Imagines Lapidavillae
Il a fait très beau aujourd’hui à Pierreville. Voici quelques photos du village.

Une petite maison tout décorée (par une New-Yorkaise, il faut signaler)

Et une grande maison néo-grecque à côté

Et les roses sont partout !
« mai 2007 | Main | juillet 2007 »
Il a fait très beau aujourd’hui à Pierreville. Voici quelques photos du village.

Une petite maison tout décorée (par une New-Yorkaise, il faut signaler)

Et une grande maison néo-grecque à côté

Et les roses sont partout !
Merci à Down with Tyranny pour le clip.
Et je souhaite à tous les Parisiens une bonne marche des Fiertés !
On n’a pas regardé les débats des candidats démocrates à la présidence hier soir (à sa place on a regardé le dvd Netflix de Syriana) mais d’après ce que j’ai lu dans les carnets (je me méfie tout à fait des « éclaircissements » fournis des médias de masse), je trouve que j’apprécie de plus en plus la candeur presque naïve de Dennis Kucinich. Je sais bien qu’il n’est pas considéré être un candidat vraiment crédible, mais il propose des choses qui me semblent souvent assez raisonnables (à part sa « déraison fondamentale » de bien vouloir parler de sujets – comme les questions de politique étrangère américaine soulevées dans le film Syriana – que le public américain ne veut tout simplement pas toucher). Un rapport à la radio publique m’informe à l’instant que la cote de Kucinich, relevée chez un groupe de discussion d’Américains noirs avant et après cette émission, est monté (2% à 13%), comme celle d’Obama a baissé un peu.
Les nouvelles diverses d’une éventuelle tentative d’attentat « terroriste » à Londres suscitent chez moi un certain scepticisme sur les vraies intentions de l’auteur de l’attentat raté – la Mercedes se balançait dans une grande avenue avant de s’écraser contre des poubelles, vers 1 h 30 ou 2 h du matin. Qui aurait été la vraie cible d’un tel attentat ? Les noctambules londoniens ? Les patrons du club Tiger Tiger ? Je comprendrais mieux un effort d’attentat par voiture piégée à une heure de pointe qu’à une heure où, quand même, il y a moins de monde sur Haymarket.
Pour ceux qui auront cherché en vain un site d’actualités en latin, le voici : Ephemeris propose les « nuntii in lingua latina » (on y trouvera bien sûr Antonius Blair et Georgius Bush) et, dans la section « Cinemata » une critique du film « Diabolum Pradae vestibus indui » - eh, non, je n’arrive pas à comprendre pourquoi le diable est à l’accusatif, il doit avoir quelque chose à faire avec le verbe « induo ».)
Ce soir la campagne.
Pour continuer mon rapport:

L'avenue du Parc
Vendredi dernier on est allé dîner avec la nièce du copain et l’ami galeriste au restaurant Sant’ Ambrœus, bourré de monde – l’ami galeriste a dragué tous les serveurs et eux, ils n’ont eu aucune hésitation à nous taquiner à leur tour. « Is this soup hot ? » le copain a demandé au jeune et beau serveur portugais (il s’agissait d’une crème d’asperges), ce à quoi le serveur, tout souriant, a vite répondu « Everything I serve is hot ». Au même serveur, pendant que celui-là versait du vin (un excellent valpolicella de la Vénétie) dans le verre devant l’ami galeriste, il lui humait le poignet, son nez effleurant presque la peau du jeune homme. Le serveur a vite terminé sa tâche et a retiré sa main de l’inspection de l’ami galeriste, qui s’est relevé tout souriant en déclarant « Ça marche à tous les coups – on vous verse plus rapidement et on a toujours plus que d’habitude dans son verre. » La nièce n’avait jamais vu de chose pareille (moi non plus, d’ailleurs) et elle en était étonnée et divertie à la fois, tout comme nous – et le serveur.

Dans la rue du Prince, à Soho
Samedi on est allé chez Bloomingdales à Soho à la recherche d’une robe d’été pour la nièce qui fait un voyage au Belize en fin août mais il n’y avait rien qui lui a plu.

Devant le Mercer Restaurant de l'hôtel Mercer

La décoration toute minimaliste de la table à côté de la nôtre
On a déjeuné dans le restaurant (trop) branché The Mercer Kitchen de l'hôtel Mercer et ensuite on est allé trouver le magasin revendeur de porcelaine Astier de Vallatte qui s’appelle John Derian et qui se trouve dans la 2e rue est.

Mon hambourgeois au fromage avec des frites

Des sculptures murales insolites dans la rue Bond

Il y a plein de tentations chez John Derian dans le Village-Est
Trop de belles choses (y compris des couverts Astier, que je n’avais pas vus à Paris), mais il a fallu passer à Bergdorf’s (rien) et à Barneys (toujours rien – tout est en noir) avant de terminer notre course de magasinage de nouveau chez Bloomingdales, mais cette fois dans le magasin original, où la nièce a été immédiatement captivée par un sac à main Coach que le copain lui a offert à la place de la robe introuvable.

