans les médias, bien que les journalistes doivent en parler officiellement, puisqu'il n'y a pas de fuites alléchantes du bureau du procureur Fitzpatrick) et la mise en cause éventuelle de vingt-deux personnalités du régime Bush. Les accusations du procureur sont attendues maintenant dans la semaine prochaine — on parle dans les milieux anti-Bush de la nouvelle fête de « Fitzmas » (FITZgerald + ChristMAS) et chez dKos on conseille dix astuces pour survivre le suspense de la veille de Fitzmas. Si l’œil du cyclone Valerie Plame frappe Washington la semaine prochaine, le reportage sur les dégâts politiques (et savez-vous ce que signifierait le sigle WDTPKAWDHKI) bouffera toute autre actualité.

Ce soir on va au vernissage d’une exposition à la galerie White Columns qui célèbre 20 ans du restaurant Florent dans le quartier des bouchers. Ensuite on dîne avec des amis à un restaurant indien bien coté (c’est bien eux qui l’ont choisi, vu que le copain et moi, nous n’allons jamais de notre propre volonté dans des endroits branchés).

Petits riens: morceaux de vocabulaire drôlement à la page :

Judy « Genouillère » Miller (c’est méchant, mais tant pis, paraît qu’elle le mérite) ;

Pajamadeen — les guerriers saints habillés en pyjama assis devant leurs écrans et leurs claviers d’ordinateur à rédiger des billets acerbes sur les sujets du moment ;

C-Span : de la porno politique.

octobre 18, 2005

In rei corde

Il s’intitule « Au cœur de l’affaire » et c’est l’article qui, à mon avis, explique le mieux tout ce qui s’est passé à Washington pour provoquer l’intervention américaine en Irak. (C’est chez Andy Tobias que je l’ai trouvé.)

octobre 17, 2005

Fortitudo

Pauvre Superfrenchie. Pour avoir osé se battre ouvertement (et très efficacement, à ce qu’on voit) contre la francophobie, son carnet est devenu la cible d’une abondance de cinglés francophobes (cette partie de la population qui croira en tout ce que leur racontera Fox en dépit des faits).

Mais Superfrenchie mérite bien son nom superhéroïque. Il a accepté l’invitation d’un des hauts prêtres du gâtisme de droite Bill O’Reilly de venir à son émission télé sur Fox pour « discuter », accompagné de Marc Cormier de miquelon.org, de la francophobie en Amérique. On se souviendra, j’espère, de ce qui s’est passé il y a un an avec M. O’Reilly — le pauvre homme marié était l’objet d’une plainte pour harcèlement sexuel de son assistante Andrea Mackris (l’accusation est vraiment hilaire, pleine d’histoires de sexe au téléphone et d’autres délices dont une référence lubrique au falafel, on peut en lire tout ici). Affolé d’être obligé de répondre à ces accusations en public et pour la sauvegarde de son ample portefeuille, il a décidé de régler la plainte en lui versant une somme secrète (mais importante). M. O’Reilly a aussi eu des histoires en direct (dont on trouvera la transcription ici) avec le fils d’un homme tué dans les attaques sur le World Trade Center, à qui il a dû crier « Shut up. Shut up. » Il doit avoir du charme, ce M. O’Reilly, mais il m’échappe, je l’avoue, et de toute façon je ne le regarde jamais. Mais ce mercredi prochain à 20 heures, on va tivo-iser l’émission et je suis certain que Superfrenchie et M. Cormier s’en acquitteront avec assurance et intrépidité.

Ici, aujourd’hui, c’est encore Plame Plame Plame, 24 heures sur 24. Le suspense monte — on s’attend à un communiqué officiel du procureur mercredi (Superfrenchie aura peut-être de quoi tchatcher avec M. O’Reilly).

J’ai finalement repris mes exercices — ça fait plus d’un mois que je ne visite plus la salle de sport — c’est difficile à recommencer, et la discipline me manque toujours.

octobre 16, 2005

Ambulatio II

(Pour voir la première partie de ces photos, il faut passer à Ambulatio I.)

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Un ancien hôtel particulier construit pour un homme d'affaires riche par la firme d'architectes célèbre McKim, Mead & White au début du XXe siècle — aujourd'hui il appartient à une banque

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Dans l'avenue Madison

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Devant l'entrée de l'hôtel Élysée dans la 54e rue est — c'est dans cet hôtel où le grand écrivain de pièces de théâtre Tennessee Williams est
Une de trois sculptures par
Keith Haring au rez-de-chaussée du bâtiment Lever House

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Une drôle de statue dans la cour du Lever House — elle a la pose d'un Degas, mais à part ça...

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Une statue de Deborah Butterfield au milieu de l'avenue du Parc — c'est en bronze d'après des morceaux de bois trouvés

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Un grand immeuble de verre verdâtre au soleil dans l'avenue du Parc

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Et son reflet rend vert l'église Saint-Bartholomée

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Une touche de vulgarité architecturale dans l'avenue du Parc — une façade aménagée en scène de BD cliché

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Une partie de la pire et la plus bête route à Manhattan — cette partie de l'avenue du Parc élevée qui passe autour de deux énormes immeubles pour redescendre vers la 40e rue

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Les guichets dans la salle principale de la gare Grande Centrale

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Et une vue d'une partie du couloir des restaurants au sous-sol

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Devant le centre Javits

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Dans le hall d'entrée du centre créé par l'architecte I M Pei — ça ressemble un peu à la Pyramide du Louvre, non ?

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On va vers l'Expo La Vie numérique

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On y trouvait plein de guiques, naturellement

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Ici il s'agissait d'une compétition de joueurs du nouveau jeu « Jeu des Étoiles II »

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Il y avait des animations où l'on offrait des tas de trucs gratuits — ticheurtes etc. — le copain, lui, il était trop snob, il n'en voulait aucun

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Une vedette parmi les joueurs — malheureusement je ne peux pas dire pourquoi on le filmait

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Moi j'ai surtout aimé le secteur de la ">Danse Danse Révolution — trop marrant, je vous jure ! (Et non, je n'ai vraiment pas 15 ans)

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Deux concurrents se préparent à une lutte de danse numérique

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Un danseur solitaire avec les cheveux en queue-de-cheval super guique se donne à l'extase mystique de la danse

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La vue du centre de Manhattan depuis le centre Javits

On a déjeuné au Bright Food Shop dans le Chelsea et ensuite on est rentré chez nous, où le copain a mis le compact du film Héros dans le lecteur — et l'on l'a regardé en entier — film extraordinaire, d'une beauté et d'une poésie cinématique remarquable.

