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mai 31, 2007

Amor in urbe

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Dans la première voiture du train V dans le métro new-yorkais

Hier soir on est allé, le copain et moi, au vernissage de l’exposition Richard Serra au Musée d’art moderne. Le copain m’avait dit de le retrouver à la station de métro de la 34e rue à la première porte de la première voiture du train V, qui nous amènerait à la 5e avenue et la 53e rue, à deux pas du musée.

Il y avait du monde.

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On entre le musée au numéro 11 de la 53e rue ouest

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L'un des bars du rez-de-chaussée

M. Serra y était, entouré de jeunes admirateurs. Des serveurs plutôt mécontents nous servaient un vin blanc (italien, je crois) plutôt infect, et il n’y avait rien à manger à part quelques bâtonnets de pain italiens.

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Dans le jardin

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Une grande sculpture de Serra dans le jardin

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On se promène parmi les morceaux de la sculpture

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Des sculptures dans le jardin

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La tour MoMA vue de l'intérieur d'une sculpture de R. Serra

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Le conservateur responsable de l'exposition Kynaston McShine

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Les foules au 1er étage

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J'ai triché en prenant cette photo interdite au milieu du labyrinthe en métal du 1er étage

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Une grande œuvre de graffiti (de qui ?) dans la salle principale du 1er étage du Musée d'art moderne

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La statue d'Honoré de Balzac par Rodin au rez-de-chaussée

L’ami galeriste est venu avec un jeune mannequin (25 ans) tout grand, beau et adorable (et hétéro) qui espère devenir le mannequin représentant Hugo Boss. Après le vernissage on est allé manger des tapas au restaurant Alta dans la 10e rue ouest.

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Dans le restaurant Alta

Là l’ami galeriste et le mannequin nous ont dévoilé leurs tailles minces.

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La guerre des bides

Un autre jeune, photographe de 23 ans et aussi beau que le mannequin et gai, nous a rejoints à bicyclette – mais l’ami galeriste n’était toujours pas satisfait, il cherchait des déclarations d’amour et cetera – oh la. Le copain nous a quittés (il avait un rendez-vous très tôt ce matin) et les jeunes gens sont rentrés chez eux, l’ami galeriste et moi avons pris un dernier verre au restaurant Gusto dans la rue Greenwich, où j’ai parlé en français avec une belle chef corse amoureuse d’un type à Paris qui ne veut pas venir à New-York tandis qu’elle refuse de s’installer à Paris. Un journaliste mondain du magazine W est venu s’asseoir à notre table parler des petits travers de l’amour moderne pour une demi-heure avant d’aller se coucher. Une drôle de soirée.

mai 30, 2007

Siren

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Restaurant La Sirène dans la rue Broome à New-York

On a profité du tuyau fourni par Vincent pour aller dîner hier soir chez La Sirène dans la rue Broome. C’est tout petit, le chef a dû demander tout gentiment aux clients déjà assis de bien vouloir se patienter pour leurs plats (on n’a pas attendu longtemps, en fait) et on a refusé des tables aux gens en leur expliquant tout franchement qu’il ne pouvait pas préparer encore des plats, vu le nombre de clients déjà dans le restaurant. C’est pour dire combien c’était intime et sympa — et la cuisine était excellente (moi j'ai pris le saumon grillé, le copain les crevettes à la valencienne), surtout la crème aux marrons.

Merci beaucoup, Vincent, de nous l’avoir signalé.

mai 29, 2007

Ille vespera

Quelquefois je suis trop efficace – je me suis trouvé un nouveau costume en moins de dix minutes (essayage et détermination de retouches à faire compris). C’est tout noir, d’un tissu léger, donc parfait pour l’été, et cela me donne exactement l’air que je cherchais, à savoir celui d’un croque-mort un petit peu branché. Notez que c’est l’uniforme incontournable des marchands d’art.

Par contre, je ne suis pas malin, et je ne comprends rien aux magasins de vente au rabais tel Loehmann’s où j’ai circulé ce matin entre des rayons de costumes sombres à des tailles curieuses et il n’y avait qu’une paire de jeunes Français, qui s’achetaient avec intensité des chemises polo, dans la section Vêtements pour hommes au sous-sol.

Ce soir le copain et moi, on fête le 16e anniversaire de notre concubinage. Il a dit « oui » dans sa petite chambre de la 2e rue qui donnait sur la 2e avenue ; de là on est officiellement entré en ménage dans un studio infinitésimal dans le Côté occidental supérieur. Après quelques semaines il était clair qu’il nous fallait un peu plus de place. J’avais donc trouvé un appartement, assez grand, dans un immeuble mal entretenu dans le Village, dans la rue de la Banque à deux pas du fleuve Hudson. On y est resté plusieurs années avant de déménager vers notre gîte dernier, le taudis infect qu’on appelle Home, dans la rue Perry.

Je ne sais pas où nous allons dîner, je n’ai pas réservé de table. Peut-être irons-nous au restaurant de poissons que Vincent a visité il y a quelques jours. Il appartient à un ami de son père. Ça s’appelle La Sirène et la critique du public new-yorkais est quasi dithyrambique. Il faut beau, ce n’est pas loin, on peut y aller à pied.

Prex belli

Tous les jours je suis de plus en plus persuadé que Mark Twain serait l’écrivain américain le plus important, le plus fin et le plus intelligent (et je me rends bien compte de Henry James et de TS Eliot, parmi d'autres Américains de talent) dans toute l’histoire de notre République. Je viens de voir ce petit film émouvant, trouvé chez Kevin Drum, dans lequel on récite sa « Prière de la guerre » (1905).

