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avril 30, 2008

Americana

Je ne connais rien de la personne sans nom qui rédige le carnet Americana que j’ai découvert il y a quelques jours, mais cette personne inconnue présente des points de vue sur l’Amérique que je trouve particulièrement lucides. Je l’ajoute donc à ma liste de carnets et je le recommande à tous qui s’intéresseraient même accessoirement à ce qui se passe dans la politique ici aux États-Unis.

Peregrinamur

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Une sale journée dans la 42e rue ouest

Mon beau-frère est professeur de biologie marine. Sa spécialité est la limnologie (je vous laisse deviner de quoi il s’agit) et ma sœur m’a appelé lundi soir pour me dire qu’elle allait accompagner son mari à une grande conférence organisée par la Société américaine de limnologie et d’océanographie et la Société canadienne de limnologie qui aura lieu à St-Jean de Terre-Neuve du 9 au 13 juin 2008. Terre-Neuve ! Le nom à lui seul m’enflamme l’imagination. Et puis j’adore les îles. Lui ayant dit combien je l’enviais, ma sœur m’a répondu de la seule façon correcte : « Mais viens donc avec nous ». Je lui dis que je vais me renseigner.

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Je trouve que la laideur immobilière moyenne à New-York est beaucoup plus grave qu'à Paris – cette monstruosité en brique se trouve dans la 23e rue ouest, à l'angle de la 9e avenue

Pour 607$ TTC je peux aller de New-York à Halifax en Canadair (moins gros que les avions anti-incendie qu’on voit sur la Côte d’Azur), et ensuite à St-Jean en Embraer (fabriqué au Brésil, a eu des histoires – mon père est mort dans cette marque d’avion), et puis on rentre à New-York/Newark en sans escale et en Boeing 737 (petit aéronef gonflé à l’air d’un bourdon – c’est vieux mais c’est solide). On peut aussi s’y rendre en passant par Montréal (Airbus, et puis Embraer). Pour 706$ on peut quitter New-York à 13 h 25 et on arrive à St-Jean à 19 h 7, ce qui n’est pas trop tard, et le voyage en entier ne dure que 4 heures et 12 minutes.

Ce qui est plus embêtant c’est que les ferries entre St-Pierre et le port de Fortune (Terre-Neuve) ne fonctionnent que deux jours par semaine, les vendredis et les dimanches. Il y a pourtant Air St-Pierre qui assure la liaison entre St-Pierre et St-Jean, mais là, tout devient assez cher, je trouve.

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Le panneau électronque chez TKTS – vous remarquerez la présence de Young Frankenstein à un rabais de 50 % – c'est dire combien ça a été une grosse daube

C’est gênant, mon épaule semble guérie, non pas par la kiné, ni par les comprimés Aleve, mais par un somnifère et le sommeil profond qui en a été la conséquence. Maintenant j’ai l’impression d’avoir stressé l’articulation plutôt que l’avoir déchirée gravement. Mais j’irai tout de même à la kiné demain matin. J’ai failli décommander l’IRM de vendredi, mais le copain a insisté que je mène jusqu’au bout ma première visite médicale en plus de sept ? huit ? ans. (Pour faire taire les emmerdeurs qui m’accusent d’irresponsabilité en ma personne, je prétends, avec une hauteur aussi politiquement correcte qu’inatteignable, suivre les préceptes de la science chrétienne.)

Je suis grand fan de l’acteur http://www.nathanlane.com/ Nathan Lane, qui est la vedette d’une nouvelle comédie politique qui s’appelle http://www.novembertheplay.com/ November, écrite par http://en.wikipedia.org/wiki/David_Mamet David Mamet. On est donc allé voir la pièce hier soir, au théâtre Barrymore dans la 47e rue ouest.

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Devant le théâtre Barrymore, dont la façade est en train d'être restaurée

Les pièces ne marchent pas à Broadway – la télé les a tuées – donc c’est facile à trouver des billets à demi-prix. En plus, les étrangers non anglophones n’y vont pas – hier soir, par exemple, j’ai vu trois personnes qui sont sorties d’un taxi juste devant l’entrée du théâtre – un homme, deux femmes, tous d’un certain âge, bien habillés. Ils regardent les affiches pour November, puis l’homme annonce, en français, « Non, c’est par là » en indiquant le théâtre d’en face, où l’on joue la comédie musicale plus toute fraîche Grease. À November, par contre, il y avait beaucoup d’Anglais – et qu’est-ce qu’ils sont plus chic que nous, clochards amerloques en baskets et sweatshirt.

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Cette nouvelle tour me fait un peu peur, tellement elle est grande et mince

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Non, mais – elle est vraiment très grande et très mince, cette tour qui s'éleve dans la 8e avenue – un petit coup de vent et...