Devant le théâtre Palace

Le rideau
On s’est retrouvé, le copain et moi, la nièce et les parents (ou grands-parents) devant le théâtre Palace dans la 7e avenue à 19 h 45 où nous avons vu Legally Blonde. C’est une production ironique, pleine d’humour assez gras, qui nous présente même deux chiots vivants sur scène et qui nous offre, à la fin, le « happy end » tant souhaité et attendu (cette phrase « française » me fait sourire, car en anglais on dirait plus naturellement « happy ending » pour signifier la fin heureuse d’une histoire, mais c’est comme un « shampooing » (surtout prononcé à la française) ou un « lifting » qui chacun laisserait perplexe la ménagère moyenne d’Iowa).
Quittant le théâtre on est allé « souper » au café Un Deux Trois où il n’y avait que très peu de monde, à notre surprise (faute du week-end estival, selon notre serveur), à part une tablée d’acteurs, dont certains étaient super canons !, y compris l’une des vedettes de Legally Blonde.

Les amis et les acteurs dînent en même temps que nous dans un restaurant presque vide
Ayant fait monter les parents et la nièce dans un taxi, le copain et moi, nous nous sommes dirigés vers le métro.

Les néons de la place du Temps

Des Juifs dansants, ce qui amusait beaucoup les foules diverses de samedi soir
Arrivés au Village, le copain a voulu prendre un dernier verre à Marie's Crisis, où l'on a donc salué la Fierté gaie avec plein de pédés et d'ami(e)s aux gai(e)s en chantant par exemple morceaux célèbres de l'œuvre de Stephen Sondheim (Being Alive, The Ladies Who Lunch, etc.) avec, parmi d'autres, une paire de jeunes avocats venus de Washington DC.

Les pédés (et leurs ami(e)s) fêtant la Fierté gaie (l'émeute a eu lieu à seulement quelques pas de ce bar, ce que le pianiste nous a rappelé) à la Crise à Marie
Dimanche on est allé à la messe (et non, je n’ai pas pris feu, en dépit des menaces répétées du copain à côté quand j’ai refusé de m’agenouiller) pour voir l’oncle prêtre, après quoi on est passé au restaurant La Goulue, où l’on a pris le brunch avant d’accompagner la nièce à l’aéroport pour son vol de retour à San-Francisco.

Ma salade niçoise chez La Goulue

Un pied-à-terre de 25 pièces à New-York, sur l'avenue du Parc, pour le prix modique de 29 500 000 $ – ça a été même soldé !

À la gare de Jamaïque, où l'on fait la correspondance pour l'aérotrain pour l'aéroport J F Kennedy

Le hall de l'aérogare
De retour chez nous, des amis nous ont demandé de prendre un verre avec eux pour fêter la Fierté gaie, ce qu’on a fait dans un restaurant du coin avec des margaritas. On n’avait en effet rien vu de la Marche et ce n’était qu’en rentrant du métro de la 14e rue qu’on a remarqué des gens qui brandissaient des petits drapeaux arc-en-ciel – il y avait pourtant une véritable foule en dehors du bar lesbien The Cubbyhole dans la 12e rue ouest et ensuite on en a vu une autre devant le restaurant lesbien Rubyfruit dans la rue Hudson – l’un de nos amis nous a dit que la marche avait été marquée par une très forte participation de lesbiennes. (Mon coiffeur s’en est plaint en me coupant les cheveux : « Mais où sont-ils partis, tous les hommes ? »)

Les filles s'amusent devant le Rubyfruit dans la rue Hudson
Depuis c’est la chaleur et l'humidité – et l’arrivée inattendue de mon neveu de Philadelphie, qui cherche un travail et un appartement (colocation temporaire) à Manhattan pour les deux mois d’été qui restent. Il nous a téléphoné hier soir vers 22 heures et l’on a dû vite préparer le futon. C’est quand même un garçon très désorganisé, presque paumé, et d’une lenteur… Je suis heureux que je ne sois pas parent – ça m’énerve trop, la progéniture. Mais ne vous inquiétez pas – je lui ai donné à manger, on est allé prendre le petit déjeuner dans un café du quartier, donc il ne va pas mourir de faim avant son retour à Philadelphie (ben, à la banlieue de cette ville).

La fontaine du parc de la Mairie
On a fait les touristes hier après-midi avec la nièce du copain – on a commencé chez J&R, où le copain lui a acheté un très joli appareil photo Nikon CoolPix S50c en cadeau de visite (c’est trop cool, on peut télécharger des photos directement à Internet par une connexion WiFi).

Les clients du 1er étage de J&R Photo

Le magasin Century 21 en face du chantier du World Trade Center
On est ensuite passé lui montrer le site du World Trade Center, qui n’est en ce moment qu’un chantier bruyant et poussiéreux, avant de plonger dans le tumulte plus sain psychologiquement du magasin à fringues bon marché Century 21, où l’on s’est battu avec des touristes anglais et européens bourrés de livres et d’euros.

Le Broadway d'en bas est contrôlé par la police

L'ancienne tour de la Citgo [correction: le lecteur rjk me signale qu'il s'agit en fait de la tour Cities Service bâtie en 1932 – le gratte-ciel appartient maintenant à la compagnie d'assurance American International Group AIG) s'aperçoit entre la tour à gauche de la Chase Manhattan et un autre immeuble de bureaux
De là on a fait un tour des gratte-ciel dans lesquels le copain a eu un bureau et on s’est promené dans la rue du Mur, fermé à la circulation automobile et prêt à devenir un nouveau centre commercial du luxe (boutique Hermès au numéro 15, rue Broad, le chemisier anglais Pink dans la rue du Mur et une nouvelle boutique Tiffany à venir.)

