
Début de randonnée – tout près de la station de métro de la 7e avenue et la 12e rue ouest
« J’ai la maison à la plage. Ça, c’est la classe ! » – Paroles entendues – en français dans l’original – prononcées par un jeune homme qui passait devant chez nous, vers 23 h 20 samedi soir. Qu’est-ce qu’on est cosmopolite, non ?

On prend la navette dans la station de la place du Temps vers la Grande Gare Centrale
Depuis une semaine je suis un programme d’exercices tout à fait nouveau, dans l’espoir qu’il va m’encourager à plus de diligence au gymnase. Bon, après cinq jours d’exercices plus ou moins normaux, le programme m’a indiqué que pour la sixième journée il fallait faire un peu de randonnée en plein air. Ah ! J’ai donc fait comprendre ce devoir au copain, qui voulait bien m’accompagner dans une petite expédition.

Aux guichets de la ligne de Harlem dans la Grande Gare Centrale

La gare est pleine de flics plutôt décontractés
On s’est décidé à nous rendre au Jardin botanique de New-York dans l’arrondissement du Bronx où l’on pouvait marcher à la vitesse requise (assez élevée) pendant quarante-cinq minutes (le minimum) – on a laissé la voiture au garage et on a pris le transport en commun pour tout le trajet : d’abord le métro, qu’on a pris à la Grande Gare Centrale, en prenant la Navette entre la place du Temps et la Grande Gare Centrale. À la gare, on a mangé le petit-déjeuner dans l’aire de restauration au sous-sol et à 10 heures 26 notre train de banlieue est parti pour la gare du Jardin botanique.

Les cireurs au sous-sol de la gare

Liste des stations

Vers le quai de train

Des HLM à Harlem

Nos cités à nous, mais en fait, j'ai l'impression que cela s'améliore en ce moment
Il est sans doute tout à fait ridicule d’aller visiter un jardin botanique en plein hiver – en fait, on n’y a vu même pas une seule feuille verte (il y avait quand même des conifères, qui font plutôt peur au copain, qui y voit une flore de gobelins, de kobold et d'elfe – un paysage Seigneur des Anneaux).

La bibliothèque Mertz du Jardin botanique de New-York

Des colverts dans la rivière Bronx
Il y avait très peu de monde dans le parc, que traverse la petite rivière Bronx, à part quelques ornithologues amateurs munis de jumelles et de cannes. Il faisait beau, mais frais, et l’on a exploré le parc à notre gré sur des chemins dans la forêt.

Un chemin de forêt

Un ancien moulin à tabac bâti en 1840 par l'industriel Lorillard de qui la Société botanique a acheté la propriété

Des séquoias

Dans le jardin des conifères

Le pont Hester

Des chutes d'eau dans la rivière Bronx

Le dôme central du conservatoire Enid Haupt

Le jardin est bien entretenu mais un peu ennuyeux tout de même

Entrée au conservatoire Haupt

La bibliothèque Mertz de près

Tout nu dans une fontaine gelée !
Après une heure et demie de marche à pied accélérée (à part les pauses photo), on est retourné à la gare et le copain a voulu explorer un peu le quartier résidentiel qui bord le Jardin – il s’appelle Bedford Park et c’est à majorité d’origine hispanique, avec beaucoup d’autres nationalités.

Le quartier de la gare du Jardin botanique au Bronx

Dans le quartier du parc de Bedford

Des appartements sont disponibles ici
On a acheté des tasses de thé chez des jeunes épiciers arabophones et l’on a continué vers la petite gare, où un petit homme élégant en cravate et en pardessus, les cheveux noirs tout cirés, pratiquait des pas de danse sur le quai avec des pigeons.

On rentre à Manhattan en traversant la rivière Harlem
Dimanche le copain annonce qu’il a envie de prendre part à une séance de hatha yoga offerte par notre salle de sport – en principe et selon mon programme, j’ai droit à un jour de repos, mais je veux bien essayer le yoga dont on parle tant dans certains milieux. On se met donc dans la petite salle à la lumière glauque – il n’y que des femmes, à part nous, et les plus dévotes ont apporté leurs propres tapis, en vert et en rose. Une femme à côté du copain nous conseille d’enlever nos chaussures et nos chaussettes et on lui obéit. L’animatrice entre : c’est une petite femme d’une quarantaine d’années, les cheveux teints en blond, qui porte des pantalons de survêtement et un t-shirt modique mais moulant. Elle met dans la chaîne stéréo montée sur le mur un CD d’un homme qui chante des hymnes yoga et l’on commence nos « postures ». En fait, tout ce tortillage me fait suer comme un cochon – les femmes font tout très facilement, sans une goutte de transpiration. On fait le guerrier, le cobra, le triangle. Je me torche le front. On répète. Je retorche. Après une heure de ça, je suis crevé et trempé de sueur. Je remercie l’animatrice, qui s’appelle Ellen, de sa patience avec nous, les débutants.

