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avril 27, 2007

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Les premières traces de printemps

[Voici un billet rédigé hier que je n'ai pas pu publier, à cause d'un problème avec une ligne T1.]

Toutes mes félicitations aux électeurs français pour leur taux de participation extraordinaire au premier tour des présidentielles, un taux qui nous fait honte ici aux États-Unis, où seulement 55,3 % de nos électeurs sont allés aux urnes en 2004.

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Jonquilles dans la rue Charles

Tous les médias notent avec plaisir que l’indice Dow-Jones a atteint un niveau record mercredi en passant les 13.000 points. On est beaucoup plus discret sur la chute de la valeur de la devise américaine vis-à-vis l’euro, la livre, l’or et d’autres matières premières – comme le montrent les graphes dans cet article.

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La tour de la bibliothèque Jefferson dans le Village

Pour Laurent (qui en est sans doute déjà au courant) : Daily Kitten

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Aucun bœuf, mais des voitures sur le toit, dans la 9e rue est

Ça fait deux soirées de suite que j’ai passé la soirée dans le Village-Est : lundi j’ai dîné avec une galeriste dans un restaurant mexicain excellent (Itzocan) dans la 9e rue est (on a parlé affaires et des difficultés plutôt grandes à gagner sa vie en vendant de l’art).

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Dans l'avenue A devant le parc de la place Tompkins, cœur du Village de l'est

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À table, mesdames, messieurs !

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Sculpture d'une artiste française Corine Borgnet à la galerie The Phatory

Mardi on est allé voir une vieille pièce de S N Behrman montée à la Pearl Theatre Company dans la place St-Marc, qui est en fait une rue. « Biography » date de 1932, quand la pièce a eu un succès fou sur Broadway.

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L'entrée du Théâtre 80 St Mark's

C’est agréable et bien fait, avec de bons interprètes, mais l’intrigue est bien poussiéreuse. La critique du Times ne l’a pas aimé du tout ! Tandis que la critique du Sun (journal dont on apprécie de plus en plus pour sa couverture des arts, à l’opposé de sa tendance éditoriale que beaucoup traitent de « neo-con ») l’a aimé. Hier soir je me suis saoulé aux margaritas gelées avec un ami artiste – le copain a voulu se coucher très tôt puisqu’il avait dû passer la nuit entière chez un client afin de réparer un serveur foutue (virus ? défaut de fabrication ?). Ce soir on va essayer un nouveau restaurant péruvien dans la 7e avenue avec l’ami péruvien qui vient chez nous de Westchester.

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On tournait un film devant le théâtre

La danse politique entre Bush et le Congrès vient de commencer. Moi j’ai envie de voir Bush sous l’obligation de mettre son veto en public.

avril 19, 2007

Occupati

Une soirée occupée, qui a commencé avec des vernissages à Chelsea, suivis d'une réunion de militants, et qui a terminé dans un petit restaurant japonais à manger des rouleaux de Californie. En voici quelques photos.

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Dans la salle de sport, sur l'étage des appareils

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Le bâtiment de mes rêves – les appartements sont en fait assez petits, mais la vue est extraordinaire – juste devant la place d'Abingdon au Village

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J'attends au feu de la 14e rue en route vers Chelsea

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Le couloir central du marché de Chelsea, ancienne usine de Nabisco – la Compagnie nationale des biscuits – qui permet d'aller de la 9e avenue à la 10e

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Le nouveau Gehry vu de la 10e avenue

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La galerie puissante de Larry Gagosian à Chelsea

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Au premier vernissage d'une expo de tableaux d'un peintre ami californien

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Tableau de la rue des Beaux-Arts

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Dans une autre partie de la galerie, il y avait une petite exposition de dessins de Joe Brainard, artiste culte mort du sida – le sujet est la fille Nancy, personnage d'une bande dessinée célèbre aux USA, dans des situations insolites (dans certains lycées dans les années 50 porter le jaune et le vert les jeudis voulait dire qu'on était gai ou lesbienne !

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« Si Nancy était un paquet de matelot »

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Nancy en jeune André Breton

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Un bateau de croisière quitte New-York le soir

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L'expo de fin d'année pour les artistes de l'école d'art Parsons

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Une table de jeu stratégique

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Une table de desserts bien compliquée – notez le disque transparent au fond

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Du monde dans la galerie

On a ensuite passé deux heures au Centre lesbien et gai dans la 13e rue à assister à une réunion dans laquelle on a parlé de l'établissement d'un nouvel groupe militant gai qui s'appelle, pour le moment, la Ligue de justice pédé – en anglais, la Queer Justice League. C'est toujours assez curieux, ce genre de réunion. J'en parlerai plus demain.

avril 18, 2007

Feminea

Je me considère comme féministe, mais est-ce que j’ai tort de me demander si l’on n’a pas le droit de connaître les partenaires trop souvent « invisibles », car de noms différents, de ces mariages puissants dont pullulent les milieux politique et médiatique de Washington et de New-York ? Citons l’exemple d’Alain Greenspan, l’ex-chef du Système fédéral de réserve, et sa (nouvelle) femme, journaliste à la NBC (division de la GE). Le carnetier politique Kevin Drum en parle dans ce billet amusant. Sa revue en a même préparé un guide utile qu’on peut voir ici. (Et je vois qu’en fait la plupart des femmes et des hommes portent les mêmes noms.)

Les choix de Bush à la Cour Suprême ont aujourd’hui commencé l’attaque conservatrice attendue sur les droits des femmes à l’avortement en soutenant un appel contre une loi fédérale que six ( ! ) autres tribunaux inférieurs avaient trouvée inconstitutionnelle.