En voici une citation traduite en français : « O Seigneur Dieu, aidez-nous à réduire leurs soldats en pièces détachées par l’explosion de nos obus; aidez-nous à couvrir leurs champs rieurs des formes pâles de leurs patriotes morts; aidez-nous à couvrir le tonnerre de nos canons par les clameurs de leurs blessés se tordant de douleur; aidez-nous à détruire leurs maisons par une tempête de feu; aidez-nous à briser le cœur de leurs épouses innocentes accablées de douleur; aidez-nous à les rendre sans abris et à les obliger à parcourir avec leurs petits enfants les ruines de leur pays ravagé, vêtues de lambeaux, affamées et assoiffées, brûlées par le soleil d'été puis gelées par les vents glacés de l’hiver, brisées au plus profond de leur âme, usées par le travail et Vous implorant pour le refuge de la tombe que vous leur refuserez… »

mai 28, 2007

Præmia

Bienvenue à toutes et à toutes qui passent ici grâce au lien chez A Fistful of Euros où l’on a proposé ce carnet dans la catégorie « Meilleur Carnet de France » des Prix du Pyjama de satin. C’est très flatteur, mais c’est à tort. On n’a même pas besoin de comparer le barbouillage plus ou moins barbare de Sale bête avec la passion de Versac, l’érudition du Maître Eolas, l’esprit pétillant d’Embruns et la lucidité esthétique de Lunettes rouges. Ne parlons pas de Pasfolle, qui depuis ses débuts littéraires au Texas décrit sa vie comme une Sévigné moderne, et qui continue à nous faire plaisir depuis la capitale du royaume du Milieu. Au moins elle est expat, la Pasfolle ! (Et il ne faut pas oublier non plus la Veuve Tarquine, dont le carnet a été proposé pour le prix du Meilleur Carnet Européen dans toutes les catégories ! Brava !) Mais moi, non. J’habite New-York, mes aïeux se sont expatriés de l’Angleterre et du Pays de Galles au début du 18e siècle (donc je n’ai pas le droit de m’offrir un passeport irlandais ou espagnol comme l’ont fait plusieurs amis américains aux ancêtres arrivés plus récemment en Amérique du nord), j’essaie de visiter la France une fois par an (on n’y arrive pas tous les ans), mais tout cela est très loin de faire de moi un Européen. J’ai essayé d’informer les responsables des Prix de cette petite erreur de localisation en leur envoyant un courriel d’explication, mais jusqu’à maintenant je n’ai eu aucune réponse. Ce n’est pas, je sais, très important, ces « prix », qui permettent surtout à trouver de nouveaux carnets d’intérêt, mais je ne voulais pas qu’on me critiquât d’avoir laissé passer sous silence cette petite inexactitude de localisation.

Énigme journalistique du jour :

« La réunion entre Téhéran et Washington n'aboutit à aucun résultat concret » est le titre de cet article dans le Monde d’aujourd’hui.

« U.S., Iran reach Iraq policy consensus » est le titre de cet article chez Yahoo News.

Aujourd’hui on fête l’ouverture du Musée de la création à 10 heures du matin, heure de l'Est. Le musée se trouve à Petersburg, dans le Kentucky, à sept milles de la ville de Cincinnati. J’aimerais bien jeter un coup d’œil sur la « Cave des Malheurs » – c’est , au bouton numéro 16, où « le Tentateur semble victorieux le jour le plus triste de toute l’histoire », c’est aussi en toute probabilité le nom biblique de mon appartement.

Désolé pour le manque de photos – j’en ai prises mais je ne peux pas les télécharger par manque de câble de connexion pour l’appareil. On rentre à New-York cet après-midi. Le câble est sur la table du salon.

Deux carnets d'intérêt: French Housewife in Connecticut.

French Journal, le carnet en anglais d'un Américain qui habite Boston et qui s’intéresse beaucoup à la culture française.

Je n’arrive pas à me connecter ces derniers jours à Superfrenchie. Y a-t-il quelque chose de fâcheux qui s'y est passé ? (Il a été cible de trolls francophobes dans le passé.)

mai 27, 2007

De filiis

Cet article m'a beaucoup touché.

mai 25, 2007

Deiectus

Évidemment on est fort déçu par les résultats du vote hier soir dans les deux chambres (Chambre des représentants et Sénat) sur le financement des opérations militaires en Irak. J’étais content de constater que les deux représentants avec lesquels j’ai le plus de contact ont voté non – eux, au moins, font attention à leurs électeurs. La « lâcheté » des démocrates « centristes » s’explique, si l’on veut, par leur désir à ne pas donner à Bush et Cie l’occasion de pouvoir crier « les démocrates ne soutiennent pas nos boys ! » C’est-à-dire qu’on ne peut pas se fier à l’intelligence du public américain pour faire la distinction entre le financement illimité d’une guerre illégale (et perdue) et l’appui aux militaires obligés par des supérieurs lèche-cul, sains et saufs à Washington, de se battre dans cette guerre illégale (et perdue). C’est assez démoralisant. Un commentateur chez Americablog a laissé ce mot assez cynique mais bien trouvé :

« Wars are always easy to start, and usually almost impossible to stop. If the war was going well, the polls would still be supporting it. The polls are not saying that the American People are against The War. The polls are saying that the American People are against losing the War. For the most part, defeats end wars. No body votes to stop, when they are winning. This war is no different. Iraq will make the decision. Not America, and Iraq will soon make us leave.»

mai 22, 2007

Tribeca

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Les voitures attendent leur tour pour entrer dans le tunnel de Hollande en direction du Nouveau-Jersey

On s’est assez bien amusé hier soir à la réception en faveur du Legal Action Center – on a dîné ensuite au restaurant Capsouto Frères, à deux pas de la salle de réception qui se trouvait tout en haut d’un immeuble dans la petite rue Desbrosses.

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La première salle de réception

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Un zinc chargé de verres à vin

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La rue du Canal, depuis le onzième étage

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La ligne des toits à Tribeca – c'est la nouvelle tour nº 7 du World Trade Center à gauche

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L'ancien et le moderne se rencontrent sur ce toit new-yorkais

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Vers l'université de New-York et le centre du village de Greenwich

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Du mobilier plastique sur le toit

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La salle de réception principale, vue de l'escalier au toit

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Des avocats et des canapés – oops ! je ne savais pas qu'ils me regardaient, ces deux messieurs-là, quand je les ai photographiés !