Dîner assez tôt dans un nouveau restaurant mexicain — bonne cuisine mais c'était dur pour moi puisqu'un jeune homme d'une beauté presque parfaite s'est assis avec une amie à deux mètres devant moi. C'est quand même embêtant d'avoir à faire la conversation normalement quand l'idéal platonicien (ou un bel exemple) sort de sa cave pour s'installer dans un restau mexicain dans la 7e avenue.

Ambulatio I

Bon, aujourd'hui, c’est Plame, Plame, Plame.

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Le quai de métro de la station de la 4e rue ouest, vide le dimanche matin

En dépit de toute la turbulence à Washington, le copain et moi nous avions un rendez-vous avec l’ami péruvien pour aller à la convention La Vie numérique au Centre Javits. On est passé d’abord au bureau (le copain a perdu sa carte de distributeur automatique, il espérait la retrouver dans le bureau — vain espoir, hi hi) et puis l’ami péruvien a téléphoné qu’il arriverait en retard. Donc on a pu se promener un peu dans le centre de Manhattan avant d’aller retrouver l’ami péruvien (qui venait de la Nouvelle-Rochelle au Westchester) à la gare Grande Centrale. Voici quelques photos prises pendant notre promenade.

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Une nouvelle monstruosité immobilière dans la Cinquième avenue

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Traces du latin au centre de Manhattan (et l'ancienne devise de l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche — et je n'ai aucune idée pourquoi la phrase se trouve là)

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Un deuxième gratte-ciel super laid dans la Cinquième avenue

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Ce gratte-ciel fut construit pas l'architecte qui a aussi construit le Bâtiment de l'État-Empire

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La façade principale de la Bibliothèque publique de New-York dans la Cinquième avenue à la 42e rue

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Vue de la Cinquième avenue

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Le bâtiment nouveau (assez) d'une société financière

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On voit tout dans la Cinquième avenue — de jeunes autochtones qui courent torse nu dans la rue

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Le magasin Saks décoré de drapeaux roses, avec, au fond, la cathédrale Saint-Patrick et la Tour Olympique

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L'entrée de la Maison française dans le centre Rockefeller — les armoiries de Paris et de New-York figurent en haut du bas-relief doré, c'est beau, non ?

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Le bâtiment GE, autrefois (et toujours mieux connu comme) le bâtiment RCA

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Mon premier boulot à New-York (un été seulement) était dans cette librairie

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La patinoire du centre Rockefeller vient d'ouvrir

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Ma photo « Riefenstahl » — le totalitarisme esthétique est des fois tentant

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Vue du Musée moderne d'art de la 54e rue ouest

Le film qu’on a vu hier soir, Loggerheads, était très bon — assez sentimental (mais j’aime ça), très américain, un peu lent. Il y avait pourtant quelques moments exceptionnellement bons, et c’est déjà pas mal.

Pour voir la suite des photos prises aujourd'hui, elle se trouve à Ambulation II (il ne faut surtout pas boucher le serveur).

octobre 15, 2005

Sol

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Une belle église néo-classique dans la 13e rue ouest entre les 6e et 7e avenues

Enfin, un peu de soleil — le copain et moi, nous avons voulu en profiter, en passant d’abord au bureau de poste, où j’ai posté mes déclarations de revenus (minables en l’occurrence), toujours au dernier moment (on a jusqu’au 15 du mois d’octobre, et si le 15 tombe le week-end, la date finale est reportée au prochain lundi, donc le 17 cette année) et puis on est allé chercher tout ce qu’on avait à la teinturerie — on a dû dépenser plus de 145 $ pour libérer tous nos vêtements, et à vrai dire, il y en avait. Ensuite, une fois nos affaires déposées chez nous, on est allé prendre le petit déjeuner dans l’avenue Greenwich, dans le petit restaurant végétarien du coin où l’on prépare d’excellents pancakes au blé noir accompagnés d’une compote de fruit qu’on met dessus — miam !

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On fonce vers l'est — une jolie réflexion d'une vieille façade sur une moderne en verre

Nos faims rassasiées, nous avons continué notre route ensoleillée vers l’est jusqu’à la 2e avenue, où l’on s’est arrêté devant les vitrines du magasin Upland Trading Company où un vieux gentleman noir vend des vêtements qui sont « hors mode », des classiques un peu fatigués, dont la plupart sont d’origine britannique (Barbour, Mackintosh, Viyella). Le copain voulait un manteau Barbour (que je lui avais promis en cadeau il y a au moins deux ans — c’est honteux comment je suis lent avec mes impôts et mes cadeaux) — il en a trouvé un en bleu, très BCBG (ou NAP, si vous préférez), et un imperméable anglais à deux côtés, dont l’un est un kaki très comme il faut et l’autre présente des carreaux op-art tout à fait style Austin Powers. Moi j’ai trouvé des pantalons kaki (rien d’original là non plus). J’ai voulu acheter des pantalons noirs en moleskine, mais hélas il n’avait pas ma taille (le magasin est tout petit et la sélection n’est pas énorme).

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Les manteaux Barbour

Nos achats terminés, on a remonté la 2e avenue jusqu’à la 20e rue est, où nous nous sommes tournés à gauche pour passer chez Baboo, développeurs professionnels de clichés, à quelques mètres de la 5e avenue, où un ami photographe m’avait laissé un compact avec des photographies du fameux foulard (on va en faire une carte postale publicitaire.)

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La 14e rue est, vers la « Terre Guillemette »

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Un immeuble curieux dans la 2e avenue

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Dans la 2e avenue, vers le nord

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Une vue dans le parc de la place Gramercy

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L'entrée fantasque d'un club dans la place Gramercy

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On se croirait à la Nouvelle-Orléans, non, et juste un petit peu moins mouillé ces derniers jours

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Dans la Cinquième Avenue

De nouveau chez nous, j’entreprends un peu de rangement (un début seulement, attention — il y a plein de cartons de papiers à trier) dans mon bureau en écoutant un compact techno pour me donner de l’énergie.