Le patriotisme primaire déforme la façade de la Bourse de New-York

Dans la rue du Mur, transformé en passage piéton

Le site de la nouvelle boutique de Tiffany dans la rue du Mur

Terminal new-yorkais du ferry
On est allé prendre le ferry de l’Île des États afin de voir la Statue de la Liberté – on a vu le départ d’un paquebot bahamien en croisière, salué par un remorqueur qui projetait des jets d’eau tricolores. Il y avait aussi plusieurs embarcations curieuses dans le port.

Le cadeau français en silhouette

Un bateau d'époque dans le port de New-York

Le remorqueur

Le paquebot part en croisière

La forêt des immeubles au bout de Manhattan
Rentrant à Manhattan, on a pu admirer la ligne des toits du centre-ville de Brooklyn, ainsi que la vieille forteresse du château William sur l’île du Gouverneur.

Le château Williams sur l'île du Gouverneur

Vue de Brooklyn centre-ville

Le bout de l'île

L'embarcadère du ferry de l'île des États, à gauche – à droite, c'est l'embarcadère du ferry vers l'île du Gouverneur
Avant d’aller dîner avec l’ami galeriste on a fait un tour dans le parc du fleuve Hudson.

Les trois tours résidentielles de Richard Meier au bout de la rue Perry au bord du Hudson

Un soupçon de Venise ou – peut-être de Marrakech
Aujourd’hui c’est la même chose – on va commencer avec Bloomingdales Soho (l’ami galeriste a proposé Prada !) et ensuite on verra. C'est le week-end de la Fierté gaie, mais je pense qu'on ne va pas pouvoir célébrer notre « peuple » cette année, famille oblige.

Les vitrines Marc Jacobs dans la rue Bleecker décorées pour la Fierté
C’est un vendeur de téléphones portables à Cardiff au Pays de Galles, il avoue qu’il n’est pas très confiant, et il a appris à chanter en écoutant des disques compact. (Merci à Andy Tobias pour le lien.) Et oui, garçon sensible, je suis très sentimental.

La mélancolie confuse des salles d'attente
Étant orphelin, je n’ai plus à me déranger personnellement pour des histoires de famille, mais le copain, lui, a toutes sortes de nièces et de neveux qu’il aime bien et hier on a reçu la visite, qu’il a payée, d’une nièce qui habite San-Francisco, l’une des trois filles de son frère aîné, qui est presque aussi salaud que le père, avec qui on a dîné hier soir. Elle est arrivée par JetBlue, avec un retard de deux heures et demie – imaginez-vous, il a fallu atterrir à l’aéroport de Rochester parce que l’avion n’avait pas, il paraît, suffisamment de carburant pour se permettre de faire des cercles dans l’air au-dessus de l’aéroport Kennedy pendant cette heure de pointe ! Est-ce bien correct de vouloir limiter ses dépenses de carburant en ne pas en mettant assez dans un avion qui devrait faire San-Francisco/New-York sans escale ? Ah, que dis-je ! « Business is business. »

Est-ce qu'on se trouve à l'aéroport de Kananga ou à celui de Bukavu ? Mais non, mes lapins cosmopolites, c'est le Terminal 4, dans l'aire de récupération des bagages, à l'aéroport de J F Kennedy à New-York !
Mais, bon, elle est enfin arrivée au Terminal 4, digne d’une métropole du Kasaï-Occidental, d’où on a pris un taxi vers la Ville Éméraude d’Oz, en passant par le tunnel du Milieu. C’est la première fois qu’elle vienne à New-York. Les grands-parents nous ont emmenés dans un club voisin où la nièce a été discrètement fascinée par une tablée de jeunes femmes, quelques années plus âgées qu’elle, toutes blondes et minces et super BCBG – de vraies figurantes sorties d’un épisode Upper East Side de Sex and the City. C’est comme ça qu’on se trouve ensorcelé par une ville, par un mode de vie.

On descend le grand escalier entre les 2e et 1er étages du club
On a bien mangé, le serveur mexicain m’appelait « monsieur » mais c’est la belle-grand-mère qui a réglé la note en y mettant sa signature. Le père du copain a réussi à énerver son fils, qui, rentré à l’appartement, s’est jeté en silence au lit. Ce matin il s’est plaint de plusieurs piqûres de moustiques sur les revers de ses mains – toujours le compagnon de route compatissant, je lui ai demandé gentiment s’il ne souffrait pas en fait de démangeaisons hystériques causées par ses récents rapports familiaux. Il m’a ensuite accusé d’avoir fait entrer dans notre toute petite salle de bain une énorme blatte orientale (appelé « waterbug » en anglais, et qui est nettement plus grand qu’un simple cafard) qui l’attend le soir au bord de la baignoire quand il fait pipi. Je lui ai répondu que mes agents étaient partout ! (Je suis comme Cheney.)

Une partie du grand salon du 1er étage — de toute apparence, on n'y trouverait aucune blette orientale espionne — mais peut-on vraiment être certain ?