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Les gens se sont assis aux tables pour la remise des prix

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On a donné un prix à Mlle Rory Kennedy, fille du feu Robert Kennedy et documentairiste – les Fantômes d'Abou Ghraïb, par exemple, un film excellent qu'on a vu sur le HBO

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Une façade lumineuse dans la rue Hudson

mai 21, 2007

Bona facere

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La nouvelle voiture de l'ami ex-Marine

Hier soir l’ami ex-Marine est passé pour nous montrer sa toute nouvelle voiture, une Jeep Rubicon, dont il avait pris possession vendredi dernier après une attente de plusieurs mois pour la fabrication selon ses critères personnels. Il en est très fier – ça fait, à mon avis, un peu VTT lite, et il est impossible à monter derrière, mais tout ça fait très « mec » hétéro.

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Et son intérieur, avec deux boîtes de vitesses !

Ce soir, c’est un cocktail de collecte de fonds au Tribeca pour des avocats qui travaillent pour les gens qui souffrent de discrimination à cause du sida ou d’un historique de délits relatifs à l’alcoolisme ou à la toxicomanie (il leur est évidemment beaucoup plus difficile à lever des fonds qu’il est à l’Académie américaine à Rome, par exemple, ou à Sauver Venise, tous les deux adorés par la haute société new-yorkaise). Une amie à nous, professeur de droit, fait partie du conseil d’administration et elle est venue de Boston pour assister à la soirée. On ira dîner avec elle plus tard dans un restaurant français du quartier.

mai 20, 2007

Pompa saltatorum (pars tertia)

(Pour voir les premières photos de la Danceparade, passez svp aux deux billets précédents.)

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La foule qui danse

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Ce char jouait du disco punké très dansable

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On s'habillait avec fantaisie

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Le dernier cri dans les rues de New-York ?

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Encore une école de samba brésilienne

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Et le reste des écoliers...

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Avez-vous remarqué que la plupart des danseurs s'habillent avec « originalité » ?

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Le retour des hippies

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« Exprimez-vous ! » comme a dit la sainte Madonna

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Les hulahoopeurs

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Un petit Homme Chauve-Souris mignon

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N'importe quoi, vraiment !

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Encore des jeunes

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Char à danseurs et Segway

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Couple typiquement new-yorkais de downtown – lui en jeans et blazer, elle en jeans aussi, tous les deux en lunettes de soleil malgré le ciel gris

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Les danseurs camerounais traditionnels sont arrivés à la fin du défilé

Pompa saltatorum (pars secunda)

(Pour voir le début de ce billet, passez svp au billet précédent.)

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Les derviches — un soupçon d'Istambul à Manhattan

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Rio à New-York

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Les break-danseurs

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Un danseur blagueur fait semblant d'être écroulé par terre afin de duper les flics qui sont vraiment surpris quand il se relève en riant

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Les Colombiens

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Il y avait même des danseurs en fauteuils roulants

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Le char « Be Yourself »

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Sur le char

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Il y en a qui aiment le rouge

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Le mot d'ordre de cette manif'

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On y danse, on y danse !

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Même en rollers !

(Je ne veux pas faire planter le serveur, donc je vais mettre le reste des photos dans un troisième billet.)

Pompa saltatorum (et alia)

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Trois tours célèbres – de gauche à droite, l'hôtel Pierre, l'hôtel Sherry-Netherland et la tour General Motors

Hier sous un ciel qui nous menaçait de pluie on est allé à la recherche d’un sweat à capuchon, noir et bon marché, chez H&M dans la 5e avenue. On a voulu d’abord passer fixer un rendez-vous pour le copain avec son nouveau coiffeur tout mignon Dominic qui est trop à la mode (bon, dans un petit milieu homo seulement) et qui n’est donc pas souvent disponible. Ô miracle, il nous a dit de nous patienter quelques minutes avant de faire asseoir le copain dans le fauteuil. Une excellente coupe homo très Peter-Panisant, qui a fait perdre au copain une bonne dizaine d’années, ce qui fait que maintenant j’ai l’air de me promener avec mon fils, ce qui est à la fois drôle et vexant, surtout quand on me donne toujours la note dans les restaurants, grrrr !

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Il y a de la faune qu'on n'attend pas au Parc central – comme ce raton laveur tout mignon, n'est-ce pas ?

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M. Toubon, où êtes-vous !? — le franglais pourri pullule à New-York !

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New-York comme on l'aime – les tables d'un restaurant belge sur le trottoir dans la rue Hudson

brasserieeu.jpgOn est allé dîner jeudi dans le restaurant EU dans le Village Est

Mais bon, on a continué notre chemin aux fringues inutiles (pas de sweatshirts chez H&M, où tout est pour l’été) et après être passés par le parc de place Washington, où l’on filmait des gens qui se contorsionnaient à mouvement lent comme dans des dessins de Robert Longo.

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Les contorsionnistes (volontaires ?) dans le parc de la place Washington

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Les chaises vides devant l'Arc du parc de la place Washington

Au bout de la 5e avenue on avait rangé des chaises devant l’Arc de la place Washington – un flic m’a expliqué qu’on allait s’y asseoir pour « recevoir » les troupes de danses qui allaient descendre l’avenue dans la première Danse Parade new-yorkaise.

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Une adresse facile à rappeler

Les « manifestants dansants » cherchaient, d'après ce qu’on a appris en les regardant, surtout à décriminaliser la danse dans les cabarets et les boîtes à New-York (la législation sur la danse dans les endroits publics à New York est très compliquée et très obscure, histoire de la Mafia et des pots-de-vin). À part ce but « politique » (et qu’est-ce qui serait en réalité contre le droit de danser ?), c’était une drôle d’occasion pour beaucoup de gens de pouvoir danser dans la 5e avenue, habillés en toutes sortes de costumes. Et en fin de compte, pourquoi pas ?

Parce que j’ai pris tant de photos, je vais couper ce billet en deux (au moins).

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Le début de défilé

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Le cube qui bouge

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Les danseuses chrétiennes (si, si)

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Les danseurs de zydeco, musique créole de la Louisiane

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On se marre, n'est-ce pas ?