La pièce est plutôt drôle, M. Lane est superbe, et les autres acteurs jouent très bien aussi. Le deuxième acte est un peu concis, sans résolution, sans véritable chute. Ça reste donc un sketch élaboré, assez spirituel mais en fin de compte un peu maigre. Mais voir le jeu de M. Lane et les autres, ça vaut le prix du billet.

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On est allé après le théâtre manger une pizza et boire une demi-carafe de rouge chez la succursale de la place du Temps de la pizzeria John's, qui se trouve dans une ancienne église bâtie en 1888

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Notre « petite » pizza – de la pâte de farine complète, des pepperoni, des anchois, de l'oignon, de l'ail, des tranches de tomates (miam)

avril 28, 2008

Mortalitas

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Une manifestations pro-arménienne dans la place du Temps

On a passé en fin de compte un viquende assez reposant (ou rasoir, c’est selon), en ville. Le copain est allé très tôt dimanche matin faire un peu d’entraînement de course à pied dans le Parc Central, où il a rejoint l’ami ex-Marine qui voulait s’entraîner sur des collines. Moi, j’ai surfé un peu négligemment la Toile tout en regardant quelques émissions politiques à la télé.

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Le Nº 1, place du Temps

Le chef du parti démocrate Howard Dean a réussi à riposter à tout ce Tim Russert lui flanquait à propos, parmi un nombre de sujets délicats, des superdélégués et des votes en Floride et au Michigan.

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Façade du théâtre Lyceum dans la 45e rue ouest

J’ai ensuite proposé au copain d’aller voir Patrick Stewart, l’excellent capitaine Picard de la série Star Trek : the Next Generation et ancien comédien de la Royal Shakespeare Company, qui est la vedette éponyme d’une nouvelle production de la pièce Macbeth. Cette mise en scène nous arrive du festival de Chichester (2007) en passant par le West End de Londres (2007), et une courte tournée à l’Académie de musique de Brooklyn (2008) avant de s’installer dans l’élégant théâtre Lyceum dans la 45e rue ouest, qui serait le théâtre le plus ancien de Broadway toujours en fonction. Quelle agréable surprise ! La salle était comble (mais on a réussi à avoir des billets réduits chez TKTS), un mélange assez curieux d’âges et d’origines (il y avait des Canadiens de Vancouver à côté de nous). Un peu de difficulté au début pour suivre certains accents anglais très prononcées (toujours un problème pour l’oreille américaine, sans compter les difficultés que pose l’anglais du début du 17e siècle) mais on s’y habitue et puis le texte est assez connu. La mise en scène était excellente et très « théâtrale » avec une musique (des sons, plutôt) agitée, inquiétante.

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Les rêves sont devenus bien peu chers à New-York ces derniers jours

Plus tard, on a rejoint les parents du copain chez eux – rentrés samedi de Londres, ils ont vu l’acteur Ralph Fiennes dans la pièce The God of Carnage, traduction anglaise de la pièce Le Dieu du Carnage de Yasmina Réza. On est allé manger très tôt dans un soi-disant restaurant français dans l’avenue Lexington, Sel et Poivre, où la majorité du personnel semble venu de l’Inde. Un excellent céleri rémoulade pour commencer. Une salade de lentilles aux saucissons pour continuer. Trop de sancerre.

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Traversant la 5e avenue en essayant de trouver un taxi pour aller chez les parents du copain

Ce matin je me suis réveillé avec une douleur aiguë dans l’épaule droite. J’ai eu du mal même à me lever du lit, tellement mon épaule me faisait mal. Heureusement, le copain m’avait fait prendre un rendez-vous avec un médecin spécialiste en chirurgie orthopédique il y un mois (l’épaule me fait mal depuis un certain temps, c’est vrai, mais je n’aime pas trop les médecins) – ayant eu du mal à me laver et à me mettre ma chemise, je me suis dirigé vers le cabinet du médecin, dans la 58e rue ouest, juste à côté du Centre Time-Warner.

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L'avenue Madison vers 18 heures

J’avais prévu une longue attente (mon rendez-vous était pour 9 h 45) et j’avais donc apporté avec moi des grilles de mots croisés auxquelles je me suis occupé pour passer le temps. À un certain moment, on m’appelle et m’introduit dans une petite salle d’examen. Une dizaine de minutes plus tard, le Dr Baumann entre – sourire sympa, cheveux gris, mince de visage, un nez long et élégant, des mains fines de pianiste – et nous nous serrons les mains. Je lui explique mon problème. Il me demande d’enlever ma chemise. Il tâte l’épaule et essaie de pousser, tout doucement, mon bras droit dans de divers sens – aïe ! Non, ça fait trop mal. Bon, il faut prendre des radiographies de l’articulation. On m’emmène dans une salle d’à côté où le technicien indien, très sympa, me fait les radiographies. On me fait rentrer dans l’autre salle, et le médecin revient. Il colle les radiographies sur une boîte à lumière et après un moment de réflexion, il me dit : « Vous avez peut-être déchiré la coiffe du rotateur. Mais il va falloir une IRM. » (Oh, je pense, chic alors !) Il me conseille aussi de la kinésithérapie. Bon, je paie par carte de crédit (40 $ seulement), je rentre chez moi, je commence à téléphoner pour des rendez-vous à la clinique d’imagerie et chez la kinésithérapeute. C’est fixé, je vais chez la kinésithérapeute jeudi matin, et j’ai mon IRM vendredi matin, à 7 h 30 (toutes les autres heures étaient prises pour une semaine entière). Je dois prendre deux comprimés d’Aleve deux fois par jour, avec de la nourriture. C’est vraiment emmerdant quand le corps se révolte contre... soi.