On dit que certains habitants du Péloponnèse ont voué un culte au héros Diomède — là, je ne vois aucun problème, en bon néo-païen j'érige l'autel sur-le-champ !
Je voudrais signaler à la carnétosphère francophone un tas de nouveaux carnets Web francophones américains, à commencer par le carnet de Maryline qui s’appelle Des bouquinistes à New-York, où l’on peut échanger ses livres en français (c’est vrai que la Librairie de France les vend cher). Et je l'aime bien aussi, je l'avoue, parce qu'elle garde le trait d'union dans « New-York » !

La salle des Caryatides au musée du Louvre — j'y ai rencontré une connaissance new-yorkaise qui préparait un article sur l'aménagement de la sculpture gréco-romaine au musée Métropolitain et qui voulait comparer les salles
Green Card doit habiter à deux pas de chez moi. Peaudane vit à New-York avec ses enfants (ouf !), expérience très particulière et intéressante, tout comme Une Française à NYC, qui voit la ville d’une manière assez différente de la mienne et c’est bien parce qu’il n’y a pas qu’un New-York, il y en a des tas. À vous de les découvrir à travers ces carnets.

Je préfère les sièges à côté du hublot – mais j'en ai marre d'être toujours à côté de l'aile

Un autre gros porteur nous a accompagnés pendant plusieurs minutes – réconfortant, je suppose, mais curieux aussi, n'est-ce pas ?
La ville de Philadelphie m’a toujours plu – ma sœur y habite et j’y ai plusieurs amis – c’est une ville modeste (mais fière), un peu éclipsée par l’éclat et la vulgarité médiatique de New-York, mais où l’on peut bien vivre. J’étais heureux de découvrir ce carnet de Philadelphie intitulé tout simplement La vie à Philadelphie.

Nous avons survolé la plage de Jones sur la côte sud de l'Île Longue avant d'atterrir

Une fois par terre, j'ai remarqué la fumée qui venait d'un incendie sur le tarmac !
Chez Chronique de l’Abrincante, dont l’auteur, d’origine normande, habite en Suisse, on trouvera ce billet très intéressant d'impressions personnelles sur une courte visite récente à la Grosse Pomme.

Le phare du récif Latimer devant l'île du Pécheur

Le « yacht » du copain, qui s'appelle Wayzgoose (terme de guilde du Moyen-Âge), est un « bateau à chat » ou « catboat » classe Freedom de 21 pieds de longueur

La France est-elle malade parce qu'elle mange trop de macarons ? Qui plus est, ce sont des macarons très chers - le Trésor d'état ne peut plus les subventionner !
On vient de passer une interview avec Jean-Christophe Fromentin à la radio publique locale. Il a essayé d’expliquer à l’animateur new-yorkais pourquoi il a soutenu Sarkozy et pourquoi, d’après lui, la France ne pouvait plus « s’offrir » des soins médicaux « gratuits », donc trop généreux dans un monde, euh, mondialisé. J’aurais préféré écouter les opinions de Jérôme Guillet (banquier et carnetier chez European Tribune qui parle en plus un anglais parfait) qui soutient que « La France n’est pas en déclin et n’a pas besoin de réforme » (titre d’un article qu’il a rédigé avec John Evans). Trop de Français, il me semble, sont hypnotisés par les « succès » financiers néo-libéraux prônés par trop de « money people » anglo-américains.

Un salon et une salle à manger pleins de libéraux (ndlr. - sens américain du mot)
L’homme politique, la vedette de la réception d’hier soir, n’est finalement pas venu, retenu à Washington pour un vote d’intérêt local (gazoduc sous-marin proposé dans le détroit de l’Île-Longue). On a eu droit à un court et drôle discours prononcé dans un accent irlandais délicieux de l’écrivain à grand succès Frank McCourt qui nous a encouragés à tendre notre appui moral et surtout financier à deux démocrates du Connecticut qui seront de nouveau candidats en 2008 : Joe Courtney et Chris Murphy. M. McCourt partage son temps entre New-York et sa maison de campagne à Roxbury, au Connecticut, où il a été le voisin du feu Arthur Miller et du feu Bill Styron et où il reste le voisin de Stephen Sondheim.

L'écrivain Frank McCourt, elfe américano-irlandais charmant
Après quelques autres courts discours, on a quitté la maison pour aller au restaurant Fleur de Sel, au numéro 5 de la 20e rue est. Voici mon verdict : cuisine médiocre (en dépit de l’étoile que lui a été accordée par le guide Michelin), prix exorbitants, service plutôt bousculant. Pour être tout à fait équitable, mes invités l’ont plutôt aimé.