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Ce char fêtait le soi-disant père du hip-hop

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Danseurs

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Un excellent danseur aux bolas argentinas (plus ou moins) à plumes

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Le char de la discothèque Pacha

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Le char de dancemanhattan

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Une camionnette bien décorée

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Les prisonnières de la danse – libérez-les !

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Les danseuses du ventre à l'angle de la 14e rue

(Pour plus de photos de la Danceparade, passez svp au billet suivant.)

mai 19, 2007

Hodie mane

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Sur les quais du parc du Hudson par un beau jour récent

Le copain et moi, de retour du cinéma hier soir où l’on avait vu Hot Fuzz, nous avons regardé une émission sur la construction du parc d’état de la plage de Jones, ouvert au public en 1929. On a été tous les deux frappés par le fait qu’on ne voyait pas, dans ces courts extraits en noir et blanc de films d’époque, parmi les milliers de gens en maillots de bain des gens obèses comme on en voit partout maintenant. « Il n’y avait pas de sirop de maïs dans tout ce qu’on mangeait » le copain a noté sèchement. Je pense qu’il a raison.

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Une fête d'anniversaire à la mexicaine organisée pour une jeune fille et ses amies, avec même des musiciens (plus ou moins) mexicains !

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Des drapeaux sur les quais

On n’est finalement pas allé à la campagne à cause du mauvais temps prévu (de 7,5 à 10 cm de pluie) et on a osé nous engager dans la lutte contre les foules de couples au cinéma le week-end – on est allé aux cinémas de la place de l’Union où l’on a acheté des billets pour la comédie anglaise « Hot Fuzz », qui, à notre surprise, a fait salle comble, ce qui est plutôt rare pour un film et satirique et étranger (tout se passe dans un village anglais suffoquant de charme, ce qui nous a bien rappelé les âneries – moins meurtrières, quand même – de notre « Pierreville » à nous).

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Les bernaches du Canada sur les quais (nous, on les appelle les « Canada geese »

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Les premiers bains de soleil à côté de l'autoroute du Côté ouest

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Un énorme chantier de résidences nouvelles à côté du garage dans les rues 60

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Un panneau en français dans la 24e rue ouest – c'est où, notre propre loi Toubon ?!?

Il fait frisquet et gris, le copain est rentré à l’appartement de sa course à pied de je ne sais pas combien de milles le long du Hudson, et moi je viens de laisser un message au répondeur de notre vieille agente de voyages pour lui demander des renseignements sur la disponibilité (et les tarifs) de places sur des vols New York-Nice en juillet. Avant de prendre ma douche, il faut que je fasse le mot croisé du Times de samedi, le plus difficile de la semaine – ma superstition personnelle veut que la qualité de la journée de samedi dépende du fait d’avoir complété le mot croisé de samedi à l’encre !

mai 18, 2007

De novo imagines

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La régate des lasers à Pierreville il y a quelques semaines

Ce n’est peut-être pas très convenable, mais à la nouvelle de la mort de Jerry Falwell j’ai réagi d’une façon plutôt euphorique – « Enfin ! » je me suis dit avec soulagement. « Encore un faux dévot haineux qui nous quitte. » Surtout pour les homos, Falwell a été une malédiction persistante et l’on comprend que les amis de Dorothée (Gale, personnage joué par Judy Garland dans le film de 1939 Le magicien d’Oz) s'en sont réjouis extatiquement tout comme les Munchkins qui ont éclaté de joie quand la Judy volante a tué (par accident) la sorcière méchante de l’Est en chantant les paroles inoubliables et connues de tout Américain ayant accès à la télévision : « Ding dong, the witch is dead. Which old witch ? The wicked witch ! » et ainsi de suite. Non, ce n’est pas du Shakespeare mais ça résonne (pour nous au moins.) Il y a même un site Web qui le dit tout nettement : www.wewontmissyou.com.

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Quelques traces francophones à la campagne

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Je ne me suis jamais rendu compte avant la semaine dernière que les propriétaires du grand magasin Macy's auraient voulu célébrer les « amitiés particulières » féminines dans la façade sud du bâtiment

L’ordinateur est de retour, équipé (je crois) d’un nouveau disque dur. Il nous a fallu réinstaller tous les logiciels, dont on a maintenant pas mal de copies doubles, puisqu’on n’a pas enlevé les versions anciennes. Et puis l’iPod m’annonce qu’une quantité de chansons n’ont pas pu être transférées au nouvel ordinateur faute d’avoir le droit de les jouer sur cet ordinateur. Mais il y a un truc à faire, il paraît, pour s’arranger à récupérer toutes les chansons qu’on s’est déjà payées (quand même !).

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Pas de queue pour monter en haut du Bâtiment de l'État-Empire par une journée un peu grise

Le spectacle Wolfowitz prend fin et personne ici n’est dupe de l’arrangement hypocrite qu’ont choisi les responsables de la Banque mondiale pour éviter la bagarre ouverte entre la Maison blanche et le reste du monde. On les aura, un par un.

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Les touristes font comme tous les touristes — ils prennent des photos

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Vers le bout sud de l'île de Manhattan

L’OP est venue hier – on a jeté tous les anciens stylos à bille qui ont foisonné chez nous, dans tous les tiroirs. Elle m’a fait acheter un petit tableau en liège noir auquel j’ai fixé des cartes postales et des cartons d’invitations avec des punaises en forme de petit homme pour me débarrasser des piles de courrier et de paperasses qui encombraient toutes les surfaces plates.

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Vue du nouveau centre des affaires à Manhattan

Voici quelques photos prises lors d’une visite à New-York d’une Néo-Zélandaise amie de ma sœur, qui est venue de Philadelphie pour passer la journée avec elle. On a fait le 88e étage du Bâtiment de l’État-Empire avant d’aller à pied à la place du Temps et ensuite au Parc central.