avril 26, 2008

Proelia

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Dans la 7e avenue, devant l'hôpital St-Vincent, qu'on va peut-être démolir pour le remplacer avec des appartements de luxe, youpi !

C’est à rendre fou, toutes ces théories de conspiration politiques qui tournent autour d’Obama, de Clinton et de McCain. Dans l’une des plus saisissantes, Mme Clinton chercherait à ruiner les chances de M. Obama dans la présidentielle à venir en novembre, pour pouvoir gagner l’élection, après un règne quatriennal catastrophique de John McCain, en 2012. C’est salaud si c’est vrai, et le grand problème est de savoir si l’ambition de Mme Clinton, ou du couple Clinton, aurait des limites ou morales ou politiques. Qui plus est, il y a, paraît-il, un tas de gens pour qui ce duel à mort montre combien Mme Clinton serait « guerrière », qualité qu’on admirera naturellement quand il s’agit d’actions prises en faveur de la « patrie », par exemple pour sa défense légitime, mais qui pourra aussi gêner quand on sent qu’elle sert surtout à favoriser l’ambition politique personnelle. Moi, je ne veux pas d’un président pour qui la mainmise sur le pouvoir soit l’objectif unique de sa campagne. Il faut au moins faire semblant de bien vouloir chercher le bonheur et le bien-être de la nation pour avoir le culot de se présenter comme président de la République.

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Une nouvelle tour résidentielle s'élève, tout mince, dans la place Madison

J’adore les cartes et il y en a deux très intéressantes que je viens de trouver chez dKos, dans ce billet à la une du site. La première montre les confins de cette grande région pauvre qu’on appelle ici l’Appalachie, nom pris du nom de la chaîne de montagnes, les Appalaches, qui va de l’Alabama dans le sud jusqu’au Québec dans le nord du continent.

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On vient à New-York pour échapper aux Appalaches, par exemple

Quand on dit l’Appalachie, la plupart d’Américains penseront à la série comique The Beverly Hillbillies ou aux bagarres quasi humoristiques, sujettes de moult BDs et de dessins animés, de deux familles superploucs, les Hatfield et les McCoy, qui ont eu lieu vers la fin du XIXe siècle. Les gens, en écrasante majorité des Blancs de vieilles souches anglaise, irlandaise ou écossaise, sont plutôt pauvres, on les suppose consanguins, mais, à l’opposé des Ch’tis, on ne les a pas encore accusés d’être pédophiles. (Ça viendra, sûrement, ne vous inquiétez pas.) Vu leur mœurs et leur monde, on n’est pas du tout surpris que l’Appalachien moyen ne soit pas sur un candidat noir de Chicago. N’importe, cette région ne forme pas un bloc très important dans les arrangements politiques du pays, avec une population d’entre 18 à 20 millions de personnes dans un pays de plus de 300 millions d’habitants. C’est pourquoi on se demande comment Hillary et ses conseillers peuvent-ils vouloir crier la victoire de leur candidate sur tous les toits quand il s’agit en fait d’une région sans énorme valeur électorale.

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Vue de la Huitième Avenue vers le sud

Et l’état le plus important de la région, la Pennsylvanie, avec ses deux métropoles de Pittsbourg et de Philadelphie, va sûrement voter démocrate, que cela soit pour Obama ou pour Clinton. Mais c’est vrai que ces gens-là, ils sont plus racistes que le moyen américain et aucun charme de la part d’Obama ne va leur faire changer d’avis ou de préjugé dans les mois à venir.

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Oh, oui, j'avais oublié de noter qu'on est allé se saoûler au B-Bar mardi soir, en compagnie de beaucoup de garçons très mignons

N’étant pas parti pour la campagne ce week-end, on est allé voir l’expo du Chinois Gai Guo-Qiang au musée Guggenheim – « I want to believe ». Une amie m’avait dit que l’expo valait le coup, et elle avait raison, mais je n’ai pas tout aimé. Il y a une installation de loups qui sautent, et volent, vers un mur de perspex, qui symbolise, on nous dit, l’ancien mur de Berlin. Il y aussi beaucoup de tigres transpercés de flèches (tout est faux, heureusement, d’après les explications affichées aux murs) – c’est vraiment la fête pour les taxidermistes.