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Mon alma mater — c'est là où j'ai appris à devenir le « top model » que je suis maintenant

Ce soir on sort avec l’ami galeriste pour voir un nouveau film qui s’appelle Loggerheads. Il va falloir retourner au Côté est inférieur, le seul cinéma qui l’offre se trouve là-bas, mais l’ami galeriste vient de me dire qu’il a « sorti sa voiture du garage » et il passera nous chercher, ce qui facilite l’affaire.

octobre 14, 2005

Ars longa

Malgré la pluie, on est allé hier soir tous les quatre au Côté Est Inférieur — le taxi nous a déposés à l’intersection des rues Clinton et Stanton. Il y avait déjà un peu de monde dans la galerie Metalstone — on commence plutôt tard par là — mais vers huit heures les artistes, de jeunes de Los-Angeles, sont arrivés.

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Au vernissage hier soir dans le côté est inférieur

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Deux sculptures de sales bêtes

On a poussé l’ami ex-Marine à commencer sa collection en achetant un petit tableau d’une artiste tout à fait belle (elle ressemblait beaucoup à l’actrice Liv Tyler).

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La première œuvre de la collection de l'ami ex-Marine

La pluie constante nous a convaincus à dîner dans le quartier et l’on a choisi le restaurant japonais Sachiko’s. Décor élégant, cuisine raffinée, unecarte impressionnante de sakis et service attentif — un beau jeune serveur gay qui était charmant et charmeur et des jeunes Japonaises qui feignaient, avec une énorme politesse, ne pas comprendre les efforts de drague de l’ami ex-Marine, qui n’étaient pas du tout subtils.

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Un peu de décor au Library

De là on a pris le chemin de l’appartement, mais en nous sustentant dans plusieurs « établissements de breuvage » le long de notre route. Le second s’appelait http://www.librarybarnyc.com/welcome.html The Library dans l’avenue A et l’on y projetait de drôles de films pornos hétéros des années 60 et 70.

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Au bar d.b.a.

Ensuite on a fait escale à d.b.a, endroit favori de ceux qui aiment les bières et les whiskies single malt. Moi j’ai pris un weizbier, les deux autres ont commandé des bières belges — du Diable, je crois.

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La carte des bières et d'autres alcools

Un autre petit déplacement en taxi, toujours vers l’ouest, et l’on descend à la place Sheridan et on monte l’escalier au bar du 1er étage du Duplex. Pas mal de monde — des couples de touristes gays qui se prenaient en photos, tubes des années 80, pop-corn.

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Au Duplex

On est rentré donc à l’appartement, mais le copain a voulu accompagner l’ami ex-Marine à la station de métro dans la 14e rue — mais en s’y rendant, ils se sont arrêtés à encore deux bars, dont celui en haut de l’hôtel Gansevoort (d’où il m’a téléphoné deux fois !). Moi, j'étais beaucoup plus sage, naturellement.

Cela ne surprendra personne d’apprendre qu’il ne fût pas tout à fait en forme ce matin, le copain.

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En route vers le métro, il pleut toujours — devant le restaurant Tartine dans la 11e rue ouest

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L'immeuble Grace, où j'avais mon rendez-vous, dans la pluie

J’avais à faire des courses aux alentours de la 42e rue et je lui ai donc invité à déjeuner avec moi dans un vrai restaurant.

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L'entrée du restaurant dans l'avenue Madison

On a choisi une brasserie française dans l’avenue Madison qu’on ne connaissait pas encore — Café crème. Pas mauvais, tenu par deux Français et une Française. À chaque client, on a dit « Bonjour » et la moitié d'eux ont répondu en français — mais c'étaient des Américains. On y retournera. J’ai commandé un double expresso chez Starbucks dans la 5e avenue avant de rentrer au bureau.

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Le mauvais temps vu du 49e étage du Bâtiment de l'État-Empire

Dans la station de métro de la 34e rue une troupe de danseurs à la Michael Jackson amusait les foules — très hétérogène, la bande, dont un jeune Slave (Russe ?), une asiatique, deux noirs, un hispanique.

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Les Jacksonettes (non, ce n'est pas vraiment leur nom)

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Un peu de — danse rompue ?

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La célèbre danse de la lune

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Le Russe dansant

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Une partie de la troupe

Ça faisait marrer les passagers, new-yorkais ainsi qu’étrangers.

Tout le monde se moque aussi de l’entretien dit « à l’improviste » de Bush avec quelques soldats bien choisis à Tikrit. Un débâcle médiatique pour la Maison blanche (enfin). On ne peut que rire en lisant ce mensonge officiel pathétique.

Ce site cherche à accumuler des voix pour l’empêchement de Bush: Votetoimpeach.org. C’est drôle, on en parle de plus en plus, surtout avec les histoires de Rove et compagnie.

Et pour terminer sur une note de méchanceté pure et simple (oui, ça m'arrive), voici un exemple particulier fourni par Photoshop pour une nouvelle série télévisée — « maintenant dans sa 5e année » — qui s'appelle « Les placards du pouvoir — leur haine de soi n’a d’égale que leur ambition. » Délicieux.

octobre 13, 2005

Pluvius

De la pluie, de la pluie et encore de la pluie — bientôt il va falloir chercher une arche pour aller faire des courses dans le quartier. Les vignes dans l’Île Longue (désolé, gvgvsse, mais je peux recommander à tout le monde une courte visite ici et regardez donc juste en dessous du « Nouv-York ») vont pourrir à cause de l’eau excessive.

Encore des histoires de voiture. Je suis soulagé — j’ai parvenu à trouver une assurance-auto, l’ancienne ayant été annulée par manque de paiement à temps (ma faute, je sais) — en juin. Je n’avais rien dit au copain, parce que je n’ai pas voulu l’inquiéter, mais c’est pourquoi j’avais insisté à conduire, car il ne fallait surtout pas qu’il fût passible si l’on avait eu un accident. La nouvelle assurance, qui coûte 563,70 $ la période de six mois, sera en vigueur à partir de minuit. Il m’a fallu régler ce problème parce qu’il faut que je montre mon assurance auto aux responsables du département de véhicules motorisés qui vont me donner de nouvelles plaques d’immatriculation de l’état de New-York.