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La tour au sommet est assez macabre — ça fait très Batman, je trouve

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Sous un ciel plus dégagé, on traverse le parc Bryant derrière la Bibliothèque publique

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On continue notre promenade vers la place du Temps – l'amie néo-zélandaise cherche des billets pour l'émission de David Letterman, qu'on regarde en Nouvelle-Zélande

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On a aménagé un terrain de volleyball de plage – avec du vrai sable – en plein Parc central

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La fontaine de Bethesda dominée par l'ange des Eaux – un esprit purificateur et guérissant rendu célèbre dans la pièce de théâtre de Tony Kushner Des Anges en Amérique

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Vue de la colonnade néo-grecque du Boathouse Loeb du Parc central, qui date seulement des années 1950, où l'on a pris un apéro au bord du lac

mai 15, 2007

Munditia

Le copain vient de m’appeler pour me dire qu’il a bien reçu l’ordinateur réparé qu’Apple m’avait envoyé hier soir de Californie (c’est vite, je trouve) – ce soir il va falloir remettre tous les logiciels (Word, Photoshop, GoLive, Antidote, Fuji) tout en regardant le « débat » républicain à la télé. On aura de nouveau des photos, j’espère.

Dans un dernier effort de minimiser la pagaille qui règne depuis plus d’un an dans l’appartement j’avais engagé une « organisatrice professionnelle » à venir chez nous afin de me forcer à ranger les choses dans mon « bureau » – il s’agit bien sûr de me faire honte publiquement d’habiter un tel taudis. L’organisatrice est arrivée à 10 heures et quart et elle a tout de suite mis un bandage sur son poignet droit, ce qui m’a un peu étonné mais bon… Pendant trois longues heures nous avons inspecté, trié et jeté des paperasses qui vivaient en tout confort dans de grands cartons encombrants. On a fait le triage des disques compact (je garde les Smith, je jette les Pointer Sisters – non, en effet, je ne jette rien, j’ai déposé tous les CD qu’on ne voulait plus garder chez Housing Works, qui les revendra en faveur de gens SDF qui souffrent du sida. (Il est intéressant à noter que Housing Works est sorti en 1990 d’un comité d’Act Up et que l’organisation a gagné un procès en 2005 contre le maire (et candidat républicain actuel à la présidence) Rudolph Giuliani et la ville de New-York pour 4,5 $ millions, pour avoir réagi illégalement aux critiques de notre petit Napoléon sensible). Elle revient demain à 14 heures – imaginez-vous, elle m’a même donné des devoirs – je dois téléphoner à l’ami ex-Marine pour lui demander de m’aider à vendre des trucs sur eBay. Demain on va ranger le bureau dans le bureau. La semaine prochaine ce sera le placard du copain, qui gueule déjà. (Je m'en fous, j'en ai marre de tous ses shorts de course à pied empilés pêle-mêle par terre dans l'angle de la chambre. Lui, il se plaint surtout de tous mes bouquins qui s'étalent pêle-mêle sur toute surface dans l'appartement.)

Je m'inquiète un peu de ce qui se passe au Pakistan mais les « grands » ici semblent l'ignorer. Il fait trop beau, en effet.

mai 11, 2007

Homo aranea tertius

Hier soir le copain et moi avons assisté nous aussi à l’événement cinématique mondial qu’est le film L’Homme-Araignée 3 à l’invitation de l’ami médecin et son copain décorateur d’intérieurs plus ou moins « sans-état » d’origine bangladeshi qui a eu des tas d’histoires depuis des années avec l’immigration américaine. Nous avons décidé d’aller aux cinémas du Parc de la Batterie qui sont toujours vides, les sièges rangés en pentes assez fortes, avec d’énormes écrans. Au début il y avait seize salles, mais l’effet économique du 11 septembre dans le quartier a fait qu’on n’en a maintenant que onze, les cinq autres converties en magasin de chaussures. Un grand seau de pop-corn et un « slurpee » gigantesque m’ont accompagné aux sièges confortables. Un projecteur très bruyant ne nous a pas trop énervés. Mais en ce qui concerne le film — bof. Peter Parker, il est tout de même assez neu-neu, non, et je l’ai trouvé nettement plus sexy, ses cheveux foncés sur le front et habillé tout en noir. Lui et Harry auraient dû s’embrasser à la fin (les larmes m’ont plutôt embarrassé). Le film terminé, on est monté dans la nouvelle voiture de l’ami médecin (une Audi A3 Sportback – l'ami décorateur ayant beson de transporter les meubles) pour aller souper à l’Odéon. Nos amis habitent Brooklyn, dans la Colline de Boerum, et après notre repas ils nous ont déposés chez nous vers minuit.

mai 10, 2007

Refectio

Je suis sûr que tous les guiques politiques français l'auront déjà vu mais cette « correspondance » m'a fait sourire, surtout à cause de mes problèmes actuels avec Apple et la mise à jour de batterie qui a tout abîmé:

« Monsieur, Madame,

Il y a un mois, j’ai changé mon ma version Chirac 2.0 par la version Sarkozy 1.0 et j’ai noté que le programme a lancé une application inattendue appelée maintenant_vous_allez_vraiment_en_chier 1.0 qui a considérablement réduit les performances de mon processeur.

Dans la notice, cette application n’était pourtant pas mentionnée.

De plus, Sarkozy 1.0 s’installe dans tous les autres programmes et se lance automatiquement lors du lancement de n’importe quelle application, parasitant l’execution de celles-ci.

Des applications telles que liberté-d-expression 8.9 ou vivre-ensemble 3.2 ne fonctionnent plus.

De plus, des programmes occultes (virus ?) nommés Folie Furieuse 11.5, Démagogie 7.0 et Autoritarisme 9.5 se lancent de temps en temps et soit plantent le système, soit font que Sarkozy 1.0 se comporte de façon totalement inattendue.

Je n’arrive pas à désinstaller ce programme ce qui est très embêtant, surtout quand j’essaye d’exécuter l’application joie_de_vivre 8.2.

Par exemple, la commande : /service_public.exe ne fonctionne plus.