L'air du temps dans la 10e rue ouest
Mon programme à moi avait prévu une « flânerie » d’une période indéterminée et nous nous sommes donc décidés à effectuer une lente promenade jusqu’aux temples de l’informatique que sont les magasins Apple (à Soho) et J&R (dans le quartier financier). On a pris la rue Hudson, et on a pris le petit-déjeuner dans un petit bistrot de quartier sympa qui s’appelle Out of the Kitchen et qui se trouve au numéro 420.

Une plaque commémorative d'une visite en 1824 du marquis de La Fayette à l'école publique Nº 3 qui se trouve toujours dans la rue Hudson

L'entrée taguée du bistrot Out of the Kitchen dans la rue Hudson, à l'angle de la place St-Luc
Le repas terminé, on a continué notre promenade vers la rue Prince et le magasin Apple, le premier à New-York, qui se trouve dans un bureau de poste réaménagé.

Une maison ancienne en brique dans la rue Charlton
Bourré de monde, comme toujours chaque week-end.

Tout le monde veut toucher le nouveau portable super-mince

Une messe Mac d'après l'évangile de St Steven Jobs – la fille présentatrice était très bien, elle disait plein de choses intéressantes
On descend la rue Greene jusqu’à la rue du Canal, où je passe au magasin de matériel d’artiste Pearl pour inspecter les stylos plume pas chers.

Du monde dans la rue du Canal le dimanche

Ah ! C'est bien ça, New-York – le contraste entre l'immeuble romanesque et le gratte-ciel
On continue dans Broadway, on passe le bâtiment fédéral Jacob Javits, d’une laideur pénible, et l’admirable immeuble néo-renaissance construit pour le grand magasin A T Stewart en 1846 avant de devenir le siège du journal The New York Sun en 1917 (c’est maintenant des bureaux municipaux), récemment nettoyé, ensuite le tribunal Tweed et l’hôtel de ville, pour arriver à J&R. Le copain a envie de se renseigner sur les téléviseurs et surtout sur les récepteurs haute définition, mais il n’y en a pas. On regarde ensuite plusieurs marques d’aspirateurs (les Dyson sont chers, ma foi !) et on passe aux rayons DVD – moi j’achète La Cage aux folles pour 10,99 $ seulement, le copain s’achète une collection de la série The Outer Limits. Puis on passe chez les ordinateurs, où le copain achète un clavier et une souris sans fil. On rentre chez nous par métro.
Aujourd’hui c’est la fête aux présidents – la Bourse est fermée, ainsi que la Poste, mais il y a beaucoup de gens qui travaillent normalement, comme le fait le copain, chez qui c’est un « jour de congé facultatif » – on a droit à un certain nombre de jours de congé et l’on choisit ceux qu’on veut prendre.
C’est drôle, la semaine dernière on a dîné avec ce type que l’ami galeriste avait invité à nous rejoindre au restaurant Morandi. On voit comment l’homoparentalité est vue d’un œil plutôt favorable ici – même pour un parent homo qui s'est séparé de son ancien « partenaire ».
Je suis les nouvelles de Kosovar avec un peu d’appréhension – la naissance d’un nouvel État-nation me paraît un peu « vieux jeu », à moins qu’il ne s’agisse seulement d’une étape nécessaire avant que le pays ne s’inscrive dans l’unité plus grande de l’Europe. Mais, en dépit de toutes ces bannières étoilées qu’on a brandies à Pristina, c’est pas mon affaire !

Personne n'a plus de culpabilité pour rien ici, comme l'indique cette pub dans le métro
Il y a des nounours pour tout. Voici des nounours de la sécurité. Notre gouvernement, il est bien gentil gentil, vous savez, et il pense à tout pour nous.