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août 30, 2007

Studium

Preuve, s'il en faut, qu’on est un peuple obsédé par les péchés de la chair (mais quelquefois avec un soupçon d’humour) (via Tom Tomorrow)

Voici trois présentateurs TV qui représentent comment on fait la drague homo aux WC hommes, aidés par une présentatrice qui « tient » la cloison. C'est comme ça qu'on titille la masse et l'audimat.

Les nouveaux venus à Manhattan se comportent différemment des habitants de longue date, surtout quand ils marchent sur les trottoirs étroits et encombrés de la ville. Voici quelques Règles du trottoir qui m’ont fait bien rire.

Saviez-vous qu'à présent il faut attendre cinq ans pour avoir sa nouvelle Rolls ? La vache !

Hier soir on est allé voir Mr Bean’s Holiday (hommage à Jacques Tati ?) – assez neuneu, francophile (presque toute l’action se déroule en France), bon enfant. Il n’y avait que trois autres spectateurs dans la salle. Cette comédie muette et sans grande violence ne marche pas ici.

août 28, 2007

Cartae

L'original, prononcé par Miss Caroline du sud :

Elle parle au nom des « US Americans ». (Et ce n'est pas une blague.)

La version moqueuse, de la part de la Miss Caroline de l'Ouest (non, ça n'existe pas) :

« Because all of the world will be America » !

Flumen

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La vue du quartier financier depuis le quai de la rue Christopher

Lundi soir le copain et moi nous avons assisté à un pique-nique de réseautage qui a eu lieu sur le quai de la rue Christopher – je n’avais pas tellement envie de participer, mais en fait je me suis amusé – on est resté sur le quai à bavarder et à manger jusqu’à 21 heures, le coucher de soleil.

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Les bains de soleil sur le quai

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La lune qui monte

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La ligne des toits du Nouveau-Jersey

Ce soir on est allé chez l’amie marchande de tableaux, de nouveau chez elle. Elle a perdu beaucoup de poids. Mais elle était heureuse, je crois, de nous avoir chez elle.

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La lune plus haut

août 27, 2007

Finis aestatis

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On traverse la 8e avenue à la 44e rue ouest

L’été se termine et à Washington le Procureur général suit le conseiller Rove dans la « retraite » – je m’en fous, il n’avait plus de pouvoir de toute façon et tout le monde se moquait de lui, le traitant de pantin pas très habile et pathétique, laquais de famille de longue date des Bush.

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Les loyers commerciaux à Manhattan flambent (pour le moment du moins) – on veut 30.000 $ par mois pour ce local assez difficile à trouver, dans la 4e rue ouest

Il a fait cruellement chaud et humide samedi – je continue la lecture à haute voix du journal du rédacteur Leo Lerman mais il ne s’agit maintenant, à la page 575, que de souvenirs d’un temps révolu (Toscanini, Maria Callas, Marlene Dietrich, Greta Garbo) et des listes de morts et de mourants. Et des maladies, dont quelques-unes nous font dresser les cheveux.

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J'ai pris le train E pour me rendre à la place du Temps

Le dîner était plus gai – deux architectes, dont l’un a beaucoup travaillé (en comité) sur le réaménagement du terrain de l’ancien World Trade Center – le Times, d’après lui, déteste Giuliani et n’attend que sa désignation comme candidat républicain à la présidence pour l’assommer d’histoires fâcheuses datant de son règne à New-York. Autour de la table, composée de bourgeois jeunes et plus âgés, il n’y avait pas de préférence fixe pour aucun candidat démocrate, bien que j’aie noté un certain faible pour Barack Obama chez quelques-uns de mes convives.