D’autres utilisateurs de Sarkozy 1.0 m’ont fait part de l’existence d’applications telles que t’as_tes_papiers 6.0 et allez_zou_charter_bamako version 3.4 liées à l’utilisation de Sarkozy 1.0 sur certains processeurs.

J’envisage de revenir à la version Chirac 2.0 que j’avais avant, mais cela a l’air très compliqué.

Que faire ?

Un utilisateur démoralisé.

Réponse :

Cher Monsieur,

Votre plainte est très fréquente chez les utilisateurs de Sarkozy 1.0, mais elle est due le plus souvent à une erreur de conception de base.

Beaucoup d’utilisateurs passent de leur version Chirac 2.0 à Sarkozy 1.0 en pensant que Sarkozy 1.0 n’est qu’un programme d’utilitaires et de divertissement.

Cependant, Sarkozy 1.0 est bien plus que cela, il s’agit d’un SYSTEME D’EXPLOITATION COMPLET conçu pour gérer TOUTES vos applications.

Il est entendu que le retour à Chirac 2.0 est impossible. Deux options s’offrent à vous :
Vous décidez de conserver Sarkozy 1.0, et vous attendez 5 ans normalement, avant de changer pour un système d’exploitation plus satisfaisant et performant. Pour ce qui concerne les programmes Démagogie 7.0 ou Autoritarisme 9.5, ce sont des programmes d’ancienne génération utilisés sous NB ou Vichy.1940, qui aujourd’hui connaissent des problèmes de compatibilité. Des mises à jour de République_Française bientôt téléchargeables devraient permettre de résoudre le problème. Evitez d’utiliser les touches Echap et Suppr trop souvent sous Sarkozy 1.0, vous risquez de lancer des applications néfastes comme C :/coup_de_matraque_dans_la_gueule.exe ou C :/ prison_ferme.exe.
Il vous faudra de plus lancer manuellement la commande C :/allo-c-est-pour-dénoncer.exe ou manifestation_de_soutien-ump.exe pour rendre le système stable.

ATTENTION : Il va sans dire que les déceptions lors de l’utilisation de votre outil vont être nombreuses.

L’autre solution est une restauration du système.

Il vous faudra assez simplement télécharger le patch Je_Vote_Royal 1.1 pour récupérer l’ensemble des fonctionnalités de votre ordinateur et en augmenter les performances.

Cordialement,

Le SAV informatique. »

C'est exactement comme parler avec le « Help Desk » d'Apple! (J'ai trouvé cette « anecdote » dans ce commentaire laissé chez Superfrenchie, et je crois qu'elle vient de cet article publié au site betapolitique (qui n'a pas l'air très stable, c'est curieux).

mai 08, 2007

Convivae

Voici la liste des invités au dîner d’État donné hier soir à la Maison blanche en l’honneur de la Reine Élisabeth II. Je l'ai cherchée un peu partout, on nous donnait quelques noms mais jamais la liste complète. Lisons-la. Bon, on connaît très bien à New-York M. Sid et Mme Mercedes Bass (une belle divorcée d'origine iranienne) et M. et Mme Farish, grands équitomanes qui élèvent des chevaux de course au Kentucky et qui sont des amis de longue date de la reine. On m’a présenté une fois au Californien Jerry Perenchio – il portait des chaussures brunes qui n’allaient pas du tout avec son complet. Il avait en plus une gueule de salaud, et en effet j’ai appris plus tard qu’il avait été agent artistique chez MCA (sans doute genre Ari Gold d’Entourage mais en moins beau et moins charmant) avant de devenir grand financier (ex-propriétaire de la chaîne hispanophone Univison, par exemple). Il habite à Bel-Air dans une interprétation du Petit Trianon à Versailles bâtie en 1938 et qui a servi de décor (prises extérieures) pour la série comique The Beverly Hillbillies.

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Il est peut-être difficile de contempler la façade purement néoclassique avec cette voiture extraordinaire en premier plan

C’est un milliardaire arriviste qui donne beaucoup d’argent aux républicains, qui lui ont remercié en l’invitant à dîner avec la reine d’Angleterre, qui serait, dans les paroles célèbres et inoubliables de la comédienne Bette Midler, « la femme la plus blanche au monde. » Il y avait aussi le frère et la belle-sœur de Mme Cheney – en somme, une assistance, sauf quelques exceptions, sans distinction intellectuelle ou artistique aucune. (Vous avez remarqué le nom du concessionnaire de voitures Ford ?) Ce qui, à mon humble avis, en dit long.

Considerationes gallicas - pars secunda

Je viens d’étudier la carte des résultats du second tour. Peut-on m’expliquer pourquoi la Bretagne, le Centre et le Sud-Ouest sont roses ? Et l’Alsace, pourquoi aime-t-elle tant Sarkozy ?

Pour moi il est intéressant à noter combien certaines (merci, Matoo, pour le lien) réactions françaises à l’élection de Sarkozy, le « gnome des Carpates » d'après ce commentateur chez Superfrenchie, me rappellent celles qu’on a pu lire à l’époque de l’élection de Bush en 2004. Dans son billet fin et éloquent, Maître Eolas conseille le calme aux partisans des deux camps. Le ton modéré (« Nicolas Sarkozy n'est pas le fasciste ultralibéral qu'on vous a vendu » dit-il aux « électeurs déçus qui redoutaient l’élection » de celui-ci) me rappelle les paroles conciliatrices « centrisantes » de pas mal de commentateurs américains après le second suffrage qu’ils ont eu depuis à regretter, comme ici et ici, où l'on révèle les crises de « remords d’acheteur » qu'ils ont subies. D'accord, Me Eolas a sûrement raison de prôner la modération, flegmatique ou zen, comme on voudrait, et je sais très bien que la situation française n’est pas du tout identique à l’américaine. Mais au risque de passer pour une cassandre d'outre-Atlantique ou pour un simple « Bush-hater » implacable et irrationnel, je voudrais seulement souligner que les « petits changements » – modifications, modernisations, peu importent les termes dont on se sert – effectués par un prétendu « gouvernement modéré » peuvent changer profondément le caractère d'un pays – ici, dans le mien, on s’en rend compte tous les jours, au ministère de la Justice « christianisé » (voir ci-bas), dans l’Armée et l’abomination morale et légale de Guantanamo, chez la CIA (renseignements illégaux), chez le FBI (investigations illégales de groupes politiques et religieux), l’affaire des procureurs généraux fédéraux, et ainsi de suite. Comme tout le monde le sait, ces activités illicites ont été appuyées et souvent justifiées par l’administration Bush, qui ne respecte pas la loi – elle ne respecte que le pouvoir. Après tout, c’est bien Bush le « Decider », n’est-ce pas ? Voilà pourquoi personnellement je me méfierais un peu de la constance saluée si joliment (et avec une ironie délicieuse et juste) par Vinvin dans ce billet publié après les résultats : « Puis l'été, la lecture de Voici ou Gala sur la plage, les tests à la con, l'apéro entre potes quand le soleil se couche, Koh Lanta et les prises anti moustiques... Ce rythme, toujours le même depuis que j'en ai conscience. Seuls les couleurs, les habits, les décors, changent, mais au fond c'est rassurant cette petite musique du temps qui passe. » C’est joli, mais tout le monde sait aussi que cette musique-là, elle peut changer d’un jour à l’autre.