De Conn à Carlisle – l’actrice américaine Kitty Carlisle Hart est décédée hier soir à Manhattan. Une célébrité très new-yorkaise, elle avait expliqué un jour dans une émission radio pourquoi elle avait changé son nom de Conn (prononcé cône) à Carlisle. « Mais je vivais à Paris avec ma mère et mon nom voulait dire un gros mot en français et en feuilletant l’annuaire téléphonique j’ai trouvé le nom de Carlisle que j’ai ensuite choisi. » Moi je la connaissais à cause de sa présence au panel sur l’émission de télévision « What’s My Line ? » (« Chacun son métier » au Québec). La veuve de l’écrivain de théâtre Moss Hart (« dont l’autobiographie, Act One, reste la plus belle histoire du théâtre jamais écrite » selon le globe-trotter infatigable Laurent du carnet Paris-Broadway – et il a raison, je crois), Mme Hart soutenait avec force l’importance des arts à New-York, où elle a été présidente du Conseil pour les arts de l’état de New-York de 1976 à 1996. Mme Hart avait 96 ans.

La livre anglaise est montée jusqu’à 2,0132 $, et l’euro est à 1,36 $. On est pauvre comme Job !! Nous ferons bientôt partie du Tiers Monde (ça existe toujours, non ?). Bien sûr que c’est la faute de Bush (et il n’y a pas que moi qui le dis !)

avril 17, 2007

Bona malaque

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Vue du salon de l'appartement dans lequel on a fait la lecture de pièce hier soir

Hier soir j’ai eu le plaisir d’entendre mes paroles sortir des bouches d’acteurs réunis dans l’appartement de l’ami galeriste. Ce matin j’ai eu le déplaisir de libeller deux chèques pour des montants à mon avis ahurissants pour payer mes impôts pour l’année 2006. Aaaargggh ! – comme on crie dans les bandes dessinées.

Le soleil est réapparu – au moins pour un instant. Les médias nationaux et internationaux (la BBC par exemple) n’arrêtent pas de parler de la tuerie en Virginie, provoquée, on le croit à présent, par une affaire de cœur ratée. La droite, qui se sent menacée toujours quand il y a des histoires sanglantes de massacres aux armes à feu, crie déjà qu’on aurait dû armer les professeurs et les étudiants afin de les permettre à se protéger. À vrai dire, je suis un peu soulagé qu’il s’agisse d’un étudiant sud-coréen au lieu d’un Américain auquel on imputerait un tas de raisons bizarres ou invraisemblables dans un effort pénible et inutile de comprendre l’acte. Un étranger asiatique, c’est l’autre, on n’essayera même pas de comprendre les mobiles.

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Mes acteurs adorables

La lecture de la pièce s’est bien passée hier soir – les acteurs ont bien fait leur travail. Il y avait même quelques vedettes, dont une jeune fille et un jeune homme qui tous les deux nous ont éblouis par leur jeu.

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Après la lecture on a mangé des sandwiches et bu du vin

Moi j’ai remarqué plusieurs fautes de frappe, de phrases difficiles à prononcer ou à comprendre, qu’il faut corriger ou amender. Il nous reste à voir si l’on va prendre l’étape suivante : une lecture publique avec metteur en scène et régisseur dans un théâtre.

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Vue de la terrasse de l'appartement de l'ami galeriste

avril 16, 2007

Umidus

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Est-ce Sodome, châtié par un Dieu coléreux, ou seulement la place du Temps par un temps désagréable ?

Quand j’avais fait remarquer à l’amie écrivain, enfouie sous sa couette à la campagne, qu’il faisait un temps superbe à Paris (où se trouvent l’amie partenaire en course et son mari financier) tandis qu’on souffrait ici le déluge incessant – hier il y a eu plus de 19 cm de pluie dans le Parc central, elle a réagi avec sarcasme : « Je me demande si le Bon Dieu essaie de nous indiquer une préférence politique ? »

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Dans la 8e avenue, à l'angle de la 15e rue ouest

Le copain s’est rendu à son bureau pour redémarrer ses serveurs qu’on avait dû fermer samedi soir pour cause de travaux sur le réseau électronique de plusieurs étages au Bâtiment de l’État-Empire. La pluie avait commencé mais quand il m’a téléphoné pour me demander de le rejoindre au magasin Banana Republic dans la 8e avenue, à Chelsea, cela tombait par torrents. Tout mouillé, j’ai quand même fait de mon mieux pour lui servir de styliste costumier (il déteste s’acheter des vêtements et il a en plus un penchant pénible pour des fringues les plus laides, souvent d’un vert grisâtre triste, presque pénitentiaire ou séminariste, un goût qui répond, je crois, à son fond de culpabilité catholique immuable). Nous sommes sortis du magasin avec nos paquets pleins de pantalons en coton kaki, crème et noir, et avec deux t-shirts manches longues pour moi, qui commets plutôt le péché vestimentaire de m’habiller trop jeune – imaginez-vous un Mathusalem en baskets, t-shirt excessivement moulant, un collier de coquilles et de bambou de surfer au cou ! (Non, non, pas besoin de me le dire, je sais que ce n’est pas joli du tout du tout !)

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Toujours trop d'eau – et le copain n'avait pas de parapluie !

De retour chez nous par un temps de plus en plus mauvais, je me suis dit que le temps aurait dû chasser les touristes du kiosque TKTS, bien qu’il soit à présent situé au rez-de-chaussée de l’hôtel Marriott-Marquis à côté d’un passage piéton et donc à l’abri des éléments, et l’on est donc allé voir ce qu’on offrait : j’aurais voulu voir la pièce Frost/Nixon mais il n’y avait pas de billets. On a donc choisi The Drowsy Chaperone, comédie musicale dont on avait entendu du bien.

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Le rideau de scène du théâtre

Cela a certain charme mais, du point de vue de deux homos, l’Homme dans le fauteuil (un personnage clef) nous a paru un cliché homo un peu pénible, pathétique et vieilli – il n’avait sûrement jamais assisté à une manifestation d’Act Up, cela l’aurait aidé à dépasser les stéréotypes d’une vieille tante qui vit seul dans un monde fait exclusivement de comédies musicales un peu débiles. Les Gypsies de Broadway ont eu raison de se moquer de la fin bêta de la pièce, en la changeant en un accouplement effréné avec le concierge hispanique macho qui,lui aussi, adore les comédies musicales.

Ce soir on fait la lecture d’une pièce – rien qu’un sketch en fait – chez l’ami galeriste. On a rassemblé quelques acteurs pour la lire, il va falloir chercher des sandwiches pour les nourrir et du vin bon marché pour leur donner à boire. J’en ferai la critique demain.