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Le Play Pen dans la 8e avenue, ancien Ideal Theatre érigé en 1916, renommé le Cameo, l'Adonis et le Squire, maintenant fermé (je crois) – j'ai trouvé le lien chez ce carnet amusant Le New-York qui disparaît de Jérémie

Dimanche soir, avant notre retour à Manhattan, on est passé chez des amis qui cherchaient à lever des fonds pour le représentant démocrate au Congrès de la 2e circonscription du Connecticut. Il s’appelle Joe Courtney et il est bien, très correct, intelligent, et il a voté contre le renouvellement de la loi FISA.

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J'avais oublié que le célèbre club de jazz Birdland se trouve dans la 44e rue ouest

Il y avait beaucoup de circulation dans l’autoroute 95 – rien de surprenant, bien sûr, à cette époque. J’avais rendez-vous à midi avec le responsable d’un théâtre où l’on aimerait monter une lecture avec mise en scène d’une pièce que j’ai écrite. Malheureusement, les deux salles qu’on m’a montrées étaient en principe réservées – le jeune hispanique sympa allait téléphoner aux locataires pour savoir s’ils en auraient besoin un lundi soir en novembre prochain. Donc on verra.

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To be or not to be – well, I guess that might be one of the questions, but I've got others, too !

Mais qu’est-ce qui se passe en Grèce ? Cela nous paraît tellement bizarre – cela arrive en Californie mais il n’y a presque jamais de morts.

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Vers la scène – le plafond n'est pas très haut, c'est vrai

Un article vraiment exceptionnel sur les vraies raisons de la guerre en Irak paru cette semaine dans le magazine Rolling Stone. À ne pas manquer. (Je crois que c’est par le journaliste Matt Taibbi mais je n’arrive pas à trouver sur le site le nom du rédacteur du texte.)

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On a droit, on m'a dit, aux coussins oranges sur les sièges

août 23, 2007

Pelliculæ

On fait du rattrapage cinéma : Harry Potter et l’Ordre du Phénix mardi soir et La Môme ce soir. Tous les deux sont très bons, à leurs façons. Il est agréable de voir comment le jeune Daniel Radcliffe se transforme en adulte devant nos yeux. Pour l’histoire, bof ! Mais je m’en fous, parce qu’il faut de toute façon avoir vu tous les films Harry Potter, et je ferai mon devoir. Pour La Môme, je suis d’accord avec la critique : Marion Cotillard est sensationnelle. Rien de plus à dire. Elle sera sans doute proposée pour un Oscar. Moment dont je me souviens : Édith et Marcel rentrent à l’hôtel à New-York et regardant un moment la ligne des toits, elle lui dit : « Je commence à aimer cette ville. » Je suis allé voir La Môme tout seul, au cinéma Angelika, à vingt minutes à pied de chez nous – le copain avait du travail dans l’Île des États !

août 22, 2007

Liberi

Cette vidéo, trouvée chez Popmuse, me rappelle quelques unes des raisons pour lesquelles j'ai toujours eu peur d'avoir des enfants (faut être dingue ou insensible, je trouve – ils deviennent malins et impudents si tôt, si tôt !)

août 21, 2007

Brevia

Quel chameau !

Avis aux habitants de la Baie: île à vendre dans la Baie de St-François – 20 $ millions, c'est rien !

Il ne manquait que ça ! Sex with Kucinich (grâce à Fruit fly).

Je voulais mettre à jour mon logiciel de compteur de visiteurs pour un autre site Web que j’ai récemment rouvert. Je passe donc chez The Webalizer et, surprise !, on y trouve une bannière tout en bas de la page qui dit : Lies. Debt. War. Enough is enough… Impeach Bush Now, qui nous envoie vers ce site qui s’appelle « The Four Reasons », qui représentent les quatre raisons pour lesquelles le peuple américain devrait « soutenir » sa Constitution en rendant responsables ceux qui la violeraient. C’est drôle où l’on découvre l’opposition aux Bushistes.