L’un des candidats républicains à la présidence américaine avère publiquement qu’il existe en France un mariage à sept ans, après quoi on a le droit de résilier. Il s’agit en fait de remarques faites par M. Mitt Romney lors d’une visite à l’université de Regent, établissement soi-disant « chrétien » dont un nombre impressionnant de diplômés de la fac de droit ont trouvé des postes importants dans l’administration Bush. La carnétosphère antirépublicaine en rit, bien sûr, comme ici et ici.

Je suis allé chercher la voiture ce matin – pour la somme de 1.700 $ (ce qui représente plus que la valeur actuelle du véhicule, c’est vous dire pourquoi cela me rend un peu fou de le payer) elle est de nouveau « en état de naviguer », comme le beau hispanique m’a dit. Mon budget est foutu !

mai 07, 2007

Peccata publica

L’estimation du prix pour recouvrer mes données « perdues » dans l’ordi : 2.600 $. Quelle ignominie ! C’est la faute à Sarkozy, ou à Bush, ou probablement aux deux, qui combinent déjà ensemble pour me provoquer plus que jamais !

mai 05, 2007

Ille suffragium

Dans un petit effort d’outre-Atlantique de calmer les esprits troublés par l’élection française, j’offre cette vidéo tout à fait idiote, qui s’appelle « Chaussures ».

S'acheter des chaussures neuves rendra les résultats électoraux moins pénibles (peut-être)

Ce matin J'ai fait un petit tour de carnets français et réfléchissant à ce que j’y ai lu, les opinions, les craintes, les incertitudes, je me demande s’il ne vaut peut-être mieux que la France subisse le dérangement d’une présidence Sarkozy maintenant au lieu de recommencer la même lutte dans cinq ans – comme chez nous, il faut confronter la droite une fois pour toutes (ben, une fois tous les huit ans, plus ou moins). Cela sera pénible, je sais, mais le problème ne va pas disparaître – il y a, tout comme chez nous, un tas de gens qui sont, en fin de compte, méchants, égoïstes, racistes, fascistes, faibles, peureux, trompés, débiles, bêtes – il n’y a rien à faire avec ceux-là, ils ne vont pas changer d’avis. C’est la masse au milieu qui se rendra compte, après un certain temps (comme chez nous), de la superficialité, du vide de ces idées et qui en sera révoltée. Et cette tendance de peur et de répression sera encore une fois refoulée (pour renaître bien sûr quelques décennies plus tard, mais c’est ça, les électeurs inconstants !)

mai 04, 2007

Considerationes gallicas

Il est indéniable qu’on trouve, dans les mentalités de pas mal d’Américains, beaucoup de préjugés contre la France en tant qu’état, économie, nation, qui résistent fermement à la vérité. Peut-être est-ce que nous, Anglo-Saxons, avons besoin d’un « autre » (pays, système légal, social et économique, mœurs) contre qui nous chercherions à nous faire valoir d’une manière flatteuse, supérieure. Il est aussi indéniable qu’il n’y a que la France (histoire, puissance économique et militaire, rayonnement intellectuel et politique dans le monde, prééminence en la cuisine, la mode et les arts en Occident, etc.) qui peut se ranger incontestablement contre les Angliches (de tous horizons) en tant que concurrent véritable (et non, les Chinois, ça viendra, sûrement, mais c’est pour plus tard). À la longue, on s’habitue ici à une critique plus ou moins constante de la France, des Français, des politiques du gouvernement français, des habitudes françaises, que finalement on n’y prête pas beaucoup d’attention – c’est pareil en ce qui concerne les partisans de l’équipe de baseball de Boston (les Chaussettes rouges !) qui détesteront pour toute l’éternité l’équipe (souvent victorieuse) de baseball de New-York (les Yankees) et vice versa, mais c’est archicaricatural et donc sans grande importance.

Mais il y en a certains qui, comme Jérôme Guillet, s’y intéressent beaucoup à ces habitudes de penser aussi mauvaises et dangereuses que tout simplement paresseuses. Je sais qu’on peut tricher avec des chiffres et des statistiques, mais cela ne veut pas dire qu’il faut les ignorer tout à fait. L’érudit M. Guillet, qui s’occupe dans la vraie vie (et je simplifie) d’affaires pétrolières russes très complexes, est aussi carnetier distingué chez le carnet politique américain important dailyKos et le fondateur du carnet politique paneuropéen anglophone European Tribune, dans lequel il vient de publier ce billet bilingue passionné intitulé France is not in decline and the last thing it needs is reform, où lui et son co-auteur John Evans proposent, gallice, que « La France n'est pas en déclin et n'a pas besoin de "réforme" ». Il y a des statistiques et des graphiques partout dans l'article pour appuyer leurs arguments en faveur de la bonne santé économique de la France par comparaison avec la Grande-Bretagne et les États-Unis sur de nombreux points.