À signaler : d’extraordinaires photos de chiens acrobatiques faites par Sébastien à Atlanta, qui devient devant nos yeux un photographe vachement accompli. Bravo !

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Et la pluie continuait à notre sortie du théâtre

avril 15, 2007

Pluviæ II

Voici la suite du billet Pluviæ I:

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La rue du Pacifique à Brooklyn

Samedi matin on s’est décidé de ne pas aller à la campagne à cause du mauvais temps prévu pour dimanche et donc on est allé faire un tour à Brooklyn. On a téléphoné à un ami brooklynais qui, par hasard, était chez lui. Il nous a rejoints pour déjeuner dans un « diner » dans la rue Smith avant de nous accompagner dans une promenade à travers le quartier chic des Hauts de Brooklyn qui donne sur la baie de New-York et le centre financier de Manhattan.

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De maisons de styles divers à Brooklyn – en bois et en brique

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Évidence de francophilie publicitaire dans le marketing d'un nouvel immeuble résidentiel dans l'avenue de l'Atlantique à Brooklyn – cette « francophilie » peut aussi énerver

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La taule à Brooklyn

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Vue du restaurant français populaire Bar Tabac dans la rue Smith

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Vue de l'avenue de l'Atlantique

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De beaux hôtels particuliers dans les Hauts de Brooklyn

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Vue du quartier financier de Manhattan de l'Esplanade à Brooklyn

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L'Esplanade qui donne sur le port de New-York

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Un bel immeuble résidentiel qui surplombe l'Esplanade à Brooklyn

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Un taxi aquatique

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Panneau publicitaire d'une campagne énigmatique

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Une rue charmante de quartier – elle s'appelle la rue Canneberge

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Cette maisonnette en brique s'appelle « L'atelier Canneberge »

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On ne s'attend pas à retrouver une maison de bardeaux à deux pas de Manhattan

Il nous a quittés à l’entrée piétonne du pont de Brooklyn, que nous avons traversé avec des hordes de touristes (dont la moitié semblaient francophones).

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Le début du pont de Brooklyn, côté Brooklyn

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Il y avait du monde – les piétons à gauche, les cyclistes à droite

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Sur le pont de Brooklyn

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Vue du quartier financier et du port de la rue du Sud

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Les fils en métal au pont de Brooklyn, direction Brooklyn

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Vue du pont de Brooklyn de l'Esplanade

Arrivés à Manhattan, nous avons continué à marcher à pied vers le Village-Ouest, prenant la rue du Canal, bondée d’un monde super hétéroclite (de jeunes touristes féminines américaines et étrangères, de femmes en manteaux de fourrure, de couples noirs « hip-hop », de banlieusards, de groupes d’Asiatiques, de pédés multicolores d’âges divers) qui cherchait des « soldes » plus ou moins légales dans la bagagerie « D&G » et « Chanel », les montres « Rolex » et « Breitlinger » et ainsi de suite. On a remonté la rue Thompson pour traverser la rue Houston Ouest, par où nous sommes arrivés à notre Village familier (ben, plus ou moins, car c’est vrai que cette partie du Village – l’ancienne – a été fortement colonisée par l’Université de New-York.)

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Vue vers le haut de la cour du bâtiment municipal

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Dans la rue du Canal, les boutiques chinoises

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La rue du Canal vers l'ouest

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La rue Broome – l'embouteillage devant l'entrée du tunnel de Hollande

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La ligne des toits dans la rue Houston-Ouest

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Les immeubles créés par l'architecte I M Pei pour les professeurs de l'Université de New-York

Pluviæ I

Aujourd’hui la radio nous rappelle que c’est le 95e anniversaire du naufrage du RMS Titanic.

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Notre quartier, l'angle de la 6e avenue et de la 8e rue ouest, par un temps de plus en plus rare d'ensoleillement

Voici quelques photos prises pendant ces derniers jours dans de divers lieux – je vais les publier en deux billets, question de longueur.

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J'avais besoin d'une margarita et l'on est donc descendu dans ce restaurant mexicain dans l'avenue Greenwich

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Toujours de la pluie au quartier des grossistes en viande, où je suis allé donner une copie d'une pièce à une amie actrice patronne de restaurant

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Une affiche saisissante dans la rue Gansevoort

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La rue Hudson sous la pluie

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Notre ancien restaurant chinois se transforme en café/boulangerie Le Pain Quotidien – c'est le sale embourgeoisement européen du quartier !

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Une blague publicitaire qui compte sur une certaine connaissance de la prononciation française de « haute couture » pour nous donner, en anglais francisé, « not torture », c'est-à-dire moins pénible à porter en dépit des talons hauts

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De nouvelles tours résidentielles dans le quartier de la 42e rue ouest

Jeudi soir on est allé voir un ami acteur dans une pièce Off-Off-Broadway qui a eu lieu dans un tout petit théâtre au Producers’ Club dans la 44e rue ouest.

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Entrée aux théâtres du Producers' Club

À vrai dire on ne s’y attendait pas à grand-chose mais la pièce était intéressante (un peu « Les Enfants terribles » à Williamsbourg) et les jeunes acteurs de qualité. La pièce n’a duré que 50 minutes et l’on est allé dîner dans le restaurant le plus gai de New-York (à ma connaissance, qui est, je l’avoue, bien limitée) http://www.yelp.com/biz/y5F0ymNCQ8fwNbpWfkW_bQ 44X, avec des serveurs tout mignons et sympas et une atmosphère décontractée. Deux des acteurs nous ont rejoints, ainsi que la régisseuse – une soirée très amusante.