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Voitures piégées qui montent au plafond avec de jolies explosions de lumière

Rentrant au Village, le copain a insisté qu’on passe chez Virgin pour acheter des nouveaux jeux pour Wii, console etc. qu’il a rapportés à l’appartement hier soir. Maintenant il protège l’Empire Solaire contre les Îles Anglos (c’est, euh, un peu bizarre pour nous, qui ne voyons jamais – mais jamais ! – les Anglais en envahisseurs méchants !)

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L'avenue Madison à l'angle de la 89e rue vidée pour le tournage d'un film « When in Rome »

Pour déjeuner, on est allé dans un nouveau restaurant japonais végétalien dans la Sixième Avenue – j’ai tout aimé à l’exception du hijiki. À côté de nous, deux jeunes filles parlaient des bagarres entre Obama et Clinton – elles ne les appréciaient pas du tout !

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Entrée de l'école Dalton dans la 89e rue est, école et lycée privé très bien et très branché dans ce quartier de riches – mais aussi plus progressiste que beaucoup d'autres

Le copain a eu une urgence qui l’a obligé à passer dans la 28e rue, chez un client architecte dont le serveur avait planté. L’ami galeriste part ce soir pour Miami, où il va voir quelques appartements – la crise immobilière en Floride du Sud bat toujours son plein et il y a de bonnes affaires à prendre! Les parents du copain rentrent de Londres ce soir après un séjour d’une semaine et demie (« Oh, pour nous c’est la dernière fois qu’on aille à Londres »). Demain j’achète des billets pour plusieurs pièces de théâtre, dont Les Excentricités d’un rossignol de Tennessee Williams (une réadaptation de sa pièce Été et fumée). Il y a eu plusieurs versions télévisées, mais je n’ai jamais vu la pièce dans un théâtre. Le langage est du pur Williams – poétique, exagéré, pathétique, touchant, et beaucoup plus agréable à écouter que tous ces sondages idiots incessants.

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Faut faire attention, les touristes ! Ce jeune Italien vient de passer deux semaines de vacances ici aux USA, et vous voyez ce qui lui est arrivé en passant trop souvent aux KFC et autres endroits malsains !

avril 24, 2008

Nihil novum

Il fait beau, les démocrates s’entredéchirent, la torture par procuration est toujours pratiquée. Les Israéliens parlent d’un « accord secret » avec Washington qui leur aurait autorisé à continuer l’implantation de colonies en Cisjordanie – on se demande comment Bush va expliquer une telle « correspondance » à son invité aujourd’hui à la Maison Blanche, le Palestinien Mahmoud Abbas. Cinq soldats américains ont été tués en Irak hier. Et le général Petraeus, dont le nom rime si mémorablement avec « Betray Us », vient d'être nommé chef du Centcom, ce qui veut dire, en argot militaire macho propre aux jeux vidéo, « Central Command » – c'est le QG des forces américaines au Moyen-Orient. Celui qui avait le poste avant, l'amiral Fallon, a démissionné il y a pas très longtemps à cause de, on dit, différences sur l'Iran. Il passera peut-être bientôt à la télé, comme l'ont déjà fait tant de ses collègues. Mais le dollar monte !

avril 20, 2008

Exercitium

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C'est toujours l'hiver au bord de la mer

Samedi, comme il faisait beau, on est allé faire notre randonnée hebdomadaire sur la plage de Napatree, dans l’état voisin de l’Île de Rhode.

La plage, qui fait partie du village de La Colline de la Vigie, fait deux milles de longueur et la pointe de Napatree marque la partie la plus occidentale de l’état. Avant le grand cyclone déstructeur de 1938 (qui a fait 100 morts dans le village) il y avait trente-huit maisons d’été ainsi que des casernes et des annexes militaires à côté du Fort Mansfield, construit en 1898 pour protéger la côte néo-anglaise contre le terrorisme espagnol de l’époque. On a stationné la voiture dans le parking du port, et l’on a gagné la plage en passant d’abord par le yacht-club local, tout remis à neuf pour la saison à venir. Il y avait du vent mais un soleil superbe. On ne savait pas que c’était le Jour de la Terre mais il y avait une douzaine des volontaires de tous les âges qui s’occupaient à nettoyer la plage.

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Le Watch Hill Yacht Club tout prêt pour la saison

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La plage de Napatree

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Les casiers à homards cassés qu'on va enlever de la plage

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Les restes de quai

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Un ancien quai en pierre – dangereux pour les voiliers !

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Bateau échoué sur les roches

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Il avait une plaque du Massachusetts, qui est loin !

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Sur la pointe on trouve effectivement beaucoup de cailloux !