Ma mère m’a téléphoné hier pour me dire qu’elle avait reçu les cendres de Barney du vétérinaire. Elle avait pensé faire http://www.envoler.com/gestes2.html étaler les cendres dans le jardin avec une courte commémoration qu’elle voulait prononcer, mais qu’elle m’a demandée à rédiger. Tout cela allait se passer ce dimanche prochain, mais j’ai dû lui demander de reporter la cérémonie et la « réception » (elle avait commandé des rafraîchissements pour l’assistance !) en disant que la ne nous arrangeait pas du tout (vrai) parce qu’on avait des obligations qu’on ne pouvait pas décommander (moins vrai, mais bon…) Comme une de mes deux sœurs ne pouvait pas venir non plus, j’ai insisté — gentiment. Ma mère s’est finalement mise d’accord pour reporter l’affaire jusqu’au week-end suivant. Ouf, un problème de moins. Et puis, ce matin, l’ami angélène, rentré chez lui en Californie, me téléphone pour me demander de l’accompagner à Paris la semaine prochaine — lui, il y va pour les affaires (truc technique de dvd, il doit faire une présentation). Mais c’est pas possible, je lui dis ! Si tu me l’avais demandé hier, je lui explique, j’aurais dit oui, mais maintenant, avec les obsèques du toutou dont je viens de changer l’horaire, pas possible. Il s’est récrié vivement contre cette excuse, mais cela ne m’a pas ébranlé ma décision ! Donc, Paris sera pour plus tard.

Ce soir on va avec l’amie marchande de tableaux (qui va de mieux en mieux, c’est miraculeux) à un vernissage de tableaux dans une galerie branchée qui se trouve au Côté Est Inférieur (hmmm, je ne sais pas, il y a, je l’avoue, quelque chose de bizarre avec cette traduction, mais j’assume quand même.) On va essayer de jouer au Cupidon avec l’ami ex-Marine et une connaissance à l’amie marchande de tableaux qui aime elle aussi faire des courses à pied. On verra ce que ça donne. On a quand même prévenu l’amie marchande de tableaux en lui rappelant que l’ami ex-Marine n’est pas vraiment un adonis, au moins pour nous. « Oh, c’est dans les yeux d’hommes gais, ça — pour les hétéros, c’est tout à fait autre chose », elle m’a assuré.

J’ai besoin de me trouver un emploi, mais je ne suis pas assez républicain, hélas, pour me servir de du site www.cronyjobs.com. Les menus déroulants sont particulièrement délicieux.

octobre 12, 2005

Tacent

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On a toujours des histoires d'incendie dans le quartier — une fausse alerte de plus

Il y a des voix qui vont nous manquer dans la carnetosphère — je viens d’apprendre, tard de quelques jours de son annonce, le retour en France de Jérôme du carnet Inside the USA. C’est un carnet plein de choses intéressantes écrit par un type aussi énergique qu’équitable, et son point de vue personnel sur ce qui se passe ici aux États-Unis — culture, politique, vie quotidienne, télévision, cinéma et beaucoup plus — me manquera énormément. Par ses efforts, dont sa liste, toujours mise à jour, de carnets d’expatriés aux USA n’en représente qu’un exemple, et son intelligence, Jérôme est vite devenu le chef de fait de tous les carnetiers expatriés français aux États-Unis. Je sais que je ne suis pas le seul à espérer qu’il continuera à partager ses opinions avec son public dévoué depuis la Côte d’Azur, où il s’installe en novembre avec sa femme.

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La boutique Marc Jacobs fait de la pub dans la vitrine de la rue Bleecker pour l'association politique homo Human Rights Campaign — la campagne pour les droits de l'homme

Et de l’Europe je viens d’apprendre l’arrêt du carnet Garfieldd pour des raisons professionnelles. Je le trouvais charmant, ce carnet, et j’y passais deux ou trois fois par mois. À chaque visite je me suis dit qu’il fallait le mettre dans ma liste, mais comme je suis paresseux et en plus souffrant d’une forme très virulente de la pré-sénilité, je ne l’ai jamais fait. C’est une erreur que je regrette aujourd’hui. J’envoie donc à Garfieldd mes vœux les plus sincères que tout s’arrangera pour lui bientôt et qu’on pourra alors retrouver sur la Toile sa « voix » si humaine, aimable et sage.

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Sic transit gloria novi-eboraci — hier il y a eu une vente aux enchères de l'équipement de restaurant (mobilier, fours, etc) de l'ancien restaurant branché Hué, saisi il y a quelques jours par la police pour non-paiement de loyer

Ici, après une relative accalmie, les rumeurs reprennent sur le rapport que va publier le procureur spécial Patrick Fitzgerald dans le proche avenir. La Miller est repassée devant la justice (« grand jury ») aujourd’hui pour une heure. Rove y passe demain. Même le commentateur de droite Bill O’Reilly parle d’un renversement éventuel du régime Bush si Rove est inculpé.

La nomination de Harriet Miers (dont l’authentique petit nom serait le peut-être signifiant « Harry ») continue à confondre les républicains et faire taire les démocrates. Maureen Dowd a publié ce matin un éditorial assez moqueur et insultant au sujet de la candidate à la Cour suprême et ses rapports « passion d’écolière » avec Bush.

octobre 11, 2005

Elegantiæ inopia

Citoyen étatsunien (et il y en a certains à qui cet adjectif plaira), je ne peux qu’affirmer (une fois de plus) que la bêtise se montre franchement cosmopolite. Et je sais que je n’ai aucun droit de faire des leçons à qui que ce soit. Mais quelquefois on se demande comment on a tout de même pu faire ou choisir ou décider une chose aussi stupide et inutile que la situation en Finlande décrite tout récemment par Daniel chez débloc-notes. C’est Daniel qui m'a révélé le choix, dans un goût pour le moins douteux, d’un nouveau drapeau officiel par l’École de Guerre aérienne de Finlande. Dans ce drapeau créé par une certaine Mme Liisa Kontiainen la croix gammée figure au centre, comme on voit ici (et le lien au journal d’Oulu qui a publié l’article sur le drapeau, c’est ici). Incroyable, non ?