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Le décor de théâtre – un appartement de jeunes à Williamsbourg

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Dans la place du Héraut, en route vers le bureau du copain

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De l'activité policière devant l'entrée principale du Bâtiment de l'État-Empire dans la 5e avenue

Vendredi je suis allé au bureau du copain pour lui aider à rédiger une longue proposition commerciale pour un client japonais. Vers 15 heures on a fermé l’entrée de la 33e rue au Bâtiment de l’État-Empire à cause d’un « sauteur », un jeune avocat qui s’était jeté du 69e étage. Vers 17 heures, tandis qu’on contemplait notre départ pour la campagne, l’amie marchande de tableaux nous a téléphoné – elle voulait nous montrer un appartement dans son immeuble où elle songe à déménager et puis sortir pour dîner – envie qu’elle n’a pas eue depuis plusieurs semaines. Mais elle a finalement accepté de prendre un médicament « qui rend heureux et énergique » et qui l’ont rendue heureuse ! (Et non, je ne peux pas préciser le nom de cette pilule magique parce que je ne lui l’ai pas demandé !) On est allé boire des margaritas comme au bon vieux temps (tandis qu’il faisait toujours un peu froid pour les margaritas gelées, mais il faut conserver les traditions devant tous les maux).

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Dans le restaurant mexicain dans la 7e avenue où l'on a dîné avec l'amie marchande de tableaux

Pour la suite de ce billet, veuillez passer au billet prochain, Pluviæ II.

avril 14, 2007

Miscellanea

Il est tard, mais vu les problèmes actuels d’un des premiers et des plus « purs » des néo-cons américains et l’actuel président (pour combien de temps ?) de la Banque mondiale, il est important, je crois, de revoir une de ses manies d’hygiène quelque peu « douteuses ».

À l’opposé de Paris, il fait toujours froid ici, et l’on attend toute une tempête demain après-midi. Le mauvais temps prévu nous a fait rester en ville ce week-end. J’ai pris pas mal de photos de Brooklyn, de son pont, et du quartier des Chinois, que j’essayerai de publier demain, pendant les averses.

Un article intéressant qui parle de la « morosité », cette fois bien américaine et non pas française. L’auteur semble savoir de quoi il écrit.

avril 12, 2007

Pignus

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Photo prise à Saïgon par le photographe Hubert van Es le 29 avril 1975

En novembre dernier j’ai fait un pari avec un ami financier (mari de la partenaire en course du copain) sur la date éventuelle de la chute de la Zone verte à Bagdad. Moi, j’ai parié qu’on verrait le départ des militaires américains de la Zone verte dans l’année, et lui a parié qu’il n’y aurait pas de départ dans ce délai. Le perdant devrait au gagnant la somme assez modeste de 100 $. C’est pourquoi j’ai lu avec un intérêt le reportage ce matin sur l’explosion d’une bombe dans le Parlement irakien qui se trouve dans la Zone Verte. Deux parlementaires ainsi qu'un employé du Parlement ont été tués dans l’attentat. Un pont bagdadien important a aussi été détruit par un camion piégé. Ah, c'est comme ça que ça marche, le fameux « surge » qu'a cherché Bush.

Il fait toujours un temps pas très printanier, à part la pluie, normale si regrettable. C’est pourquoi j’ai lu avec plaisir le nouveau carnet photographique de wk qui a la chance d'habiter à Guadeloupe. Cela m’a rappelé qu’en effet il fait beau quelque part dans le monde.

Hier je me suis amusé à imaginer la réponse des fonctionnaires américaines si l’on leur demandait, comme l’a fai le gouvernement indien, des renseignements précis sur leurs règles. Et les sourires des avocats engagés pour les litiges à suivre !

Les Turcs s’énervent de plus en plus de la conduite de leurs voisins kurdes en Irak et ils menacent de poursuivre les « rebelles » ou « indépendantistes » en territoire « irakien » sous contrôle kurde. Cela va sûrement égayer le général Petraeus, qui s'occupe comme il peut du désordre à Bagdad et dans le sud du pays.

avril 11, 2007

Nota parva

Voici un billet qui dit vrai à propos de l’affaire Imus, qui continue à prendre de l’ampleur.

On commence à entendre parler ici de la présidentielle française – c’est surtout de Sarkozy, pro-Bush et donc à craindre, et de Royal, belle femme qu’on ne manque pas de qualifier de « socialiste », épithète qui fait toujours « peur aux chevaux » ici – je laisse aux experts la meilleure traduction de cette expression anglaise qui signifie qu’on peut faire (ou être) en cachette ce qu’il ne faut pas faire (ou être) en public. De Bayrou, il est encore peu question (pour nous). Le Pen, c’est l’outsider curieux qui fait couler de l’encre.

avril 10, 2007

Antiquaria

La Chanson de guerre de Culture Club de 1984

J’ai eu, il est vrai, du mal ce matin à me rétablir de l’après-midi de débauche avec l’ami galeriste. On s’était permis certaines libertés de conversation avec plusieurs serveurs (« Êtes-vous gai ou bisexuel ? » auquel un serveur de Viceroy, jeune et beau, a répondu « Je couche avec des filles mais je ne sors jamais avec une fille » !!!???) dans de divers établissements mais on n’a fait rien de grave.

La presse fait semblant de s’interroger du sens « véritable » des paroles immanquablement racistes et misogynes de l’annonceur de radio Don Imus. M. Imus a été frappé de vacances obligatoires de deux semaines, sans doute avec salaire.

Le copain travaille ce soir chez des amis entrepreneurs qui partagent leur temps entre New-York et Shang-haï. Moi je passe mon temps à télécharger d’anciennes chansons house et disco d’iTunes telles Where Love Lives d’Alison Limerick (remix Sound Factory) et Risky Changes (1978).

avril 09, 2007

Urbi

« Take this wet place of honor » - ou, en gallois, « prenez cette place d’honneur mouillée » - est le début d’un long pourriel assez poétique que j’ai reçu aujourd’hui.

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Le restaurant Morandi au rez-de-chaussée

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L'entrée Morandi de plus près

Le printemps tarde à s’installer – on prévoit pour aujourd’hui une température maximale de seulement 9º. J’ai pris une longue douche ce matin pour rattraper les douches « perdues » chez les parents du copain (on a joué aux chaises musicales des salles de bain hier et j’ai perdu). Quoiqu’on habite un taudis, la pression d’eau est supérieure et il y a (presque toujours) de l’eau chaude.

