Festa
Je pars demain matin pour l’île du Feu. C’est l’ami galeriste qui nous a invités à passer le long week-end de la fête du 4 juillet chez lui dans la petite communauté de l’Île d’Eau. Le copain nous rejoindra le soir par le train de banlieue. L’ami galeriste, son superbe copain berlinois (qui est jeune, charmant, tout à fait baraqué et qui ne boit pas ! c’est énervant, non, tellement il nous est supérieur) et moi, nous y allons en voiture afin de pouvoir acheter tout ce qu’il nous faudra pour notre séjour dans les grandes surfaces de l’Île Longue puisqu’il n’y a pas de magasins à l’Île d’Eau. Je ne sais pas s’il y aura l’occasion de publier des billets depuis ce bout de terre — l’ami galeriste n’a pas de ligne téléphonique, il ne se sert que de son portable, donc même pas moyen de commander du ADSL pour une période d’essai. Il y a du wifi gratuit dans un café aux Pins, mais cela se trouve à au moins 50 minutes de marche à pied sur le sable de là où nous serons. Ce sera peut–être possible de piquer de la bande passante venant d’une maison voisine, mais je ne sais pas. Donc, Sale bête connaîtra le silence radio à partir de demain mais je vais prendre plein de photos (gnangnan ou vicieuses ou les deux, selon…)
Tout le monde (c’est-à-dire, tout Américain qui n’est pas complètement sous le charme maléfique de Bush et cie) s’est réjoui à la nouvelle de la décision prise par la Cour suprême sur le cas des prisonniers incarcérés à Guantanamo. Enfin, Bush reçoit une bonne claque !
En ce qui concerne les récents « événements » au Gaza, on en parle nettement moins. Pas un billet récent à la une chez dKos, aucune mention chez Atrios. La « punition collective » ne vaut que bien peu de commentaires chez nos politiques. A la Moon of Alabama par contre on en parle. Je pense qu’on en reparlera plus tard ailleurs.
Devant la Sazerac House dans la rue Hudson
On est allé dîner avec l’amie marchande de tableaux et l’ami ex-Marine à la Sazerac House. Après on est allé à une sorte de brasserie faussement allemande qui s’appelle le Lederhosen dans la rue du Bosquet (Grove Street, pour les nouveaux arrivés).
On est entouré des Alpes au Lederhosen
Il n'est pas obligatoire de porter des caleçons, évidemment
Après une bière blanche rafraîchissante, un bref passage au Monster (le bar gai le plus démodé de New-York), où le copain a chassé du comptoir deux stewards de la Lufthansa en leur demandant des détails sur les conditions de retraite, d’épargne etc. Non, je sais, ce n’est pas le summum de la séduction mais il est beau gars. On est allé ensuite au Duplex, où le barman s’est moqué tout gentiment de la fascination un peu curieuse du copain pour, comment dirai-je, les détails financiers somme toute personnels. Mais bon, c’est l’effet de l’alcool, je sais.
Devant l'entrée du Duplex dans la rue Christopher
Il faut que je fasse mes valises. On part tôt.