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J'aime bien les couleurs, mais le sens du design que mériteraient les héritiers de Saarinen lui fait un peu défaut, vous ne trouvez pas ?

On se souviendra que la Finlande avait eu des rapports particuliers avec le régime nazi pendant la Deuxième Guerre mondiale — pour des raisons, euh, locales, je sais. Mais les Finlandais sont un peuple cultivé, équitable et raisonnable et c’est pour cela que je ne comprends pas comment ils ont permis l’apparition d’un symbole tant honni par tant de nations.

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Voici un autre drapeau finlandais qui poserait, je crois, des problèmes à... des milliards d'autres personnes partout dans le monde — ce n'est pas la campagne de publicité qu'il faut faire pour la Finlande

Oui, oui, je sais — la croix gammée est un ancien symbole de la bonne fortune en Chine. Je veux bien. Mais cela me rappelle cette histoire assez comique que m’a relatée un jour l’ancien décorateur d’intérieurs chic Mark Hampton. Je lui avais demandé de me raconter un de ces « moments les plus difficiles » qu’il eût connus dans sa carrière de grand décorateur à la mode.

« Ah ! » il a souri, « cela s’est passé chez une nouvelle cliente qui habitait l’avenue du Parc. Elle était énormément distinguée, cultivée, et bien sûr riche. Elle était aussi grande amatrice d’art ancien et moderne et, avec son mari, grande collectionneuse d’art asiatique. Des clients de rêve, quoi.

Elle voulait exposer dans la salle à manger un grand paravent chinois. Donc, ils se sont convenus de faire une décoration légèrement minimalisto-chinoise pour rehausser la beauté des antiquités chinoises qu’on allait y mettre. Pas de problème. Je téléphone donc à mon ami marchand de tapis qui me parle d’un tapis chinois ancien extraordinaire qui se trouve au magasin. Je lui demande de le poser tout de suite dans la salle à manger chez la cliente.

Quelques heures plus tard, je téléphone à la cliente et lui demande si elle aime le tapis. « Euh, c’est très… c’est très beau, mais… » Je me suis précipité chez elle, où elle est tout embarrassée. Je m’avance dans la salle à manger et voilà, c’est là, le beau tapis — complété d’un bord fait de croix gammées ! He bien, on peut avoir le plus beau tapis du monde, s’il est bordé de croix gammées, il y a peu de chance qu’il soit acceptable à des clients juifs. Et à la plupart des chrétiens non plus.

Donc, je trouve qu’il est complètement fou que les militaires finlandais soient insensibles à ce point à ce genre de bêtise — un drapeau d’un pays moderne ne peut pas porter une croix gammée, c’est tout. Plus d’explications, plus d’excuses — cela ne se fait pas, un point c’est tout. Il faut maintenant expliquer ça aux autorités finlandaises. La croix gammée a autrefois été inoffensive, je sais, mais aujourd'hui, pas la peine d'insister autrement, elle est complètement pourrie.

octobre 09, 2005

Cursus matutinus

C’est le week-end de la fête de Christophe Colomb. Demain c’est férié et il y aura un grand défilé en l’honneur de la communauté italienne dans la 5e avenue, où il y aura bien sûr plein d’hommes et de femmes politiques, tels notre maire Bloomberg et notre sénatrice Clinton.

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L'avenue du Parc à l'angle de la 77e rue est, vers le sud

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Et dans l'autre sens, vers le nord — à cette heure, il y a peu de circulation

On s’est réveillé ce matin à cinq heures et demie — j’allais me rendormir, mais en fin de compte, je me suis levé aussi pour préparer le café. Le copain s’en est allé à bicyclette à six heures trente pour rejoindre l’ami ex-Marine à la ligne de départ juste devant le joli Garage à bateaux du Parc central. Moi j’ai surfé sur Internet en buvant mon café jusqu’à huit heures, quand j’ai quitté l’appartement pour aller au métro. J’avais pensé aller jusqu’à la station de la 72e rue ouest et de là marcher à pied, mais comme les trains se faisaient rares, j’ai décidé de prendre l’express jusqu’à la place du Temps et de faire la correspondance à la gare Grande Centrale, d’où je prendrais la ligne 6 jusqu’à la station de la 77e rue est. Quand je suis monté dans la voiture d’un train express, il y avait deux Français (ou francophones) un peu perdus qui cherchaient à se rendre à la 135e rue. Mais le train dans lequel on voyageait était un nº 5 qui se trouvait, on ne sait jamais trop pourquoi sur la voie qu’empruntent normalement les trains nº 2 et 3. Les passagers, dont moi, ne savaient pas s’il s’agissait, dans le cas de ce train, d’un nº 5 agissant temporairement comme un nº 2 ou nº 3, ou d’un train nº 5 qui allait redevenir, on ne savait pas où, un nº 5 normal. Devant un problème si typiquement new-yorkais, les Français étaient certes perplexes et l’on leur a conseillé d’aller demander au chef de train quelle route le train allait prendre finalement.

En sortant de la station de la 77e rue est et l’avenue Lexington, je me suis dirigé vers l’ouest, vers le parc, en traversant l’avenue du Parc et l’avenue Madison pour terminer dans la 5e avenue.

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L'entrée au numéro 960 de la 5e avenue — un des immeubles résidentiels les plus chics (et les plus chers) de Manhattan

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Dans la 5e avenue déserte — les barricades sont pour le défilé de demain

Il n’y avait que 500 concurrents dans la course et les derniers terminaient quand je suis arrivé à la fin. J’ai retrouvé l’ami ex-Marine et ensuite le copain (qui avait déjà terminé) et après quelques minutes, l’ami ex-Marine et moi, nous sommes allés, avec son vélo de course cher, pour retrouver la voiture qu’il avait garée dans la 74e rue. C’est là où nous avons vu cet hôtel particulier tout décoré pour la fête de la veille de la Toussaint, autrement connue par son nom anglo-américain d’Hallowe’en.

