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sale bête
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mai 2003 |
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un carnet insensé
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Carnets que je lis souvent
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le vendredi 9 mai 2003
Comme le sommeil me fait du bien ! Je me suis couché vers 10h30 hier soir et j'ai dormi jusquà 7h30 ce matin. Tour des journaux et des carnets sur Internet, douche rapide avant de mhabiller pour le gym. Jai réussi jusquici à perdre 3 livres, ce nest pas beaucoup, mais cest un début, comme on dit. Jai un truc nouveau pour maigrir cest tellement évident que je ny ai même pas pensé, et je lai lu ici, chez un carnetier du Middle-West qui sest donné un corps de dieu grec en suivant son régime raisonnable il ne faut manger que quand on a faim. Voilà. Pas très révolutionnaire. Mais pratique, puisque je trouve que je mange souvent plutôt par habitude qu'en raison d'avoir faim. Oh, une autre chose : il faut sarrêter de manger quand on na plus faim, même au milieu d'un repas là, ça va à lencontre de siècles de réprimandes de parents « Il faut que tu manges tout ce quil y a dans ton assiette. » Source de luttes intestines farouches chez ma famille, où mes surs refuseraient totalement de manger les trois petits poids surgelés qui décoreraient leurs assiettes comme des crottes de lapin dun vert surnaturel. Quel énorme plaisir pour moi, frère aîné et fils unique, dassister au spectacle son et lumière familial et rituel (j'avais en plus une bonne place, jétais assis tout seul devant mes deux surs, assises à lautre côté de la table, mes parents aux deux bouts) dans lequel sopposait la fermeté des ordres des parents (plus particulièrement de ma mère, qui voulait surtout se faire obéir mon père sen balançait mais nosait pas contrarier sa femme dans la réglementation domestique) aux moues têtues de mes surs. Combien de fois ai-je entendu ces paroles mensongères de ma mère, « All right, young ladies, I can wait here as long as you can », tandis que tout le monde savait bien (ma mère aussi, je suppose) quil nétait pas du tout question de rester à table toute la nuit. Cétait comme dans le théâtre no actions stylisées, personnages figés, dénouement connu davance, mais lart restait dans les détails nouveaux, des élaborations inattendues, des tons surprenants, des gestes évocateurs. Mes surs resteraient là, assises, les mains sur les genoux. Ma mère allumerait une cigarette (une Kent cette marque dégueulasse existe-t-elle toujours ? Je nen sais rien je nai fumé au début que des Newport et des Camel ; je fumais des Vantage, je crois bien, quand je me suis arrêté) et ferait un gros soupir dénervement. Mon père, lui, baisserait la tête pour cacher un petit sourire. Quelques instants de silence tendu. Rien ne bougerait, à part la fumée de la cigarette de ma mère, qui monterait langoureusement tout droit au plafond. Puis, tout énervée ma mère éclaterait, en disant la phrase traditionnelle d'impatience maternelle : « I dont have time for this nonsense », ce que nous, ses chers enfants, trouverions toujours marquer un manque de logique important, puisquelle nous avait déjà fait savoir quelle pouvait rester là, à table, aussi longtemps que mes surs ne mangeaient pas les petits pois. Moment victorieux mais bref, puisque mon père entrerait en scène pour dire quil fallait maintenant manger les fameux trois petits pois. Mes surs lui obéiraient, dabord parce que cétait notre père mais aussi parce que ça exaspérait ma mère, un des buts principaux de tout lexercice. Elles avaleraient les petits pois comme des cachets, très lentement et avec force grimaces de dégoût exagérées, en les avalant un par un avec du lait. Ma mère les regarderait, folle de rage sourde, toujours fumant sa cigarette. (Encore une raison pour ne jamais avoir des enfants, ils sont méchants !) Tout cela pour dire quil faudra que je surmonte les habitudes acquises il y a longtemps dans le foyer de la chère famille pour ne manger que quand jai faim. (Je me souviens maintenant dun autre raisonnement présenté par les parents pour nous faire tout manger cétait parce quil y avaient des Indiens qui mourraient de faim. Là encore, le rapport