Le but de cette promenade était de retrouver l’ancien fort Mansfield, couvert de sable et d’arbrisseaux toujours sans feuille – il a fallu faire attention aux tiques, le copain en a trouvé deux sur ses jeans, mais moi, en short, j’ai dû leur déplaire – l’extrême blancheur de ma peau en début d’été est foncièrement désagréable, ça fait peur même aux insectes (oui, oui, je sais, les tiques sont des acariens, pas des insectes, mais pour moi, toutes ces bêtes sont pareilles.)

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Une partie de la batterie

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Je trouve que cela rappelle un peu les blockhäuser qu'on trouve dans les dunes de Bretagne et de Normandie

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L'ancienne « palissade » avec le village au fond (et, à droite, le phare

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Comme aux Pyramides, il y a des graffiti – en voici un qui semble gronder un peu en disant « Gay men aren't the only ones that... » et le reste est effacé

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La station balnéaire est toujours fermée, à l'exception des agences immoblières

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La rue de la Baie, la rue haute du village

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Bush n'est toujours pas très apprécié ici en Nouvelle-Angleterre

Plus tard dans l’après-midi on a assisté à une cérémonie pour marquer le début de restauration d’une ancienne fonderie qu’on va réaménager en centre communautaire suite à un don d’un demi-million de dollars par une amie à nous (la vieille dame avec qui on déjeunait assez souvent ce dernier temps, malheureusement elle souffre d’Alzheimer – elle a bien le droit, puisqu’elle a 94 ans, quand même ! – et on la retrouve maintenant souriante mais plutôt déconnectée). On m’avait demandé de prendre des photos.

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Devant la fonderie à Pierreville

À ne pas manquer : l’article paru dans le Times d’aujourd’hui sur les « experts » militaires « indépendants » que le régime Bush a été content d’exploiter pour ses fins politiques. L’astucieux M. Greenwald a lui-même un commentaire incisif sur la « surprise » que feint le journal maintenant, tandis qu’il avait déjà publié en 2003, juste après l’invasion de l’Irak, un article démontrant combien ces « experts » étaient pourris. On a la mémoire courte (ou sélective).

avril 17, 2008

De pecunia

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Enfin un soupçon de printemps, des jonquilles dans la 11e rue ouest

Chez nous il y a une boîte de café Bustelo où l’on met la monnaie qu’on sort de nos poches.

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Notre Société Générale à nous !

Une fois tous les trois ou quatre mois, quand la boîte est pleine, on l’emmène chez la Commerce Bank (qui vient d’être achetée par l’énorme Banque Toronto Dominion) dans la Cinquième Avenue où il y a une machine maligne qui compte la monnaie pour rien (chez les supermarchés, par contre, les machines prennent souvent 8 % du total compté !)

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À la campagne, les mouettes nous laissent des cadeaux sur la porte en verre de l'appartement

En signe de reconnaissance pour ce service public, le copain et moi, nous avons ouvert chez la Commerce Bank un compte d’épargne. Mais comme les comptes d’épargne ne paient que 0,25 % par an (non, je n’ai pas mal tapé le chiffre !), on a placé notre argent de poche dans un certificat de dépôt pour neuf mois, qui payait alors 4,89 %.

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Trop de choses dans notre « unité de magasinage » à la campagne

Ah, mais les grands sages de la haute finance américaine, craignant de voir leurs amis banquiers fauchés à cause de la crise sub-prime, ont baissé les taux d’intérêts – et c’est curieux qu’on le voit chez les comptes d’épargne, mais qu’on ne le voit pas chez les cartes de crédit, où les taux d’intérêt restent usuraires grâce à l’influence de sénateurs de deux ou trois états (comme le Delaware) qui permettent des taux très variables sur les cartes de crédit. Donc, aujourd’hui, si l’on va sur le site de la Commerce Bank, on découvrira qu’on vous offre un rendement de 2,0 % pour un certificat de dépôt d'une durée de sept mois.

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Vue d'une petite anse à la campagne depuis une colline sur laquelle se trouve un restaurant et un hôtel où j'ai dîné avec l'amie écrivain

Notons que le taux d’inflation « officiel » (et là on trouve énormément de discussion sur les chiffres publiés par les militants bushistes du Département du Travail, qui ont naturellement tout intérêt à les rendre moins alarmants) est à 0,9 % pour le mois de mars 2009, c’est-à-dire un taux d’inflation annuel éventuel de 10,8 %. Ce qui veut dire que mettre de l’argent dans un CD de sept mois à 2,0% vous fera perdre 8,8 % de la valeur de votre argent. Génial, non ? Donc, pour les petits épargnants comme nous, qui n’avons pas accès à d’autres investissements plus rémunérateurs (on n’a pas notre argent dans des paradis fiscaux d’où on peut acheter directement des bons en euros ou des titres en livres), on est plus ou moins obligé d’investir dans la Bourse, où il y a au moins la possibilité d’un rendement égal à l’inflation.