Je viens de parler au téléphone avec l'amie marchande de tableaux, qui compte, d'après elle, rentrer chez elle ou demain ou après-demain. C'est une très bonne nouvelle.

août 19, 2007

Mercatus

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Tous comme les démocrates au Congrès, ces trois bonhommes ne savent pas quoi faire précisement avec le bateau qu'ils cherchent à remettre à flot – voici un métaphore !

Il y a déjà la question de préjugé linguistique, du moins en anglais : on l’appelle le « free market », tout le monde (à part les gros méchants comme Staline ou Castro ou, euh, Chavez) aime ce qui est « free » et l’expression implique naturellement que son contraire serait un marché « blocked, bound, restricted, imprisoned » ou tout simplement « unfree » pour des causes diverses – et personne pourvu d’un soupçon de sens commun ne serait heureux de participer à une économie si « douteuse » ? Mais ce « free market » ne serait-il qu’un mythe utile, qui sert à séduire la masse d’investisseurs à verser leurs sous dans des plans d’investissements qui ont été finalement organisés en faveur des grandes banques, des grandes sociétés financières ? L’action de la Fed vendredi matin laisse à se demander si les marchés sont vraiment « libres » ou s’ils sont finalement truqués en faveur d’une classe privilégiée. (Et notons la hausse extraordinaire des valeurs à la bourse de New-York en fin d’après-midi juste avant seize heures et la divulgation ce matin de la nouvelle d’une baisse du taux d’intérêt – coïncidence ou affaire d’initiés ?)

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Devant le pavillon Milstein de l'hôpital Presbyterian Columbia

Une semaine mouvementée – on est allé voir l’amie marchande de tableaux à l’hôpital, mais on lui donne des piqûres contre la douleur qui l’endorment – je l’ai vue donc au lit, où elle dormait très profondément. Elle nous a téléphoné plus tard pour s’excuser d’avoir été « mal élevée ».

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Vue sur le Hudson depuis la salle d'attente du 6e étage, où l'on a bavardé avec les parents et le frère de l'amie marchande de tableaux

Mercredi soir, lourd et incroyablement humide, on a dîné dans le quartier avec les parents du copain et l’ami galeriste – le petit carrefour entouré sur deux côtés de restaurants ouverts sur les trottoirs semble être devenu un campo vénitien en plein Manhattan – des gens en t-shirts et shorts flânaient au milieu des rues presque vides de voitures, à part une belle Bentley d’où sont sortis un vieux et une jeune femme qui espéraient dîner (il leur a fallu attendre). On fumait des cigarettes, on s’embrassait, on bavardait en attendant une table, les garçons en chemises roses se faufilaient entre les clients assis et debout, les passants, les chiens.

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L'extérieur de l'église Ste-Rita à Hamden, juste au nord de New-Haven

Jeudi matin on est allé assister à la messe funéraire pour la mère de l’amie partenaire en course dans un petit village juste au nord de New-Haven – il nous a fallu quitter Manhattan vers 7 h 15 pour être sûr d’y arriver à dix heures.

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L'intérieur de l'église – avis au public, Sainte Rita est la sainte des "cas « difficiles (voire « désespérés »)" – utile à savoir, non ?

Il y avait plus de monde que je n’avais attendu – toute sa « promotion » de la maison de retraite où elle vivait était là. Ensuite on est allé déjeuner dans une salle privée au restaurant de New-Haven, l’Union League Café.

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L'entrée de l'Union League Café dans la rue de la Chapelle

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Le déjeuner en l'honneur de la défunte

Jeudi soir, l’ami péruvien est venu nous voir – il avait parlé avec sa mère à Lima qui allait bien en dépit du tremblement de terre là-bas. On a mangé espagnol – avec, bien sûr, force sangrias.

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Il est toujours agréable de quitter Manhattan un vendredi soir de tempête en été

Vendredi soir on est allé à la campagne. Non, je n’ai pas assisté aux funérailles de Mme Astor à l’église anglicane et délicieusement homophile de St-Thomas. La liste des invités était pleine de pédés plus ou moins publics – la plupart sont des gens qui l’amusaient, qui la faisaient sortir ou à qui elle donnait de l’argent.