Devant le restaurant Fleur-de-Sel dans la 20e rue est
Il n’y avait pas de taxis hier soir, au moins dans la 6e avenue. On a été obligé d’aller plus vers l’ouest et à la 7e avenue, l’orage a éclaté. On s’est sauvé dans le bar du restaurant italien le Zie pour attendre la cessation d’une averse assez forte. Toujours pas de taxis – on continue donc vers la 8e avenue où enfin on a réussi à héler un taxi dans lequel on a déposé nos deux invitées. Le copain et moi, complètement mouillés, avons continué notre chemin vers l’appartement, mais personne n’a gaîment chanté « Singin’ in the Rain ».
Aujourd’hui, tout le monde parle du maire Bloomberg et de sa décision de quitter le parti républicain. On se demande s’il va se présenter à la présidence, mais il refuse de répondre aux questions des journalistes à ce sujet, avec qui il s’amuse à jouer au chat et à la souris.
Quelques remarques sur le retour au pays:
Il est gênant de voir comment on traite les visiteurs étrangers qui arrivent à l’aéroport J F Kennedy – on sépare les résidents des étrangers et on nous conduit à des queues similaires mais différentes : celle pour les résidents est courte, mais la queue pour les visiteurs contient des centaines de personnes. Devant les foules qui attendent dans cette queue presque sans bouger, aucun effort de redistribuer la charge en ouvrant d’autres postes de contrôle frontalier réservés au peu d’Américains qui sont descendus des derniers avions.
J’avais bien marqué « Food » sur le formulaire de la douane américaine parce que j’avais acheté des macarons chez Ladurée avant de partir pour l’aéroport. Trois jeunes filles avaient fait de même, et je les ai vues porter les jolis sacs en vert pâle sous les yeux pas trop connaisseurs du douanier, un gros fonctionnaire mesquin et paresseux. Il a regardé mon formulaire. « You have food ? » « Yes. » « What kind ? » « Macaroons. » « What’s that ? » « A kind of candy. » (Oui, oui, je sais que j’avais tort mais je ne savais pas vraiment comment les décrire.) « Go to that desk over there. » Et il m’a indiqué du doigt un autre poste où il y avait une femme en uniforme. « How are you doing today, sir ? » elle m’a demandé tout amicalement. « Not so great, actually, » je lui ai répondu. « Oh ? » « I told the inspector I was bringing in macaroons from Ladurée and he sent me to see you. And I’ve just seen three women with Ladurée bags walk right through in front of me. He didn’t stop them. It find that very irritating. » Elle a rougi. (Oui, vraiment !) « Oh, sir, I’m so sorry. You did the right thing to tell the truth (sur mon formulaire) – we appreciate your telling the truth. I’m so sorry. Please go right through. » Et elle m’a montré la sortie.
Ici la guerre pèse sur tous les esprits, d’une manière ou d’une autre, tandis qu’en Europe, on n'en parle pas sauf pour compatir sur le bourbier dans lequel nous nous sommes si sottement enlisés. On en a tous marre mais il n'y a aucun moyen de la faire disparaître. On écoute d’une oreille lasse les derniers mensonges de Bush et des généraux sur la situation irakienne – un monde comiquement artificiel où tout va toujours mieux en dépit de ce qu’on voit. Malgré les affirmations panglossiennes, il y a tous les jours, à toutes heures, les reportages à la radio et à la télé sur les derniers attentats hideux à Bagdad. Les démocrates, élus en grande partie pour mettre fin à cette idiotie suicidaire, se montrent couards, ou séduits peut-être par les faveurs des lobbyistes. Nous sommes dans l’attente péniblement vague pour un moment quand nos responsables vont être obligés de faire quelque chose de difficile, de désagréable. Mais jusqu'à ce moment-là, c'est la sclérose.
C'est drôle quand même – dans quelques instants il faut que je parte pour aller à une réception pour un représentant démocrate chez des gens qui habitent la 18e rue est. On ne va pas me trouver trop complaisant, je crois.

Dans le jardin des Tuileries, vers la place de la Concorde
Mon dernier jour à Paris — je rentre à New-York ce soir, espérons qu’il n’y ait pas de grèves du personnel à Roissy comme on a eu hier. Mes valises sont faites (dans la nouvelle j’ai mis le linge sale et les œuvres de Colette !).

À la recherche de choses étonnantes (ou dégoûtantes) dans un bassin dans les Tuileries

Mais j't'assure, mec, y est pas facile d'être mannequin, tu vois !

Dans la place de la Concorde

Le restaurant Ledoyen dans les Champs-Élysées

L'entrée à l'expo Anselm Kiefer/Monumenta au Grand Palais

Le vitrage du toit est tout à fait impressionnant

L'artiste cherche à se rappeler de la ruine, de la destruction des œuvres humaines

Certaines parties de l'exposition se trouvent dans de grands cubes de surface métallique

Ça fait un effet curieux de voir les détails architecturaux très XIXe siècle depuis l'intérieur de ces cubes plutôt brutaux

Il faut reconnaître que l'espace intérieur du Grand Palais est tout à fait remarquable

Un escalier bien sinueux

Un guide de l'exposition, tout grand, dont j'ai apprécié la technique d'explication ; )

« Eh oui, ça doit être lui. »
Il ne me reste qu’à trouver un CD enregistrable sur lequel je peux mettre les photos que m’a demandées un ami parisien, qui viendra le chercher plus tard à l’hôtel. Après un dîner très agréable en bonne compagnie et une courte promenade à travers le « village » de Saint-Germain, je suis rentré à l’hôtel où j’ai parlé avec le copain au téléphone avant de me coucher.

Dans le café de Flore, avant l'arrivée des foules
J’espère aller voir l’expo Praxitèle au Louvre et de passer chez Ladurée pour acheter un petit cadeau pour l’amie écrivain, avant d’aller à l’aéroport.

Chez un fleuriste dans la rue des Saints-Pères
Qu’il est bien de voyager, qu’il est doux de rentrer chez soi (même en classe économique !)

