De musica teutonibusque

Autrefois je me soignais l'âme dans les endroits suspects, aujourd'hui c'est plutôt dans les librairies d'occasion – ici, on est au Strand, dans la succursale de la rue Fulton
De longues soirées passées à suer à grosses gouttes et torse nu dans de petites et vastes discothèques à travers Manhattan et ailleurs confirment un faible personnel chez moi pour la musique de danse, qu’elle soit soul, Motown, disco, house, trance, techno. (Ne vous inquiétez pas : par complaisance pour les jeunes d’aujourd’hui, et aussi par considération de leurs sensibilités extrêmement délicates, car pour eux, voir un vieillard s’agiter au rythme d’un petit air mixé de Technoboy serait une immondice à peine imaginable, je ne danse plus en public.) Mais hier, une petite recherche sur Internet m’a déposé devant cette vidéo touchante de la chute du mur de Berlin, en 1989, dont la bande sonore était une chanson allemande que je n’avais jamais entendue. Elle s’appelle « Wir sind wir » et après l’avoir googlée, j’ai trouvé le clip de la chanson même, du dJ allemand Paul van Dyk (dont j’avais déjà le disque compact Politics of Dancing de 2001), et je l'ai trouvée une sorte de « I am what I am » pour le peuple allemand en entier. Voici un extrait des paroles qui m’ont tout de suite frappé :
« Doch bleiben viele Fenster leer,
Für viele gab es keine Wiederkehr.
Und über das, was grad noch war,
Spricht man heute lieber gar nicht mehr.
Doch ich frag, ich frag mich wer wir sind. »
Et voici la courte vidéo bien douce amère de l’histoire récente de l’Allemagne, ce pays si compliqué dont le passé reste toujours si lourd. (Pas moyen, naturellement, d’acheter la chanson sur iTunes USA.)

Autrefois station-service, maintenant chantier où s'élévera sans doute encore un immeuble sans distinction, comme celui qu'on voit sur la droite
Le brassage des cultures : Le film Le Scaphandre et le papillon de l’ex-peintre Julian Schnabel du roman français de Jean-Dominique Bauby, qui sort aujourd’hui ici à New-York et à Los-Angeles, fait l’objet ce matin d’une critique élogieuse dans le Times – contre l’opposition des producteurs, Schnabel l’a filmé en français, ce qui l’a obligé à l’apprendre, et le scénario a été écrit en français par l’acteur et écrivain de théâtre et de cinéma britannique Ronald Harwood, lui-même d’origine sud-africaine.

Vestiaires mobiles des vedettes d'un film qu'on tourne dans la 23e rue ouest – je ne sais pas s'il s'agit en fait de la « vraie » Lucy (ou de son personnage) ou si seulement cela veut dire la vedette féminine du film
On est allé très tôt ce matin au magasin Apple de la 5e avenue pour essayer de régler un ‘tit problème de carte AirPort dans mon portable – déjà du monde à huit heures. On va me la remplacer, la carte AirPort, mercredi prochain. (Qu’ils sont beaux, les iMac 24 pouces !)

Le chantier de l'hôtel Standard















