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Certains commerces, comme celui-ci, aiment afficher leurs préférences politiques

Pour les vieux et les retraités qui comptent sur des rentes pour vivre, c’est devenu drôlement dur – notons que les impôts locaux ne figurent jamais – mais jamais ! – dans les indices d’inflation, mais ces impôts sur la valeur de la propriété augmentent en flèche (le contribuable moyen pourrait voir une augmentation de http://whtalk.blogspot.com/2008/04/robert-sisks-2008-2013-budget-forecast.html 44% du taux d’impôt actuel pour la propriété.) Ce qui oblige beaucoup à vendre et à déménager vers des domiciles moins onéreux.

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Signes d'une fuite d'eau dans le plafond causée par nos voisins d'en haut qui avaient oublié de fermer le robinet dans la baignoire, ce qui m'a rendu, vous vous en douterez, fou de joie et de charité envers eux

Hier soir on est allé à l’avant-première de la comédie musicale A Catered Affair.

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Photo de rigueur de la Place du Temps

Il est bien dommage d’être obligé de dire qu’on en était bien déçu, surtout vu les grands talents qu’on a mis sur scène. À mon humble avis, il s’agit en effet moins d’une comédie musicale que d’une pièce avec musique.

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Devant le théâtre Walter Kerr dans la 48e rue ouest

La voix et la présence de la grande Faith Prince sont tout à fait gaspillées – il lui aurait fallu une chanson inoubliable, mais rien. Le livret, d’Harvey Fierstein, n’est pas top – c’est une histoire assez dépressive, en fait, et le dénouement est touchant (oui, oui, il y a eu des larmes chez le copain et moi – mais pas chez l’ami galeriste – et nous, nous pleurons sans coup férir) mais on ne se sent aucunement transporté.

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Le canyon de la 48e rue ouest, avec la Lune qui monte

Le public, très new-yorkais avec les deux supports principaux du théâtre, à savoir les Juifs âgés et les pédés de tous les âges, espérait un énorme succès. Malheureusement, on ne l’a pas eu.

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Plaque indiquant l'entrée des artistes – photo prise spécialement pour Paris-Broadway

On est allé dîner au restaurant Joe Allen's dans la 46e rue ouest – l'ami galeriste nous a parlé des premières fermetures de galeries à Chelsea.

avril 16, 2008

Scelesti

« Torture and conspiracy to commit torture are crimes under US law. » Condoleeza Rice. Voici une pub qu’on va montrer ce soir sur la chaîne ABC à Philadelphie (je ne sais pas si l’on pourra la voir ailleurs aux USA). Ça a été créé par CondiMustGo.com, où l’on trouvera une vidéo encore plus accablante.

Peregrini grati

Bon, hier on a payé les impôts (ben, moi, j’avais déjà envoyé mes chèques la semaine précédente – l’un à l’État de New-York et l’autre au fisc fédéral.) Le copain a travaillé tout le week-end – une « urgence » informatique chez un trader à la bourse mercantile de New-York. Lundi l’ami galeriste et moi, nous avons pris rendez-vous au théâtre Walter Kerr dans la 48e rue où nous avons acheté des billets d’avant-première pour la nouvelle comédie musicale A Catered Affair, avec l’incontournable Harvey Fierstein, qui écrit un carnet lui aussi avec des photos d'amateur comme les miennes, et l’excellente Faith Prince (Paris-Broadway l’a sans doute déjà vu !).

Les étrangers vont nous sauver – c’est le New York Times qui le dit ! Mais tout le monde le sait depuis longtemps. Hier, quittant l’appartement, j’ai entendu de l’allemand, du français, de l’espagnol et de l’italien avant de noter une syllabe d’anglais – et tout cela dans une distance de deux petits blocs. Et c’est important pour les élections présidentielles aussi – ici tout le monde sait qu’une victoire de McCain (autrement nommé McInsane ou McBush) crèvera l’économie américaine une fois pour toutes. S’il s’agit de Hillary, ce sera toujours la même chose que maintenant, le glissement grinçant vers la récession avec en plus toute la haine viscérale que suscite le couple Clinton. Si Obama gagne, par contre, ce sera la fête, au moins à New-York – je parie qu’on deviendra un peu le Paris des années 20. La ville sera très abordable pour ceux qui ont des euros ou des livres, nous avons déjà une importante infrastructure du « divertissement », et l’avènement d’Obama à la présidence signalerait la fin définitive de l’ère de Bush, moment très attendu à Manhattan. Et il ne faut pas oublier que l’économie va mieux sous les démocrates.