L’article démolit, un par un, pas mal d’« idées reçues » sur la France et sur les Français (par exemple : « Mais les Français travaillent moins, nous dit-on. […]Même pas. Les travailleurs français effectuent 37,4 heures par semaine en moyenne, contre 35,6 heures au Royaume-Uni. »). Je me suis méfié de me prononcer sur les présidentielles en France parce que je reconnais que je connais trop peu le monde politique français mais il est certain que la candidature de M. Sarkozy est appuyé par les milieux d’affaires néo-libéraux de Washington et de Londres qui accueilleront bien volontiers cet hommage français à la rigueur strictement capitaliste qu’ils prônent ad infinitum chez nous (tout en évitant de parler des contrats militaires gigantesques reçus par Halliburton sans appel d’offres – un néo-libéralisme d’initié !) D’après eux, la France, qui a souvent (et trop souvent, dans l’opinion de ces néo-cons néo-libéraux) fait bande à part parmi les « puissances occidentales », retrouvera donc le bon chemin (économique, moral, affaires étrangères, etc) sous M. Sarkozy. Et franchement cela donne à réfléchir.

Mise à jour: dans un reportage radio sur l’élection en France, le correspondant parisien du magazine d’actualités Newsweek Christopher Dickey a déclaré, à propos de Sarkozy, qu’il « speaks the same philsophical language » que les néo-cons américains. Hmmm...

De vigilibus urbis angelorum et cetera

Je n’ai jamais eu beaucoup de confiance en la probité de la police angélène, même sous la direction d'un ancien flic new-yorkais William Bratton.

Mardi on a eu des émeutes à Los-Angeles – ô les flics !
Les journalistes hispaniques ne comptent pour rien contre des policiers enragés

Nos flics internationaux au Moyen-Orient n’aiment ni les journalistes ni les carnets Web non plus – qu’ils qualifient de « menace non-traditionnelle » (si, si !) ici (via wired et romanesko).

Je n’ai pu regarder à la télé (santé mentale oblige) le « débat » des candidats républicains à la présidence hier soir – ce sont tous des cinglés, on se demande seulement lequel sera connu comme le plus délirant. Et pour cela, il y a beaucoup de candidats qualifiés. (J'ai eu raison de le manquer, puisqu'il paraît que le débat a été profondément rasoir.)

« Straight guys are so gay » est un commentaire laissé par un visiteur en réponse à ce billet chez Towleroad – et c’est vrai, je ne comprends rien à ce qu’ils font, les gars, dans ces photos. Des mystères de mecs hétéros, ça doit être ça !

mai 03, 2007

Vernus

Pour mes concitoyens urbains, c’est le début bien attardé du printemps, saison agréable qui ne dure souvent que quelques jours ici avant de sombrer dans les chaleurs étouffantes de plein été. Pour moi, cette année, c’est l’époque des infortunes mécaniques – on avait déjà remarqué, lors d’une visite chez les parents du copain, que dans notre petite voiture ancienne « on entendait du bruit » à un point où il avait suscité l’alarme de nos hôtes âgés assis en arrière. Hé bé, hier mon « technicien automobile », un bel hispanique que je connais maintenant depuis onze ans, me téléphone pour m’annoncer que ce « petit bruit » va me coûter 1.100 $ pour le faire disparaître (histoire de fuite d’huile de graissage, etc.) en plus des 650 $ qu’on me fait payer pour l’entretien régulier (il faut noter qu'on est à un millage assez élevé, surtout pour les habitudes américaines, de 171.460 milles, soit 275.935 km mais la vieille bagnole se porte assez bien). Ensuite, c’est mon MacPro tout neuf qui s’est cassé à la suite (je crois) d’un téléchargement automatique d’Apple (à savoir, une mise à jour de batterie) – le lendemain de ce téléchargement je n’ai pas pu allumer le portable et le lendemain, de retour à New-York, les gens de chez Apple ont indiqué au copain (qui s’y connaît) que le lecteur de disque dur a été fatalement corrompu (ô joie !) et qu’il va falloir effacer le disque dur pour réinstaller le logiciel de base. Comme j’avais quelques fichiers et documents Word récents que je n’avais pas encore sauvegardés ailleurs (sur disque compact, par exemple), il m’a fallu déposer l’ordinateur chez des dépanneurs d’ordinateur qui se trouvent, hasard curieux, au premier étage de l’ancien gymnase de Chelsea, la plus célèbre des salles de sport gaies de New-York qui a fermé ses portes il y a des années. Pour secourir les quelques données qu’il me faut (et non, je laisse tomber toute la porno !) va me coûter un minimum de 550 $ !!! Voilà pourquoi je n’ai pas pu profiter de l’appartement avec vue sur mer et pourquoi il m’a fallu rentrer à Manhattan afin m’occuper de toutes ces machines malades ou maladives.

Mon retour imprévu à New-York m’a quand même permis de passer quelques heures avec ma sœur de Philadelphie, venue à Manhattan pour passer la journée avec une amie néo-zélandaise de passage. Cette femme vient de passer un an entier à voyager partout dans le monde – des mois en Europe, en Asie et en Amérique du Sud avant de rentrer à ses îles natales en passant par l’Amérique du Nord. Elle était charmante. On a parcouru le centre de Manhattan, du bâtiment de l’État-Empire à la Place du Temps et jusqu’au Parc Central, où l’on a pris des apéritifs sur les terrasses du Boathouse au bord du petit lac. Après un petit tour au Village, on est allé dîner très tôt à Florent avant de nous quitter, ma sœur à destination de Philadelphie, l’amie à son auberge dans la 94e rue est, et moi chez nous.

Il fait extraordinairement beau aujourd’hui – ça fait quelques jours que j’ai pris plein de photos mais je ne peux pas les publier puisque le logiciel de l’appareil se trouve toujours dans l’autre ordinateur, le malade, et il n’y a pas assez de mémoire pour l’installer chez l’ancien (qui marche toujours à merveille).