Les bonnes manières bientôt dans la carnetosphère ? Je n’y crois pas.

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L'intérieur de chez Morandi

L’ami galeriste m’a demandé de déjeuner avec lui au restaurant branché Morandi. On est allé ensuite embêter les serveurs chez Sant’ Ambrœus.

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Dans le restaurant Sant Ambrœus

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La fille aux expressos

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Dans la 12e rue ouest

On est passé chez Mxyplyzyk où, parmi les clients francophones, l’ami galeriste est tombé amoureux d’un bel architecte tandis que j’ai acheté deux candélabres en plastique (pour le laisser tranquille).

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Le copain a acheté un maillot de bain brésilien

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Chez Viceroy

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Un nouvel immeuble dans la 8e avenue, devant le Viceroy

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Un Anglais new-yorkais avec qui on a flirté

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Et le bar chez Viceroy

De là on est allé au Viceroy où le copain nous a rejoints, avant d’aller à Florent, où l’on a terminé notre soirée, mettant l’ami galeriste dans un taxi pour rentrer chez lui. Le copain et moi, nous sommes rentrés à pied.

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Il a fallu bien sûr chercher de l'argent

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Dans le quartier des marchands de viande en gros

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Devant le restaurant Florent dans la rue Gansevoort

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Dans le restaurant

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Devant chez nous

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La rue Perry fermée pour travaux

avril 08, 2007

De novo domi

On est retourné à Manhattan cet après-midi après un week-end qui nous a laissés, le copain et moi, tout à fait crevés. Il a fait bien froid et hier soir l’on a même eu de la neige. Comme il arrive toujours chez les parents du copain, il y a eu d’histoires compliquées de chauffe-eau et de tuyauterie cassés (ou pas), de thermostats cassés (ou pas) – la maison est pourtant très confortable, la belle-mère du copain étant décoratrice d’intérieurs adroite.

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Chez les parents du copain, au Connecticut

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Un bel escalier qu'ils ont dû refaire entièrement (et c'était cher !)

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Un petit feu dans la cheminée de la bibliothèque rouge

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Notre chambre – les lits étaient confortables

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Dans la chambre des parents du copain – sa belle-mère est très propre

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La salle à manger

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Des anénomes que j'ai offertes à la belle-mère du copain

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C'est ici où l'on a dîné vendredi soir

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Mon poulet rôti

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Samedi on est allé au supermarché à Salisbury, petit village au nord de Sharon – mais ici, c'est Lakeville, à deux pas de Salisbury

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On a déjeuné samedi ici, à Lakeville

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L'intérieur du restaurant The Boathouse à Lakeville

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La rue haute à Salisbury, où l'on est allé chercher un café Internet – en vain

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C'est à Millerton, petit village de l'autre côté de la frontière, dans l'état de New-York, où nous avons pu nous connecter à Internet

Ce matin le copain a distribué sur la table de petit-déjeuner des bonbons M&M aux cacahuètes aux couleurs pastel pour Pâques. La belle-mère du copain a supervisé le remaniement du salon dans lequel les canapés ont changé de côté, ainsi que des tables, des lampes et des bureaux, après quoi on nous a servis des maries sanglantes (plus ou moins) rafraîchissantes avec des sandwiches aux œufs et au jambon.

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Twinkie, le vieux chien des parents du copain

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Hier soir on a eu de la neige

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La table dressée pour le rôti d'agneau

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Un dimanche matin typique – les pages de l'édition du dimanche du New York Times éparpillées dans le salon

avril 07, 2007

Ruri

On se trouve dans un petit café dans le village de Millerton, à deux milles de la frontière connecticutaise, que le jeune homme dans le magasin des alcools à Salisbury nous a recommandé pour l'accès Internet, le café Internet de Salisbury ayant fermé à 14 heures.

J’ai pris pas mal de photos, surtout de la maison des parents du copain qui est très belle et trop grande, avec des marches entre la plupart des chambres, pour deux vieux. Ils cherchent à la vendre pour s’installer près de chez nous, au bord de la mer à « Pierreville ». (Ô joie !)

Hier soir, on est allé manger dans un restaurant où notre serveur d’origine française s’appelait Michel – y a vraiment des Français partout !

Le pays est assez beau, mais le copain ne l’aime pas. Cela m’amuse de m’imaginer la vie que je mènerais dans tel ou tel endroit. Quelle vie aurais-je ici ?

avril 06, 2007

Apudne barbaros ?

« Une photo par jour à Sharon » est un carnet qui sort du comté de Litchfield, dans le coin nord-ouest de l’état du Connecticut – c’est un beau carnet photographique d’un coin très goûté par des Manhattanais en quête de ces « hameaux rustiques » dans lesquels on s’adonne comme des enfants aux joies de vivre dans une « vraie maison » comme tout le monde et non pas dans un appartement microscopique. Nous y allons cet après-midi, et on amène avec nous les parents du copain (leur petite Mercedes est en panne, on va les humilier avec notre Honda). Hier soir il m’a rappelé que chez eux on n’aura en toute probabilité aucun accès Internet !!!! (Moi : Quoi ?! Mais c’est pas possible, on peut pas rester chez des barbares tout de même, il va falloir trouver un café avec wi-fi – on boit du café dans la forêt, non, hein ?)

J’ai terminé hier soir Le Temps Chanel d’Edmonde Charles-Roux. Je ne l’ai pas aimé, mais les photos sont intéressantes. J’ai tout de suite commencé Je l’appelai Monsieur Cocteau de Carole Weisweiller. Ce n’est pas du Saint-Simon mais c’est facile à lire et l’époque m’intéresse. C’est drôle — j’ai trouvé ce livre au sous-sol de la librairie d’occasion Strand, dans les rayons « langues étrangères », et en le feuilletant avant de le prendre à la caissière j’ai découvert la carte de visite de Mlle Weisweiller laissée entre les pages – en l’occurrence, elle habitait (habite ?) le XVIe.

avril 05, 2007

Quietus

C’est le long week-end de Pâques qui a déjà, de toute apparence, commencé aujourd’hui. La salle de sport était vide, le restaurant espagnol hier soir était comble (notre garçon, un vieil Espagnol assez marrant, nous a dit, tout en haussant les épaules, « Ça doit être à cause des fêtes »), le téléphone s’est tu au bureau du copain, qui s’occupe à envoyer des factures (une bonne chose, il faut l’admettre). Moi j’ai eu un déjeuner agréable avec un ami carnetier new-yorkais, infiniment plus cultivé que moi (grand connaisseur, par exemple, en littérature contemporaine et en musique classique) dans un café du Village.