logique entre ces deux propositions ma toujours paru assez faible, mais bon, la logique finale qui gagnait toutes les disputes, cétait l'inévitable et très-clair « Because I said so. ») le jeudi 8 mai 2003 Soirée curieuse. Jai limpression de mêtre mal comporté (trop de verres de vin) mais je narrive pas à me souvenir dun exemple de mauvaise conduite particulière. On servait des amuse-gueule dans les salons du 2e étage qui donnent sur Park Avenue et là jai pris deux verres de champagne, (difficiles, cest vrai, à compter parce que les serveurs nomades remplissaient nos verres assez souvent). Le dîner a eu lieu au rez-de-chaussée on la annoncé dans chaque salon par des fanfares de trompettes suivies par un type en livrée qui frappait une sorte de cloche avec une baguette pour pousser les gens vers les salles à manger. Les « jeunes » étaient dans le grand salon du premier étage, vidé de canapés et de fauteuils, tandis que notre table se trouvait parmi les « vieux » dans une pièce à côté de la grande salle de bal du rez-de-chaussée. La garniture de table était très jolie un grand piédestal en argent du haut duquel jaillissait une sorte de fontaine gelée de petites orchidées blanches surmontées de plumes daigrette blanches aussi. A ma gauche javais la belle-mère du copain, que jaime beaucoup. A ma droite il y avait une femme dune soixantaine dannées, épouse dun banquier retraité. Elle ma expliqué, dans un détail un peu inattendu, pourquoi, après avoir été élevée en Europe par une mère qui ne vivait que pour ladmiration des hommes ses trois filles ne lui intéressaient point et un père des plus infidèles elle avait choisi de se marier avec un homme tout ce quil y a de plus responsable et ennuyeux (assis devant nous mais hors d'écoute !). Elle a ajouté, entre autres morceaux choisis, que les infatuations ne comptaient pour rien et quelles duraient en général quatre ans, du début à la fin, donc il ne fallait pas se divorcer pour des riens. Je ne savais comment répondre à toutes ces déclarations, jai donc seulement continué à lécouter avec un intérêt non feint en lui posant de temps en temps quelques questions plus ou moins innocentes, par exemple « Votre fille s'est divorcée. Trouvez-vous qu'elle a eu tort ? » « Mais non, puisque dans son cas il ne s'agissait pas d'une déception sentimentale quelconque venue d'ailleurs, mais cela n'allait pas avec son mari. » Lentrée était des morceaux de homard garnis de curs dartichauts dans une sauce je ne sais pas quoi, suivi par un filet mignon et une purée de carottes. Il y avait un orchestre mais je nai pas dansé, jai bu. A la gauche de la belle-mère du copain était un promoteur immobilier habillé en habit qui parlait du maire Bloomberg avec amertume. « Jai connu tous les maires de New-York, » nous a-t-il dit. « Bloomberg, cest le seul qui nait fait aucun effort pour me rencontrer. » Puis il a commencé à parler de la pêche à la mouche, et jai encore bu. La belle-mère a commandé des bouteilles de champagne. Ensuite, le copain et moi, ayant quitté lendroit avec une amie sans mari, nous sommes tous les trois allés à pied au bar de lHôtel Plaza Athénée où jai terminé ma soirée avec un verre de Sancerre blanc. On a ensuite déposé lamie chez elle et le copain et moi nous avons pris un taxi pour rentrer au Village. Vêtements jetés ici et là à travers lappartement, on se met au lit et puis ce matin on se réveille avec difficulté. Il fait gris et frais dehors. A la galerie je suis assailli par des artistes qui cherchent à me montrer leurs dossiers sur place (ça ne se fait pas, cest du chantage) et jai la tête qui ressemble à une fleur de coton. Et jai mon cours ce soir, sur linférence logique ! Ce qui na pas lair bien gai, surtout quand le tout sera expliqué pendant deux heures par une jeune fille sans humour. le mercredi 7 mai 2003 En visitant le site de Cursor je suis tombé sur cet article dans lequel lauteur décrit une descente de police dans un restaurant indien à New-York, dans le quartier de Times Square. Il nest peut-être pas surprenant quil ny avait mot de laffaire dans le New York Times, si souvent et myope et timide (il est toutefois possible que jai manqué de le voir). Mais lincident révèle pourquoi donner à la police des pouvoirs quasi-illimités l'encourage à bafouer nos