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La fin de la course

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Le dépôt de vélos temporaire

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Certains attendent l'attribution de prix

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La course terminée, je rentre vers le Côté Est en passant autour de la mare du Conservatoire

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Des colverts à peine sauvages se servent d'une valve de drainage de la mare pour se reposer un peu

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La 72e rue est, vers l'est

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Une belle entrée à un hôtel particulier dans la 5e avenue

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On s'amuse dans la 74e rue est — et je parie que les voisins en sont fous furieux, hi hi

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Il y a même un robot équippé d'un œil électronique qui danse quand quelqu'un lui passe devant — ce n'est pas du tout le genre typique « Upper East Side » ou NAP

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Voici une scène beaucoup plus typique dans le quartier — une « dépanneuse » de la police prend une voiture stationnée illégalement (c'est 65 $ pour la contravention et au moins 150 $ pour le remorquage.)

De retour au Village (le copain y est rentré à vélo) on est allé prendre le petit déjeuner dans un café dans la rue Christopher où je me suis régalé d’une grande omelette aux jalapeños et aux saucisses, tandis que le copain a pris des œufs Benedict et l’ami ex-Marine du corned-beef aux œufs (beurk).

Ce soir on voit encore mon ami de Los-Angeles (il rentre chez lui mardi matin).

octobre 08, 2005

Pluvius

La pluie tant annoncée a finalement commencé à tomber au milieu d’hier soir — je l’ai entendue frapper sur le dessus du climatiseur de la chambre à coucher — toc, toc, toc. Je me suis réveillé vers sept heures et il pleuvait toujours. Ce qu’il a continué à faire pendant toute la journée. N’importe, car il fallait encore ranger des trucs dans l’appartement — d’énormes piles de papiers, par exemple, dont des anciens reçus, des chèques, des relevés de compte d’il y a cinq ans dans leurs enveloppes, des photographies prises à New-York, au Pérou, à Saint-Tropez (il y a des années), des notes, du papier à lettres, des cartes de Noël, des timbres dans toutes les valeurs variées des dernières années, des listes — ô, des listes ! — et cetera. C’est facile à ranger les verres, les assiettes, les bols — mais les papiers, les documents, ça, c’est autre chose. Le copain s’est réfugié au bureau pour préparer un de ces examens Microsoft sur un sujet typiquement abscons. Il est rentré pour accompagner l’ami ex-Marine au Parc central où ils se sont tous les deux inscrits à un biathlon qui aura lieu demain matin — 2 miles de course à pied, suivis de 12 miles de course à vélo, suivis d’encore 2 miles de course à pied. La course commence à sept heures trente précises (ciel !).

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Dans le restaurant espagnol Sevilla au Village — c'est le copain qui joue avec le nouveau portable de l'amie marchande de tableaux — sans flash, la photo donne presque l'impression d''avoir été prise dans un endroit super exotique, tel un restau à La Boca à Buenos-Aires

Rentrés à l’appartement, le copain et l’ami ex-Marine ont joué au trictrac (le copain l’adore, moi je ne sais pas jouer) avant d’aller dîner avec l’amie marchande de tableaux, dont les parents venaient de rentrer chez eux à Denver après une longue semaine de visite à Manhattan. Elle était en forme, pleine d’énergie — on est allé au restaurant espagnol du coin, Sevilla, où l’on s’est permis un ou deux pichets de sangria pour accompagner nos plats. Notre dîner impromptu terminé, on est rentré à nos tanières respectives, où, dans la nôtre, on a regardé le dvd de Robots. Techniquement impressionnant, mais avec un scénario des plus plagiés (ils en ont beaucoup pris du Magicien d’Oz, par exemple).

octobre 07, 2005

Crassitudo

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Le brouillard chez ma mère

Mélancolique et souffrant d’une gueule de bois ainsi que d’un manque de sommeil (on s’est couché très tard et les couvreurs d’à côté ont commencé à marteler les bardeaux à partir de sept heures et demie), j’ai quitté le Rhode-Island jeudi matin par un brouillard dense pour rentrer à Manhattan. Garé devant l’appartement, j’ai déchargé la voiture de plusieurs boîtes en carton (encore des livres, des ustensiles de cuisine, une grande soupière en porcelaine (comme elle en veut), etc.) avant de la remettre au nouveau garage à Chelsea.

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Le pré derrière de chez ma mère, le matin

(On vient d’annoncer à la radio qu’il se passe quelque chose de « curieux » à la gare de Pennsylvanie en ce moment — des agents habillés en équipement de protection contre les produits dangereux patrouillent les locaux. Et il faut que je prenne le métro dans quelques minutes pour aller au tribunal d’état où l’on me demande de confirmer « en personne » mon identité.)

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La station de métro Franklin, dans le Tribeca

J’ai quand même pris le métro — rien d’inhabituel à rapporter : des touristes allemands un peu perdus qui ne comprenaient pas pourquoi il faut être dans les cinq premières voitures de la ligne 1 pour pourvoir descendre à la station South Ferry. Moi je suis descendu à la station Franklin, d’où je me suis dirigé vers l’est et la rue du Centre, où j’avais rendez-vous au numéro 60, dans la salle 159. J’avais un peu peur qu’ils ne me frappent d’une amende, mais non, la fille qui m’avait demandé de m’asseoir dans son bureau, une jeune noire un peu volumineuse qui portait un maillot moulant noir au nom de Marithé et François Girbaud, s’est montrée tout ce qu’il y a de plus sympa, en me disant avec un joli sourire « On se mettra en contact avec vous en deux mois au plus tôt pour vous demander de faire partie éventuellement d’un jury. Bonne journée à vous. »

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Le nouveau tribunal domestique de New-York — j'aime assez

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Devant le Tribunal de la Cour suprême de l'état de New-York

Curieusement, il était interdit de prendre des photos dans le bâtiment — les agents de sécurité ont pris mon appareil et me l’ont rendu à ma sortie.

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Vue vers le sud de la place Fédérale (le quartier des tribunaux)

Je suis rentré à pied au Village, d'abord par la rue Lafayette, et ensuite par Broadway. J'ai traversé le quartier chinois (qui est de plus en plus grand) vers l'université de New-York aux environs du parc de la place Washington. Là je suis passé à la librairie universitaire où j'ai acheté une nouvelle traduction de Don Quichotte, livre que je me suis toujours promis de lire. Le lire enfin en entier sera un de mes objectifs de l'automne.