J’ai peur de suivre de trop près les sondages qui viennent de Pennsylvanie, d’Indiana et de Caroline du Nord mais ces derniers me donnent un peu d’espoir. Ma sœur qui habite la banlieue de Philadelphie s’est fait inscrire au parti démocrate (elle était indépendante auparavant) pour pouvoir voter pour Obama. Son mari professeur pourtant trouve que le sénateur de l’Illinois n’a pas assez d’expérience – lui, il va voter pour Clinton.

avril 14, 2008

Bestia fœda

Est-ce que cela vous ferait plaisir de vous retrouver devant une telle bête en vous promenant tout bonnement dans la forêt d'à côté ? Moi, pas tellement, cela me rappelle trop une araignée géante qui manque quelques pattes. (Clip trouvé chez l'European Tribune.)

avril 12, 2008

Cantamus

Je ne sais pas pourquoi mais ce Scarpia me fait penser à … Nicolas Sarkozy (sauf que Raimondo fait plus de deux mètres, hi hi).

Je surfais la Toile ce matin et je me suis trouvé tout d’un coup chez Once upon a time… d’Arthur Silber.

« For those of you [comme votre serviteur] who wish to focus on something other than the depressingly awful, ultimately meaningless spectacle of our electoral politics [version américaine] or the monstrously homicidal realities of United States foreign policy, listen to this wonderful program about Richard Tauber, and his life and recorded legacy. Tauber appears on almost every list of the twentieth century's greatest tenors, usually at or near the very top.

Je ne connaissais rien du ténor Richard Tauber mais cette émission australienne est fantastique. Il y en a d’autres qui me font rappeler combien ars longa, vita brevis – par exemple, les « échecs » les plus célebres (au début), dont Madama Butterfly, La Traviata, et Le Barbier de Séville.

C’est Tauber qui m’a mené à Jussi Bjoerling et son interprétation de Vesti la giubba de l’opéra I Pagliacci. Là, plusieurs commentateurs signalent qu’ils préfèrent l’émotion de Franco Correlli, donc on y va. Dio mio, qu’il était beau ! Faut le voir chanter Le lucevan le stelle. Quelle passion ! Et puis il fait superglamour en chantant Nessun dorma dans Turandot. « Awe-inspiring » comme dit un des commentaires. Et les costumes sont franchement extraterrestres !

J’adore les basses et le rôle de Scarpia dans Tosca est tout naturellement l’un de mes favoris – Raimondo ci-dessus est excellent, mais il y a aussi ce Gallois Bryn Terfel, qui a une voix de basse d’une beauté et d’une force extraordinaire, comme on peut l’entendre dans ce concert de 1998.

Face à la réalité déprimante des petits esprits, cela fait du bien de se consoler avec l’art.

avril 07, 2008

Imagines novaeboracenses - pars tertia

Courage, on y arrive !

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Un coin curieusement « rustique » de Manhattan - l'Allée Pomander vue de la 95e rue ouest

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Une maison rustique en plein Manhattan dans l'allée Pomander

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Une grande tour de verre sur Broadway au nord de la 96e rue

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L'extérieur du café rendu célèbre dans la série comique Seinfeld

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Vers l'église-cathédrale de St-Jean le Divin

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Encore des traces de francophilie dans le Broadway

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La bibliothèque mémoriale Low de l'Université de Columbia

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La bibliothèque de près, avec la statue d'Alma Mater

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La statue d'Alma Mater en avril 1968, quand l'université a été occupée juste avant les événements en France en mai de la même année

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La francophilie se propage toujours, cette fois dans le Broadway au nord de l'université !

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La devise au-dessus de l'entrée du Séminaire théologique juif m'a fait sourire : « And the bush was not consumed – hé ben, tant pis pour nous, n'est-ce pas !!!! (référence bien sûr à Moïse mais qui sonne bien maladroit ces jours-ci)

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La ferronnerie d'époque à la station de métro aérienne de la 125e rue, la fin de notre promenade

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Au quai de métro à la station de la 125e rue

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Home Sweet Home - de retour au Village, dans la place Sheridan

T'as pas trop mal aux pieds ?

Imagines novaeboracenses - pars secunda

Et hop, on continue !

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Le côté « arrière » du nouvel immeuble de luxe qui se trouve au numéro 15 Central Park West – y a que traders et des vedettes qui y habitent ! Prix moyen d'un appart': 10 millions de dollars

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La partie « tour » du même immeuble

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Et la façade principale de la tour, qui donne sur Broadway

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La tour ASCAP, l'une des premières grandes tours en partie résidentielles construites dans cette partie de l'Upper West Side juste devant le Centre Lincoln

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Une tour résidentielle quelconque, beaucoup plus récente

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La grande terrasse du Centre Lincoln est en cours de réaménagement

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L'immeuble tout flamboyant du Dorilton, qui se trouve à l'angle de Broadway et de la 71e rue ouest

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Au cœur du quartier du Côté occidental supérieur, devant la station de métro de la 72e rue ouest

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Le marché Fairway (autrefois c'était plus petit), où ma mère, BCBG en manteau de vison, s'est amusée énormément à jouer aux coudes avec la clientèle féminine un peu agressive du quartier

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L'entrée fermée aux Bains Continental, hammam gai où Bette Midler et Barry Manilow ont fait leurs débuts musicaux, devenus ensuite La retraite de Platon, club d'échangisme hétéro, et maintenant – qui sait ?