droits constitutionnels (que beaucoup trop de monde n'apprécie que très peu, il faut le dire.) En dépit de toute laffection traditionnelle attachée à la police (comme aux pompiers), surtout depuis les attaques du 11 septembre, on ne peut pas nier que le poste dagent de police soit un travail plus ou moins prolétaire (la division des classes sociales se faisant un peu différamment aux Etats-Unis qu'aux sociétés européennes) on ne voit que très peu de gens qui sortent de Harvard ou de Stanford (par exemple) et qui décident ensuite à travailler pour la police métropolitaine il y en a, bien sûr, et ils finissent souvent par décrire leurs expériences dans de grands articles très sérieux qui paraissent dans ce même New York Times, qui sautocongratulera pour la profondeur de ses investigations mais bon, pour la plupart des agents de police, cest un travail où on na pas besoin davoir fait des études universitaires, tout comme travailler dans le bâtiment, dans une usine, ou comme plombier ou électricien. Mais pour les policiers, cest différent ils ne sont pas des plombiers, ils sont la loi. Ils savent très bien quils ne gagnent pas les salaires dun type médiocre à Wall Street, ou dun comptable, ou dun avocat, mais en revanche, ils incarnent la loi cest-à-dire, ils peuvent faire ce quils veulent. C'est seulement un fou (ou un autre flic) qui se disputera avec un type autorisé à porter une arme à feu. Jai connu des policiers à Long-Island, dans la banlieue, où habite toujours la majorité des policiers métropolitains de New-York, dans les petites villes fermées dItaliens et dIrlandais. (Leur syndicat a toujours réussi à forcer la ville de New-York à ne pas adopter un règlement obligeant les policiers d'habiter en ville.) Je les voyais au Golds Gym de Ronkonkoma tous des flics new-yorkais, tous énormes, tous pleins de « juice », alias les stéroïdes anaboliques, qui aident à développer cette musculature de titan et qui peuvent aussi causer la « roid rage », ces accès violents connus de tous ceux qui fréquentent des salles de musculation. Comme dans larmée, et repris par M. Bush dans sa guerre politique efficace, il ny a que deux côtés : le bien (nous, nos camarades, nos valeurs) et le mal (eux, lennemi, les valeurs immorales). Le but est toujours de vaincre lennemi. Cest le but, mais cest aussi un plaisir. Le plaisir de se battre. Le plaisir dêtre le plus fort, de se faire respecter, de prendre sa revanche contre « eux » qu'ils soient Irakiens ou manifestants dans les rues de New-York. Le plaisir dêtre voyou, quoi. Bagarres de flics à San-Francisco, arrestations truquées à Los-Angeles, spoliation à Bagdad par les militaires, c'est la même impulsion. Je ne peux pas résister à signaler les rapports pour le moins ambigus entre le matelot criminel Querelle et le policier Nono dans le roman « Querelle de Brest » de Genet. Dans la réalité quotidienne, comme décrit dans larticle, cest malheureusement beaucoup moins élégant cest seulement le plaisir (vif) de pouvoir malmener les gens sans être critiqué. (En passant, cest pourquoi les caméras et les appareils numériques embêtent tellement les autorités policières, puisquil est maintenant si facile denregistrer et de circuler des preuves dabus.) Il y a sûrement de très bons policiers, mais je suis de l'avis que la plupart des flics restent confortablement enfermés dans lesprit des milieux machistes, racistes, homophobes, militaristes, et antidémocratiques doù ils sortent. Ce sont là des vérités quon nose plus exprimer dans cette période dextase patriotique fausse et purement télévisuelle (lire lexcellent article de Paul Krugman dans le Times à propos du « showbiz » récent de lusurpateur à bord le porte-avions au large de San-Diégo) que ce nouveau monde me fatigue ! le mardi 6 mai 2003 Luxe, calme et volupté bien, pour le luxe, je men fous, car jai des goûts plutôt bas (à part la papeterie pour laquelle j'ai un faible). En ce qui concerne la volupté, j'ai encore des moments, je ne peux pas me plaindre. Mais pour le calme, ça a complètement disparu de ma vie. Hier le copain sest levé à 5 heures 30 (toujours ces heures impensables !) pour commencer sa journée d'observateur de scrutin il sest rendu au bureau de vote à 6 heures pour contrôler les électeurs (aux élections américaines il