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Nos monolithes – une tour Trump (encore une !) et l'ONU

Voici un carnet politique américain que je viens de découvrir : No Comment. Intelligent, bien écrit, et offensé par les crimes du régime Bush. Et l'auteur cite Mme de Sévigné !

Il est drôle les choses qu’on trouve sur Internet : voici la carte des cibles nucléaires de l’état de New-York établie par l’Agence de gestion d’urgence fédérale (FEMA) en 1990. Heureusement qu’à Manhattan, on n’a que très peu de chance de survivre.

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La nouvelle tour résidentielle Avalon à la Nouvelle-Rochelle, dans le comté de Westchester au nord de New-York

En rentrant dimanche dernier on a fait une escale à la Nouvelle-Rochelle à la demande de l’ami ex-Marine qui vient de louer un appartement dans un gratte-ciel résidentiel dans cette ville de banlieue au bord du détroit de l’île Longue.

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La piscine Avalon avec, au fond, une nouvelle tour Trump (copropriété)

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La salle de sport au rez-de-chaussée

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La cuisine « ouverte »

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Une partie du salon

Ça lui coûte 1.800 $ le mois, y compris les frais de salle de sport, et il n’est qu’à 30 minutes de trajet en train de la gare Grande Centrale, à deux pas de son boulot.

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On fait la queue pour les légumes au marché de samedi de Pierreville

août 14, 2007

Cogitationes æstivæ

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À la plage DuBois à Pierreville – les gosses cherchaient un corps de rat mort dans les roches

C’est vrai qu’on a un peu le cerveau mou ces derniers jours d’été – plus de voyages, les esprits tournés vers l’automne et la rentrée. On accueille la nouvelle de la démission du diabolique Rove avec un mélange de soulagement, d’indifférence (« c’est trop tard »), ou de soupçon. On a aussi l’impression que les soubresauts dans les marchés financiers n’ont pas fini, ce qui inquiète beaucoup plus de monde que la carrière future de Rove – et ceux-là ne veulent pas voir que ces deux choses sont liées.

Il m’est arrivé la semaine dernière de tomber sur un carnet très intéressant chez Salon qui s’appelle « Ask the Pilot » – voyager en avion est pour moi l’équivalent d’aller voir des films d’horreur pour les ados (et Matoo), donc je ne résiste pas aux infos dites « privilégiées » de pilotes et d’autres professionnels de l’air. Le carnetier Patrick Smith note que deux lignes aériennes, Air New Zealand et Air Canada, offrent à ses clients la possibilité d’aller d’Auckland à Londres ou de Sydney à Vancouver sans escale aux USA (à Los-Angeles pour le vol Auckland-Londres et à Honolulu pour le vol Sydney-Vancouver). Pourquoi ? Parce qu’on n’a pas envie de se retrouver dans la position « douteuse » (pour parler bien indirectement) de Maher Arar, saisi par erreur (et aussi sans doute par manque de souci du détail) par les autorités américaines à l’aéroport J F K à New-York en septembre 2002 lorsqu’il s’y trouvait en transit entre la Tunisie, où il avait passé des vacances de famille, et sa maison à Ottawa, et ensuite rendu (illégalement) en Syrie, où il est resté un an et où il a été torturé pendant ce temps. Naturellement, les touristes chercheraient à éviter de telles « mésaventures » en évitant de transiter tout aéroport américain. Le pilote se demande : « What have we come to ? » (Faut demander à M. Rove, peut-être ?)

Cécilia Sarkozy a-t-elle manqué au respect dû à la présidence des États-Unis en déclinant une invitation à déjeuner chez les Bush pour cause de « maladie » fictive (à savoir, une « angine blanche ») ? À vrai dire, il n’y a que très peu de gens qui s’en inquiéteraient – je n’ose pas imaginer le pourcentage d’Américains qui pourraient nommer le président français actuel, et en ce qui concerne sa femme….