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C'est le copain qui m'a sauvé d'une vie pathétique menée dans un studio sans lumière au 15e étage de cet immeuble dans la 75e rue ouest ;ˆ )

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L'avenue de West End, conçue au début comme une contrepartie à l'avenue du Parc

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L'un de nos anciens repaires les plus fréquentés lorsque j'habitais dans le quartier – the Burger Joint

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Le Broadway résidentiel devant le magasin Zabar's

Imagines novaeboracenses - pars prima

Voici quelques photos prises avant ma maladie d’il y a une semaine – suivies de nouvelles prises lors d’une assez longue promenade samedi dernier le long de Broadway, à partir de la 34e rue jusqu’à la 125e. Je vais les diviser en deux, afin d’éviter à faire planter le serveur.

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Façade de galerie sobre dans la rue Bleecker, à quelques pas de la Bowery

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Scène de vernissage new-yorkaise

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Quelques dessins

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Auto-portrait de l'artiste « déguisé » en clown – il est mort sans un sou, à la charge de l'état, d'un infarctus survenu dans une sorte d'asile pour indigents à Nyack – voilà le vrai sort de trop d'artistes

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Traversant la 5e avenue au Village – on croyait qu'une petite promenade au frais me ferait du bien – à tort

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Notre destination était la librairie Barnes & Noble du nord de la place de l'Union

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Ce samedi dernier, plus ou moins rétabli, j'ai rejoint le copain dans son bureau pour commencer une petite randonnée au hasard dans laquelle on cherchait de nouvelles possibilités pour son bureau – on le « chasse » du Bâtiment de l'État-Empire en faveur de locataires plus riches, qui prendront plus de mètres carrés

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On monte la 6e avenue, à côté de l'immeuble Publicis (non, c'est trop cher là)

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l'immeuble Paramount dans la place du Temps – il doit y avoir plein de petits bureaux d'agents et de petites sociétés de production - on s'y renseignera

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Dans la place du Temps, où des barricades policières empêchent la circulation vers la 6e avenue – on se demande pourquoi ?

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C'est bloqué à cause de la Marche nationale écossaise !

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Dans la 6e avenue, au milieu du Centre Rockefeller

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Les spectateurs étaient plutôt enthousiastes, on applaudissait, on agitait des drapeaux bleus

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Il y avait des cornemuses à gogo, même plus que chez les Irlandais

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C'est le copain qui a trouvé pas mal ce jeune gaillard en kilt qui regardait passer ses congénères

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La francophilie sévit toujours à New-York comme on voit dans cette vitrine pour un restaurant qui va ouvrir bientôt dans le Broadway

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Le copain a voulu inspecter les boutiques du centre Time-Warner – bof, rien de spécial

avril 02, 2008

Domini nostri

Ô nos maîtres, ô leurs bassesses impunies (jusqu’à maintenant) !

N’y a que des « trous du cul » qui pleurnicheraient à propos de la torture, c’est ce que pense Douglas Feith, néocon supercon et ex-sous-secrétaire de la Défense, que le général Tommy Franks a décrit comme « the dumbest fucking guy on the planet » – et pour une population globale d’environ 6,79 milliards, ça représente de l'effort, dans cet article sur la torture américaine parue aujourd’hui dans le magazine Vanity Fair.

Pour certains, être démocrate, il n’y a rien de pire. Pour d’autres, il y a pire. Comme pour Mlle Monica Goodling, qui semble avoir renvoyé une avocate pour « rumeurs ».

Selon une source républicaine: « To some people, that’s [le fait d’être une lesbienne] even worse than being a Democrat. »

Morbus

Toujours malade, je m'ennuie à l'appartement mais il n'y a rien à faire – la fièvre baisse, mais bien lentement et je ne prends plus de médicaments analgésiques qui ne font, selon le copain et d'autres, que prolonger la maladie. Pendant ce temps, je lis beaucoup – j'ai commencé les mémoires de l'éditorialiste Mary Cantwell Manhattan When I Was Young (on y parle de l'amie écrivain) – on me l'avait donné en cadeau de Noël il y a quelques années – et Fooled by Randomness de Nassim Nicholas Taleb.


Waterboarding My Kids Is Not Torture

Voici une petite vidéo pour accompagner la révélation aujourd'hui du texte du mémo Yoo autorisant la torture de détenus un peu partout. Ils sont vraiment dégueulasses, ces gens !