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La façade du Café de la rue Cornélia au Village

Hier soir on a dîné avec un ami galeriste et sa femme qui habitent l’île Longue à un restaurant espagnol tout près de chez nous. Le copain nous a aidés à résoudre un problème débile concernant le site web de sa galerie pendant qu’on s’est plaint du manque d’intérêt montré par le public américain pour des expositions en galerie, qu’on néglige en faveur des grandes foires mercantiles à Miami Beach et à New-York – « l’instruction et la découverte ont été abandonnées pour le shopping ». Il est en train de préparer une exposition sur des peintres européens pour l’été où il espère avoir plusieurs peintres français.

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Le restaurant Séville à l'angle de la 4e rue ouest et de la rue Charles

Au restaurant on a pris une énorme paella à la valencienne. Derrière nous il y avait une tablée de jeunes femmes qui s’amusaient avec pas mal de bruit en anglais, espagnol et français.

Les carnets de droite accusent les marins anglais de lâcheté mais tous, de gauche et de droite, semblent être d’accord que le président iranien a réussi un grand coup de pub pour lui et pour son régime. On suppose qu’il y ait eu quelque machination de la part des Britanniques ou des Américains ou des deux qui reste pour le moment voilée.

avril 04, 2007

Familia

Hier soir on est sorti avec la sœur, le beau-frère, et les deux nièces du copain – l’une des nièces est inscrite à l’Université de New-York ; les autres étaient en visite de Los-Angeles. Ils sont descendus à l’hôtel St-Regis, dans la 55e rue est. On avait réservé une table à notre cantine (Sant Ambrœus) mais le beau-frère, courtier en fond spéculatif – (aparté de traduction – c’est fou combien cette phrase me semble inadéquate pour traduire « hedge fund dealer » - surtout parce que, pour moi au moins, le mot « spéculatif » a un sens négatif, tandis que, en anglais, « hedge », dans le sens de « hedge one’s bets » où l’on cherche à réduire le risque en misant sur d’autres paris peut-être plus sûrs, est plutôt une bonne chose tout à fait raisonnable. Voilà une belle illustration des contrastes dans les mentalités anglo-saxonnes et françaises en matière de capitalisme.) – bon, ce beau-frère aime se montrer en nabob de la haute finance et il a insisté qu’on les rejoigne dans un restaurant branché du Côté oriental supérieur Geisha où l’on promet une cuisine japonaise aux influences françaises. Si on veut…

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La place de la Grande Armée vers 19 heures

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L'avenue Madison au nord de la 61e rue – c'est le début du quartier résidentiel du Côté oriental supérieur

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Et dans l'autre sens – notez la hauteur des immeubles, qui sont pour la plupart des bureaux

Ce n’était pas du tout mon genre de restaurant où il fait bon passer un bout de temps. C’était assez élégant, un peu froid, plein de jeunes gens en costume foncé, de serveuses minces et distantes en robes courtes.

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L'entrée du restaurant dans la 61e rue est

En passant vers la salle dans laquelle on nous a mis, j’ai entendu du français, des accents britanniques.

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Une table chez Geisha

En quittant le restaurant, il y avait une dizaine d’Italiens qui déposaient bruyamment leurs manteaux au vestiaire. La cuisine était très bonne, effectivement, mais chère. On a beaucoup discuté des bêtises du jeune neveu absent (placé en pensionnat au Canada !) qui fait le désespoir des parents (qui sont, en tant que parents, assez désespérants, eux aussi, à mon avis).

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Spiderman fait des tours dans le hall de l'immeuble Sony dans la 55e rue

Le dîner terminé, on est rentré à l’hôtel à pied et ayant déposé les jeunes dans la chambre, on est allé prendre un verre dans le célèbre bar du Roi Cole.

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Vue d'un couloir dans l'hôtel St-Regis

Là, il y avait une clientèle assez mélangée, promiscue, si l'on veut, et comme je l'aime – de jeunes « spéculateurs » saouls avec leurs vestes enlevées, quelques couples « mai-décembre » comme on en voit dans tout grand hôtel, et un beau couple hispanophone, lui très grand et en smoking et elle, mince, en robe de soirée belle mais un peu démodée. Un verre de vodka (pour le beau-frère macho) et trois verres de sancerre (pour la sœur et nous, les hommelettes) pour clore la soirée.

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Il faut avouer que j'ai un grand faible pour les bars d'hôtel – mystérieux, impersonnel, lieu de rencontres insolites

avril 03, 2007

Auditiones

Bon, c’est sans doute de la folie absolue, mais je viens de me rappeler que le copain m’avait informé il y a plusieurs jours que certaines personnes lui avaient dit qu’on allait agir militairement contre les Iraniens ce vendredi prochain. Aujourd’hui je retrouve la rumeur dans les commentaires laissés chez le carnet politique Hullabaloo. Je me chuchote : « Non, mais – c’est pas possible. » Mais je sais que – bien malheureusement – tout est possible chez les Bushistes.

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Une rangée d'hôtels particuliers du milieu du XIXe dans la rue Charles – la vraie Carrie (Sara Jessica Parker) y habite avec son mari Matthew Broderick et leur enfant

J’ai suivi la conférence de presse de Bush ce matin. Il menace les démocrates d’un veto s’ils lui donnent à signer un projet de loi qui noterait une fin éventuelle à l’intervention américaine en Irak. Quel bravache ! Le jugement d’Americablog : « It's all about the ego of an under-achieving spoiled brat » – il est entièrement question de l’ego d’un enfant gâté sous-performant. (Grand soupir...on en a tellement marre.)