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Les traces des tours jumelles — ils insistent qu'on « n'oubliera jamais », mais est-ce vrai ?

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Dans la rue du Canal, au quartier chinois

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L'école culinaire French Culinary Institute dans le Broadway, avec le restaurant L'École au rez-de-chaussée

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Dans le Broadway, à Soho, vers le nord

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Une partie des rayons des éditions Loeb — les classiques grecs et latins en versions bilingues — dans la librairie de l'université de New-York

Ce soir on va dîner avec un ami angélène (adjectif néologique — mais pas autant que ça, voyons ! — qui va faire encore gémir gvgvsse de douleur de traduction sauvage) qui se trouve à New-York pour quelques jours pour un congrès — il travaille pour une boîte de son numérique pour films — c’était mon meilleur d’ami d’enfance en Géorgie, que nous avons tous les deux quittée dès que possible ! (Non, non, c’est très bien, la Géorgie et Atlanta, mais il nous a fallu changer d’air.)

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Dans le parc de la place Washington

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Le jet d'eau au centre du parc — et les bâtiments de l'université au fond

Hier j’ai reçu mon exemplaire de La France Made in USA que j’ai commencé hier soir dans le métro, en allant à Brooklyn par la ligne F où je suis descendu, pour la première fois de ma vie, à la station Fort-Hamilton Parkway, tout près de l’autre parc énorme de la ville de New-York, le parc de la Perspective (ha ha, comme à St-Pétersbourg avec sa Perspective Nevski) à Brooklyn, plus connu, j’en conviens, par son nom en anglais de « Prospect Park ». C’est là, dans une charmante maison avec des petits jardins devant et derrière, où habite un excellent photographe professionnel de ma connaissance qui a bien voulu prendre une photo belle et correcte du célèbre foulard de « bâtiments historiques » pour nous permettre de faire un peu de pub pour vendre les pièces qui nous restent. Il y avait aussi sa fille, qui a huit ans, vive et intelligente, et deux drôles de chiens, dont l’un est dalmatien et l’autre serait un « brun de Brooklyn », c’est-à-dire un mélange un peu alarmant d’une sélection de chiens qui font généralement peur, comme des pitbulls, des rottweilers et des boxers, mais celui-ci était doté d’une personnalité des plus douces et des plus affables. (C’est vrai, les chiens me manquent.)

octobre 04, 2005

De mortibus serenis

Muni d’un havresac contenant une paire de chaussettes, une paire de jeans, un maillot sport, une chemise oxford rayée, une trousse de toilette, deux livres, un sweat-shirt à capuche avec fermeture à glissière, un livre de mots croisés en français (niveau 4) et de mon sac pour ordinateur (et autres choses), j’ai monté la 9e avenue en direction du nouveau garage dans la 25e rue ouest (très à l’ouest, même, au numéro 553, je crois). Là, la voiture n’était pas prête — on avait oublié de mettre le numéro de la voiture hier soir quand j’avais téléphoné pour les aviser de l’heure quand j’en aurais besoin —, mais ils ont été sympas et on me l’a descendue d’en haut en quelques minutes seulement. J’ai emprunté l’autoroute du côté ouest pour remonter Manhattan vers le Bronx et, finalement, vers le Connecticut. Plusieurs accidents dans l’autre sens, mais heureusement pas trop de circulation dans le sens que je suivais.

Ce n’était pas la joie à la maison quand je suis arrivé vers onze heures et demie— le pauvre chien allait toujours mal, sans pour autant savoir qu’il était sous une peine de mort différée d’un jour, et on avait pris rendez-vous avec la vétérinaire à 15 heures. Ma sœur et l’assistante s’essuyaient des larmes. Moi, je n’osais pas trop y penser. J’ai préféré aller faire des courses au supermarché. À 14h30 on a pris, l’assistante et moi, la pauvre bête dans la voiture pour aller à la clinique, où j’ai assisté pour la deuxième fois dans ma vie à la mise à mort d’un animal de compagnie. Au moins il n’a pas souffert.

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Une de ces vues typiquement américaine, et tout à fait sinistre

De retour à la maison, il y avait de nouveau des larmes, surtout du côté de ma sœur qui est super sensible.Ma mère était plutôt soulagée.

C’est moi qui prépare le dîner ce soir — des foies de volaille, que j’aime beaucoup, et ma mère aussi — tant pis pour la sœur qui les déteste, mais qui n’avait pas voulu non plus m’accompagner au supermarché, en me disant « Mais je m’en fous, achète ce que tu voudras. » Ça l’apprendra (ou pas).

octobre 03, 2005

Morbi

Ma sœur, en larmes, me parle au téléphone. Le chiot de ma mère se trouve chez le vétérinaire, qui avait recommandé de lui faire une piqûre — ma mère est résignée à sa mort, puisqu’elle ne veut pas qu’il souffre (et là elle a raison).

Quelques minutes plus tard, on m’avise que le véto ne peut plus faire la chose (on ne sait pas trop pourquoi, mais c’est ça, la campagne — les règles y sont différentes). Ce sera pour demain, à 15 heures — le petit malade est donc rentré chez lui pour une dernière soirée. Moi, j’y vais demain matin, assez tôt, pour aider, si possible.

Le copain s’occupera d’une grande installation de serveur dans un nouveau fonds de couverture dans la rue du Mur (pardon, gvgvsse, c’est plus fort que moi !) pendant deux jours (et nuits), donc c’est un moment convenable pour s’absenter de New-York.

octobre 02, 2005

Urbanitates

Hier soir le copain a voulu aller au supermarché « disco » du coin — il s’agit d’un nouveau petit supermarché de luxe qui s’est ouvert dans la 7e avenue à la 15e rue ouest.

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Une partie du rayon des fromages au Marché du côté ouest

À part tous les aliments qu’on y trouve, c’est surtout la clientèle qui est remarquable — en majorité de beaux jeunes gens musclés en tenue de sport souvent délicieusement négligée, qui traînent dans les couloirs serrés au son des classiques de la musique disco.