y a des représentants officiels des deux partis politiques qui restent dans les bureaux de vote pour voir ce qui se passe sil y a des problèmes ou si lon refuse à un électeur de leur parti de voter pour une raison quelconque adresse incorrecte, par exemple le représentant du parti peut soumettre une protestation officielle avec un bulletin de vote quon contrôlera plus tard et qui pourrait, après confirmation de légitimité, faire partie du vote total. Bon, ce genre de problème se passe assez fréquemment à New-York, où je vote, mais dans notre petit village, cest plutôt rare. Mais on suit tout de même les règlements officiels. En effet, le scrutin s'est très bien passé le copain, en tant que chef des démocrates du village a réussi à écraser les méchants républicains et le petit conseil du village reste fermement démocrate cinq sièges démocrates à deux républicains (le minimum requis par la loi de létat de Connecticut, où le parti minoritaire est garanti deux sièges au conseil). Mais il est vraiment crevé. On a eu une petite fête de célébration après lannonce des élus et puis on est rentré à New-York. Ce soir jai mon cours de préparation et il faut que je révise encore ces maudits jeux de logique qui ne font que confirmer ma bêtise fondamentale et inaméliorable (ce nest probablement pas un mot francais, mais cela devrait en être un). Demain on va à un grand dîner mondain avec les parents du copain. La bande dessinée politique très populaire Doonesbury, de Gary Trudeau, a été assez drôle ce dimanche passé au sujet de « France Bashing ». Et presque tout en français aussi ! le dimanche 4 mai 2003 Une journée lente de convalescence (aka petite gueule de bois) après notre soirée dhier où environ 75 personnes sont venus prendre un verre (ou plusieurs) et célébrer larrivée tardive du printemps (un grand jardinier ma dit aujourdhui que les fleurs ont un retard de presque trois semaines cette année à cause de la neige quon a eue). Ils ont tout mangé (morceaux de filet de buf, saumon fumé et les amuse-gueule comme les pointes dasperges enroulées de petites tranches de dindon très minces) et les derniers invités sont partis à 9 heures. Une petite bande d'amis est restée chez nous où l'on a continué à boire et à bavarder jusquà minuit, quand ces derniers sont partis. Réussi ? Je nen sais rien. Je suis resté en robe de chambre toute la matinée il faisait beau mais toujours un peu frais et il y avait beaucoup de monde qui marchait dans les rues du village (avec le retour du beau temps cest la saison touristique qui recommence), dont quelques ami(e)s qui sont venus nous remercier pour hier et pour regarder encore une fois les fleurs (ça valait la peine de les amener de New-York). Avec toutes ces visites impromptues jai dû finalement prendre ma douche et mhabiller plus ou moins correctement. Le maire du village et son époux instituteur sont venus ensuite préparer avec le copain une sorte de dépliant politique quon attache aux poignées de porte pour encourager les électeurs à voter pour les démocrates ils sont tous les trois partis vers 3 heures pour essayer de « couvrir » tout le village. Le vote commence demain à 6 heures en général aux États-Unis les élections ont lieu en novembre, mais ces élections locales en mai restent une tradition due aux saisons agricoles du pays, autrefois très importantes. Les voix seront comptées quelques minutes après la fermeture des deux isoloirs, ça se passe dans la caserne des pompiers où se trouve aussi le siège du gouvernement municipal un petit bureau tout crasseux. le vendredi 2 mai 2003 Alerte Vedette (catégorie mineur, d'accord) : hier quand je faisais mes exercices lacteur Victor Garber sest fait visiter le gym par une des gentilles organisatrices il doit habiter dans le quartier. Je lai vu dans pas mal de pièces et je vois sa tête de temps en temps dans des séries à la télé. Il jouait larchitecte du bateau dans le film Titanic, mais en vérité je me ne le rappelle pas (jai du mal à me rappeler tout le film). Le tournage de la série Sex and the City a continué devant notre immeuble jusquà assez tard hier soir. Je ne suis pas paparazzo (loin de là) mais voilà quelques photos prises lorsque je men allais vers mon cours, qui se trouve pas loin dAstor Place, le « portail » à lEast Village.