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Une rangée plus sobre, bâtie peut-être par un autre promoteur, toujours dans la rue Charles

À New York préfère-t-on les hommes d’affaires aux hommes politiques ? C’est fort possible. Pour beaucoup, l’homme d’affaires est moins suspect que les hommes politiques et l’on voudrait bien élire quelqu’un qui va gérer la ville comme on gérerait une entreprise prospère. Donc, après Bloomberg, verrons-nous le promoteur immobilier Tisch à la mairie ? Allons-nous remplacer un milliardaire par un autre dans le poste de maire de la ville de New-York ? (Il ne faut pas pourtant oublier le personnage politique Christine Quinn, chef du Conseil municipal, qui est très populaire.)

Carnetiers politiques francophones, on parle de vous ici. En anglais. Je n'ai pas l'impression qu'ils sont très avertis de l'état de la carnetosphère politique française et francophone – on peut les aider à comprendre comment cela se passe ?

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Dans la 7e avenue, à la sortie de la salle de sport

Guillermito arrête de fumer – il n’a pas de commentaires chez lui, sinon je lui aurais laissé un petit « bon courage ». Moi j'ai arrêté de fumer il y a des années – grâce à l’intervention surprise d’un danseur chorégraphe qui s’appelait Clark Tippett. D’une beauté déconcertante et d’une gentillesse hors commun, ainsi que d'un talent exceptionnel dont je ne me suis pas rendu compte que bien plus tard, il est venu passer un week-end chez nous aux Pins, en l’île du Feu en tant qu’invité d’un de nos amis colocataires.

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Danseur et chorégraphe Clark Tippet qui m'a poussé à ne plus fumer

À l’opposé de nous, soulards les plus excessifs, il ne buvait pas. Après le dîner, quand on se trouvait tous les deux seuls dans le petit salon, je lui ai demandé pourquoi il n’avait pas bu. « Ah, je suis alcoolique et toxicomane, » il m’a répondu tout simplement. « Je suis malade. Mais j’ai enfin réussi à ne plus m’intoxiquer – et je l’ai fait d’un seul coup. Dur, mais possible. » Il m’a raconté ensuite qu’il n’était jamais allé sur scène sans être tout à fait défoncé, et cela depuis des années. Cavalier vedette sur la scène énorme de l’Opéra métropolitain, il avait souvent dû deviner, il m’a dit, laquelle des trois ballerines était la réelle afin de l’attraper dans ses bras ! Le lendemain on est allé nous promener le long de la plage, dans les bosquets sablonneux et dans les dunes à l’est de la communauté de la Ceriseraie et j’avais du mal à respirer en montant une dune. « Ah ! » je me suis dit, « faut que j’arrête de fumer. » J’ai jeté un coup d’œil à Clark, qui avançait comme l’athlète qu’il était. « Si lui peut arrêter des mauvaises habitudes d’une vingtaine d’années, moi je peux arrêter de fumer. » Et je l’ai fait – les deux premières semaines étaient dures, mais dures ! J’ai grondé tout le monde au bureau (ils savaient ce qui se passait et ne se sont pas souciés de mon comportement tout à fait vilain.) Mais c’est passé. Après un mois, je ne pensais plus aux clopes, que j’ai essayées encore une seule fois, sans en être (heureusement) de nouveau séduit. Je souhaite à Guillermito beaucoup de succès avec sa décision.

avril 02, 2007

Vicus meus

Malgré le fait que j’habite une ville de taille et de renom mondiaux, ma vie de tous les jours se passe dans un petit coin qui me semble souvent très éloigné de la métropole hors mesure que représentent les gratte-ciel et les grandes avenues photographiés samedi dernier. C’est pour cela que j’ai voulu faire ce tour de mon quartier en photos pour qu’on en voie vraiment les aspects les plus moyens et les plus représentatifs, ou au moins quelques-uns. En plus, il a fait beau aujourd’hui et j’avais des courses à faire – voilà, il faut battre le fer quand il est chaud !

Ce soir c’est la Pâque juive et New-York la fête publiquement en fermant tôt les boutiques et les bureaux (les écoles publiques sont fermées pour toute la semaine, pour Pâque et Pâques). Je souhaite donc à tout le monde une bonne fête de printemps (c’est à vous de choisir celle qui vous va le mieux !)

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Le célèbre escalier de chez Carrie, que je vois juste devant chez nous en quittant l'immeuble

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Le croisement des rues Perry et 4e ouest

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La 4e rue ouest, qui ici va vers le nord, à l'horreur et la confusion des visiteurs égarés

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L'agence Fedex, d'où j'ai envoyé à ma sœur de Philadelphie la clef de l'appartement à Pierreville, où elle va passer, avec son mari, le week-end de Pâques, tandis que le copain et moi, nous serons (en principe) dans le comté de Litchfield, chez les parents du copain

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Deux éléments fondamentaux de ma vie au Village: la salle de sport au 1er et l'épicerie au rez-de-chaussée, dans la 7e avenue

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Dans la 10e rue ouest – un restaurant français au coin, un autre, mexicain, à côté

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Toujours dans la 10e rue ouest, la gendarmerie du quartier, qui est très sûr. On y trouve un nombre de flics homos en plus et le policier moyen d'ici est très averti

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Dans la rue Hudson (qui devient, plus au nord, la 8e avenue

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Le bureau de poste du Village de l'Ouest est actuellement fermé pour réaménagement, mais on ramasse toujours les lettres postées dans les boîtes aux lettres – du moins je l'espère, puisque j'y ai posté mes paiements de factures mensuelles

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Le magasin bio que je fréquente occupe une partie du rez-de-chaussée de cet immeuble résidentiel

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Ce magasin de vêtements a été pendant des décennies un sex-shop gai célèbre – o tempora, o mores !

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De la circulation dans la rue Christopher

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Les nouveaux sex-shops le long de la rue Christopher

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La façade du bar Ty's dans la rue Christopher, l'un des bars gais les plus historiques de New-York

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La vitrine de la boutique « The Leather Man » – j'y suis entré une fois, il y a des années, pour acheter un blouson en cuir moto très James Dean et très cher !