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On y trouvait même des limonades françaises à 3,95 $ bouteille, pas trop mal

Hier soir on remplissait nos paniers aux rythmes de l’ancien tube « Love Hangover » chanté par une des superdivas originales elle-même, Diana Ross — et tout le monde l’accompagnait !

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L'étagère de cuisine remontée et mise à la cuisine, avec la bouteille de bordeaux

De retour à la maison avec nos victuailles, on a ouvert une bouteille de Château Calon (St-Georges-St-Émilion) et la boîte en plastique de tranches de saucissons italiens variées et le copain a pressé un bouton de la télécommande du lecteur DVD et l’on a commencé le film « Notorious » d’Alfred Hitchcock que ni le copain ni moi n’avions vu. C’est quand même extraordinaire, et Ingrid Bergman est magnifique. Le scénario, de Ben Hecht, n’est pas mal non plus. Voilà un morceau de dialogue que nous avons apprécié :

ALICIA
Why should I (faire ce qu’il lui demande)?

DEVLIN
Patriotism.

ALICIA
That word gives me a pain. No, thank you, I
don't go for patriotism, nor -- or patriots.

DEVLIN
(leaving the room)
I'd like to dispute that with you.

ALICIA
Waving the flag with one hand and picking
pockets with the other. That's your
patriotism. Well, you can have it.

Pas mal, non?

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La foire de tricotage dans la place de l'Union

Ce matin, le copain a voulu aller chez le magasin de sport Paragon dans la 18e rue pour acheter des lunettes de natation et un bonnet (le gymnase Equinox, où le copain est membre, en oblige le port du dernier dans la piscine). Il a fait très beau aujourd’hui et il y avait du monde dans les rues du Village et dans les magasins. Il y avait même une foire de tricotage dans la partie nord de place de l’Union.

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Dans les rayons de combinaisons de plongée

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Et des cannes à pêche à gogo !

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Des maillots jaunes dans le département vélo

Les courses terminées, on est rentré encore par la place de l’Union où l’on se bronzait tranquillement sur la pelouse en lisant le journal. Il y avait aussi les traces de Camp Casey, le mouvement protestataire contre la guerre en Irak commencé par Cindy Sheehan.

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On profite du beau temps dans la place de l'Union

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Le Camp Casey, succursale de New-York

Le copain a insisté qu’on aille voir ce qu’on passait aux quatorze écrans du cinéma Regent et l’on a finalement acheté à 13 heures des tickets pour « Serenity » qui allait commencer à 14 heures.

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Des supporters du club de football anglais Chelsea s'assemblent dans ce bar pour regarder et commenter les matchs

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Dans la 4e avenue (tout courte)

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Une plaque commémorative sur un immeuble dans l'East Village, à la mémoire de la femme du président mexicain qui y a vécu pendant l'occupation française du Mexique au milieu du XIX siècle

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Et sur l'autre côté du même immeuble, une plaque pour la féministe et anarchiste Emma Goldman qui y vivait jusqu'à sa déportation pour l'Union soviétique

Pour passer le temps, on est allé au Virgin Megastore du coin où l’on a acheté un CD techno et une collection de chansons de St-Tropez (oui, c’est probablement tout à fait de la daube, mais bon, ça m’a rappelé de bons souvenirs) avant de rentrer au cinéma où l’on a d’abord procuré nos boîtes de pop-corn et nos slushies cerise et ensuite on a trouvé nos places dans l’énorme salle bien climatisée.

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Le rayon « France » dans la section « World Music » où j'ai failli acheter un cd de Mylène Farmer que je ne connais pas du tout

Le film m’a plu (je ne sais pas quand cela va sortir ailleurs, donc je me tais sur tout ce qui se passe). Et c’est bien écrit — au moins l’histoire principale ; il y a quelques éléments dans les histoires secondaires qui me semblent moins clairs, moins évidents. Ça a valu le prix d’entrée.

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Une façade qui m'a toujours plue — ancienne gendarmerie dans la 12e rue est

On est rentré chez nous par le parc de la place Washington où la secte juive hasidique Chabad-Lubavitch célébrait le Nouvel An juif qui commence demain, au coucher de soleil (en l’occurrence, c’est l’année 5766). Il y avait même un rappeur hasidique qui ne chantait pas mal du tout !

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On fête le Nouvel An juif dans le parc de la place Washington au Village — et il y avait un rappeur hasidique !

octobre 01, 2005

Festive

Aujourd’hui, c’est la fête de la télévision chez nous — hé oui, le copain vient de terminer une longue conversation bien compliquée avec un représentant de la télé câblée Time-Warner avec l’aide de qui on a réussi à, moyennant une facture mensuelle plus élevée qu’avant bien sûr, ajouter la Cinq États-Unis (pour 9,95 $ le mois) et Logo, la nouvelle chaîne pédé, sur laquelle je suis en train de regarder un film allemand assez effrayant sur des belles lesbiennes vivant à Berlin — des bergers allemands qui cherchent à dénicher des juifs et des antinazis en courant dans les escaliers de grands immeubles d’appartements, le tout accompagné d’une bande sonore des plus dramatiques (pour ne pas dire mélo).

(Plus tard — « Ich will jetzt ! » crie l’héroïne assise à table ou l’on joue une partie de cartes — c’est la jeune juive qu’on a vue battue par des agents secrets nazis — « je ne veux pas pour toujours, mais juste un moment de bonheur pur. Comme maintenant. » Le film a gagné plusieurs Ours d’or à Berlin, mais ailleurs la critique en a été plutôt mitigée.)

Je continue à cataloguer mes livres chez librarything.com — quand vont-ils pouvoir se lier au catalogue de la BNF ? L'histoire du système international de numérotation normalisée des livres est assez intéressante, en effet. L'organisation française responsable se trouve à www.afnil.org.

On a déjeuné sur une terrasse de café d’où on a pu scruter les gens qui passaient devant nous sur le trottoir, les petites frappes musclées en tenue de camouflage du désert, les gouines aux cheveux colorés, les touristes perdus, les folles noires, toute la faune usuelle d’un bel après-midi au Village.

De retour à l’appartement, le copain a remonté (enfin) l’étagère métallique où l’on va pouvoir mettre des services de table et des casseroles qu’on rapporte de la campagne.