Ah, souvenir de terroir !
Ayant fait le matin mes courses germanopratines, on est venu nous chercher vers midi et demi pour hausser un peu le niveau de notre journée de shopping parisien. Un ami parisien est venu nous conduire à la rive droite où il nous mis très à l’aise en laissant la petite voiture au New-York Garage de la rue du Mont-Thabor (à noter : le nom de la ville a toujours son trait d’union d’origine).

La façade du restaurant Le Soufflé dans la rue du Mont-Thabor
À mon insistance nous sommes allé déjeuner, après une courte escale à la boutique Maria Louisa hommes, où j’ai vu une très belle chemise noire pour seulement 420 € – sans compter pourtant le rabais de 40 % toujours en vigueur, au restaurant traditionnel Le Soufflé. Notre ami s’est plaint qu’il n’y aurait que des Américains, les vrais Parisiens l’ayant depuis longtemps abandonné pour des mets plus exotiques tels les tapas ou les sushis mais il avait tort. Mes amis ont pris des soufflés en plat principal, tandis que moi j’ai attendu jusqu’au dessert pour m’offrir un soufflé aux framboises délicieux. Le déjeuner terminé on a continué notre exploration de boutiques de luxe, à commencer avec JAR Parfums, où un grand jeune homme nous a fait sentir des parfums un peu moisis et lourds dans des contenants de verre avec des bagues en forme de champignons, etc, et tout ceci dans une petite salle Louis XVI couverte tout à fait (y compris les meubles) en velours mauve très fin.

La boutique parfums du joaillier JAR

À la place Vendôme

Copie de l'atelier de la créatrice joaillière de chez Dior, au 1er étage de la boutique de la place Vendôme
Curieux effet, qui est sans doute très chic. Un tour chez Dior, où notre ami est grand ami de la créatrice de la joaillerie et il a insisté qu’on aille voir la reproduction de son atelier de design qui se trouve au 1er étage dans la boutique de la place Vendôme. Ensuite, un tour chez Charvet pour acheter des cadeaux pour le copain (qui porte toujours des cravates, à l’horreur de l’ami galeriste) et c’est là où l’on a rencontré par hasard le commissaire-priseur vedette de la maison Sothebys à New-York, Tobias Meyer, que l’un de nous avait cru vendeur (à ma surprise, cela lui a fait plutôt plaisir).

Élégante façade du malletier de luxe Goyard
Notre tournée de luxe a continué chez Goyard, où l’on (je veux dire l'ami parisien, qui se foutait de ma gueule, en réalité) a voulu me faire acheter une sorte de panier très chic pour la somme modique de 675 € – non, merci, quand même. On y vend des laisses élégantes pour seulement 225 €.

Entrée de Colette, où l'on fait des travaux de voirie
On a ensuite fait Colette, l’ami galeriste s’y est acheté des CD branchés, et un peu plus loin, l’ami parisien nous a présentés au propriétaire d’un magasin de céramique extraordinaire, Astier de Villatte, où l’on a vu de vraiment très belles choses, dont des verres que je veux et plein d’assiettes qui seraient parfaites si j’avais une vie entièrement autre à celle que j’ai à présent.

La belle façade de la boutique de céramique Astier de Villatte

Un coin poétique dans le magasin d'Astier de Villatte

Et les verres à vin dont j'ai grande envie
C’est ça qui est le pire dans le shopping – on se rend vite compte de combien sa vie n’est tout simplement pas à la hauteur des objets qu’on a envie d'acheter. On n'y peut rien, c'est comme ça !

Mes verres à vin iraient parfaitement avec cette petite maison de gardien à Bagatelle
L’ami parisien a voulu ensuite nous montrer les roseraies du parc de Bagatelle, dans le bois de Boulogne et on y est donc allé, sous un ciel plutôt gris et menaçant, et c’était magnifique.

Vue de l'Orangerie

Une folie architecturale dans le jardin

Il s'agissait en fait du 100e concours international des roses (et c'est beaucoup plus sage et utile qu'une petite guerre en Irak, par exemple)

Il y a plein de paons qui crient comme des enfants

Un faune pensif dans le jardin potager et anglais, à côté des écuries

En rentrant vers la voiture, on passe ce paon et cette belle pagode
Mais nous, après des heures et des heures de marche, on était crevé. L'ami parisien nous a déposés à la porte de la Muette d’où on a pris un taxi pour rentrer à l’hôtel — voyage infernal, embouteillages un peu partout, chauffeur irrité — mais bon, on a finalement été déposés pas loin de chez nous. Hop, une douche éclair et changement de chaussettes et je suis reparti pour rejoindre des amis chez eux à côté du Louvre. On a dîné ensemble au Café Marly, à l’extérieur, où il a fait un peu plus frais après une brève averse. Je suis rentré à pied par le pont du Carrousel.