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Entrée du bar gai paléolithique « Boots and Saddles » plus connu par son sobriquet méchant « Bras and Girdles » (ou soutiens-gorge et gaines)

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Une entrée de métro de la rue Christopher – vers le nord, seulement

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La succursale de la banque JPMorgan Chase où j'ai mon compte chèques

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Vers la 6e avenue

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La place Sheridan (qui fut un général nordiste dans la Guerre civile) avec les statues de couples homos (hommes et femmes) par George Segal

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Une partie plus orientale de la rue Christopher

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On a deux entreprises dans la rue Perry – un coiffeur unisexe et un local de réflexologie

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La rue Bleecker vers le nord

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La rue Bleecker devient un passage de mode – notez les deux piétons gais qui reviennent de leur shopping

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Une nouvelle présence française dans le quartier

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Les touristes font la queue devant la pâtisserie Magnolia – moi, je trouve leurs cupcakes immondes

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L'aire de jeu de la rue Bleecker

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L'épicerie Gristedes au rez-de-chaussée de cet immeuble – autrefois Gristides c'était classe et cher, aujourd'hui c'est pour les pauvres comme nous – là mon café Bustelo ne coûte que 3,99 $ la boîte

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Mais il faut toutefois éprouver une expérience shopping assez lugubre...

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Qui peut rappeler certains états du Tiers Monde !

On me critique quelquefois d'être trop discret à propos de ma vie personnelle. Voici donc une photo du copain et de moi – je vous laisse deviner qui est qui ! ; )

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Tout le monde il est beau, tout le monde il est jeune

avril 01, 2007

Frustratio technologica - III

Je continue les photos publiées dans les parties I et II –

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C'est vrai, j'aime bien les gratte-ciel

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Vue d'une partie très quelconque de la Cinquième Avenue, vers le nord

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La cathédrale St-Patrick et la tour Olympia

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La tour centrale du Centre Rockefeller, anciennement appelée la Tour RCA et maintenant, officiellement, la Tour GE (mais peu de gens l'appellent ainsi)

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La patinoire du Centre Rockefeller est toujours ouverte

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Un lustre curieux dans l'entrée au sommet de la tour RCA

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Vue impressionnante du Parc Central depuis le sommet de la Tour RCA

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La Tour Citicorp au milieu

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Vue de l'île de Manhattan vers le sud

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Des touristes – comme nous

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Vers la place du Temps, donc vers le sud-ouest

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Et vers le Côté supérieur occidental – c'est-à-dire, vers le nord-ouest

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La nouvelle tour Bloomberg au milieu

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C'est plein d'appareils électroniques curieux en haut de la tour RCA

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Devant la librairie Bonnie Slotnick dans la 10e rue ouest au Village

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La librairie se spécialise en livre et objets de cuisine – j'ai trouvé un livre de recettes French Cooking for Americans que l'amie écrivain m'avait recommandé – il date de1946

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Il y avait du monde à manger sur le trottoir

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Un peu de paranoia politique à l'encontre du régime Bush est toujours agréable

Frustratio technologica - II

[J’avais préparé tout un billet pour accompagner ces photos, mais un accent circonflexe dans une citation de Jean Giraudoux a fait planter le logiciel Word deux fois – et comme la sauvegarde automatique se trouvait fixée à dix minutes, une énorme partie du billet a disparu – deux fois. Je n’ai pas eu le cœur de recommencer une troisième fois. Voici la deuxième sélection de photos – pour la première, il faut aller à Frustratio technologica I.]

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Le musée de l'Académie nationale dans la 5e avenue, à deux pas du musée Guggenheim

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Un bel athlète nu est toujours le bienvenu dans un salon moderne, n'est-ce pas ?

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Surtout quand il est accompagné de sa Vénus de Milo

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Quelques tableaux de l'exposition

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Dans le marché de la Gare Grande Centrale

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Dans le hall de la gare

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C'est la semaine de l'Écosse à New-York et voici deux Écossaises qui ont chanté en gaélique

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Les kilts m'ont toujours intrigué !

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Mais je n'ai pas osé m'en acheter un, quand même !

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Une autre vue du hall central de la gare

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Vue de la tour Met Life du trottoir

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Dans l'avenue Vanderbilt, au cœur du centre-ville

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Un vieux taxi Checker – il est rare d'en voir à présent

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L'entrée au magasin de vêtements traditionnels Brooks Brothers dans l'avenue Madison

Pour la suite, il faut aller à Frustratio technologica - III

Frustratio technologica - I

J’avais préparé tout un billet pour accompagner ces photos, mais un accent circonflexe dans une citation de Jean Giraudoux a fait planter le logiciel Word deux fois – et comme la sauvegarde automatique se trouvait fixée à dix minutes, une énorme partie du billet a disparu – deux fois. Je n’ai pas eu le cœur de recommencer une troisième fois.

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J'ai terminé les Cahiers bleus de Liane de Pougy et je viens de commencer le Temps Chanel d'Edmonde Charles-Roux

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Une grande grue sur un chantier dans la 6e avenue

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Tribeca est en plein essor – c'est le nouveau numéro 7, World Trade Center qui s'élève au fond, et des appartements de luxe en avant

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Notre restaurant chinois de quartier dans la rue Hudson a fermé ses portes – le propriétaire a voulu « faire du nouveau avec ma vie »

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Même la pub devient politique – voir que c'est facile à Manhattan, où l'on déteste ouvertement l'équipe à la Maison Blanche

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Dans l'avenue d'Amsterdam vers le nord – de nouveaux immeubles très hauts s'élèvent dans le quartier

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Les tours de l'avenue Colomb – mélange d'HLM et d'appartements de luxe

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Les grands immeubles de l'avenue du Parc Central Ouest, vers le nord

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Et dans l'autre sens...

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Le El Dorado (1931) vu du Parc Central

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La ligne des toits

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Un pont dans le Parc Central dont les détails confondent l'art nouveau et le gothique !

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Il faisait doux – il y avait donc beaucoup de coureurs...

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Et de cyclistes

Pour le reste du « billet » il faut aller au prochain billet publié.