Autour de nous les gens s’en vont : la mère de l’amie partenaire en course est morte dimanche après-midi, à l’âge de quatre-vingt-treize. C’était une femme très gaie, très digne, qui ne s’est jamais plainte de rien. La messe funéraire aura lieu ce jeudi matin au Connecticut.

L’amie marchande de tableaux est hospitalisée depuis quelques jours, on ne sait pas trop à cause de quoi. C’est le corps qui se rend morceau après morceau devant la maladie. La famille s’assemble.

août 10, 2007

Opera artis et artifices

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Un jeune sculpteur

Que m’importe-t-il que le système capitaliste soit en train de s’effondre quand, vieux homo totalement éhonté que je suis, je passe ma soirée à draguer, euh, discourir de l’art avec de beaux et jeunes artistes pleins, mais vraiment super pleins de talent (sans parler des beaux muscles de l’un et du beau sourire de l’autre).

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Ce jeune homme se concentre sur les « techniques diverses » (si, si !) et espère continuer ses études d'art ou à Yale ou à Columbia ou à RISD ou à je ne sais plus où... ses fossettes m'ont trop distrait, je n'ai pas pu suivre tout ce qu'il me disait...

août 09, 2007

Vacuus paganicus

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Oh là, qu'est-ce qu'on est sportif, non ?

Ici je vis un peu dans le vide – le train de vie est plutôt lent, en dépit de mes « obligations ». Les gens aussi sont lents – les vieillards derrière le volant qui, seuls ou en couple, conduisent à 50 kmh, et les jeunes qui travaillent au supermarché qui vous sourient comme des débiles avant de vous demander, avec une expression des plus paumées sur le visage, « Uh, can I help you ? » comme s’ils n’attendaient pas à ce qu’un client leur demande quelque chose. Si l’on s’impatiente (petit roulement d’yeux tout discret, par exemple), c’est parce qu’on est un sale New-Yorkais méchant.

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Notre salle de lecture

Je continue à lire à haute voix pour l’amie écrivain – notre livre est les mémoires de Leo Lerman, un roman malgré lui d’après cette critique d’Amanda Fortini parue dans Salon. L'amie écrivain m’a accusé hier d’être un maître de la récrimination (je m’étais insurgé contre les conductrices qui clignotent des virages à gauche et qui continuent, non d’un nom !, tout droit), ce à quoi j’ai remarqué : « Ce n’est pas moi, madame, qui n’ai pas pu souffrir habiter avec une autre personne à partir de 1941 ! » (En plus, son psy à elle lui l'avait déclarée une « ramasseuse d'injustices » en 1943 !)

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Le petit bateau du copain

Les Français nous attaquent sur la Bourse ce matin (Atrios en parle ici, et les commentaires sont assez drôles) – la BNP a gelé trois fonds à cause d’un manque de liquidité dans le marché des prêts hypothécaires à risque, ce qui a entraîné une chute de plus de 1,14 % (à 9 h 43) de l’indice Dow-Jones. Tout cela, ici, c’est comme un bruit de tonnerre distant. Aujourd’hui, il fait merveilleusement beau, lumineux, chaud (mais pas trop !) Ces histoires d’argent semblent bien loin.