La pyramide illuminée

Une façade de cour illuminée (je ne me souviens plus du nom de l'aile)

Vue nocturne de la Seine et de l'Institut à partir du pont du Carrousel

Les stores parisiens comme je les aime – sobres et élégants
C’est à mon avis l’humidité qui tue à Paris – et comme je transpire comme un cochon (ils suent, les cochons, non ?), je suis obligé de changer de chemise au moins deux fois par jour. Ce matin donc je suis allé très tôt chercher des « remplaçants », d’abord chez le Gap dans la rue de Rennes et ensuite chez la boutique Aigle du boulevard Saint-Germain (le copain aime bien cette marque). Ensuite, deux bombes de mousse à raser Roger & Gallet et quelques paires de chaussettes bon marché chez Celio. Puis escale à la librairie Gibert Joseph où j’ai acheté un plan de Paris que je peux lire sans lunettes (qu’il est bête de vieillir), les œuvres de Colette en Pléiade, et les Mémoires de Casanova. Il va falloir que je m’achète une valise supplémentaire pour rentrer.

Je n'ai plus de place dans mes bibliothèques, mais c'est plus fort que moi, et la librairie Gibert Jeune, c'est le dealer le plus aimable qu'il soit
Hier soir avant d’aller dîner on a goûté un peu de la vie parisienne gaie en passant une heure sur le trottoir devant l’Open Café, rue des Archives, à siroter deux mojitos et à regarder promener et regarder tous ces Maraisiens aux cheveux coupés tout ras et aux t-shirts A & F qui démontrent clairement combien d’heures ils ont passé dans la salle de sport. C’est semblable à ce qu’on fait chez nous et je l’ai trouvé très amusant de voir de près.

Le parvis de l'Hôtel de Ville aménagé en jardin du XXIe siècle
Aujourd’hui, après les courses ce matin, des amis sont venus nous chercher à l’hôtel et l’on a passé une journée plutôt folle que j’essayerai de raconter demain – c’est dur d’être en vacances, on n’a pas le temps pour écrire son carnet.

La vue de ma fenêtre
Journée bien chargée hier.

Le marché aux puces de la Porte de Vanves
On a commencé avec des amis qui ont voulu faire les puces de la Porte de Vanves et ensuite on a été invité à déjeuner au restaurant La Méditerranée dans la place de l’Odéon, où j’ai dû converser longuement sur le sujet de Hello Kitty et d’un poney à crinière arc-en-ciel avec une fillette super éveillée de quatre ans tout en mangeant une dorade parfaite.

Au restaurant La Méditerranée, dont les murs ont été peints par Bérard et Vertès
Après on a fait une escale éclair à la librairie Les Mots à la bouche dans le Marais, aussi inondé de flâneurs que Venise.

Des poursuites littéraires dans le Marais

Photo touristique obligatoire

Les blancs de volaille en gelée avec du Brouilly frais – miam !
Dîner agréable chez des amis. Aujourd’hui, on se repose.

Dans la piazzetta San Marco devant la bibliothèque
Je dois reconnaître que, oui, je suis, comme presque tout visiteur à la Sérénissime, enfin tombé sous le charme de cette ville si particulière. J’ai surtout apprécié le quartier plutôt calme et un peu écarté de San Polo. J’ai beaucoup aimé aussi le quartier plutôt populaire autour de l’Arsenale, vers l’est. Avec le linge à sécher sur les cordes à l’arrière des maisons, cela m’a rappelé notre immeuble à New-York, où l’on fait la même chose.

J'aimerais bien avoir des rideaux de portique comme ceux-ci – mais évidemment il me faut d'abord un portique

Ils sont en toile épaisse qui donne des courbes toutes baroques

C'est tout de même vraiment extraordinaire comme endroit
On n’arrête pas de bouger ici, même si c’est en vaporetto et non pas en taxi. Bon, hier on a visité les Giardini de la Biennale, avec les pavillons nationaux ainsi que la grande expo générale organisée par le conservateur Robert Storr qui se trouve dans le grand pavillon italien. On a surtout aimé l’Espagne, la Russie, la Grande-Bretagne (Tracy Ermin, tout à fait marrante qui a flirté avec nous tous et s’est déclarée tout frustrée parce qu’on était homo), la France (Sophie Calle) et la Corée. On recommence cet après-midi. Moi je vais essayer de passer ce matin au Musée Correr pour voir les aquarelles de Sargent, peintre que j'aime énormément.

Devant l'entrée au pavillon italien dans les Giardini de la Biennale

Des WC patriotiques devant le pavillon scandinave (comprends pas pourquoi, mais c'est comme ça)

Scène d'une animation russe assez longue, tout à fait extraordinaire — apocalyptique et émouvant et très, très belle

Dans le pavillon coréen – un squelette de bête de bande dessinée ! Si, si, l'artiste imagine les corps de personnages de bêtes de bandes dessinées – il est tout à fait cinglé et génial !

On a pris par accident un détour en vaporetto devant l'église exquise de San Giorgio Maggiore d'Andrea Palladio

Vue de la campanile de St-Marc depuis le toit de l'hôtel Bauer-Grünwald

Il faut surtout savoir s'adonner en fin de compte sans honte aucune à l'état de touriste ; )

Ça fait vraiment une carte postale, non ?
Voilà, tout s’est bien passé. Me voici. (Il faut dire tout de même que les hôteliers vénitiens sont plutôt des cons. Et c’est aussi un peu l’Eurodisney des nantis, ici, en plus. Mais, en dépit de tout, c’est joli.)

Il y a ce côté « décor de théâtre » qui me gêne (vraiment) ...