Le copain est rentré saoul dune réception organisée par une partie de la banque. Daprès ce quil ma raconté, assis sur le canapé un peu à travers, la cravate défaite, cest quune collègue lui avait déclaré quelle était tombée amoureuse de lui quand elle lavait vu pour la première fois. « Ça fera plaisir à mon boyfriend » lui a-t-il répondu. « Oh oui, quand jai appris que tu étais gay, je me suis bien dit que ce nétait plus la peine. » Dans ma classe de préparation on a reçu les notes pour lexamen préliminaire quon a passé mardi. Le jeune homme à ma droite (qui écrit des scénarios et qui travaille pour une firme de capital-risque la complètement réussi mais le jeune grand devant moi (ingénieur en technologie) a eu des difficultés. (Moi jai fait la moyenne pour les jeux ( !???! ) de logique et un peu meilleur pour la compréhension.) Le « professeur », une jeune fille dune vingtaine dannées, nous a fait nous présenter devant la classe, en disant nos noms et ce quon faisait cest pour cela que je sais ce que font les gens, à qui je nadresse parole. Il y a aussi un Coréen du sud qui a dit quil prenait « deux mois de vacances et jai décidé de venir à New-York et de passer lexamen dentrée des écoles de droit. » Drôle de façon de passer les vacances, mais, bon, à chacun son goût. Un tiers des gens dans la classe travaille déjà dans un milieu légal, ou dans un cabinet davocats ou auprès dun tribunal. Les autres, ce sont des comptables, des secrétaires, même un type qui s'est déclaré chômeur tout fièrement.
Ce matin le copain et moi nous sommes allés au marché aux fleurs de la 28e rue entre la 6e avenue et la 7e avenue pour acheter des fleurs quon emmène avec nous ce soir à la campagne pour le cocktail demain soir.
Cest tout ce quil y aura comme décoration chez nous, une sorte d« hommage au printemps » fait maison, pas très original, je lavoue, mais cest beau, les fleurs, et puis cest facile de sen débarrasser. Cest peut-être le fameux gène gay qui sactivait plus fortement en moi mais je me suis beaucoup amusé à traîner entre ces rangées de fleurs fraîches. Je termine cette entrée plutôt niaise avec cet exemple de musts qui ne sont sûrement pas de Cartier : Audi-Oh. Chapeau (je suppose) à celle ou à celui qui a pensé à créer ça. le jeudi 1er mai 2003 Entrée dédiée entièrement à Garoo, scénariste et cinéaste, de qui tout lecteur de son carnet reconnaîtra immédiatement le talent et l'esprit, en espérant qu'il se trouvera très bientôt derrière les caméras à tourner des films et des séries télévisées à New-York (pour une production toutefois un peu moins fatiguée que Sex and the City (site pas officiel), qui nous a invahis depuis ce matin.) (Toutes les photos peuvent être agrandies.)
Traduction (approximative) de l'avis collé à tous les arbres et poteau du quartier.
Les fleurs hors saison. Une pluie « américaine ». Les paradis artificiels? |
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