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On cherche à oublier ces problèmes en sirotant un cocktail sur la terrasse qui donne sur le port

Ce soir je vais au vernissage d’un concours d’art local dont une amie peintre vient de gagner le premier prix – j’avais visité son atelier mardi soir et j’étais bien content de constater qu’elle a beaucoup de talent.

août 04, 2007

Ante meridiem

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Pierreville, à six heures du matin

août 02, 2007

Febriculæ

Non, en dépit de ce que certains ont suggéré dans les commentaires, je ne souffre pas (trop) du mal du retour, mais ce qui est vrai c’est que c’est et fatigant et ennuyeux de découvrir en rentrant qu’il faut de nouveau mener toutes sortes de batailles simplement pour garder les droits civiques qu’on a depuis longtemps. En Europe (euh, du moins sur les plages de Pampelonne) on n’a pas cette sensation de petite guerre civile incessante et sous-cutanée qui frappe ici, où il est toujours histoire de terroristes un peu partout (ou pas), d’attentats éventuels (ou pas), d’écoutes illégales (ou pas), d’invasions « préventives » (ou pas), de traîtres démocrates (ou pas), de profiteurs de guerre républicains (ça, c'est sûr), de maintes dissimulations à buts politiques (sûr aussi), de propagande (inévitable). C’est comme si le pays souffrait d’une fièvre oscillante – les mensonges de Gonzales, les déclarations belliqueuses d’Obama à propos du Pakistan qui vont faire réjouir notre « allié » Musharraf (dont le frère est médecin à Chicago ! – c’est comme Sarkozy, dont le demi-frère Pierre-Olivier – Oliver chez nous – habite New-York), les révélations scandaleuses et encore confuses sur la mort du Ranger américain Pat Tillman en Afghanistan, les sauts inquiétants de la Bourse. Les sondages montrent bien qu’on en a marre de Bush mais c’est comme s’il s’agissait d’un gros rhume particulièrement persistant, qu’on n’arrive pas à guérir. On nous réitère comment la situation en Irak s’améliore (position officielle) – et puis on nous parle des explosions meurtrières à Bagdad et ailleurs, les hommes du parti Tawafiq quittent le gouvernement du premier ministre Maliki, à 43º en moyenne Bagdad n’a que 5,6 heures d’électricité par jour (réalité « sur le terrain ») – le décalage fait tourner la tête au peu de gens qui s’en soucient. Le prix du baril de pétrole monte à New-York, tandis que les prix à la pompe baissent (www.newyorkgasprices.com est un site hallucinant – on y publie les derniers prix de pétrole et les prix les plus bas dans la région new-yorkaise).

L’effondrement hier d’un pont autoroutier à Minneapolis m’a surtout fait réfléchir au manque d’attention systémique à notre infrastructure vieillissante – on dépense tant d’argent pour ces guerres de choix inutiles qui sont toujours, mais toujours plus chères qu’on ne nous le dise au début (et on ne les croit jamais de toute façon, donc il s’agit en toute probabilité d’une sorte de jeu d’esprit financier lancé par le complexe militaro-industriel, à qui on n’attribue généralement pas un sens de l’humour) et on fait baisser les impôts aux plus riches (et donc souvent, et naturellement, d’un certain point de vue, de grands contributeurs au parti républicain) – mais on n’a pas assez d’argent pour moderniser nos autoroutes, nos tunnels, nos aéroports. Hmmm.

Ici à New-York certains essayent de protester un nouveau projet de « loi » qu’on est près d’établir pour interdire les séances de photo ou de tournage en public qui dureraient plus d’une demi-heure sans préavis à la police et la preuve d’une indemnisation assurance d’au moins un million de dollars. Voici un peu de rap « blanc » (drôle et un peu débile à la fois) contre la réglementation proposée. On en parle aussi ici et ici.

Le jet d’eau du Réservoir Jacqueline Kennedy Onassis fonctionne de nouveau (jusqu’à l’automne, au moins) ! (Vous voyez, je ne suis pas toujours morose et pessimiste !)

Le Wall Street Journal est tombé enfin aux mains de Rupert Murdoch mais tout le monde n’est pas content – « Rupert Murdoch is the devil and I will never believe another word out of that paper » dit l’un des interviewés, avocat, dans le Times d'hier, ce qui ne va pas ravir, je crois, les publicitaires. Tant pis pour eux.