Mais comment ne pas ressentir quelque chose devant la vue de la basilique St-Marc et la Campanile ?

Le bâtiment de l'État-Empire, hier au crépuscule
On a passé hier à procurer les dernières nécessités pour mon départ ce soir pour l’Europe : crème à raser, désodorisant, comprimés d’aspirine, chaussures de marche. Hier soir on est allé boire un verre sur la terrasse de l’ami galeriste, après quoi on est allé à la place Madison, où nous avons dîné au Shack Shack, une sorte de jardin à bière à l’américaine. On prétend qu’on y trouve le meilleur hambourgeois de tout New-York. Hmm. Le mien était bon mais franchement pas mythique.

Vue sur la 8e avenue, vers le sud

Les jardins sur le toit de l'hôtel Chelsea, dans la 23 rue ouest

Au Shake Shack dans la place Madison
Après ce dîner al fresco, le copain, un peintre et moi, nous avons décidé d’aller prendre un verre au bar Splash, où la star porno Karim(NSFW !) a contrôlé nos cartes d’identité. C’était une soirée « sous-vêtement » — tous les barmen portaient des slips ou des caleçons Calvin Klein ou GinchGonch, ce qui a plu surtout au peintre. Pour moi, ça avait l’air d’être dans un vestiaire un peu louche, mais bon, ils étaient jeunes et bien bâtis. On y est resté pour une boisson et puis le copain et moi, nous sommes rentrés chez nous à pied. Ce matin, un peu de gym et quelques derniers détails à régler. Je pars pour l’aéroport vers 16 heures.

Il y avait pas mal de poussettes aussi

Miam miam (peut-être)
Voici une idée moderne pour une bonne affaire à monter : Jeunots pour viocs — JPV, une nouvelle chaîne de télévision dédiée à l’exposition de corps de jeunes hommes et jeunes filles pour la délectation de vieux et de vieilles. Calquée sur la chaîne MTV, la chaîne JPV produira des heures et des heures de programmation plus ou moins porno lite genre « Girls/Boys Gone Wild », « Baywatch », « Big Brother » et cetera. Et c’est moi bien sûr qui m’occuperais de toutes les auditions nécessaires.

De la pub honnête devant un bar à travelos

Chez le cireur de chaussures dans le bâtiment de l'État-Empire, côté 33e rue ouest
Comme votre maîtresse d’école vous l’a souvent dit, il n’est pas bien de procrastiner : si j’avais suivi son conseil comme il aurait fallu, vous n’auriez pas manqué à voir les plans pour la nouvelle ambassade américaine tout à fait gigantesque qu’on est en train de construire à Bagdad, dans la zone verte, bien sûr. Les architectes de cet « ensemble diplomatique et résidentiel » avaient fièrement publié leurs plans sur leur site Internet, curiosité intéressante qu’avait notée le carnet de Tom Tomorrow il y a quelques jours. Mais hop ! le Département d’État n’était pas du tout content et ils ont vite obligé les architectes à retirer les pages trop indiscrètes. Donc, je m’excuse d’avoir trop tardé.

Avant cirage — et oui, je sais, j'ai les jambes péniblement blanches
Hier je suis allé rencontrer une metteuse en scène qui veut monter une lecture mise en scène d’une de mes pièces. Elle voudrait le faire pour deux soirées au Connecticut et une autre à New-York. Je suis très flatté et j’ai bien sûr dit oui. Le théâtre se trouve à Stamford, à 40 minutes de route de la 23e rue ouest.

Après cirage ! Et ça brille ! (Et non, je ne parle pas de mes chaussettes toutes belles et blanche.)
Aujourd’hui je suis allé chercher le fameux costume noir, quelques chemises d’une taille correcte (ça fait des années que je porte des chemises dont les cols me pincent et les manches sont trop courtes). Je suis passé d’abord au bâtiment de l’État-Empire où j’ai fait cirer deux paires de chaussures professionnellement. Malheureusement le copain n’était pas au bureau, mais chez un client. Je suis rentré par la 44e rue ouest, rue des clubs (Harvard et New York Yacht) des hôtels (Algonquin et Iriquois) et des restaurants chics (DB Bistro moderne). Il y avait des foules de touristes dans la place du Temps, d’où j’ai pris le métro pour le Village.

La Cinquième Avenue à la 34e rue

La tour Chrysler à la 42e rue est

Un gros rat comme celui-ci stationné dans une rue new-yorkaise veut dire qu'il y a des histoires syndicales tout près

L'entrée au magasin de vêtements BCBG Brooks Brothers dans la 44e rue

Façade du club Harvard dans la 44e rue ouest

Façade du Yacht-Club de New-York tout près

L'entrée du célèbre hôtel Algonquin, toujours dans la 44e rue ouest

Je traverse la 6e avenue

Je passe à côté de l'horloge de la dette nationale, qu'on avait vue avant dans la 6e avenue – maintenant c'est plus discret

J'arrive enfin dans la place du Temps, où je prends le metro pour rentrer chez moi
Ce soir on va dîner avec l’amie marchande de tableaux chez un peintre et sa femme qui habitent le côté oriental moyen – dans les 20 est, je crois – ici, on dit couramment « in the East Twenties » ou « in the West Sixties » pour indiquer un endroit approximatif.